SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch
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DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ?

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Message par Florage le Sam 30 Mar - 18:17

« L'Asie (dont le nom vient de la racine sémitique « esch », qui désigne le lieu où se lève le Soleil) est un des sept continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Avec 43 810 582 km2 de terres et 4,3 milliards d'habitants, l'Asie est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées) et le plus peuplé (environ 60 % de la population mondiale). L'Asie est davantage un concept culturel qu'une entité physique homogène. »
ainsi parlait Wikipédia

DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ? ASIE-mapOK-clic

des nouvelles de Chine
banques, intelligence articifielle, et CO2


BANQUES CHINOISES
Bénéfices en hausse pour les grandes banques en 2018
Le Figaro avec AFP  30/03/2019

Les grandes banques étatiques chinoises ont enregistré des bénéfices en hausse en 2018, mais ont prévenu que les incertitudes planant sur l'économie mondiale risquaient de peser sur le secteur cette année.
Bank of China (BOC), la première banque commerciale du pays pour les échanges de devises, a publié vendredi un bénéfice de 192,44 milliards de yuans (25,5 milliards d'euros) pour 2018, en hausse de 4%. Cette bonne performance a été attribuée par la banque à une économie «stable» et la «politique monétaire prudente» du gouvernement chinois.

Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), la plus grosse banque chinoise en termes d'actifs, avait publié jeudi un bénéfice net annuel de 297,68 milliards de yuans (39,45 milliards d'euros), en hausse de 4,1%. De son côté, Agricultural Bank of China (ABC) a enregistré une hausse de 5% de son bénéfice net à 202,7 milliards de yuans (26,8 milliards d'euros), selon un communiqué publié vendredi. China Construction Bank (CCB), la deuxième banque du pays en termes d'actifs, a annoncé jeudi un bénéfice net de 254,66 milliards de yuans en 2018 (33,75 milliards d'euros), soit une hausse de 5,11%.

Mais le secteur « devra faire face à un environnement opérationnel compliqué en 2019», a commenté la BOC dans son rapport annuel. «Les moteurs de croissance de l'économie mondiale vont s'affaiblir, les marchés financiers internationaux continuent à être soumis aux risques de fluctuation, et le fonctionnement de l'économie sera exposé à de nombreuses incertitudes », a-t-elle ajouté.

La CCB a attribué cette «croissance soutenue» notamment à la décision de la Banque centrale chinoise de réduire le taux des réserves obligatoires des banques, une mesure de soutien à l'économie dans un contexte de guerre commerciale entre Pékin et Washington.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
La Chine s’apprête à dépasser les États-Unis dans le domaine de la recherche
Amandine Journal du Geek 15 mars 2019
Il y a moins de deux ans, en juillet 2017, la Chine publiait un ambitieux rapport dans lequel elle promettait de devenir le leader mondial de l’intelligence artificielle d’ici 2030. Jusqu’à présent détenu par les États-Unis, ce titre pourrait bien changer de mains plusieurs années avant la date promise.

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Crédit : Pixabay
Dans une récente recherche publiée par l’Allen Institute Artificial Intelligence explique en effet que si les États-Unis sont (pour le moment) encore les maîtres en la matière, la Chine aurait déjà dépassé la concurrence sur le plan théorique. Après avoir analysé plus de deux millions d’articles universitaires publiés entre 1982 et 2018, l’étude montre ainsi que l’Empire céleste a largement rattrapé son retard, et que si les tendances actuelles se confirmaient, il culminerait bientôt en tête des études les plus citées au monde.

IA faible / IA forte : on en est où au fait ?
En 1982, les 10% d’études les plus citées dans le monde autour de l’intelligence artificielle comptaient 47% de recherches américaines, contre 0% chinoises. Une tendance qui s’est largement inversée en 2018, puisque les États-Unis stagnent aujourd’hui à 29%, tandis que la Chine a largement rattrapé son retard, en se positionnant à 26%. Si le rôle du géant asiatique dans le futur de l’intelligence artificielle ne fait aujourd’hui aucun doute, il faudra sans doute attendre 2025 pour confirmer les prévisions avancées par l’Allen Institute.


Pour parvenir à réduire son intensité carbone, la Chine devra appliquer ses politiques environnementales avec sévérité, alors que ses émissions ont fortement augmenté en 2018.

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Des gratte-ciel à Yangzhou, en Chine, le 14 janvier. STR / AFP
La Chine devrait atteindre facilement son objectif de stabilisation des émissions de gaz à effet de serre avant 2030, comme elle s’y est engagée dans le cadre de l’accord de Paris. Mais elle devrait avoir du mal à faire passer à 20 % de son mix énergétique la part d’énergies non fossiles, selon une étude publiée dans la revue Nature Communication.

Les émissions chinoises de CO2 ont augmenté de 3 % en 2018, la plus forte hausse depuis 2013, a calculé Greenpeace, preuve que le seul ralentissement de la croissance chinoise ne suffira pas à limiter l’impact environnemental du premier pays émetteur de CO2 du monde. Pour y parvenir, la Chine devra accélérer la réforme de son secteur énergétique et appliquer avec sévérité toutes les mesures environnementales annoncées ces dernières années, souligne l’étude.

Dans le cadre de l’accord de Paris signé en 2015, la Chine s’était engagée à réduire son intensité carbone, les rejets de CO2 par unité de produit intérieur brut, de 60 % à 65 % par rapport à 2005, et d’atteindre le pic de ses émissions autour de 2030, « tout en s’efforçant de l’atteindre au plus tôt ».

La Chine, responsable du quart des émissions mondiales, prévoyait aussi de porter la part des énergies non fossiles dans son mix énergétique à 20 % d’ici à 2030. L’accord de Paris avait pour objectif de contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2 °C » par rapport aux niveaux préindustriels, mais les engagements pris par les Etats sont largement insuffisants pour y parvenir. La Chine avait notamment été critiquée pour ses engagements peu ambitieux.

« Peu de place pour l’autosatisfaction »
L’étude dirigée par Fang Zhang et Kelly Sims Gallagher, de l’école Fletcher pour les politiques climatiques de l’université américaine Tufts, conclut que la Chine peut atteindre le pic de ses émissions en 2026. « Nous estimons probable que la Chine atteigne son pic d’émissions à l’avance, mais il y a peu de place pour l’autosatisfaction. Les engagements de la Chine décrits dans l’accord de Paris, ne seront atteints que si les politiques actuelles sont appliquées pleinement et efficacement, si le secteur de l’énergie est réformé avec succès, et si le système de crédits carbone est mis en place au niveau national », peut-on lire dans la présentation du rapport.

En plus de leurs estimations quantitatives, les chercheurs ont adressé un questionnaire à 18 experts des questions énergétiques et environnementales en Chine. Deux réformes sont jugées déterminantes. La réforme du secteur de l’énergie, d’abord, un vaste chantier visant à introduire des mécanismes de marché dans un secteur fragmenté, planifié, et dominé par les entreprises d’Etat réfractaires au changement.


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au Monde, hein, chez moi tout est gratuit,
sans banques,  intelligence artificielle ni pollution


drunken



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Message par Florage le Dim 31 Mar - 7:10


vol de terres, pollution des eaux et des sols,
poisons alimentaires, travailleurs sans droits


La controverse enfle en Birmanie :
une plantation de bananes de l'Etat Kachin en photos

Global Voices, 30 Mars 2019

Cet article de Nan Lwin est issu de The Irrawady, un site d'information indépendant de Birmanie, et il est republié sur Global Voices dans le cadre d'un accord de partage de contenu.

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Cette plantation de bananes de 500 acres [environ 200 hectares] dans la petite ville de Lamyang dans l’État Kachin s'éveille normalement à 7 heures tous les matins. Les travailleurs, hommes et femmes confondus, dont la plupart viennent de l’État Rakhine, transportent sur des palanches des régimes de bananes vertes tout juste cueillis vers une zone de traitement où les bananes sont rincées puis plongées dans une citerne remplie d'une solution chimique blanche. Personne ne sait ce qu'est cette solution, mais il paraît que “cela fait durer les fruits plus longtemps.” Les bananes sont ensuite chargées sous le regard vigilant des superviseurs chinois dans des camions à douze roues qui les achemineront jusqu'à leur destination finale : la province du Yunnan en Chine.

DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ? Kachin-banana-800x600

Selon un travailleur, “il faut presque quatre heures pour remplir entièrement un camion. Après, nous avons notre pause-déjeuner.”

La scène est un microcosme de la plantation de bananes issues de cultures in vitro de plus en plus présente dans l’État Kachin. Selon le ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de l'Irrigation de Birmanie, ce genre de plantations occupe plus de 60.000 acres de terres [environ 24.300 hectares] dans l’État Kachin. Des associations issues de la société civile affirment cependant avoir recensé dans l’État plus de 170.000 acres [environ 69.000 hectares] dans les villes de Waimaw, Bhamo, Shwegu, Mansi, Momauk et Dokphoneyan. La majorité des plantations sont à fonds chinois  et sont accusées de voler des terres, de porter atteinte à l'environnement et d'enfreindre les droits des travailleurs.


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Les plantations de bananes issues de cultures in vitro sont interdites au Laos et en Thaïlande mais sont devenues omniprésentes dans l’État Kachin ravagé par la guerre. La plupart des terres cultivées abandonnées par l'ethnie kachin déplacée sont maintenant des plantations.

D'après des signalements d'associations de la société civile, les entreprises utilisent des insecticides, des herbicides et des engrais et s'en débarrassent sans précaution. Les rapports indiquent que les produits chimiques polluent les réserves d'eau, contaminent le sol et tuent les poissons et le bétail.


DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ? Kachin-workers-800x600

Creative Commons License
Texte et photos de The Irrawaddy
Traduit par Maéva Rose

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Message par Florage le Lun 8 Avr - 19:20


DES THÉS INDIENS

VIDEO : 150 ans de thé de Ceylan dans la journée d'une cueilleuse
Global Voices
Traduction publiée le 23 Février 2019 8:00 GMT

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L'histoire de Saraswathi. Photographie fournie par Groundviews.

Cet article et sa vidéo par Salvaraja Rajasegar sont originellement parus sur Groundviews, un site web primé de journalisme citoyen au Sri Lanka. Une version adaptée est publiée ci-dessous dans le cadre d'un accord de partage de contenus avec Global Voices. Les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais.

Saraswathi a trente-huit ans. Elle se réveille à 5h30 pour envoyer ses enfants à l'école avant d'aller à son travail.

Son histoire met en évidence quelques unes des difficultés auxquelles est confrontée la communauté tamoule malaiyaha (des plantations), qui vit et travaille au Sri Lanka depuis plus de cent cinquante ans.

Les parents ont souvent du mal à donner à leurs enfants les repas requis par le programme de nutrition scolaire du gouvernement : le roti (galette de pain complet) qu'ils mangent régulièrement n'a aucune valeur nutritionnelle, mais est souvent le seul aliment qu'ils peuvent se permettre.

Au Sri Lanka, l'industrie du thé emploie, directement ou indirectement, plus d'un million de gens. La plupart des quelques cinq cent mille ouvriers des plantations sont des Tamouls. Ils descendent de la main d’œuvre bon marché amenée d'Inde au Sri Lanka par les colons britanniques au XIXe siècle. Plus de la moitié sont des femmes.

Pendant des années, ces ouvriers ont demandé une augmentation de leur salaire journalier de base à 1 000 roupies (environ 5 euros). Les syndicats et les plantations régionales ont récemment signé un Accord salarial collectif, qui fixe le salaire journalier de base à 700 roupies (environ 3,40 euros), mais cet accord a déclenché des grèves généralisées chez les ouvriers des plantations ainsi que des manifestations solidaires dans la capitale Colombo.

Lire aussi : Le prix du thé : luttes sri-lankaises pour un salaire équitable

Les plantations affirment qu'il est impossible de verser 1 000 roupies par jour. Bien que le thé de Ceylan soit l'un des principaux produits que le Sri Lanka exporte, le secteur a essuyé de lourdes pertes pour diverses raisons, dont la changement climatique. Cependant, comme l'histoire de Saraswathi le montre, le salaire qu'elle gagne est loin de suffire pour subvenir aux besoins de sa famille. La jeune génération d'ouvriers des plantations est de plus en plus souvent forcée de partir et de chercher un autre travail.

Regardez la vidéo (sous-titrée en anglais) dans l'original de l'article



Florage

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Message par Florage le Lun 8 Avr - 19:41


MANILLE, 3 avril (Reuters) - La croissance des pays asiatiques en développement risque de ralentir en 2019 et en 2020 comme en 2018, a déclaré la Banque asiatique de développement (BAD), citant une montée des risques économiques liée à la guerre commerciale sino-américaine et au Brexit.

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Les 45 pays d'Asie et d'Océanie concernés connaîtraient une croissance commune de 5,7% cette année contre 5,8% projetés pour 2018 et 6,2% observés en 2017, dit la BAD dans son rapport sur les perspectives de développement en Asie publié mercredi.

La BAD projetait en décembre une croissance de 5,8% en 2019. Elle prévoit 5,6% de croissance en 2020; elle serait la plus faible depuis 2001.

"Même si les hausses brutales des taux d'intérêt américains semblent avoir cessé pour le moment, les autorités doivent rester vigilantes en ces temps incertains", constate Yasuyuki Sawada, chef économiste de la BAD.

L'économie chinoise enregistrera sans doute une croissance de 6,3% cette année, poursuit la BAD, qui projetait le même taux en décembre, après 6,6% en 2018. En 2020, la croissance ralentirait encore plus pour ressortir à 6,1%.

Pékin a établi pour cette année un objectif de croissance de 6,0% à 6,5%.

L'Asie du sud restera la région asiatique jouissant de la plus forte croissance, la BAD projetant 6,8% cette année (7,1% prévus en décembre) et 6,9% en 2020.

Pour l'Inde, dont la croissance de l'an passé est anticipée à 7,0%, la BAD prévoit 7,2% de croissance cette année et 7,3% en 2020, des taux en baisse et une politique de soutien aux revenus agricoles dopant la demande.

En Asie du sud-est, la prévision de croissance de 2019 est ramenée de 5,1% en décembre à 4,9% - la Malaisie, Singapour, les Philippines et la Thaïlande enregistrant des croissances moins développées que la BAD ne le pensait jusqu'à présent - et l'institution basée à Manille prévoit 5,0% de croissance en 2020.

Mettant en avant des prix des matières premières stables, la BAD projette une inflation moyenne de 2,5% dans l'Asie en développement cette année, et non plus de 2,7%, et de 2,5% aussi en 2020.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Pierre Sérisier)


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Message par Florage le Lun 8 Avr - 19:55

L'Asie, leader mondial des inventions
Armelle Bohineust Le Figaro  20/03/2019

La créativité des États-Unis, leader mondial depuis des décennies, a reculé l'an dernier, avec moins de 57. 000 inventions.

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Côté entreprises, c'est le géant chinois des télécoms Huawei qui bat de loin les records,
avec 5 405 dépôts de brevets en 2018.
FRED DUFOUR/AFP
L'innovation change de continent. La majorité des brevets sont désormais déposés en Asie. La Chine, l'Inde, la Corée du Sud et les pays voisins sont à l'origine de plus de la moitié des demandes internationales (50,5 %), indique l'Organisation mondialede la propriété intellectuelle (Ompi). Tous pays confondus, l'innovation se porte bien: les demandes de brevets, 253 .000 l'an dernier, sont en hausse de 3,9 %. Mais la créativité des États-Unis, leader mondial depuis des décennies, a reculé l'an dernier, avec moins de 57. 000 inventions. À l'inverse, l'innovation a bondi en Chine (+ 9 %) et le pays prendra la première place d'ici deux ans, pronostique l'agence de l'ONU.

L'Europe conserve une place importante. Elle représente un quart des dossiers grâce à l'Allemagne, numéro quatre avec 20.000 demandes, la Grande-Bretagne (les inventions y progressent depuis cinq ans) ou la Finlande (+ 14,7 %). En revanche, la France, sixième du classement mais en recul de 1,3 %, et les Pays-Bas (- 6,6 %) tirent le continent vers le bas.

La communication numérique est le secteur le plus innovant (8,6 % des publications) devant l'informatique (8,1 %), les machines électriques, la technologie médicale et le transport. Côté entreprises, c'est le géant chinois des télécoms Huawei, actuellement dans le collimateur de Washington, qui bat de loin les records, avec 5 405 dépôts de brevets en 2018. Le japonais Mitsubishi Electric, numéro deux mondial, n'a déposé que 2 812 brevets.

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Message par Florage le Ven 12 Avr - 12:22


INDE :
PIÈGE À CONS POUR 900 D'INDIENS ?

Près de 900 millions de votants, les plus grandes élections de l'Histoire

En Inde, les élections de la démesure

Le Point.fr AFP 11 avril 2019

Les élections seront étalées sur six semaines et verront s'affronter notamment l'actuel Premier ministre Narendra Modi et l'héritier d'une dynastie politique bien connue en Inde, Rahul Gandhi.

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©️ Nasir Kachroo / NurPhoto
Du jamais-vu dans l'histoire de la démocratie à l'échelle mondiale. L'Inde organise dès ce jeudi des élections législatives hors norme. Celles-ci dureront près de six semaines pour laisser aux quelque 900 millions d'Indiens majeurs le temps de choisir qui intégrera le prochain gouvernement. Avec son 1,3 milliard d'habitants, l'Inde est incontestablement la démocratie du globe la plus peuplée. Et l'organisation du scrutin n'est pas simple : des déserts du Rajasthan aux villages tribaux du nord-est du pays, en passant par les montagnes du Cachemire et les mégapoles comme New Delhi et Bombay..., de nombreux bureaux de vote vont devoir être mobilisés. Les premiers ont ouvert ce jeudi à 7 heures locales (1 h 30 GMT), a pu constater l'Agence France-Presse.

Après cinq ans de pouvoir du Premier ministre Narendra Modi, l'Inde consacrera-t-elle l'enracinement des nationalistes hindous dans une société polarisée, ou choisira-t-elle l'alternance ? Un million de bureaux de vote seront nécessaires au total pour élire 543 députés de la Lok Sabha, chambre basse du Parlement. « C'est littéralement le plus grand exercice démocratique jamais entrepris dans l'Histoire du monde », a indiqué Milan Vaishnav, expert au Carnegie Endowment for International Peace à Washington. En raison des dimensions colossales du pays, le deuxième le plus peuplé au monde après la Chine, ces législatives sont découpées en sept phases, différentes régions votant à tour de rôle dans ce scrutin uninominal majoritaire à un tour, du 11 avril au 19 mai. Le comptage des voix sera effectué le 23 mai.

Quelque 91 circonscriptions situées dans les nord-est, sud-est et nord de l'Inde donnent jeudi le coup d'envoi de ces élections. « J'appelle ceux dont les circonscriptions votent dans la première phase aujourd'hui à venir en nombre record et à exercer leur droit », a tweeté le chef de gouvernement Narendra Modi dès l'ouverture du vote. « Je presse particulièrement les jeunes et primo-votants à voter en grand nombre », a-t-il ajouté. Dans le grand État d'Assam, dans le nord-est isolé du pays, des citoyens faisaient la queue devant des bureaux de vote dès 6 h 15 du matin, soit près de trois quarts d'heure avant leur ouverture, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse sur place.

Le populaire Narendra Modi contre l'héritier d'une dynastie politique, Rahul Gandhi
Âgé de 23 ans, Anurag Baruah fait partie des 84 millions de jeunes Indiens qui peuvent voter pour la première fois à ce scrutin national. « C'est une sensation incroyable de voter, qui me fait faire partie du système démocratique et me rend responsable d'élire un bon leader qui peut diriger le pays », a-t-il confié à l'Agence France-Presse. Propulsé triomphalement aux responsabilités en 2014 avec son Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien), Narendra Modi, 68 ans, compte bien être reconduit dans ses fonctions pour un second mandat. En travers de son chemin se dressent le parti du Congrès, formation qui a dominé la politique indienne depuis l'indépendance de 1947, ainsi qu'une myriade de puissants partis régionaux décidés à en découdre.

Barbe blanche impeccable et fines lunettes, le visage de Narendra Modi est partout en Inde. Panneaux et encarts publicitaires officiels, émission de radio mensuelle, couverture médiatique non-stop, réseaux sociaux : le Premier ministre est une présence constante dans la vie quotidienne des Indiens. Jusque récemment, rien ne semblait pouvoir arrêter le tsunami safran, la couleur emblématique des nationalistes hindous. Leur parti remportait presque toutes les grandes élections régionales – des scrutins stratégiques dans ce système fédéral. Mais plusieurs revers électoraux du BJP dans des États-clés du Nord à la fin de l'année dernière ont redonné espoir à ses adversaires et galvanisé l'historique parti du Congrès. Ce dernier est désormais emmené par Rahul Gandhi, 48 ans, nouveau porte-flambeau de l'illustre dynastie politique des Nehru-Gandhi.

Natif du Gujarat (Ouest) et vendeur de thé dans son enfance, Narendra Modi, formidable harangueur de foules, bénéficie d'une grande popularité due à ses origines populaires et à l'image d'homme fort qu'il cultive, notamment à travers son attitude martiale vis-à-vis du frère ennemi pakistanais. Son bilan économique est toutefois un talon d'Achille. Malgré un taux de croissance enviable vu de l'extérieur (6,7 % en 2017-2018), celle-ci est jugée insuffisante au vu du potentiel et des besoins du géant démographique. Le pays n'arrive pas à générer assez d'emplois pour le million de jeunes qui arrivent chaque mois sur son marché du travail et, dans les campagnes, la grogne des agriculteurs monte.

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Message par Florage le Dim 21 Avr - 9:21


Entre subventions et quotas, la Chine domine le décollage mondial de la voiture électrique et force tous les constructeurs à accélérer l'électrification de leur gamme -- tandis que d'audacieuses start-up chinoises se préparent déjà à brancher leurs modèles en Europe.

DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ? Electric-car-china
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De 4x4 urbains en berlines haut de gamme, les nouveaux véhicules électrifiés tiennent la vedette au salon automobile de Shanghai: GM, Nissan, Ford ou Renault avec sa citadine K-ZE, peu échappent à la lame de fond.

Sur le colossal marché chinois, les voitures électriques et hybrides représentent 4%, mais leurs ventes ont grimpé en flèche de 62% en 2018, à 1,3 million d'unités écoulées... à contre-courant des autres segments, en berne.

Pour les groupes étrangers, impossible de faire l'impasse: nouveau venu, Renault se concentre d'emblée sur l'électrique car "c'est le segment qui monte", reconnaît son patron Thierry Bolloré.

"Dans l'électrique, il faut d'abord réussir en Chine. Ce pays mène la danse en terme d'environnement réglementaire"
, insiste Stephan Wöllenstein, patron de Volkswagen Chine.

Les défis abondent: le géant asiatique accapare la moitié (56%) des ventes mondiales de voitures électriques, et le marché est monopolisé en Chine à plus de 90% par des marques locales, comme celles du leader BYD ou des géants étatiques SAIC et BAIC.

"Les marques étrangères n'ont pas trop réussi. Peut-être connaissions-nous mieux l'attente des consommateurs et, technologiquement, nous étions préparés au décollage", grâce notamment à l'embauche d'ingénieurs étrangers réputés, explique à l'AFP Li Yunfei, vice-directeur général de BYD.

Avec 227.000 véhicules électrifiés vendus l'an dernier, BYD est le numéro un mondial sur ce créneau.

"Les Chinois sont partis plus vite" mais, sans une vigoureuse impulsion étatique, ce décollage n'aurait pas eu lieu, nuance Laurent Petizon, expert d'AlixPartners.

"Mesures incitatives stables, infrastructures de recharge, usines de batterie, norme unique de recharge... la seule main du gouvernement chinois dirige tout, on ne voit pas ça ailleurs."

- 'Canards boiteux' -
Pékin accorde depuis plusieurs années de généreux rabais fiscaux aux acheteurs d'un véhicule propre -- de quoi gonfler les ventes et faire exploser l'offre, avec plusieurs dizaines de constructeurs recensés.

Si bien que le gouvernement a annoncé fin mars sabrer bientôt de moitié cette subvention avant sa suppression l'an prochain, pour encourager la compétitivité et stimuler l'innovation.

BYD applaudit: "Le dernier durcissement réglementaire en 2015 avait écarté les incompétents abusant des subventions. Cette fois, il s'agit de doper les meilleurs produits et technologies en éliminant nouveaux entrants et +canards boiteux+", affirme M. Li.

Même sans avantage fiscal, les constructeurs étrangers misent sur l'électrique, tendance lourde: "Il reste de fortes incitations non fiscales, des facilitations pour obtenir une immatriculation dans les grandes villes", assure Hubertus Troska, patron de Daimler Chine.

Surtout, l'industrie n'a guère le choix: Pékin impose depuis cette année des quotas draconiens de production de voitures électrifiées à tous les constructeurs.

Sous pression, ceux-ci ont multiplié les filiales dédiés à l'électrique pour gonfler leur offre.

L'américain Tesla, lui, construit une usine près de Shanghai, mais se trouve déjà contesté sur l'électrique haut de gamme par des rivaux locaux comme Nio.

- 'Cheval de Troie' -
Des groupes chinois lorgnent désormais l'international: les complexes procédures d'homologation de moteurs thermiques liées aux émissions entravaient l'accès aux marchés américain ou européen, mais "l'électrique élimine cette barrière à l'entrée", observe Xavier Mosquet, expert du cabinet BCG.

"Certains y voient le +cheval de Troie+ des Chinois" pour pénétrer les marchés occidentaux, abonde M. Petizon. Avancés technologiquement, ils contrôlent déjà capacités de production de batteries et matières premières indispensables.

Les groupes étatiques BAIC et GAC (présent aux derniers salons auto de Paris et Détroit) affichent leurs ambitions. BYD, lui, fabrique et commercialise déjà des bus électriques aux Etats-Unis et en Europe, mais sans franchir le pas des voitures.

Finalement, des start-ups chinoises pourraient précéder ces grands constructeurs: Aiways, fondée en 2017, prévoit de commercialiser dès 2020 en Europe un SUV électrique et hyper-connecté produit en Chine avec des coopérations allemandes.

Lynk&Co, start-up lancée par le chinois Geely, propose depuis 2017 en Chine ses modèles premium branchés: ils seront disponibles l'an prochain aux Pays-Bas, assure son directeur Alain Visser.

Mais avec une stratégie commerciale particulière: "Nous ne vendrons pas les voitures. Vous pourrez en conduire une en échange d'un abonnement mensuel, à la façon d'un +Netflix automobile+", explique M. Visser. De quoi introduire progressivement la marque sur un marché européen très fermé

Florage

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Message par Florage le Sam 27 Avr - 22:06


AU SOMMET DE PÉKIN BOUDÉ PAR LES OCCIDENTAUX
LA CHINE REBAT LES CARTES DU MONDE

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La nouvelle carte du monde, vue de Pékin
Le Temps, 26 avril 2019

La Chine accueille, du 25 au 27 avril, le deuxième forum sur la nouvelle Route de la soie. Lancée en 2013, l’initiative a fini par s’imposer comme un grand projet d’infrastructures pour relier l’Empire du Milieu à l’Europe, au reste de l’Asie, au Moyen-Orient et à l’Afrique. Pékin a promis plus de transparence et de consultations avec les 150 pays partenaires

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Source : Rand Institute.
Patlotch a écrit:Une quinzaine de trains chargés d’énormes conteneurs quittent chaque semaine la gare de Chongqing, à 1500 kilomètres au sud-ouest de Pékin, traversent le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie et la Pologne avant d’arriver à destination à Duisburg, ville portuaire sur le Rhin, dans la région industrielle de la Ruhr allemande. Le parcours de 10 000 kilomètres dure dix jours. Les trains amènent des marchandises chinoises, notamment électroniques, et repartent avec des produits européens: lait, pièces automobiles, machines-outils, produits chimiques ou encore du vin.

Ouverte en 2014, la ligne Chongqing-Duisburg n’est qu’un fragment de l’immense projet d’infrastructures baptisé la nouvelle Route de la soie. Lancé en 2013 par le président chinois Xi Jinping, il comprend un réseau de routes et de voies ferrées (anciennes et nouvelles) ainsi qu’une voie maritime qui relie la Chine à l’Europe en passant par l’Asie centrale, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique. Le coût de l’investissement est estimé à 1000 milliards de dollars et le projet lui-même devrait durer au moins une dizaine d’années.

Vives critiques
Tel est le contexte dans lequel Pékin accueille, du 25 au 27 avril, le deuxième forum de la Route de la soie en présence d’une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement et des représentants de 150 pays. Sans oublier les organisations intergouvernementales comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et autres banques et organisations de développement.

Pékin se félicite déjà du succès de la manifestation. La raison à cela est que la première édition, en 2017, n’avait réuni qu’une quarantaine de pays. Autant dire que les doutes étaient vifs quant aux ambitions politiques et économiques chinoises, de même que sur les coûts et risques d’endettement pour les pays parties prenantes. Les critiques mettent toujours en exergue le manque de consultation et de transparence autour des infrastructures liées à la nouvelle Route de la soie. Ils relèvent que de nombreux projets ont été contestés, annulés ou renégociés, notamment au Sri Lanka, en Malaisie, au Pakistan, en Ethiopie.

Chercher plus de consensus
Pékin ne nie pas les problèmes. Selon Geng Wenbing, ambassadeur de Chine en Suisse, l’objectif du forum de ce week-end est de dégager davantage de consensus axé sur le respect, l’équité, la justice. «Après avoir développé durant six ans de multiples projets, il faut décider des nouvelles priorités, discuter de nouveaux mécanismes de coopération», a-t-il confirmé au Temps.

La Suisse est représentée à Pékin par son président, Ueli Maurer. En effet, elle signera un protocole d’accord concernant les marchés tiers qui permettrait de développer la collaboration sino-suisse. Que ce soit en matière de commerce, d’investissement et de financement de projets sur les tracés de la nouvelle Route de la soie, plus particulièrement dans les pays d’Asie centrale qui font partie du club suisse au sein du Fonds monétaire international.

Le dilemme européen
Quasi absente de la première édition du forum, l’Union européenne sera fortement représentée, même si c’est en ordre dispersé. Officiellement, Bruxelles qualifie la Chine de «rival stratégique». Mais, en quête d’investissements, plusieurs pays (d’Europe de l’Est, Portugal, Italie, Grèce) participent à la nouvelle Route de la soie.

Les grands absents sont les Etats-Unis et l’Inde. « C’est un stratagème politique et géostratégique de la part du gouvernement chinois qui consiste à s’immiscer dans la politique des pays et à faire progresser les options d’implantation de bases militaires sous couvert de l’aide au développement », a récemment critiqué un haut responsable américain. Quant à l’Inde, qui a des différends frontaliers avec Pékin, elle rejette la nouvelle Route de la soie, notamment en raison d’un projet routier dans le Cachemire pakistanais qu’elle estime être le sien.

Florage

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Message par Florage le Mar 21 Mai - 16:39


ÉLECTIONS, PIÈGE À MILLIONS

INDE : 1 milliard 300 millions d'habitants, EUROPE communautaire : 500 millions
Patlotch a écrit:si 427 millions d'électeurs européens sont appelés à voter dimanche prochain ou plus tard, ils ne doivent pas faire oublier que plus du double, - 900 millions d'électeurs inscrits- l'était en Inde pour la plus grand consultation électorale jamais organisée dans le monde

en attendant les résultats, une analyse de l'"économiste marxiste" Michael Roberts, dont je donne la traduction du début et de la conclusion
India: another China or another Brazil?
Inde : une autre Chine ou un autre Brésil ?
Michael Roberts,  19 mai 2019


DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ? India-3
Michael Roberts a écrit:C’est cinq ans que le parti nationaliste de droite Bharatiya Janata Party (BJP), dirigé par Narendra Modi, a été reconduit au pouvoir lors des élections de Lok Sabha (Parlement) en Inde.  Maintenant, dans la troisième plus grande économie du monde (en termes de PPP), plus de 800 millions Indiens ont voté dans les élections de six semaines pour réélire ses dirigeants.

Le BJP a statué avant, de 1998 à 2004. Mais le BJP s’est alors avéré être un outil peu fiable pour le capital indien, critiqué comme il est par d’anciens membres de ce qui est fondamentalement un parti fasciste religieux hindou, le Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), une organisation inspirée des brigades noires de Mussolini. Modi était un membre de longue date du RSS qui a ensuite déménagé en toute transparence dans le BJP.  Mais au cours des cinq dernières années, modi est maintenant considéré comme dirigeant un gouvernement «Business-friendly» avec ce qu’il aime appeler Modinomics.

Modinomics se résume à des politiques économiques néolibérales visant à augmenter le taux d’exploitation du travail de sorte que la rentabilité du capital est renforcée et donc inciter à investir.  Pour ce faire, modi a introduit de nouvelles taxes de vente sur la population et a aboli les billets à haute dénomination pour tenter de «diabetiser» l’économie et de placer les banques plus fermement dans le contrôle du crédit.

[...]

DES ASIES À L'ASSAUT DU MONDE ? India-4

La réponse pour le capital indien, approuvée par Modi, est la privatisation, les coupes dans les subventions alimentaires et de carburant et une nouvelle taxe de vente, une taxe qui est la façon la plus régressive pour obtenir des revenus car il frappe les pauvres le plus.  L’objectif ici, comme c’est toujours le cas avec la politique économique néolibérale, est d’augmenter le taux d’exploitation du travail de sorte que la rentabilité du capital soit stimulée et donc d’inciter à investir, ce que la capitale indienne refuse de faire en ce moment.

Tout comme en 2014, l’électorat de l’Inde est confronté à un choix entre un parti corrompu, géré par la famille, soutenu par de grandes entreprises et des intérêts fonciers, et un parti nationaliste extrême (avec un soutien croissant des grandes entreprises et des investisseurs étrangers).

Pour le moment, Modi remporte son vote (de justesse).

Florage

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Message par Florage le Lun 24 Juin - 17:27

Patlotch a écrit:je disais être dubitatif à propos des considérations sur l'Asie (en fait uniquement la Chine) de Hic Salta dans son dernier papier (ma lecture critique). Je ne prétends pas que des éléments plus haut ou ci-dessous rendraient ses prévisions fausses, car je ne suis pas en mesure de les articuler dans son raisonnement. Dans le doute, je m'abstiens, et j'observe. Trois articles

Depuis 2016, 48 % des quelque 12.000 investissements dans l'industrie se sont concentrés sur l'Asie, selon le cabinet Trendeo. Les Etats-Unis comptent 26 % de ces investissements et l'Europe, 17 %. La France est le septième pays le plus attractif d'Europe, devant l'Allemagne.

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Les 12.095 investissements réalisés pèsent 4.813 milliards de dollars et représentent près de 2,7 millions d'emplois

Les entreprises françaises de l'aéronautique, rassemblées cette semaine au Bourget pour la 53e édition du salon de l'aviation, en sont l'exemple même. Safran, Dassault, Airbus : tous investissent  dans des implantations industrielles en Inde , déterminés à mettre toutes les chances de leurs côtés pour les prochains appels d'offres - et contraints aussi par la stratégie du « Make in India » du gouvernement Modi.

Dans le sillage de la locomotive indienne, championne mondiale de la croissance , c'est toute l'Asie qui a drainé depuis 2016 près de la moitié des investissements dans les projets industriels, selon une étude publiée ce mercredi par le cabinet Trendeo (avec Fives, EDF et l'Institut de la réindustrialisation). Soit 48 % de 12.095 investissements, qui représentent un total de 4.813 milliards de dollars et près de 2,7 millions d'emplois.

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Pour trouver un emploi dans les énergies renouvelables, mieux vaut se diriger... vers l'Asie. Le continent regroupe 60 % des emplois du secteur, selon les dernières analyses publiées par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le 13 juin 2019.

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39 % des emplois en Chine

La Chine compte à elle seule 4,1 millions d'emplois dans les énergies renouvelables, soit 39 % des 11 millions d'emplois dans le secteur recensés pour l'année 2018 par l'IRENA. Les filières qui emploient le plus dans ce pays sont : le solaire photovoltaïque (2,2 millions d'emplois), le solaire thermique (670.000 emplois) et l'éolien (510.000 emplois).

Emergence de la Malaisie, de la Thaïlande et du Vietnam sur le photovoltaïque


La concentration des emplois en Asie s'est accentuée avec l'arrivée sur le marché des pays d'Asie du Sud-Est, comme la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam, qui se sont positionnés sur le photovoltaïque. En conséquence, l'Asie regroupe, au total, près de 85 % des emplois mondiaux recensés dans le photovoltaïque (3 millions d'emplois en 2018).

Quid des emplois dans les entreprises françaises basées en Asie ?


L'étude ne précise pas le nombre d'emplois dans les entreprises françaises basées en Asie. Depuis 2017, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l'ADEME font la promotion des entreprises françaises des EnR à l'international. Ils ont publié une cartographie de leurs réalisations. Un bon début pour apprécier la dynamique du secteur à l'export. En 2018, cette plateforme recensait 3.000 emplois dans 44 pays sur 80 projets, dont 7 situés en Asie. À suivre...

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L'emploi dans les énergies renouvelables dans le monde (IRENA)
Elodie Buzaud.

L'Association des nations de l'Asie du Sud-Est s'est réunie lors d'un sommet, le week-end dernier.

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Avec une main-d'oeuvre jeune et bon marché, l'Asie du Sud-Est attire de plus en plus d'investissements des sociétés étrangères échaudées par les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.

La guerre commerciale que Donald Trump a déclenchée contre la Chine cause une grande incertitude dans les milieux d'affaires, ce qui freine l'économie mondiale.

Concrètement, cette dispute a littéralement « gelé » les investissements transfrontaliers des multinationales - une source de capitaux importante pour plusieurs pays.

En 2018, les investissements directs étrangers (IDE) ont reculé de 13 %, à 1300 milliards US, dans le monde, vient de révéler la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Toutefois, une région se tire plutôt bien d'affaire dans ce contexte très malsain.

L'Asie du Sud-Est profite en effet d'une hausse continue de ses exportations et, surtout, d'un afflux record d'investissements étrangers.

L'Asie en « développement », qui exclut les pays riches comme le Japon, a vu les IDE dans la région grimper de 4 %, à 512 milliards US, l'an passé, ce qui représente presque 40 % de tous les investissements directs étrangers recensés dans le monde.

Fait encore plus remarquable, l'Asie du Sud-Est, qui regroupe les 10 pays membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), a enregistré un niveau record d'IDE, à 149 milliards US. C'est 10 milliards de plus que tout l'argent investi en Chine (excluant Hong Kong). Un exploit.

Les petits tigres

On est parfois tenté de croire que la Chine, le Japon et l'Inde sont les seuls véritables moteurs économiques de l'Asie. Or, les pays de l'ANASE forment un bloc économique majeur comptant beaucoup plus d'habitants que l'Union européenne (647 millions contre 512 millions).

Avec un PIB cumulé de près de 3000 milliards US, l'ANASE est aussi le 5e bloc économique mondial derrière l'Union européenne, les États-Unis, la Chine et le Japon.

L'Indonésie, avec sa population de plus de 260 millions d'individus, est le leader du groupe avec 35 % de la richesse de la région et 41 % de ses habitants. Suivent dans l'ordre les petits « tigres asiatiques », soit la Thaïlande, Singapour, la Malaisie, les Philippines et le Viêtnam.

Une solution

De toute évidence, de plus en plus d'entreprises voient dans l'Asie émergente un moyen d'éviter les tarifs punitifs imposés par Washington sur les produits chinois.

Plus de 40 % des entreprises américaines présentes en Chine envisagent d'ailleurs de délocaliser leur production en Asie du Sud-Est ou au Mexique, selon une étude réalisée récemment par la Chambre de commerce américaine en Chine.

Certaines ont déjà fait leurs bagages. Le géant de la chaussure Steve Madden envisage de produire davantage au Cambodge et l'équipementier sportif Brooks Running lorgne le Viêtnam, selon la presse américaine.

Les multinationales japonaises, européennes et même chinoises (de plus en plus) y voient une double occasion : une main-d'oeuvre bon marché et un grand marché intérieur en croissance.

Si bien que les flux d'investissements directs nets étrangers dans l'ANASE ont été multipliés par plus de six depuis le début des années 2000.

Les sociétés étrangères apprécient évidemment les bas coûts de production dans la région, grâce notamment à des salaires peu élevés : de l'ordre de 375 $US par mois au Viêtnam, 320 $US au Cambodge ou en Indonésie contre 720 $US en Chine, selon l'Organisation internationale du travail.

Par contre, la productivité y est aussi plus faible, faut-il retenir. « La main-d'oeuvre est trois fois plus chère en Chine, mais la productivité est aussi trois fois plus élevée », a dit, dans un récent entretien à l'AFP, un dirigeant de la Chambre de commerce américaine au Viêtnam.

Embellie passagère

Pour l'instant, les usines de l'ANASE continuent de tourner rondement, alimentées surtout par les marchés d'exportation.

D'après la Banque mondiale, les exportations de la région se sont même accélérées depuis deux ans (+ 4,6 % en 2017 et + 9,7 % en 2018). Il reste que cela est deux fois moindre que la croissance des importations (+ 14,9 % et + 15,6 % respectivement). Signe que la guerre commerciale sino-américaine commence aussi à toucher la région.

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