SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch
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Message par Patlotch le Sam 23 Fév - 15:14


une nouveau sujet éminemment pédagogique : tout ce que vous voudriez être, ou pas, moi aussi non plus


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ne pas confondre avec la prévision :

LA VISION

Carolle Anne Dessureault Les7duQuébec 21 février 2019

Dans ce quatrième article sur les principes de leadership du livre Je suis un leader de Yvan Gingras, c’est principalement la vision qui est touchée. Vision et objectif sont différents, autant dans le domaine professionnel que personnel. Dans cet article, on comprend que la vision maintenue dans la conscience transcende la personnalité et les limites des conditions de vie.

« Un homme visitait un chantier de construction où travaillaient des briseurs de grosses pierres. Son attention s’arrêta sur un individu qui maugréait et semblait de mauvaise humeur. Il s’approcha et lui demanda : « Que faites-vous  ? » « Je brise des pierres, répondit l’homme, c’est laborieux et épuisant. »  L’homme continua son chemin et rencontra un deuxième briseur de pierres qui semblait de meilleure humeur, il lui posa la même question : « Que faites-vous ? » La personne répondit : « Je gagne ma vie à briser des pierres. J’aurais aimé faire autre chose, mais c’est tout ce que j’ai trouvé. Ça me permet tout de même de faire vivre ma famille. » Alors que l’homme poursuivait sa marche sur le sentier, il aperçut un autre un briseur de pierres mais alerte et déployant de l’ardeur au travail. Surpris, il s’empressa de lui demander : « Que faites-vous donc pour être aussi énergique ? » L’homme répondit : « Je bâtis une cathédrale. »

L’homme avait un rêve, une vision élargie de son emploi, sa vie prenait un sens ; son attitude et ses comportements étaient conséquents à sa façon de percevoir son métier.

Objectifs de la vision
Bien souvent, la vision commence par un rêve ou une idée surgie de nulle part (intuition). Plusieurs découvertes scientifiques eurent leur origine durant le rêve, durant le sommeil, dont celle de l’ampoule électrique de Thomas Edison pour n’en citer qu’une.

Dans toute entreprise, la vision joue un rôle majeur parce qu’elle canalise et coordonne l’effort de tous les niveaux d’intervention. Il est important d’avoir la même perspective et la même direction. Autrement dit, il faut « tirer la couverte » dans le même sens ; c’est ce qu’apporte la vision.

De plus, la vision stimule le progrès et l’excellence. Lorsque nous avons un objectif de réalisation, c’est à ce moment que le désir et l’intention de bien faire s’éveillent en nous. C’est une ambition saine et légitime qui surgit et nous pousse à s’appliquer dans chacun de nos efforts.

Finalement, la vision assure la survie de l’entreprise. Une étude chez les dirigeants d’entreprises révèle ceci : 50 % d’entre eux développent une vison, alors que 25 % seulement d’entre eux la communiquent efficacement à leurs employés ; 10 % seulement des dirigeants demeurent concentrés sur la vision. À ce dernier point, il faut dire que ces personnes qui font preuve de persévérance – c’est reconnu – se rapprochent du succès.

Curieusement, selon les statistiques canadiennes émises année après année, on constate que 90 % des nouvelles entreprises ne sont plus en affaires après 5 ans. Il est en effet assez bizarre de constater la relation des deux études, complètement indépendantes et réalisées pour des objectifs purement statistiques ou d’information. Cela confirme le principe universel d’expansion selon lequel: « ce sur quoi nous mettons notre attention, prend de l’ampleur ».

Pour donner des exemples concrets de ce principe citons d’abord, Armand Bombardier, qui entreprit, avec un appareil motorisé très rustique en bois, de tenter de rescaper et sauver les gens en détresse dans les endroits inaccessibles en hiver à cause de la neige. Bombardier est maintenant reconnu internationalement et fabrique des locomotives et des wagons de métro. Quoi dire maintenant de Guy Laliberté et Daniel Gauthier qui étaient de simples « cracheurs de feu » performant dans les rues parmi les passants d’un petit village ! Pendant longtemps, Guy Laliberté est le dirigeant du Cirque du soleil.

LE LONG TERME PAR RAPPORT AU COURT TERME immédiatisme et troploin]

La principale raison qui provoque cette situation d’abandon, de ne pas persévérer avec la vision, est le fait que nous sommes tellement absorbés par le quotidien que nous oublions la vue d’ensemble. Nous faisons de nos actions immédiates une fin en soi au lieu d’une étape vers la réalisation. Or, la vie ne fonctionne pas en ligne droite, mais plutôt comme une rivière sinueuse. Nous pourrions aussi comparer cette situation à un match de hockey ou de football.

La vision est de compter un but. Pour la réaliser, il faut se diriger vers le but adverse. Alors, on fait un plan de match (plan d’affaires) et on met en en place des tactiques et des systèmes (plans d’actions, stratégies) précis en fonction de l’adversaire (la compétition). Toutefois l’adversaire fait la même chose de son côté. Lorsque commence le match, les deux équipes (les entreprises) veulent bien prendre le contrôle (la plus grande part du marché). L’opposition s’installe et bien souvent on doit revenir en arrière pour mieux attaquer. Des ajustements continuels s’imposent. De plus, il faut poser des actions sur l’inspiration du moment (créativité), sans toutefois oublier l’objectif ultime — compter un but. Tous ceux qui ont joué à un bon niveau de compétition sportive savent les conséquences de ne pas suivre le plan de match.

Le risque calculé [pour ne pas se mettre le doigt dans l'œil]

Lorsque les obstacles surgissent, les gens qui réussissent prennent des décisions basées sur de l’information solide et des faits. Ce qui veut dire, faire des recherches, faire nos devoirs et s’appliquer. La chance ou le mérite ne seront pas au rendez-vous à moins que nous nous engagions activement.

Lorsque nous nous faisons confiance, nous savons fort bien qu’une fois impliqués et engagés nous serons en mesure de prendre des décisions intelligentes en fonction de ce que la situation exigera et d’ajuster notre gouvernail en cours de route. Une fois dans l’action, l’expérience nous prouve que nous ne savons jamais quelle porte s’ouvrira pour nous. Donc, lorsque les contraintes se manifestent, occupons-nous-en immédiatement, puis reportons rapidement notre attention sur la vision.

Surtout, apprécions chaque contrainte, vivons la comme une aventure. Ne soyons pas attachés à la manière de nous rendre du point A au point B. Il est rare que les gens fassent passer leur objectif à long terme avant leurs besoins à court terme. C’est la façon de nous démarquer.

La vision personnelle et professionnelle [adopter celle de votre patron, c'est plus sûr...]

Si l’entreprise a besoin d’une vision pour être prospère, c’est aussi vrai pour le leader en tant qu’individu. Souvenons-nous de l’histoire des trois briseurs de pierres : la vision personnelle est essentielle pour donner un sens à notre vie tant au plan personnel que professionnel, car les deux sont étroitement liés. Nous exerçons un métier ou une profession dans le but de nous accomplir. Ce n’est qu’un moyen et non une fin en soi. C’est le développement personnel qui influence notre comportement professionnel.

Donc, en tant qu’individu, on doit voir grand, en trois dimensions ! Une vision de responsabilité, de discernement et d’harmonie. Cette vision correspond à trois actions précises connaître, viser et agir et viser pour la réalisation.

Ainsi, connaître sans agir est inutile, tout comme connaître sans viser est limitatif. Agir sans connaître est aventureux et risqué (toutefois, il n’est pas nécessaire de tout connaître pour agir) ; donc, agir avec la meilleure information disponible. Agir sans avoir un but (viser) ne mène nulle part, nous tournons en rond, c’est l’équivalent de simplement passer le temps.

Enfin, viser sans connaître entraîne la confusion, parce que nous sommes soumis à des contraintes qui nous rendent étrangers à nous-mêmes, alors que viser (vision) sans agir est une perte de temps, cela se limitant à un rêve qui ne nous permet pas d’accomplir notre destinée. Il n’en reste pas moins que si nous rêvons de quelque chose, nous pouvons certes l’accomplir.

LA VISION D’AFFAIRES [voir AFFAIRES dans DICTIONNAIRE DES IDÉES QU'ON SUIT... et de citations - L'OUTRE-RÉEL

Cette vision autant de nature personnelle que professionnelle nous anime et nous incite à se surpasser et par le fait même à se réaliser. De plus, cette vision personnelle est en relation étroite avec la vision d’affaires où les tâches et les rôles sont distribués en fonction des postes que nous occupons. Qui ne veut d’une personne responsable, possédant un bon jugement et acceptant de collaborer étroitement avec ses compagnons de travail ? Par conséquent, vision personnelle, professionnelle et vision d’affaires sont inter-reliées, la vision d’affaires constituant un moyen chez l’individu pour se réaliser.

Le cycle organisationnel [ne pas confondre avec le dernier cycle de luttes auto-orgasmisées]

La vision d’entreprise se réalisera en différentes étapes ; c’est ce qu’on appelle le cycle organisationnel.

Au cours de la première étape du cycle organisationnel, il s’agit d’identifier les principes. Ce travail relève des trois niveaux de l’entreprise soit les exécutifs, les gestionnaires et les employés. Même si la vision est issue des comités de direction, il importe que les employés aient accès à cette étape, si on veut créer le sentiment d’engagement — responsabilité – chez ces derniers. C’est par la compréhension des buts et objectifs de l’entreprise qu’ils peuvent s’imprégner du rôle qu’ils ont à jouer pour les atteindre et du sentiment de contribution personnelle à la progression de l’entreprise, d’où le sentiment d’appartenance.

La deuxième étape consiste à partager les principes et développer les procédures. C’est une étape très importante car une communication efficace conduira à la compréhension de la vision. C’est là que le leader ne se trouve plus seul, qu’il obtient de l’aide et du soutien plutôt que de la négligence et de la résistance. Il encourage les échanges ouverts en discutant régulièrement avec ses collègues ; il accepte les nouvelles idées et les opinions ; ce qui crée une volonté de se séparer du passé.

C’est le moment d’écouter davantage que de parler, surtout en groupe ; le leader s’assure de bien comprendre les intérêts, les besoins et les perspectives des gens. Ce qui semble négatif au début peut s’avérer positif à la fin ; par conséquent, écouter est le meilleur professeur. Il questionne au lieu d’affirmer. Les informations contribueront à la création des plans d’action.

C’est aussi l’opportunité de partager de nouvelles vues et d’utiliser à bon escient la faculté de la critique qui est la lumière de l’intelligence. La critique constructive est l’habileté à faire les bonnes distinctions, à voir les causes et effets clairement, à voir les failles ou la vérité de raisonnements ou d’un plan d’action. C’est saisir les idées importantes dans tout sujet ou événement. Pour en arriver à ce niveau de clairvoyance, il faut écarter la colère. La colère émousse, ternit et aveugle l’intelligence.

La troisième étape est celle de la réalisation où l’accent est mis sur les procédures. Toutefois le danger de négliger les principes est une menace constante. La vigilance s’impose, de la part des gestionnaires en particulier, car ce sont eux qui sont le pont entre les exécutants et les dirigeants qui décident des grandes orientations.

La créativité, l’originalité dans la communication et la répétition du message permettront le progrès et l’excellence dans la phase de la réalisation, plutôt que le déclin. C’est à cette étape où les penseurs de l’entreprise doivent voir à initier un nouveau cycle afin de ne pas atteindre la ligne d’arrivée (finish line).

Cette étape en est donc également une étape de planification (nouveau produit, nouvelle technologie, nouveau concept, nouveau marché…), c’est-à-dire penser en fonction de la vision au lieu de ne considérer que les procédures et les résultats immédiats même s’ils sont satisfaisants.

Il est essentiel de recourir à des méthodes de communication créatives qui feront appel à la cohérence et la consistance des messages répétitifs et des rappels constants. On utilisera, entre autres, des tableaux et des affiches pour visualiser l’information. On fera en sorte de vérifier la compréhension de ceux à qui s’adressent les messages (sondages internes).

La quatrième étape est celle du déclin. On parvient à cette phase lorsque l’attention de tous se relâche. Le résultat en est qu’on rejette les procédures, on oublie les principes. Bien souvent, l’origine du déclin se trouve dans des attitudes et des comportements se manifestant sous forme de stratégies négatives de communication.

Il n’est pas rare de voir pratiquer la manipulation et des stratégies indirectes pour arriver à des fins personnelles, où l’information est contrôlée, voire retenue et biaisée, de façon à en tirer des gains personnels. On cherche des appuis de certains dirigeants en calculant stratégiquement ses relations dans l’entreprise. Puis, on achète l’idée qu’il ne faut révéler la vérité qu’avec beaucoup de précaution et qu’il est toujours préférable de jouer sur les nuances.

Une autre cause est l’indifférence des employés. Elle est souvent causée par le fait qu’ils sont exclus du processus décisionnel. Ils se sentent surtout étrangers, non concernés par tout ce qui survient, alors ils viennent au travail « chercher un chèque. » Ils sont devenus des «disciples du jeudi ».

Surtout, on critique négativement et on cherche continuellement la faute chez les autres. On démontre ainsi un manque de « sens de distinction » en utilisant des jugements absolus plutôt que de relativiser les circonstances.

Les indicateurs du déclin [le plus difficile à... voir venir pour s'en prémunir]

Les indicateurs du déclin sont des situations telles que l’augmentation des coûts d’opération, la perte de marché, l’augmentation de clients insatisfaits, la baisse de revenus et de profits (ventes), le ralentissement de la production et l’indifférence des employés face aux diminutions de profits.

En fin de compte, il est vrai de dire que les raccourcis ne nous mènent jamais là où on nous l’avait promis. Si le chemin le plus court est la ligne droite, ça ne veut pas nécessairement dire que c’est toujours la meilleure route à emprunter. La vision a besoin de temps pour se réaliser et, parfois, un détour rapporte plus qu’un résultat immédiat. Sachons voir (vision) plus loin que le bout de notre nez.

Développer la vision [proscrire la lecture rapide !]

Encore une fois, on vous dira qu’il n’est pas donné à tous d’être visionnaires. À cela, je réponds que cette qualité, comme toutes les autres qualités, est déjà dormante en chacun de nous ; il s’agit de faire les efforts requis pour l’éveiller, puis l’entretenir.

Une première chose à faire est de s’intéresser aux idées nouvelles, de ne pas porter de jugements rapides, prendre le temps de s’informer et d’avoir plusieurs points de vue. Il faut également être curieux, avoir le désir d’aller au fond des choses, chercher les causes, ce qui nous permet de mieux évaluer les effets.

Il faut rejeter les préjugés et les idées fixes ; ces attitudes mènent à une vision étroite et immédiate de la vie en général. Il faut demeurer ouvert au changement. L’univers est dynamique et par conséquent en perpétuel changement ; lui résister, c’est de le subir au lieu d’en profiter.

Observons les gens qui réussissent, ceux qui sont réputés pour être des visionnaires, ils vont sûrement nous apprendre quelque chose. Écoutons les autres avec l’intention d’apprendre. Une des meilleures pratiques est de chercher à se développer soi-même, devenir un meilleur individu plus tolérant, détaché et qui accepte que tout ce qu’il vit constitue une leçon à apprendre.

Prendre des décisions est une autre pratique très importante, parce que la décision nous oblige à regarder en avant et à tenter de prévoir les conséquences.

Pratiquer des sports d’équipe est une activité qui nous invite à penser un, deux jeux d’avance ; c’est l’anticipation, qui fait que tous les plus grands joueurs se démarquent dans tous les sports.

Finalement, développons notre intuition par des exercices de visualisation de 10 à 20 minutes par jour. Pour développer la force, il faut travailler en force ; ce n’est pas différent pour la visualisation. Les gens qui connaissent le plus de succès sont-ils rationnels ou intuitifs ? Alors, pourquoi passer des heures et des heures à se perfectionner uniquement sur les connaissances rationnelles comme les logiciels, gestion du temps, gestion, marketing, etc… Où croyez-vous, les grands maîtres, les gourous de la finance et les grands artistes trouvent leur connaissance ? Pensez-vous que leur succès et leur inspiration sont le fruit du hasard ou de la chance ? Pensez-vous qu’ils méditent simplement pour leur image personnelle ? Visualisez pour matérialiser vos rêves… et vous serez capable de mesurer votre réussite. Pratiquez la visualisation et vous verrez…

« En se donnant le DROIT DE VOIR autrement, on se donne le POUVOIR D’AGIR autrement. »

Site de l’auteur : www.coachmanagement.ca
Carolle Anne Dessureault
Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

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Message par Patlotch le Dim 3 Mar - 7:43


libre

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Message par Florage le Ven 22 Mar - 6:02


un "héros"

c'est ainsi qu'il fut présenté par deux "philosophes", l'un "marxiste humaniste", Le Moine bleu, l'autre "nietzschéen" de la "Nouvelle-Droite", Thibault Isabel


Le « gilet jaune » estime qu’il aurait dû bénéficier de cette somme si la plate-forme n’avait pas clôturé, au bout de deux jours, la cagnotte de soutien créée par un de ses proches.

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L’ancien boxeur Christophe Dettinger – condamné à un an de prison en semi-liberté pour violences volontaires sur deux gendarmes mobiles à Paris le 5 janvier – et son épouse, Karine, ont fait délivrer, mardi 19 mars, une assignation devant le tribunal de Paris à la plate-forme de cagnotte en ligne Leetchi. Ils lui réclament 3 120 768 euros de dommages et intérêts, selon une information du site 20 minutes.

Christophe Dettinger estime en effet qu’il aurait dû bénéficier de cette somme si Leetchi n’avait pas clôturé, au bout de deux jours, la cagnotte de soutien créée par un de ses proches. Celle-ci devait rester initialement en ligne durant quarante-cinq jours. « En droit civil, on appelle cela la “perte de chance” », justifie son avocate Laurence Léger auprès de 20 minutes.

La cagnotte toujours bloquée
Face aux vives critiques suscitée par la création de cette cagnotte, Leetchi avait décidé de la clôturer au bout de qurante-huit heures, le 8 janvier, rappelant que ses conditions générales d’utilisation (CGU) « proscrivent toute incitation à la haine ou à la violence » : « Au vu du montant atteint à ce jour, la cagnotte n’accepte désormais plus de contributions. Le reste de l’argent collecté sera remboursé aux participants lorsque l’ensemble des démarches juridiques auront été financées. »

Or, même si Christophe Dettinger n’avait pas encore été jugé à l’époque, il était soupçonné d’avoir porté des coups à deux gendarmes sur une passerelle à Paris, samedi, lors de l’acte VIII de la mobilisation des « gilets jaunes ».

Dans un communiqué, l’entreprise s’engageait alors « à ce que les sommes collectées servent uniquement à financer les frais de justice conformément à nos CGU et à la législation en vigueur ». Christophe Dettinger réclame également le versement de cette somme, bloquée par Leetchi depuis le 8 janvier.

Contactée par 20 minutes mercredi, la plate-forme de cagnotte ne souhaite pas commenter cette assignation en justice, et rappelle qu’elle aussi a saisi la justice afin de savoir si la cagnotte avait été créée dans de bonnes conditions.

Florage

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Message par Florage le Dim 7 Avr - 14:19


surréaliste en sous-réaliste mou ?
appliqué aux Gilets jaunes


« Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard. »
Louis Aragon, Traité du style, 1928
Patlotch a écrit:Guy Girard revendiquant Breton surréalisme près d'un siècle plus tard, on ne s'étonnera pas qu'il soit cinq fois plus crétin que les surréalistes de la deuxième vague, ni que l'ÉcrivainAnarchisteClaudeGuillon s'arrête sur ce texte d'un paraît-il poète et peintre surréaliste supposé hériter de Breton croisé avec Ernst Bloch et refourguant Fourier, tout ceci sans complexe, bien que sans intérêt ni poétique ni plastique à considérer ses œuvres : on se reconnaît entre surfaits de tous milieux. Là, à tous points de vue, c'est le bas-de-gamme, mais qui marche en "milieu radical"

GILETS JAUNES, RÉVOLTE NOIRE
Guy Girard, du "Groupe surréaliste de Paris" chez Claude Guillon,

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les perles en gras
Depuis le 17 novembre 2018, partout en France, des hommes et des femmes ont revêtu le gilet jaune que les automobilistes enfilent pour signaler que leur véhicule, immobilisé au bord de la route, a quelque avarie. Mais cet accessoire imposé par les règles de la sécurité routière est depuis l’automne dernier devenu un signal de détresse collective et tout autant l’emblème de colères refoulées depuis des années qui, sans crier gare, se sont muées, par-delà protestations et revendications certes parfois confuses, en une véritable révolte populaire. À petites causes grands effets, si l’on se souvient que celle-ci fut déclenchée par l’annonce de la hausse, une fois de plus, des taxes sur le carburant. La cause réelle est l’appauvrissement continu d’une vaste partie de la population, que par euphémisme on nomme classe moyenne pour ne pas employer le terme plus exact de classe prolétaire puisqu’elle regroupe ouvriers, employés, paysans endettés, chômeurs, petits artisans, retraités aux maigres ressources, hommes et femmes vivant ou survivant alentour de ce seuil de pauvreté derrière lequel seulement s’ouvrent l’une après l’autre les portes du désespoir, de l’angoisse et, hélas, de la culpabilité. N’a-t-on pas suffisamment ressassé à tous ceux-là qu’ils ne sont rien, tout juste utiles à consommer marchandises et illusions, dont la moindre n’est pas que, de toute façon, la marche de ce monde, conduite par les lois du marché, est par nature le mouvement même de la réalité?

De la misère sociale qui accable ceux qui ont en masse revêtu ces gilets jaunes, le discours dominant avait cyniquement déduit qu’elle s’accompagnait nécessairement d’une misère intellectuelle et sensible, répondant servilement à celle qui est inlassablement promue par tous les instruments de crétinisation, depuis le gadget électronique dernier cri jusqu’aux bains de foule hystériques [les bains sont hystériques, pas les foules] dans les stades, depuis l’usage de plus en plus massif de tranquillisants et de drogues diverses jusqu’aux viols des consciences par les communautarismes et autres idolâtries identitaires ["moi, j'ai pas de race, voyez-vous..."]. Ce n’est plus qu’ainsi que se définit l’idée de progrès, cette mystification accompagnant la religion profane du capital, qui se réalise de courbe de croissance en courbe de croissance, dans un progrès technique qui vise à réduire, de façon de plus en plus fonctionnelle, l’individu à un corps-marchandise, bientôt lardé de puces électroniques, dont l’une attestera devant la police, de ses bonnes volontés de citoyen [critiquer le capital sur ce registre humaniste contre la marchandise est devenu un lieu commun qui ne mange pas de pain]. Le jeu politique n’est plus dès lors entendu que comme l’acquiescement grégaire, à dates fixes [ce que ne sont pas les Gilets jaunes ?], à cette ignoble supercherie qui est donc en train de se découvrir contestée, d’abord dans ses modes puis dans son principe même.

Si l’occupation des ronds-points a ainsi montré que tout ne tournait plus aussi rond dans les têtes des gilets jaunes que dans l’éternel retour du peu de réalité, les manifestations qui ont suivi et qui se répètent chaque samedi dans les rues de Paris et celles de tant de villes de province, ces défilés ou plutôt ces dérives au large des habitudes consenties et au cours desquelles se réveillent, encore trop peu, ces bons instincts de destruction (ah, Bakounine!) sont les saturnales rythmant l’émergence d’un désir de profonde rupture, sinon encore de révolution. Certes, pour l’instant [sic], les forces de l’imagination collective ne sont pas telles qu’elles puissent produire en ce moment de crise, à nouveau visible par tous, de la civilisation capitaliste, une utopie invitant à la complète réinvention des modèles sociaux de production et d’interprétation de la réalité, autrement dit à un ré-enchantement du monde ; néanmoins il est frappant de constater combien reste vivace le mythe de la Révolution française. Les gilets jaunes d’aujourd’hui, dès lors qu’ils ne se laissent pas embourber dans le marais du soi-disant « grand débat national » qui n’est rien d’autre qu’un soporifique exercice de communication organisé par les politiciens au pouvoir [dsl, ce n'est pas que ça, voir ici], sont appelés à devenir les sans-culottes de demain [sic]. Comme en 1789, il y a toujours des privilèges à abolir, ou mieux, à partager entre tous ! Comme en 1789, il y a toujours des Bastilles à prendre et des châteaux à brûler : des agences bancaires, édifices publics et sous-préfectures ont été vandalisés – mais c’est trop peu ! Comme en 1789, sont écrits des cahiers de doléances: mais ce sont des cahiers de défiance et d’insolence qui gagneraient à être écrits et à circuler, et non pas en direction des bureaux ministériels ! A la Marseillaise qui est si souvent chantée chaque samedi par les manifestants, certes on préférerait entendre une version mise au goût du jour de la Carmagnole ! Et s’il faut des drapeaux, qu’ils soient plutôt rouges et noirs plutôt que ces torchons tricolores ! Mais on se garde d’oublier que ce mouvement n’est radical, pour l’instant, que dans les excès de sa colère et non pas encore dans l’élaboration d’un projet collectif. Les références à 1789, à ce mythe fondateur d’une communauté humaine jamais encore advenue, pour heureusement surprenantes qu’elles soient, ne doivent pas non plus cacher l’amnésie de toute la geste du mouvement ouvrier depuis deux siècles, qui explique peut-être la difficulté qu’ont les gilets jaunes à mettre en pratique d’autres moyens d’action, plus subversifs, que les rassemblements du samedi, aussi nimbés de belles étincelles émeutières soient-ils. Bloquer l’économie, par les moyens du sabotage et de la grève générale ou par toutes les joies possibles de la désertion de la vie quotidienne, reste le grand pas à franchir pour que ce qui se passe d’enthousiasmant depuis la mi-novembre, ne s’inverse pas sous le signe de la défaite et de la résignation qu’attendent, chacun dans leur bordel de campagne, les palotins * du prurit électoral.

Il est d’ores et déjà néanmoins acquis que, malgré la répression et les violences policières, malgré l’acharnement de la plupart des médias à taire la vérité de ce mouvement sous de grossières caricatures, malgré la publicité ainsi faite à l’intrusion dans les cortèges hebdomadaires de nazillons en service commandé, malgré les soucis électoralistes de certains gilets jaune pâle et malgré la division entre manifestants et casseurs entretenue par tous ceux qui restent aveugles à la nature intrinsèquement destructrice du capitalisme, il est, oui, maintenant évident que pendant toutes ces journées de colère et de révolte inapaisée, a recommencé à circuler une parole libérée de ses routines. Des gens se parlent en marchant ensemble dans les rues, en se moquant ou en insultant ensemble les flics ; les réseaux sociaux sont détournés de leur logique hypnotique ; et chacun au dos de son gilet jaune a écrit une formule souvent percutante où l’humour est l’amorce de la poésie et de la poésie faite par tous. [on en redemande, de cette poésie médiatico-spectaculaire sur les Champs Élysées, qui aurait sûrement plu à Lautréamont, Rimbaud et Breton réunis : autant qu'à Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Alain de Benoist ?]

https://lignesdeforce.files.wordpress.com/2019/04/bdf-rouen-29-12-2018.png?w=680&h=460
 Bâtiment de la Banque de France en feu à Rouen (29 décembre 2018).

Ainsi, au fur et à mesure que ce mouvement dure – aujourd’hui 30 mars 2019 il en est à son vingtième acte hebdomadaire! – les propos échangés, les réflexions partagées, les slogans bombés sur les murs prennent en des élans variables une tournure ouvertement radicale pour ceux et celles que les diverses tactiques de démoralisation essayées par l’État ne réussissent ni à endormir, ni à effrayer. La chronique de cette révolte sans idéal ni idéologie retient déjà divers épisodes comme en décembre dernier, à Paris, le saccage de l’Arc de Triomphe, cet abject symbole guerrier, puis en janvier la destruction de la porte d’entrée d’un ministère ou en province le début d’incendie d’une sous- préfecture… Chaque manifestation aura eu son lot d’affrontements avec la police, de bris de vitrines, de voitures incendiées et le plus souvent possible de pillage (ou de réappropriation individuelle), et on vit, lors de la belle journée du samedi 16 mars, les Champs Élysées mériter enfin leur nom de plus belle avenue du monde. Aussi fallait-il certes s’attendre, dès lors qu’avec une évidence renouvelée, il apparait que la démocratie représentative ne représente que les intérêts de la bourgeoisie [l'Assemblée des assemblée de Commercy à Saint-Nazaire, quelle alternative ultra-outre-démocratique !], à ce que l’État dévoile une fois de plus sa nature intrinsèquement autoritaire. S’additionnant à des lois sécuritaires – donc scélérates – qui furent votées lors des précédents gouvernements, les interdictions de manifester en tel ou tel lieu (dorénavant, par exemple, les Champs Élysées) sont promulguées par les préfets dépendant du ministère de l’intérieur, cependant que la flicaille (police et gendarmerie) a reçu l’ordre adopter de nouvelles tactiques pour réprimer plus violemment encore – et avec l’aide de l’armée, si nécessaire – les manifestants dont le nombre, quatre mois après le début de ce mouvement, ainsi que le soutien parmi la population, restent toujours inquiétants pour un pouvoir pressé de reprendre «le calendrier des réformes», c’est-à-dire de reprendre l’offensive dans la guerre sociale.

Il faut pourtant constater que, à ce jour, ce mouvement des gilets jaunes n’a pas su ou pu reprendre l’avantage sur les premiers terrains qui virent son émergence : les ronds-points sur les routes et les péages d’autoroutes, d’où ils furent délogés courant décembre, ni qu’il n’a non plus réussi, malgré quelques tentatives, à « bloquer l’économie » en occupant quelques lieux symboliques de l’exploitation capitaliste (un centre de redistribution d’Amazon, [la distribution toujours en place de la production] par exemple ou ce week-end, une poudrière fournissant des gaz lacrymogènes à la police). Manque d’expérience des luttes sociales, ou manque de leaders charismatiques : les gilets jaunes ne sont pas tombés de la dernière pluie [ça dépend...], qui ne donnent aucune marque de confiance ni aux syndicats, ni aux diverses chapelles gauchistes et ni non plus aux sirènes de l’extrême-droite, réfutant ainsi en ce cas la réduction de leur mouvement à une éruption de populisme. Car le fait même que les revendications, les slogans, les désirs mêmes exprimés par les gilets jaunes soient si divers, de la naïveté la plus attristante (ces demandes de référendum ou de démission du président !) à la lucidité la plus désespérée, le fait surtout qu’est à chaque fois insatiable l’envie de parler, d’échanger, de nouer ou de renouveler les liens d’une fraternité fragile mais évidente, d’une communauté d’expériences vécues enfin hors du monde marchand, cela montre sans doute que ce qui se passe de nouveau dans ce mouvement, c’est l’invention [du néo-fascisme-racisme-identitaire-franco-européen qui vient, ça c'est sûr, avec l'aide des outré-gauche blancs sur blancs gréco-juifs éclairés des Lumières de Temps Critiques à Guillon and Co], non encore consciente mais ritualisée chaque samedi, d’un temps autre, d’un temps absolument différent de celui qui règle sur le mode du « toujours plus vite » la production et la circulation de la marchandise. Temps, entre deux moments émeutiers, de la palabre et de la déambulation collectives dans ces beaux quartiers qui n’ont jamais rien vu de tel. Aussi émouvantes qu’une banque qui brûle, ces découvertes d’un temps long et lent ont entamé un processus d’usure des réflexes chronophages des appareils de domination : les flics sont fatigués et leurs chefs encore plus, dit-on. Ainsi s’inaugure un jeu de patience qui sera peut-être une pièce maîtresse pour que se donne à imaginer un nouveau désir de révolution.

Guy Girard, du groupe surréaliste de Paris

11 février – 31 mars 2019

* Palotins, êtres mécaniques serviles créés par les pouvoirs pataphysiques du Père Ubu d’Alfred Jarry [not C. G.]

Florage

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Message par Florage le Jeu 11 Avr - 18:03


RICHE et... ET QUOI, au juste ?
JUSTE, tout court...


Contre l’islamisme, faites comme George Clooney :
boycottez le Plaza Athénée!

Jean Paul Brighelli, Blog Causeur, 11 avril 2019
Patlotch a écrit:rappelons pour les inhabitués du lieu que le Plazza Athénée, propriété de Brunei Investment Agency, est un palace-hôtel, Avenue de Montaigne à Paris, où les prix des chambres et suites pour deux personnes vont de 1.110 à 5.705 €

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE... Paris-plaza-athenee-presidential-suite-livingroom-1920x840
Suite présidentielle, 5.705 €

Georges Clooney est « l'acteur le plus riche du monde ». Il a vendu en 2017 son entreprise Casamigos, distillation de tequila au Mexique, pour 1 milliard de dollars... J'ignore quelle chambre il avait l'habitude de réserver, s'il y pratiquait l'adultère ou l'homosexualisme, et je m'en fous

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE... George-clooney-brunei-lapidation-boycott-1200x725
George Clooney lors d'un gala à Los Angeles, juin 2018. ©Chris Pizzello/AP/SIPA

mais tant pis pour qui ne peut pas boycotter...
Vous rappelez-vous Outspan ? C’était au milieu des années 1970, et nous nous achetions une bonne conscience anti-apartheid en refusant de consommer des oranges sud-africaines.OutspanCe n’est pas ce qui a directement libéré Mandela, mais enfin…
Et puis il y a eu Nike, accusé à la fin des années 1990 d’utiliser à bon compte la sueur des enfants asiatiques. En pleine campagne de promotion des Air-Jordan. L’ex-star des Chicago Bulls avait bonne mine…
Et maintenant, le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah. Ce gentil garçon dont le frère, Jeffri, a été accusé en 1997 par Shannon Marketic, Miss USA 1992, de l’avoir — elle et quelques autres, dont Brandi Sherwood, Miss USA 1997 — séquestrée, droguée et violée, sous prétexte d’engagement pour travail promotionnel. Le sultan lui-même a nié les faits — et il s’est trouvé un juge américain pour déclarer la plainte irrecevable, puisque tous ces jolis cocos jouissaient de l’immunité diplomatique.

George Clooney a battu sa coulpe. Oui, il a séjourné dans l’un ou l’autre des neuf palaces dont il suggère le boycott. Mais il ne savait pas : le sultan était juste un despote ordinaire, en place depuis 1968. Pas encore le fou de la charia qu’il est devenu, décidé, pour attirer chez lui des capitaux charialement purs, à lapider les homosexuels et les femmes adultères. Depuis le 3 avril, la loi est entrée en vigueur. Du moins, a précisé un communiqué du sultanat, pour les habitants de confession musulmane. Pour les autres, ce sera à débattre (comme plâtre, sans doute).

(Pour la lapidation des hommes adultères, on verra plus tard : insupportable disparité ! Je demande à être lapidé comme mes femmes. Il n’y a pas d’échappatoire à la parité !)

Pour fonctionner, un boycott n’a pas à être total. Ou c’est alors un blocus : sans Waterloo-morne-plaine les Anglais auraient crevé de celui que leur imposait Napoléon, tout comme ils avaient très mal ressenti le Boston Tea Party de 1773. Il n’a pas besoin non plus d’être respecté à la lettre. Il suffit qu’il écorne assez les revenus de l’entreprise concernée pour que sa marge bénéficiaire s’effrite. Pour Outspan, ça n’a pas mal marché, les ventes de l’exportateur d’agrumes ont reculé de 25%. Nike, qui connaissait l’histoire, a rapidement fait pression sur les gouvernements des pays où l’entreprise s’était délocalisée. Toujours ça de pris : les petits Vietnamiens sont toujours aussi mal payés, mais ils sont moins battus.
Quant à Israël, dont on est censé refuser les produits (les dattes Jordan Valley, les oranges Jaffa, les avocats — les vrais, pas William Goldnadel — de chez Kedem et les produits épilatoires Epilady, en plein boom depuis que l’on traque le poil dans ses derniers retranchements), je n’ai pas entendu dire que les appels au boycott aient fait avancer d’un iota la cause palestinienne, ou découragé le cynisme effronté de Bibi. Un boycott trop large rate sa cible.

« Chaque fois que nous prenons une chambre dans l’un de ces neuf hôtels, nous mettons de l’argent directement dans la poche d’hommes qui choisissent de lapider ou de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d’adultère. » L’appel de Clooney, relayé immédiatement par Elton John qui prêche pour sa paroisse, peut marcher : comptez sur Twitter-on-Hollywood pour signaler à la vindicte publique les salopards qui iront se goinfrer la cuisine de Ducasse avenue Montaigne, au Plaza, ou Rue de Rivoli, à l’hôtel Meurice, qui est aussi dans le portefeuille du jeteur de cailloux.
Je sens que les balcons du Plaza vont rapidement défleurir, et que les arcades du Meurice seront vite désertes.
Heureusement, il nous reste le Ritz.

Sinon, que fait-on pour empêcher les islamistes d’appliquer les consignes de leur livre incréé ?
On les vire à Brunei ? Hmm… 5765km2. Pour 1,6 milliards de musulmans, cela fait peu, d’autant que la manne pétrolière commence à se raréfier. Mais en ajoutant l’Arabie Saoudite, où ils ne seraient pas privés de déserts, et le Qatar, fertile en footballeurs, on s’en tire un peu mieux.
J’exagère, bien sûr : une majorité (assez courte, en fait) de Musulmans préfère le libéralisme occidental au règne de la charia. J’en connais même un certain nombre qui nés dans une culture musulmane, sont aujourd’hui incroyants et ont adhéré avec enthousiasme au pata negra, au filet mignon déglacé au porto et aux œufs frits cassés sur un figatelli d’origine.
C’est tout de même mieux que trente jours de jeûne diurne et d’orgie nocturne de Fanta.

Clooney, qui est un garçon manifestement intelligent, a parfaitement ciblé son appel : la cause des femmes adultères, qui ne fait pas tressaillir un cil de chienne de garde, aurait été en soi un peu faiblarde. En y ajoutant les homosexuels, il est sûr de rameuter toute une intelligentsia qui hurle habituellement à l’islamophobie dès que l’on suggère que la burka (pour toutes), les rues interdites, et l’excision programmée (pour les Musulmanes africaines), ce n’est pas trop féministe ni socialement avancé. Islamophobie ! hurlent ces belles âmes. En revanche, la défense des homos, à Hollywood (voir The Celluloid Closet, l’admirable documentaire sur la façon dont pendant 40 ans les cinéastes ont contourné le code Hays qui interdisait toute allusion à l’homosexualité au cinéma), ça parle haut et fort. Et quoique les palaces soient un marché de niche, qui sait si en commençant par ce bout-là on ne finira pas par convaincre Vulgum Pecus, y compris les musulmans intelligents, que le catholicisme jésuite était tout de même autrement confortable que l’intégrisme — d’où qu’il vienne. Et que sous sa forme laïque, entérinée par cette loi de 1905 que Macron a si fort envie de « toiletter », il est définitivement plus fréquentable que ces gens qui ont du pétrole, beaucoup de pétrole, mais les idées courtes.

Florage

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