SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch
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C'EST À VOIR : peintures, films...

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Message par Patlotch le Mer 23 Jan - 17:26


ceci n'est pas un film

l'ami Stanislas Brown me conseille le film Idiocraty. Je lui demande s'il est tiré d'un livre, il me dit qu'il ne pense pas. Je ne l'ai donc pas mis dans C'EST À LIRE


C'EST À VOIR : peintures, films... 51C1ML5qFdL

Réalisée par le créateur de Beavis et Butt-Head, cette comédie satirique de science-fiction raconte l'histoire de deux personnes qui, après une hibernation de cinq siècles, se réveillent dans une société dystopique rongée par l'anti-intellectualisme, le mercantilisme et la dégradation de l'environnement. Le film constitue une parodie grinçante d'une société américaine livrée à une baisse généralisée du niveau intellectuel.

ça m'a rappelé, lui ai-je dit, mon début de Infos et commentaires 'GILETS JAUNES', où je détournai une phrase du Manifeste de Marx : « L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire des conneries, et je ne veux pas mourir idiot dans une période de haute production. »

je passe beaucoup de temps à épingler la bêtise, et tu comprends, camarade lectorate, que je sois tant si occupé. Mais celle que je supporte le moins, c'est celle qui se cache sous le couvert d'intelligence (il en faut pour être si bête), de culture (un vernis au moins), et d'un langage propre à attraper les mouches cocoches, celles qui ont cocher la case "communiste" un peu trop vite pour savoir de quoi il retourne

la bêtise des simples, de ceux qui n'ont pas pu, à qui l'on n'a pas permis, etc. que l'on trouve chez bien des Gilets jaunes, celle-là tu sais bien que je ne la prends pas telle qu'elle est pour me moquer, enfin tant qu'ils ne l'instrumentalisent pas eux-mêmes en parvenus de la vie politique : les cas Drouet, Nicolle...

on aimerait même que ces nouveaux héros ne soit pas plus bêtes que Bouvard et Pécuchet, mais las... Y parviennent au fond mieux les pédants de la théorie communiste. Si ce n'était pas voué à être encore moins lu que LE GRAND DÉBAT, roman, et si je pensais que ce puisse devenir d'un quelconque intérêt, j'écrirais volontiers un Dictionnaire des idées reçues sur la révolution communiste

le problème aujourd'hui, c'est - comme disait, ironiquement, Rimbaud, « Il faut être absolument moderne », car c'est un antiphrase comme l'a montré Henri Meschonnic -, qu'il faut être absolument sérieux, et ne pas avoir lu la phrase qui suit dans Adieu, d'Une saison en enfer : « Point de cantiques : tenir le pas gagné. » Car justement, c'est pas gagné de le franchir, le pas où l'on ne parvient à être sérieux qu'en abandonnant tout esprit de sérieux

cela fait bien des millénaires que nous le disent les artistes, plus que les philosophes sauf quand ils sont les deux, et même de préférence en prime "hommes" de sciences d'avant qu'on n'en voit les femmes, mais qui les entend ? Qui sait encore lire ? Or moi, j'ai bien besoin, non pas d'« un appareil mobile conçu pour lire des livres numériques », mais d'une vraie liseuse plus que de diseurs de bonne aventure


C'EST À VOIR : peintures, films... 1002338-Georges_de_La_Tour_la_Diseuse_de_bonne_aventure
Georges de La Tour, la Diseuse de bonne aventure
vers 1636-1639. Huile sur toile, 102 x 123 cm

camarade, crains qu'un jour tu ne te retrouves en Tricheur à l'as de carreau

C'EST À VOIR : peintures, films... 1280px-La_Tour_Le_Tricheur_Louvre_RF1972-8
Georges de La Tour. Huile sur toile 1,06 m x 1,46 m, vers 1635–1638


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Message par Patlotch le Sam 9 Fév - 11:34


le vieil homme et la mer du Japon

INLAND SEA
LA MER INTÉRIEURE

"Film d'observation", 2h02

Kazuhiro Soda :
« à travers ma caméra, je parviens à créer une relation avec les gens »

« Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau, qui pêchait au milieu du Gulf-Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. » Tel est l'incipit du roman d'Hemingway, à Cuba. Tel n'est pas le cas du vieux Wai, 86 ans, même si ses filets sont moins plein qu'autrefois, car le poisson disparaît par ici, alors qu'il se vendait plus cher autrefois et que le matériel l'était moins. Va savoir aussi pourquoi le métier n'attire plus les jeunes...

À l'âge de 86 ans, Wai-chan est un des derniers pêcheurs encore en activité d'un petit village situé sur les rives de la Mer Intérieur de Seto. Kumi-san, la commère du cru, se promène tous les jours le long de la côté. Avec Inland Sea, Kazuhiro Soda pointe sa caméra sur Ushimado, village qu'affectionnait l'immense Shohei Imamura qui y tourna Pluie noire et Dr Akagi. Il brosse un portrait en noir et blanc, à la fois poétique, délicat et bouleversant du crépuscule d'un monde sur le point de disparaître.
âgé de 91 aujourd'hui, Wai-Chan pêche encore. Kumi-San, décédée en 2015, n'aura pas vu le film dont elle est l'héroïne. Tout y est improvisé, sans synopsis, caméra à l'épaule, au fil des rencontres, aucune n'ayant été sollicitée par le réalisateur et cameraman, accompagné de son épouse qui posait les questions...
C'EST À VOIR : peintures, films... J2
« enfant abandonnée à 4 ans, j'ai été adoptée par une famille de ce village,
je ne sais pas d'où je viens, je ne suis même pas sûre d'être japonaise...
on ne m'a pas envoyée à l'école, mais j'ai appris seule à lire et compter... »

hier après-midi, avant la projection de son film, Kazuhiro Soda a listé ses

10 règles pour faire un film


après le film, répondant à "pourquoi ces règles ?", il a expliqué avoir travaillé sept ans pour la télévision, où les règles étaient le contraire, et il a craqué...

au début de la projection, j'ai eu un peu d'appréhension pour ce documentaire, que l'auteur appelle "film d'observation". Au fil des images (ni voix off, ni musique) vous êtes emporté par les "personnages" de ce vieux pêcheur, de la "commère" du village, de la "marchande de poisson" à la criée, à la boutique où la pêche est préparée de faon traditionnelle, et pendant sa tournée de livraison à travers le village, rencontrant autant de figures d'un Japon "au crépuscule" (sur une idée de la compagne du réalisateur, le film tourné en couleurs est en noir et blanc, pour laisser de côté un aspect esthétique due aux scènes tournées la plupart en fin d'après-midi, ou la nuit en mer avec le vieux pêcheur)


C'EST À VOIR : peintures, films... Soda1

le site de Kazuhiro Soda

pour voir ses films, très peu distribués en France

C'EST À VOIR : peintures, films... Inland_sea_-_dir_photo2_0


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Message par Patlotch le Lun 4 Mar - 21:03


cinéma de l'outre-réel

à l'outre-réel on peut attribuer plusieurs sens, je l'ai dit avec outre dans 46. histoire(s) d'outre(s) réel(s). On peut parler d'un cinéma de l'outre-réel dont la définition se trouverait dans la perspective ouverte par Edgar Morin en 1961 :
Il y a deux façons de concevoir le cinéma du réel : la première est de prétendre donner à voir le réel ; la seconde est de se poser le problème du réel. De même, il y avait deux façons de concevoir le cinéma-vérité. La première était de prétendre apporter la vérité. La seconde était de se poser le problème de la vérité.
Le cinéma au service du social II / Le cinéma vérité. Chronique d'un été (Jean Rouch et Edgar Morin, 1961)
parmi les rares sens utilisés de l'outre-réel, seul celui-ci pourrait se rapprocher de ce que je tente de faire de L'OUTRE-RÉEL, cycle romanesque et poétique, microcosmique et musical, mélancomique et théorique, mais lui pose davantage le problème du réel et de sa représentation que celui de l'outre, et s'il en demeure là, c'est tout simplement parce qu'il est un philosophe, sociologue, plus proches des sciences que des arts, qu'il n'a jamais pratiqués

le cinéma Kazuhiro Soda dans Inland Sea, La mer intérieure, "Film d'observation" (voir ci-dessus) se rapproche de près de ma conception

au début de la projection, j'ai eu un peu d'appréhension pour ce documentaire, que l'auteur appelle "film d'observation". Au fil des images (ni voix off, ni musique) vous êtes emporté par les "personnages" de ce vieux pêcheur, de la "commère" du village, de la "marchande de poisson" à la criée, à la boutique où la pêche est préparée de faon traditionnelle, et pendant sa tournée de livraison à travers le village, rencontrant autant de figures d'un Japon "au crépuscule"
rien ne fut préparé, tout y est improvisé, sans synopsis, caméra à l'épaule, au fil des rencontres, aucune n'ayant été sollicitée par le réalisateur et cameraman, accompagné de son épouse qui posait les questions. SOda explique q que s'il filme ainsi c'est « contre la télévision » où, après avoir travaillé sept ans pour la télévision, il a craqué, et les "règles" qu'il s'est donné en sont l'exact contraire ;

C'EST À VOIR : peintures, films... D000LBSWoAIeRjF

en dehors de ce qui est spécifique au tournage d'un film, et cela même peut être adpaté à l'écriture, tout est comparable à ce que je fais :
1. pas de recherches préalables,
2. pas de réunion sur les sujets,
3. pas de scénario, synopsis...
4. j'écris moi-même, sans nègre, assistant, documentaliste ou correcteur,
5. je m'arrête en profondeur sur certaines scènes,
6. (prises de vues aussi longues que possible)
7. je ne pose pas un thème ou un but avant de l'écrire, et ce malgré le titre du chapitre posé au départ. Ça va où ça va...
8. là, du fait de mon choix d'intégrer au domaine tous les champs et registres d'intervention, je sors de la règle,
9. Longues prises, oui, dans la limite du chapitre, mais avec reprise ultérieure de scènes arrêtées,
10. Je paye moi-même la "production", donc ne dépend d'aucun échange marchand...

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C'EST À VOIR : peintures, films... Empty CECI N'EST PAS DE LA PEINTURE

Message par Florage le Ven 5 Avr - 6:13


LA PEINTURE N'EST PAS SAGE COMME UNE IMAGE
SUIVEZ LE GUIDE
Guggenheim Art Bot


C'EST À VOIR : peintures, films... Musee2
Indiscipline
Patlotch a écrit:ceci n'est pas de la peinture, mais sa reproduction sur Internet. En effet tout peintre ou connaisseur de la peinture de la peinture, - au sens large, à l'huile ou autre sur toile ou tout support, dessin, collage... -, sait qu'elle est matière et couleurs renvoyant la lumière, et que toute reproduction n'en donne qu'un aspect, prise sous tel angle, à telle distance, éclairée de telle façon, regardée tel jour dans telles circonstances. Un tableau reproduit dans un livre d'art, ou à l'écran, n'en donne jamais qu'une interprétation/déformation. Pour s'en convaincre, visualiser dans Google-Images telle toile célèbre et constater... les dégâts. Exemples :

- Le déjeuner sur l'herbe, Manet
- Impression Soleil levant, Monnet
- Ciel étoilé, Van Gogh
- La tristesse du roi, Matisse

etc. un véritable massacre, n'est-ce pas ?

il n'empêche que la plupart du temps la plupart des gens ne peuvent pas voir les originaux, parce que pour tout un tas de raisons bonnes ou mauvaises, 'ils ne vont pas aux musées, aux expositions, pour autant que les toiles ne soient pas chez des collectionneurs, et ne sortent que rarement. Internet a donc démultiplié les occasions de regarder de la peinture sans sortir de chez soi. À la différence de la reproduction sur papier, la lumière rétroréfléchie d'un écran, éclairant le tableau comme par derrière, lui donne une luminosité particulière, trompeuse mais séduisante

je conseille de s'abonner sur Tweeter à Guggenheim Art Bot @guggenheimbot, qui comme précisé n'est pas associé au Musée @Guggenheim mais « partage une dose quotidienne d’art délicieux de ses collections », mais aussi d'autres musées dans le monde. Plusieurs dizaines de toiles défilent quotidiennement, principalement d'art moderne. Je ne suis pas vraiment ignorant de cette période recouvrant 19e et 20e siècles, mais je découvre chaque jour des œuvres que je ne connaissais pas, plus rarement des artistes. C'est une véritable réjouissance pour ne pas dire une renaissance et un bonheur sans fin que se laisser guider par ce musée de peinture mondial. Merci donc à l'auteur Andrei Taraschuk @andreitr dont on peut suivre également la liste publique Art Bots

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Message par Florage le Sam 6 Avr - 12:50


voir de la vraie peinture... grâce à des millionnaires ?


de la peinture en vrai on peut en voir à la Fondation Louis Vuitton, qui réunit jusqu'au 17 juin des toiles, dessins et gravures de la collection Courtald sous le titre Le parti de l'impressionnisme. Discutable quand on considère la liste des peintres exposés, et même l'unité de style de ceux considérés comme appartenant à ce courant. Par ordre alphabétique pour les plus célèbres :

Bonnard, Boudin, Cézanne, Daumier, Degas, Gauguin, Manet, Matisse, Monet, Modigliani, Pissaro, Renoir, Rousseau, Seurat, Sisley, Toulouse-Lautrec, Turner, Van Gogh, Vuillard

je découvrais la fondation, dans le Bois de Boulogne près du Jardin d'acclimatation, de l'architecte Frank Gehry choisi par Bernard Arnault, première fortune de France et d'Europe, quatrième mondiale... Le bâtiment futuriste évoque un navire spatial, prodige de technologie aéronautique et de travail du verre.. D'où une première déception, l'exposition est en sous-sol, à la lumière artificielle... On regrette la lumière naturelle qui tombe sur les toile du musée Chagal à Nice ou Picasso à Paris

d'emblée en entrant m'a frappé dans la première salle le nombre de toiles connues, même si certaines ne sont qu'une parmi d'autres versions (Le déjeuner sur l'herbe par exemple, une esquisse de format bien inférieur au monumental tableau du Musée d'Orsay. Et dans les salles suivantes, même impression, non pas de déjà vu, mais d'une extraordinaire accumulation de chefs d'œuvre, ce qui n'empêche quelques découvertes, certains Renoir, des petits formats de Seurat avant son passage au pointillisme, des gravures sur bois de Gauguin, des Cézanne en Normandie


C'EST À VOIR : peintures, films... Pierre-auguste_renoir%2C_la_yole%2C_1875
Renoir, La yole, 1875

il n'est pas surprenant d'apprendre que cette scène de canotage vient d'une série commencée en 1869 aux Bains de la Grenouillère à Croissy avec Claude Monet, tant la touche, observée de près, rappelle voire annonce le peintre des Nymphéas. Cette reproduduction est une des meilleure que j'ai trouvées sur Internet, mais franchement à mille lieues de l'impression que produit le tableau, et l'impression qui en ressort de près comme de loin

ce qui m'amène à une remarque générale : ce qui impressionne le plus, dans les toiles des maîtres de cette période, bien que ce ne soit pas nouveau, est que la peinture est une illusion... d'optique. Vu de près, certains détails ne sont plus que des tâches de couleurs dans la matière des coups de pinceau (ou de couteau), y compris les corps et visages, et plus on s'éloigne, plus on a le sentiment d'une justesse de perception, et de réalisation, ce qui suppose aussi des qualités d'observation et de dessin hors du commun. C'est assez frappant aussi dans l'esquisse du Déjeuner de Manet dont je parlais plus haut. De quoi renvoyer tout "hyperréalisme" d'après photographie à de l'amateurisme de maniaque


C'EST À VOIR : peintures, films... Nevermore
Gauguin, Nevermore, 1897
Paul Gauguin a peint "Nevermore" à Tahiti. Il écrit à un ami qu'il a voulu « J’ai voulu avec un simple nu suggérer un certain luxe barbare d’autrefois. Le tout noyé dans des couleurs volontairement sombres et tristes. » Nevermore évoque le corbeau du poème d’Edgar Poe, mais ici, sur la fenêtre, c’est l’oiseau du diable qui est aux aguets. Nu somptueux mis en valeur par l’oreiller jaune citron et le linge rouge sang derrière la jambe gauche. Les courbes du nu se répètent dans le contour du bois de lit et dans les fleurs stylisées dessinées sur le mur. Les formes au dessin libre sont emprisonnées dans les strictes verticales de l’architecture. Cerne mat et continu de la figure Gauguin « Chez la maorie la jambe depuis la hanche jusqu’au pied donne une jolie ligne droites ; la cuisse est très forte, mais non dans la largeur, ce qui la rend très ronde … leur peau est d’un jaune doré ».
la série de gravures sur bois Noa Noa est fascinante, mais là encore il n'en reste rien sur les reproductions en ligne. Les huit gravures exposées sont d'autres tirages que ceux de l'album original

C'EST À VOIR : peintures, films... Exhib_slideshow_noa_noa_11109
Gauguin conçoit dès le départ Noa Noa, voyage de Tahiti comme un livre « à lire et à regarder ». Il ajoute la plupart des illustrations lors de son second séjour tahitien. L’album relié emporté par l’artiste à Tahiti était encore largement incomplet : aquarelles, bois gravés découpés et collés pensés dès le départ pour l’édition du livre, gravures plus tardives rehaussées de couleurs enrichissent son manuscrit, sans pourtant en illustrer directement le texte.

Plus tard, il décore la couverture d’un fragment d’aquarelle collé directement sur le cuir, accompagné du titre et de son sous-titre. L’album ne quitte jamais l’artiste : retrouvé dans sa case à Hiva Oa après sa mort en 1903, il est probablement acheminé à Tahiti avec d’autres documents par Victor Segalen, avant de revenir en France, où l’ami Daniel de Monfreid le récupère en novembre 1904. Il l’édite en 1924 aux éditions Crès, avant d’en faire don à l’État en 1927.

C'EST À VOIR : peintures, films... Edgar-degas-woman-at-the-window-1-76a03
Degas, la femme à la fenêtre, 1870
une toile bien mystérieuse...

un mot sur le mécène et philanthrope Stephen Courtauld
La grande fortune de Stephen Courtauld provenait de l’empire familial qui s’illustra dans la fabrication de la rayonne ou viscose, également appelée soie artificielle, après l'acquisition du brevet en 1904. Durant sa vie, il s’impliqua dans de nombreuses œuvres de charité ainsi que dans des événements culturels.

C'EST À VOIR : peintures, films... Im19281208ILN-Coutalds

L'origine de la firme britannique remonte à la création d'une entreprise de tissage de soie par le descendant d'une famille de réfugiés huguenots français, Samuel Courtauld III, en 1816, restée jusqu'en 2000 le numéro un de la lingerie et du sous-vêtement outre-Manche. Mais dix ans après sa séparation du groupe chimique Courtauld, le fabricant britannique a vu fondre ses résultats financiers sur fond de crise de l'industrie textile et de délocalisation galopante de sa production en Afrique du Nord et en Asie.
cela rappelle ma jeunesse à Roanne ou l'usine France-Rayonne était une des plus importantes entreprises de la ville
L'entreprise est créée le 13 décembre 1940, sur la base de capitaux français et allemand (67 % et 33 % respectivement). Il s'agit de la « première entreprise industrielle franco-allemande créée sous le signe de la Collaboration », selon les termes d'Yves Bouthillier, ministre des Finances de Vichy. L'usine roannaise construite en 1942, devient, avec un effectif de 800 personnes, la plus grosse unité européenne de fabrication de fibre artificielle pour atteindre une production de 100 tonnes par jour.

L'entreprise Gillet est l'actionnaire français majoritaire, et le pendant allemand de ce cartel est la Zellwolle- und Kustseiden-Ring GmBH, filiale d'IG Farben. L'entreprise est le fruit de l'entente franco-allemande sur le textile, ou plan Kehrl, mis au point par le Comité d'organisation de l'industrie textile de Vichy... Rhône-Poulenc-Textiles (RPT).

Le 28 décembre 1942, un groupe de francs tireurs sabote l'usine, interrompant les livraisons aux allemands pendant plusieurs semaines.

Elle ferme à la fin des années 1980 et ses bâtiments sont détruits en 1989.
.

quel rapport ? Les goûts et les couleurs ?

C'EST À VOIR : peintures, films... Rayon

l’industriel n’était pas seulement collectionneur de tableaux. Il aimait aussi les femmes et les voitures de luxe. Plus tard, il revendra d’ailleurs sa Rolls Royce à Keynes, membre important du groupe de Bloomsbury, un club qui compte notamment le peintre Duncan Grant, Lytton Strachey, E. M. Forster, Vanessa Bell et sa sœur Virginia Woolf. Celle-ci raconte qu’à Londres au début du XXème siècle, lorsque vous preniez la parole chez les Courtauld il était difficile de capter l’attention de vos interlocuteurs tant il vous deviez rivaliser avec les Cézanne et autres chefs d’œuvres impressionnistes qui ornaient les murs. Source The Conversation
Bernard Maris rapporte dans Houellebecq économiste ce que disait Keynes des entrepreneurs : « Ils n'ont pas pu être des artistes. » Ajoutons qu'ils avaient tous peur de Virginia Woolf...


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Message par Florage le Mar 16 Juil - 17:17

du 31 mai, suite

PROMOTION FAMILIALE
des vidéos de mon fils

2. il a enregistré et monté cette interview de DSK On The Beat pour WAVLIVE une plate-forme de streaming qui sera lancée à l'automne. Les questions posées ont été remplacées par du texte



31 mai
Patlotch a écrit:il a filmé et monté cette vidéo-interview, en impromptu à Pigalle, avec un matériau dont il n'était pas content, une seule caméra, du vent, pas de bonnette sur le micro...Dizaines d'heures de boulots, non payées, c'est sa formation sur le tas pour devenir "vidéaste" de métier, sans diplôme, sans le bac, par relations depuis 5 ans dans ce milieu... Le producteur a lancé une revue-site sur le rap, Wavlive...

le gars est à l'aise, - il a fumé un pétard qu'on a effacé au montage... -, pas con, j'ai trouvé son blabla intéressant et assez représentatif de l'espoir des "racisés des banlieues" de s'en sortir, à l'instar des sportifs, pour faire carrière quitte à "travailler plus en travaillant plus", dit-il cool, ironiquement mais pas que, citant Sarkozy, ou Macron, ché plus, en plein dans l'idéologie de l'entrepreneur indépendant..



plus tard, - il va falloir attendre -, c'est le père, mézigues, qui présentera ses vidéos dans l'esprit de CARNETS D'UN GUITAREUX


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