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LUTTES DE FEMMES

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LUTTES DE FEMMES

Message par Patlotch le Mer 3 Oct - 11:40


Femmes en Lutte 93
Collectif Féministe du 93 : Sortons de l'ombre et vivons libres !



Notre enquête : #TravailDeBonneFemme





Pour participer à notre enquête, nous vous donnons rendez-vous pour des échanges directs et non par mail ou téléphone !

Nous ne voulons pas faire de la sociologie ou du journalisme : notre objectif est politique.

Nous voulons que cette enquête se diffuse par les femmes elles-mêmes, peu importe le niveau d'études. Nous souhaitons que les enquêtées deviennent enquêtrices à leur tour.

Nous voulons créer des solidarités entre les femmes des classes populaires, pour sortir de l'isolement et se mobiliser ensemble.

Nous tiendrons un stand à  la Fête des associations de Saint-Denis, venez témoigner auprès de nos militantes !

Samedi 6 octobre 2018, 11h-18h, place Victor Hugo.
Village associatif : stand de Femmes en lutte 93.


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Re: LUTTES DE FEMMES

Message par Patlotch le Jeu 11 Oct - 11:28


#MeToo, une révolte féministe globalisée
Florence Rochefort Libération 10 octobre 2018

Florence Rochefort, chercheuse au Groupe Sociétés Religions Laïcités (CNRS/EPHE/PSL), auteure de l’Histoire mondiale des féminismes, Que sais-je ?, 2018 ; codirectrice de la revue CLIO Femmes Genre Histoire  


Manifestation #MeToo à Los Angeles, le 12 novembre 2017. Photo David McNew. AFP

Depuis un an, le mouvement l'a montré : les nouvelles générations de militantes ne se contentent plus de la dénonciation, elles sont capables d’organiser des stratégies de résistance et explorent des techniques d’auto-défense.

Les féminismes se sont toujours focalisés sur une revendication prioritaire qui leur permettait de dépasser le noyau dur des militantes les plus chevronnées pour atteindre un public plus large de femmes et de quelques hommes pour sensibiliser l’opinion en dépassant les frontières nationales. Les luttes pour le droit de vote dans les premières années du XXe siècle ou le droit à l’avortement dans les années 70 ont joué ce rôle fédérateur, moteur du changement social, politique et culturel. La dénonciation de la violence, du viol, du harcèlement est dans ce début de XXIe siècle le vecteur privilégié d’une expression féministe ouvrant sur une prise de conscience d’ampleur inégalée.

Le thème n’est pas nouveau. Déjà au XIXe siècle, des ouvrières dénonçaient les contremaîtres abuseurs. Les mobilisations amorcées dans les années 60 ont libéré la parole des femmes et, à partir de leur vécu, théorisé la politisation du privé et de l’intime. L’expérience du corps est alors première – corps meurtris ou corps jouissants, corps réduits au silence ou corps hurlants. Les mots des femmes ont permis d’identifier la violence, de la nommer, de la dénoncer, de la combattre. Celle-ci ne devait plus être considérée comme inhérente à la condition humaine ou à la nature masculine, à l’accident ponctuel, mais comme le produit de rapports sociaux inégalitaires, du patriarcat disait-on à l’époque, de la domination masculine, dit-on plus couramment aujourd’hui – un système de hiérarchisation et de domination qui forge les pensées et discipline les corps, qui conditionne les comportements des prédateurs et la culpabilité des victimes. En ce sens, on peut être frappé par la continuité des problématiques féministes, d’autant que les militantes de toutes tendances n’ont cessé de mettre la violence au premier plan de leur combat.

Plus question de se taire
Il est indéniable pourtant que #MeToo fait événement. L’ampleur de la mobilisation des femmes, sa dimension mondiale, sa diffusion éclair via les réseaux sociaux sont inédites. Il révèle une nouvelle sensibilité et une nouvelle combativité à l’égard des agressions sexuelles, concomitante avec les dénonciations de l’inceste, des viols de guerre ou encore des exactions des prêtres pédophiles. Plus question de se taire : il faut dire, témoigner, révéler des secrets enfouis. La honte change de camp, et si quelques voix s’indignent d’une telle outrecuidance, l’empathie et la solidarité envers les victimes gagnent l’opinion mondiale.

Les blogs des femmes des printemps arabes ont dénoncé la pression quotidienne subie, comme le fit le film égyptien les Femmes du bus 678 de Mohamed Diab (2010). Si les féminismes ont connu, dès le XIXe siècle, des dynamiques transnationales fortes qui ont permis leur implantation jusqu’en Inde et au Moyen-Orient, en passant par l’Afrique et la Chine, #MeToo offre un exemple sans précédent d’une révolte globalisée. La lutte contre les préjugés et les comportements sexistes a donné aux combats pour l’égalité une dimension politique de subversion de genre plus étendue encore que la sphère du droit, néanmoins déterminante. Elle ouvre la question du changement des représentations du féminin et du masculin, les codes de féminités et de masculinités qui tendent à reproduire indéfiniment les inégalités à visée hétéronormatives et reproductives à travers les codes, les modes, les attitudes… Les nouvelles générations de féministes ne se contentent plus de la dénonciation, elles ont la capacité d’organiser des stratégies de résistance et explorent des techniques d’auto-défense. Aujourd’hui, dans le brouhaha des si nombreux silences brisés, souvent anonymes, on mesure l’importance de cet impact.

Comment transformer l’essai ?
S’agit pour autant d’une révolution ? Il est trop tôt pour le dire. La condamnation de la violence par l’opinion, la plus grande prise en compte des plaintes dans le monde du travail ou universitaire, dans le monde politique ou culturel est une nouvelle donne qui commence à donner des résultats, ou du moins une attention plus aiguisée à la gravité des faits incriminés. Comme une traînée de poudre, l’effet mondial de la colère des femmes est encore décuplé par la publicité de culpabilités avérées par le très grand nombre de plaintes. Le monde artistique et littéraire poursuit son rôle d’amplificateur, de diffuseur. Plusieurs groupes ont pris l’initiative de maintenir ce qui est désormais perçu comme le mouvement #MeToo.

Comment ce mouvement social singulier pourra-t-il poursuivre son action et transformer l’essai ? Comment introduire la complexité ? Celle d’une approche qui prenne en compte les effets croisés des différents types d’inégalités sociales, sexistes, classistes, racistes ou homophobes ; celle de la violence contre les hommes qui ne répondent pas aux schémas dominants. Il y a, de plus, fort à faire face aux réactions antiféministes et masculinistes des populismes d’extrême droite, des fondamentalismes et néoconservatismes religieux qui ne cessent de s’en prendre aux acquis ou propositions égalitaires en entravant très concrètement les droits des femmes et la liberté des sexualités, ou encore interdisent les études de genre, comme en Hongrie. L’impact féministe de #MeToo pourra-t-il être à l’origine d’une réelle action politique volontaire pour promouvoir une éducation à la sexualité d’une réelle ampleur, encourager les expériences de nouvelles socialisations comme l’exploration de relations de genre égalitaires, réelles ou imaginaires, pour sortir des silences du présent comme de l’histoire ?

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Re: LUTTES DE FEMMES

Message par Patlotch le Mar 16 Oct - 10:01



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À l’occasion de la sortie de sa nouvelle BD, "La Charge émotionnelle et autres trucs invisibles", nous avons discuté #MeToo, violences policières, capitalisme et patriarcat avec Emma.

“Ce livre est le fruit d’observations et de réflexions mises en images au fil de l’actualité. Une autre façon de voir notre monde pour aboutir, collectivement, à une autre façon de le faire tourner.” Voici comment la dessinatrice, autrice et blogueuse Emma introduit sa nouvelle BD, "La Charge émotionnelle et autres trucs invisibles", en librairies depuis le 20 septembre. À 37 ans, celle qui s’est fait connaître en démystifiant la charge mentale dans sa planche Fallait demander, revient donc avec un troisième ouvrage, dans lequel il est, entre autres, question de consentement, de drague, de harcèlement, ainsi que de violences et contradictions au sein de la police.


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L’engagement d’Emma, qui se définit comme “féministe et révolutionnaire”, date de 2010. À trente ans, elle prend conscience que les difficultés qu’elle rencontre dans le monde professionnel sont en lien avec son genre. Très vite, elle introduit la notion de lutte des classes dans ses réflexions: “Je souffrais énormément au travail, je ne comprenais pas le sens de ce que je faisais. C’était ce qu’on appelle un bullshit job. J’ai compris qu’il était possible de travailler moins et de vivre mieux, dans des sociétés basées sur d’autres schémas.”

À force de discuter sur les réseaux sociaux avec des femmes voilées ou racisées, son féminisme “blanc, qui concerne uniquement les violences sexuelles, les micro-agressions sexistes”, duquel elle se revendique pendant un an, se transforme rapidement en féminisme inclusif. Une grenade lancée par un CRS à hauteur de visage lors de la manifestation contre la loi travail en mai 2016, et trois jours de surdité plus tard, la jeune femme fait entrer la question des violences policières dans ses luttes, sans vouloir pour autant s’ériger en porte-parole de la cause. “Je suis blanche, je sors souvent sans mes papiers, je ne me fais pas embêter par la police, précise Emma. Je m’intéresse à toutes les luttes sociales, même si celle qui me concerne le plus est la lutte féministe, car je n’assume pas d’autre oppression que celle liée à mon genre. Certaines personnes sont plus légitimes que moi pour dénoncer d’autres injustices. Mais je veux donner un coup de pouce.” Nous avons posé quelques questions à cette femme engagée, qui s’applique à rendre accessibles les théories féministes au plus grand nombre.

La charge émotionnelle, c’est quoi ?

C’est le souci permanent qu’ont les femmes de créer un environnement émotionnel et matériel confortable pour leur entourage. Dans le monde pro, cela peut s’illustrer par la prise en charge de la décoration du bureau, ou par l’organisation d’événements, comme les pots de départ. Dans un couple hétéro, c’est par exemple le fait que les femmes anticipent systématiquement les besoins de leurs partenaires. On parle d’un travail invisible, permanent, et très fatiguant, qui consiste à se mettre sans cesse à la place des autres, à agrandir leur zone de confort, quitte à rétrécir la sienne.


Planche de “La Charge émotionnelle et autres trucs invisibles” d’Emma ©️ Editions Massot ©️ Emma

Comment as-tu découvert cette notion ?

Je passe pas mal de temps sur les forums féminins, et j’ai pu y remarquer qu’au-delà de la charge mentale, les femmes se plaignaient de devoir jouer le rôle de lubrifiant social pour les personnes qui les entouraient. Elles avaient pour beaucoup l’impression d’être le coussin d’amortissement de leur conjoint. J’ai pu rapprocher ce ras-le-bol de quelques réflexions faites à la lecture des Sentiments du prince Charles et de recherches effectuées sur Internet, pour comprendre que cette pression avait un nom : la charge émotionnelle.

L’histoire d’un gardien de la paix est la seule planche de ta BD qui n’a pas de portée féministe. Pourquoi as-tu voulu t’intéresser aux violences policières ?

J’ai évoqué ce thème plusieurs fois déjà, en dessinant notamment l’affaire Adama Traoré. J’ai raconté mon point de vue sur les violences policières, en développant l’idée qu’historiquement, et encore aujourd’hui, la police n’est pas là pour nous protéger, mais pour empêcher les rebellions. Lorsque j’aborde ce sujet, je me rends compte qu’il est mal compris. Souvent, les faits sont qualifiés de bavure policière et la faute rejetée sur la victime. Raconter l’histoire de ce policier, Éric, permettait de mieux faire passer mes idées et d’expliquer que c’est un système entier qu’il faut déconstruire. Nous devons trouver un autre moyen de contrôle social que la police.

Qu’est-ce que le “travail gratuit des femmes”, que tu évoques dans ta BD ?

Le travail gratuit des femmes comprend les tâches ménagères, tout ce qui concerne le care, la charge mentale, le soin aux autres… Autant de choses dévalorisées dans notre société. Il ne donne droit à rien, n’est pas payé, pas calculé, prend du temps et de l’énergie, qui pourraient être utilisés par les femmes pour s’émanciper. C’est une forme d’exploitation. Dans le modèle capitaliste, ces efforts, féminins la plupart du temps, permettent aux hommes de faire correctement fonctionner l’économie.

Quel est le lien entre capitalisme et patriarcat ?

Le capitalisme empêche les hommes de s’investir dans la sphère privée. On est dans un contexte où les individus sont encouragés à travailler le plus possible pour avoir une situation stable. Mais prendre un congé parental, un temps partiel, partir tôt le soir pour s’impliquer dans les tâches domestiques et familiales, ça veut dire perdre de l’argent… Je pense qu’on ne pourra pas achever la lutte féministe sans se débarrasser du capitalisme.

Nous sommes un an après #MeToo. Quel bilan tires-tu de ce mouvement ?

Il y a eu un gros bouleversement. Des femmes absolument pas engagées pour l’égalité femmes-hommes ont pris conscience des agressions qu’elles avaient subies. Elles se sont mises à parler et ont, dans la foulée, porté un autre regard sur les mouvements féministes. #MeToo a été une période d’échange, de sororité retrouvée, dans une société qui a tendance à isoler les femmes. Je regrette cependant que le débat ait été transformé en polémiques sur la suspicion de délation ou sur la question de la séduction. Contrairement aux États-Unis, la France n’a pas pris le problème des agressions sexistes et sexuelles au sérieux…

Le 2 octobre dernier, Raphaël Enthoven a vivement critiqué ta vision du féminisme dans un billet publié sur le HuffPost. Quelle a été ta réaction ?

Je n’ai pas lu son texte. Il écrit sur moi depuis un moment, et je ne lui réponds pas. Raphaël Enthoven fait partie d’un monde qui disparaît, et il s’accroche aux branches. Je l’ai bloqué sur Twitter mais il est de ceux que tu sors par la porte, mais qui reviennent pas la fenêtre en moulinant des bras.

Que penses-tu de la campagne “Réagir peut tout changer”, lancée le 30 octobre par le gouvernement ?

C’est tout à fait fidèle à la politique du gouvernement. Plutôt que de donner des subventions aux associations, d’intervenir dans les écoles, on fait des PowerPoint et des campagnes de pub sur Twitter pour dire “harceler c’est mal”. C’est infantilisant. Au lieu d’accepter que, de façon globale, notre société est patriarcale, et d’essayer de faire bouger les choses, les politiques au pouvoir préfèrent communiquer sur ceux qui ne réagissent pas au harcèlement, de façon individuelle.

Si tu étais au gouvernement, quelle serait ta première mesure pour les femmes ?


Je suis révolutionnaire, donc, je commencerais par rendre le pouvoir au peuple [sic]. Puis, il faudrait rassembler les personnes concernées par le sexisme, consulter les femmes pour connaître les problèmes auxquels elles sont le plus confrontées. De mon côté, je pense qu’il y a beaucoup à faire au niveau de l’éducation. Il faut enseigner la notion de consentement, ne pas toucher les enfants quand ils ne le veulent pas, ou même prendre de photo d’eux s’ils refusent.

Concernant le milieu de l’art, on pourrait essayer de représenter des personnages plus variés, de moins valoriser le combat, la guerre ou le leadership, et de mettre en avant la notion d’empathie.

Propos recueillis par Margot Cherrid

à vrai dire, je la trouve un rien lourdingue pour ne pas dire naïve. Elle tend à déplacer les enjeux sur le plan psychologique, l'éducation, avec une posture militante intersectionnelle qui ne mange pas de pain. La charge n'est-elle pas d'abord matérielle avant de devenir "mentale" et "émotionnelle" ? On a l'impression qu'elle découvre les choses après tout le monde et que subitement elle va éclairer les masses féminines, et masculines... Quand j'ai référencé ses premières BD, dans LA RÉVOLUTION COMMUNISTE SERA FÉMINISTE OU NE SERA PAS, elle m'a demandé de retirer cette info, qui risquait de lui nuire... Anticapitaliste et antipatriarcale (et "révolutionnaire"), ça va, mais communiste, c'est trop ?


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Re: LUTTES DE FEMMES

Message par Patlotch le Sam 10 Nov - 20:39


féministes mais pas que, reçu de Adé à propos de :


Piden 26.000 euros a siete mujeres por cortar las vías en la huelga feminista
Por Patricia Reguero / El Salto, Kaosenlared, 9 noviembre, 2018
Ils demandent 26 000 euros à sept femmes pour avoir coupé la voie ferrée lors de la grève féministe

Adé a écrit:L'affaire, c'est sept féministes qui risquent tout plein d'E de PV pour avoir bloqué la voie ferrée, au cours de la grève féministe très suivie en Espagne en général, là en Catalogne espagnole (puisqu'il y en a une française), par contre il n'y a pas d'Espagne catalane, ni de France non plus, englobantes étatsnations, inclusifs quoi...

Donc si la plainte soutenu par les Mossos (police catalane, inclusive : y a pas que des catalans là-dedans, juste parler catalan, équipement standardisé) et déposée par les chemins de fer (catalanes ferrées ?) aboutit et n'est pas classé sans suite : procès et amende.

Dans l'État espagnol, ça y va les PV pour toutes sortes de délits d'opinion, chansons rappeurs, expressions sur les réseaux socieux, manifs, sur les activistes journalistes...

Les peines de prison demandées peuvent être très lourdes, parfois des dizaines d'années, souvent des amendes dissuasives de plusieurs milliers d'euros.

Il me semble que deux "régions" sont spécialement ciblées (les mêmes que sous Franco), Pays Basque, Catalogne, s'y ajoute en effet des griefs multi-séculaires, liés à la formation de l'État espagnol, et la force des sociétés basques et catalanes dans leur effort toujours contrarié à s'ériger en État-nation.

Mais j'en reviens à la répression actuelle : le cas des jeunes gens du bourg d'Altsasu ; au cours d'une fête dans ce bourg, des jeunes du lieu s'en prennent à deux gardes-civils (en civil et hors service), s'ensuit une algarade au cours de laquelle un des gardes civils a la cheville foulée, il n'y rien d'autre pas de fracture... ils sont aussi tôt accusés de "terrorisme", pour avoir crié des slogans en faveur de ETA, ensuite ce chef d'inculpation sera retiré, cependant ils seront condamnés lourdement:
http://kaosenlared.net/la-audiencia-nacional-condena-a-lxs-jovenes-de-altsasu-a-penas-de-2-a-13-anos/

De 2 ans à 13 ans de prison pour huit jeunes d'Altsasu.

En ce qui concerne ValTonyc rap cat ou catrap : http://kaosenlared.net/orden-de-detencion-internacional-contra-valtonyc/

Risque jusqu'à 3 ans de prison, réfugié en Belgique : attentatoire à la monarchie, apologie de terrorisme, etc...

Les associations qui s'opposent aux expulsions sont également dans le collimateur : il y a une loi pour tout ça la Ley Mordaza, Loi Baillon.

http://blog.elespanol.com/actualidad/todo-lo-que-debes-saber-sobre-las-leyes-mordaza-que-se-avecinan/

Une loi dans l'esprit de celle d'Ordre Public (1959) de Franco : la police substitue les juges. Extraits :

La Ley Orgánica de Protección de la Seguridad Ciudadana sale adelante con el único apoyo del Partido Popular. Según la norma, pasarán a ser sanciones administrativas ciertos comportamientos hasta ahora considerados como faltas e incluidos en el Código Penal.

La Loi Organique de Protection de la Sécurité Citoyenne est passée avec les seules voix du Parti Populaire. Selon la norme, certains comportements jusqu'à présent considérés comme des délits inclus dans le Code Pénal deviennent des sanctions administratives

Esto tiene dos efectos. El primero es que se aceleran los procedimientos contra el ciudadano infractor al eliminar el proceso judicial y todas las garantías que conlleva. El segundo es que aumenta la potestad sancionadora del Ministerio del Interior y de las comunidades autónomas con policía propia.

Cela a deux effets. Le premier est celui d'accélérer la procédure contre le citoyen en infraction en éliminant le procès judiciaire et les garanties qui lui sont attachées.Le second est d'augmenter le pouvoir de sanction du Ministère de l'Intérieur, et des communautés autonomes pourvues des forces de police.

Los comportamientos sancionados especialmente llamativos son aquéllos que se refieren a manifestaciones en las que la protección legal y el poder de los agentes de policía se ve muy reforzada.


Les comportements sanctionnés qui retiennent particulièrement l'attention sont ceux liés aux manifestations au cours desquelles la protection légale et le pouvoir de la police se voient considérablement renforcés.

A continuación se incluye un resumen de los comportamientos prohibidos por esta ley comentados por el abogado Carlos Sánchez Almeida, miembro fundador y director legal de la Plataforma en Defensa de la Libertad de Información (PDLI).

Suit un résumé des comportements prohibés par cette loi, commentés par l'avocat en question, directeur du machin

Adé dit aussi poursuivre la traduction de Corriente as Camatte malgré quelques malheurs avec Open Office. Voir la première partie dans CAMATTE et NOUS

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Re: LUTTES DE FEMMES

Message par Patlotch le Dim 11 Nov - 10:51


Claude Bourguignon Rougier a écrit:En octobre 2018, Rita Segato, féministe latino-américiane participait au rencontres de Corpus Africana à Toulouse. Cette anthropologue qui a  proposé une vision particulière de la colonialité du pouvoir et qui connait particulièrement bien l'œuvre de Quijano, construit une lecture du patriarcat éclairée par sa connaissance des sociétés autochtones. Avec Maria Lugones, Ochy Curiel, et bien d'autres, elle a contribué à transformer en profondeur la pensée critique du continent.

Le féminisme décolonial latino-américain est encore très peu connu y compris des féministes françaises. La Revue d’Études Décoloniales qui publie depuis deux ans des articles et des traductions d'auteurs décoloniaux apporte sa contribution pour remédier à ce manque : le numéro 3 est consacré à la traduction de féministes latino- américaines.

liens dans l'original
Présentation: Poétiques des féminismes décoloniaux depuis le Sud
Claude Bourguignon Rougier

La révolution sera féministe ou ne sera pas
Karina Bidaseca

Instruments pour théoriser le genre en Mésoamérique : dimensions ontologiques du travail féministe décolonial

Sylvia Marcos

Des Afriques possibles ? Des Afriques qui se construisent elles-mêmes

Maria Antonieta Antonacci

Transformation des cultures de frontière et construction de la Méditerranée comme frontière Sud pour la nouvelle européité

Angeles Castaño Madroñal

Feminicide : L’essentiel ne doit être ni invisible ni invincible

Rosa Campoalegre Septien

Jeunes femmes afrodescendantes : corps, espaces et récits
Adriana Arroyo Ortega

Extraits de Tejiendo de otro modo

L‘épistémologie du Sud, la colonialité du genre et le féminisme latino-américain
Breny Mendoza

Colonialité et patriarcat moderne : expansion du domaine de l’État, modernisation et vie des femmes                          
Rita Segato

Interview de Ochy Curiel
par Lissel Quiroz et Jules Falquet

Después del último cielo
Karina Bidaseca

Notes de lecture
Jules Falquet

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