SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch
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Message par Florage le Jeu 28 Mar - 18:58


le marché sur la lune
Patlotch a écrit:jusque-là, grosso-modo, nous nous sommes contenté de considérer que "le monde" est celui qu'habite l'humanité, c'est-à-dire la planète terre. Tout ce qui concerne l'histoire de l'humanité,, des conquêtes impériales de l'antiquités à la mondialisation/globalisation, en passant par les colonisation, se déroule sur la terre

ce n'est pas d'aujourd'hui que "l'humanité", en l'occurrence les États nationaux ou leur alliances, se sont lancés dans la "conquête du ciel" avec les avions et donc les "espaces aériens nationaux ou souverains", puis à la conquête de l'espace, avec les fusées, satellites, stations spatiales, voyages interplanétaires. On sait quelle importance prend le contrôle aérien ou spatial, par les États, de ces divers espaces, et de plus en plus la place de la concurrence économique

l'exemple typique, en raison aussi de sa charge symbolique pour les milliards d'habitants de la terre est celui de la lune. Les albums d'Hergé paraissent, Objectif Lune et On a marché sur la Lune paraissent en 1953 et 1954, 15 ans avant qu'Armstrong y pose le pied en 1969
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Patlotch a écrit:on entend parler depuis quelques semaines des projets chinois et américains d'y retourner, et la question se pose de savoir pourquoi, alors que deuis une quarantaine d'années, un tel projet n'avait plus la faveur des États dans la concurrence spatiale internationale. Élements de réponse avec des extraits d'un article récent

Pourquoi tout le monde veut viser la Lune ?
Raphaëlle Elkrief et Stylist Slate.fr 25 mars 2019
Les planètes sont alignées pour un retour en force de notre satellite.
Course à l’espace
On a longtemps eu l’impression qu’on avait tout vu d’elle. Qu’après le passage de ceux qui l’avaient foulée entre 1969 et 1972, laissant derrière eux un bordel sans nom (des sondes, une photo de famille, une plaque commémorative, mais aussi deux balles de golf, un javelot, une paire de tongs et des sacs à vomi), elle n’avait plus grand-chose à nous apprendre.


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Buzz Aldrin et le drapeau américain sur la surface de la Lune
pendant la mission Apollo 11, le 20 juillet 1969
| NASA / AFP

Clairement, depuis la fin du programme Apollo, la Lune a connu une chute de hype aussi bien auprès du grand public que des grandes puissances.

« Dans les années 1960, la Lune était l’objectif numéro 1 de la course à l’espace, explique Olivier Sanguy, médiateur de la Cité de l’espace. Après le succès des missions Apollo, une fois que les États-Unis avaient gagné par K.O., les budgets se sont effondrés. La course à l’espace est tributaire du bon vouloir des dirigeants. Or ils ne voient pas toujours l’intérêt de financer des missions qui, potentiellement, ne seront pas réalisables durant leur mandat. »

Alors que l’on fête cette année les cinquante ans de la mission Apollo 11 et que Buzz Aldrin a pris un sacré coup de vieux, la Lune semble pourtant en train de redevenir un objet de convoitise.

Début 2019, la Chine a réalisé un alunissage réussi sur sa face cachée. Israël, avec l’organisation SpaceIL, a envoyé en février son engin spatial Beresheet, pour mesurer le champ magnétique lunaire en emportant une petite capsule temporelle. L’Inde s’apprête à lancer Chandrayaan-2, sa sonde spatiale lunaire.

Trump est lui tout à fait décidé à «Make the Moon Great Again» avec sa «Space Force», ordonnant par décret à la Nasa de relancer les vols habités vers la Lune, afin d’en faire une base arrière de Mars (Sky is the limit). Quant au Japon, il prévoit d’y envoyer un engin en 2021 pour étudier un sol volcanique.

« De nos jours, l’hypothèse la plus communément admise est qu’un astéroïde de la taille de Mars a percuté la Terre il y a des milliards d’années, avance Olivier Sanguy. Un morceau de celle-ci se serait décroché et il aurait formé la Lune, qui est alors comme un échantillon de la Terre que l’on aurait mis au frigo. La Lune a donc un véritable intérêt scientifique: plus on l’étudie, plus on comprend notre planète et notre système solaire. »

« La Lune est le 8e continent de la Terre à explorer et à utiliser, poursuit Bernard Foing, directeur du groupe international d’exploration lunaire au Centre de recherche et technologie (Estec) de l’Agence spatiale européenne. D’ici à 2030, on peut s’attendre à la création d’une véritable base lunaire durable. D’ici à 2039, on peut espérer cent habitants sur la Lune, et peut-être y voir naître le premier bébé. »

en relation : Israël va marcher sur la Lune


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Moonwalk of fame

D’ici à ce que l’on soit en mesure d’aller coloniser une autre dimension, le premier touriste lunaire qui ira faire un selfie sur un cratère sombre s’appelle Yusaku Maezawa. Ce milliardaire japonais devrait survoler la Lune dans la Big Falcon Rocket de SpaceX, d’ici 2023.

Alors que l’horizon d’une balade sur la Lune se rapproche de plus en plus, des sociétés privées veulent leur part de l’exploration lunaire, comme Blue Origin de Jeff Bezos, SpaceX ou Astrobotic. Ici, pas question de planter son drapeau, mais bien un véritable marché, rendant l’espoir d’un tourisme lunaire de plus en plus plausible.

Des projets qui n’ont fait qu’attiser un peu plus l’intérêt du grand public, pour qui la Lune n’est plus la frontière ultime et inatteignable. « Il y a dix ans à peine, on disait dans les médias qu’un sujet sur la conquête spatiale était le meilleur moyen de planter un audimat, ironise Olivier Sanguy. Mais les choses ont changé. D’une part, parce que les enfants qui ont rêvé devant les images des missions Apollo sont les adultes d’aujourd’hui. Jeff Bezos, par exemple, est avant tout un ingénieur marqué par les premiers pas de l’homme sur la Lune et qui investit aujourd’hui ses propres fonds dans Blue Origin. D’autre part, parce que la communication de la Nasa ou d’un Thomas Pesquet a rendu ces sujets plus accessibles, plus concernants. »

Des pratiques parfois ancestrales qui retrouvent un véritable succès aujourd’hui, comme en témoigne notamment celui du dernier livre de Ruby Warrington, Material Girl, Mystical World, adapté en français à l’automne dernier chez Marabout. Aux États-Unis, l’auteure a même lancé son Moon Club, un groupe de coaching aligné sur les cycles lunaires.

en relation
: Les entreprises privées à la conquête de la Lune


Les 9 compagnies qui aideront la NASA à retourner sur la Lune
La NASA vient de désigner 9 entreprises américaines avec lesquelles elle va collaborer pour renvoyer des astronautes sur la Lune dans un premier temps puis, plus tard, sur la planète Mars.
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La NASA compte bien renvoyer des astronautes sur la Lune d’ici une décennie. Pour réduire les coûts d’une telle opération, elle vient de désigner 9 entreprises privées partenaires.

Retour sur la Lune : la NASA choisit 9 prestataires de service
L’an passé, Donald Trump a ordonné à la NASA, via une directive, de renvoyer des astronautes sur la Lune afin de préparer une colonisation future de la planète Mars. Pour réduire le coût exorbitant d’une telle opération si la NASA s’y attelait seule, le président américain a demandé de s’appuyer sur le secteur privé.

L’exemple de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk montre combien le privé peut réaliser aussi bien que la NASA pour des coûts bien inférieurs. Aussi, la NASA vient de désigner 9 entreprises qui travailleront avec l’agence spatiale américaine au développement de ce projet très ambitieux.

C’est sur son site internet que la NASA annonce avoir développé de nouveaux partenariats pour des services commerciaux de livraison de charge utile lunaire. Neuf entreprises, toutes américaines, sont désormais autorisées par l’agence gouvernementale à œuvrer pour des services de livraison de la NASA vers la surface de la Lune par le biais de contrats de service.

Il s’agit d’une des premières étapes vers une étude scientifique à long terme et l’exploration de la Lune et éventuellement, plus tard, de la planète Mars. D’après les contrats d’accord, ces entreprises devraient être en charge du lancement depuis la Terre et l’atterrissage sur la Lune de charges utiles et technologiques pour la NASA.

Les entreprises choisies par la NASA pour ces opérations
Dans son communiqué de presse, la NASA précise que les prestataires de services retenus pour ces missions sont :

• Astrobotic Technology, Inc.: Pittsburgh
• Systèmes de l’espace lointain: Littleton, Colorado
• Draper: Cambridge, Massachusetts
• Firefly Aerospace, Inc.: Cedar Park, Texas
• Machines intuitives, LLC: Houston
• Espace Lockheed Martin: Littleton, Colorado
• Masten Space Systems, Inc.: Mojave, Californie
• Moon Express: Cap Canaveral, Floride
• Orbit Beyond: Edison, New Jersey

Jim Bridenstine, l’administrateur de la NASA, a ajouté : « L’annonce d’aujourd’hui marque un progrès tangible dans le retour de l’Amérique sur la surface de la Lune ». Reste toutefois à voir si la NASA parviendra à respecter le très ambitieux planning fixé. Beaucoup doutent effectivement que l’homme puisse coloniser Mars en 2030. La NASA va avoir de la concurrence à l’avenir car la Russie vient d’annoncer la création d’une base permanente sur la Lune et les chinois ont la même ambition.

Florage

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Message par Florage le Dim 31 Mar - 19:56


Mars attaque

Exobiologie : des organismes terrestres peuvent survivre sur Mars
Rémy Decourt Futura Sciences 29/03/2019

Alors qu'auparavant, il n'était pas évident de penser que quoi que ce soit fût susceptible de survivre à un séjour prolongé dans l'espace, nous savons aujourd'hui que cela est possible ! Dans le cadre d'une expérience réalisée à l'extérieur de la Station spatiale, des organismes terrestres ont survécu 533 jours dans le vide et aux conditions extrêmes de l'environnement spatial. Des résultats qui laissent à penser que la vie pourrait bien exister sur Mars.
Il y a quelques jours, le Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique allemand (DLR) a rendu publiques les conclusions de l'expérience Biomex (2014-2016) qui a consisté à exposer au vide spatial de nombreux organismes terrestres afin d'observer l'impact de cette exposition. Cette expérience, installée sur la plateforme Expose-R2 de l'ESA à l'extérieur de la Station spatiale internationale, a impliqué des échantillons de différents organismes : des bactéries, des algues, des lichens et des champignons, exposés au vide, ont été confrontés à un rayonnement ultraviolet intense et à des variations de température extrêmes à l'extérieur du complexe orbital pendant 533 jours. Certains d'entre eux ont également été exposés à des conditions semblables à celles de Mars.

Parmi les résultats les plus impressionnants, il est à signaler la résistance des archées, des micro-organismes unicellulaires qui existent sur Terre depuis plus de trois milliards et demi d'années et vivant dans l'eau de mer salée. Ils ont « montré une résistance très forte aux radiations dans l'espace et sont effectivement revenus sur Terre en tant que "survivants" de l'espace », explique l'astrobiologiste Jean-Pierre Paul de Vera, de l'Institut de recherche planétaire DLR de Berlin-Adlershof et responsable scientifique de Biomex.

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L'expérience Biomex, installée sur la plateforme externe Expose-R2 de l'Agence spatiale européenne et située à l'extérieur du segment russe de la Station spatiale internationale. ©️ Nasa

La vie sur Mars ne semble pas impossible
Ces résultats laissent penser que de tels organismes unicellulaires pourraient être candidats à des formes de vie pouvant être trouvées sur Mars ! Mais, aujourd'hui, il est difficile d'imaginer une quelconque forme de vie sur la surface de cette planète en raison d'un sol très oxydant et conjointement avec le rayonnement UV qui n'est pas fortement atténué par une couche d’ozone (qui exerce un effet protecteur sur Terre), de sorte que toutes molécules organiques seraient rapidement détruites.

Mais si, aujourd'hui, la vie en surface n'est pas possible, cela n'a peut-être pas été le cas tout au long de l'histoire de la planète. Les scientifiques sont convaincus qu'il y a 4 à 3,5 milliards d'années, Mars pouvait abriter des écosystèmes analogues à ceux de l'Archéen terrestre. L'existence de formes de vie, au moins très simples sur Mars, au cours des 4,5 milliards d'années de son histoire, est « un principe concevable » pour Jean-Pierre Paul de Vera.

Le saviez-vous ?
Dans le Système solaire, Mars n’est pas le seul endroit où des environnements sont propices à la vie. La base des banquises d'Europe et d'Encelade pourrait héberger une vie analogue à celle qui existe sous le lac Whillans, par exemple. Quant au fond de ces mêmes océans d'Europe et d’Encelade, maintenu chaud par un fort dégagement de chaleur et des sources hydrothermales, il pourrait aussi abriter des écosystèmes analogues à ceux des sources hydrothermales.

Autres résultats intéressants, ceux concernant les organismes vivants qui existent sur Terre dans des conditions environnementales extrêmes, appelés extrémophiles. En exposant certains d'entre eux dans l'espace, dans des conditions martiennes simulées, les chercheurs ont démontré qu'ils pouvaient, du moins en principe, survivre, voire exister, sur Mars (d'où la nécessité d'appliquer les règles de la protection planétaires).

« Bien sûr, cela ne signifie pas que la vie existe réellement sur Mars », tient à préciser Jean-Pierre Paul de Vera. Mais si la vie en surface est impossible, les scientifiques supposent que son sous-sol profond, en dessous de 5 kilomètres, pourrait héberger une vie endogée analogue à celle du sous-sol terrestre. Cependant, jusqu'à présent, si l'habitabilité de Mars est avérée, aucune preuve de vie éteinte ou en activité sur Mars n'a été trouvée.

CE QU'IL FAUT RETENIR
De nombreux organismes de toutes sortes ont été exposés au vide spatial pendant 18 mois dans le cadre de l'expérience Biomex (ISS).
Certains d'entre eux ont résisté aux conditions spatiales et à l'environnement martien simulé dans lequel ils étaient testés.
Ces résultats laissent à penser que la vie pourrait bien exister sur Mars.

Des organismes qui pourraient vivre sur Mars découverts
Rémy Decourt, 03/03/2019
En testant dans le désert d'Atacama un rover de la Nasa avec des instruments qui seront utilisés sur Mars, une équipe de scientifiques du Yale-NUS College (Singapore) et de l'Institut Seti a découvert fortuitement des organismes terrestres d'un type jusqu'alors jamais vu et qui pourraient également vivre dans le sous-sol martien ! Une découverte qui survient à un moment ou l'ESA et la Nasa se préparent à lancer deux rovers conçus pour chercher des traces de vies éteintes, voire en activité.
Si la sélection de sites martiens à haut potentiel exobiologique est fondamentale pour la recherche d'une vie martienne, encore faut-il que les instruments envoyés sur ce site soient suffisamment performants pour découvrir des traces de vies fossilisées ou en activité d'organismes martiens. D'où la nécessité de les tester sur Terre avant de les envoyer sur Mars. Et le mieux est de le faire en conditions réelles sur des terrains les plus similaires possibles à ceux de la planète Mars.

Parmi tous les sites analogues à Mars, le désert chilien d'Atacama est certainement la région terrestre qui s'apparente le plus à la Planète rouge. Vaste région de 105.000 km2, ce désert a des conditions qui sont assez semblables à Mars, toutes proportions gardées évidemment. D'abord, il est composé de sols très salés et très secs. Il peut se passer des décennies sans précipitations ! Ensuite, il vit avec des écarts de température, qui peuvent varier de 40 degrés entre le jour et la nuit, et doit tenir compte d'un taux d'humidité de seulement 2 à 3 %.

Enfin, comme sur Mars, sa surface est fortement exposée aux rayons ultraviolets mais, ici, ce rayonnement est fortement atténué par la couche d'ozone qui entoure la Terre. Or, sur Mars, qui ne possède pas cette couche protectrice et dispose d'une atmosphère très fine, ce rayonnement a rendu la vie impossible sur sa surface, et jusque dans les premiers centimètres de son sous-sol.

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Vue d'artiste [?] du rover Rosalind Franklin (ExoMars 2020) dont le lancement est prévu en janvier 2020. ©️ ESA

Donc, pour trouver des traces de vie, il est nécessaire de forer le sol martien, voire d'étudier les matériaux récemment excavés du sous-sol comme les éjecta. Enfin, comme il est fort possible que la vie martienne soit identique à la vie terrestre, ou repose sur des bases similaires, il n'est pas incongru de penser que les organismes vivant dans le sous-sol du désert d'Atacama ont pu exister à une époque sur Mars.

Le forage, la condition sine qua non pour découvrir des traces de vie
En 2020, l'Agence spatiale européenne et la Nasa lanceront chacune un rover martien. L'Européen, récemment baptisé Rosalind Franklin, se posera dans Oxia Planum, vaste plaine datant de quatre milliards d'années tandis que l'Américain, dont le nom provisoire est Mars 2020 atterrira dans le cratère Jezero où la Nasa est convaincue que ce site abrite de nombreux fossiles de micro-organismes. À la différence du rover de la Nasa, le rover Rosalind Franklin pourra forer le sol jusqu'à une profondeur de deux mètres. De nombreux scientifiques sont convaincus et s'accordent à dire que si une vie sur Mars existe, elle ne peut que se dérouler dans des niches biologiques sous la surface martienne de façon à échapper aux rayonnements ultraviolets, aux températures très basses et à l'absence d'eau, ce qui rend toute forme de vie impossible.

Dans ce contexte, prélude à ces deux lancements, la Nasa a, en début d'année, testé un rover équipé d'une foreuse et d'un laboratoire d'échantillonnage, similaires à ce qui sera envoyé sur Mars. Une façon de s'assurer que ces deux équipements seront capables de fonctionner sur Mars, c'est-à-dire récupérer des sédiments du sous-sol et les analyser.

Des organismes terrestres qui pourraient vivre aujourd'hui sur Mars !
La foreuse a très bien fonctionné et a creusé le sol jusqu'à une profondeur de 80 centimètres. Une distance suffisante pour être à l'abri des rayonnements ultraviolets. La foreuse a aussi ramassé des échantillons et des sédiments dont l'analyse par le laboratoire du rover a mis en évidence l'existence d'organismes : des bactéries/microbes jamais vus jusqu'à présent. Ces organismes sont aussi très différents de ceux connus et apparaissent très résistants à l'environnement salin du sous-sol du désert d'Atacama.

Ce qui est passionnant dans cette découverte, c'est que ces organismes sont d'un type tout à fait adapté à vivre dans le sous-sol martien avec des niveaux de sel élevés, similaires à ceux auxquels on s'attend à trouver dans le sous-sol martien, ont indiqué Stephen Pointing, professeur à Yale-NUS College (Singapore), Nathalie Cabrol et Kim Warren-Rhodes de l'Institut Seti, les trois chercheurs à l'origine de cette découverte. De là à penser que les rovers martiens trouveront des organismes similaires... Ce qui est certain, c'est que cette découverte renforce l'intérêt de rechercher des formes de vie éteintes ou en activité dans le sous-sol martien.

Cela dit, si les études écologiques qui nous aident à prévoir les zones habitables pour les communautés microbiennes dans les environnements les plus extrêmes de la Terre sont également essentielles pour retrouver la vie sur d'autres planètes, identifier avec certitude ce que trouveront les instruments dans le sous-sol martien, ne sera pas facile. Certes, la connaissance des extrêmophiles terrestres a bien progressé ces dernières années et la découverte de ces nouveaux organismes dans le désert d'Atacama peut aider les exobiologistes à interpréter au mieux les résultats.

Mais, n'oublions pas qu'après plusieurs années d'études et avec les instruments les plus performants disponibles, nous ne savons toujours pas avec certitude si la fameuse météorite martienne ALH84001 renferme, oui ou non, des traces d'une ancienne vie martienne...

Vie sur Mars : le désert d'Atacama donne de l'espoir
Laurent Sacco publié le 1er mars 2018
Il se confirme que des populations de micro-organismes peuvent survivre des années dans des régions particulièrement arides du désert d'Atacama où les pluies peuvent être absentes pendant au moins une décennie. Comme ce désert ressemble à certains environnements martiens, on peut être un petit peu plus optimiste pour découvrir un jour de la vie sur Mars.
En 1965, la sonde Mariner 4 de la Nasa a fait voler en éclats les espoirs de ceux qui pouvaient penser que des romans comme le célèbre Chroniques martiennes de Ray Bradbury [Fahrenheit 451...] étaient peut-être autre chose que de la science-fiction. L'artefact terrien révélait en effet une absence de boucliers magnétiques et confirmait la présence d'une atmosphère ténue et froide, peu propice aux écoulements d'eau liquide, si ce n'est sous forme de saumure éventuellement colonisable par les équivalents de certains extrêmophiles observés sur Terre. Les rayons cosmiques et l'absence d'une couche d'ozone pour la protection contre les UV ne devaient pas non plus faciliter les choses à des formes de vie éventuelles à la surface de Mars. De sorte que dès cette époque, l'espoir de trouver des formes de vie multicellulaires sur la Planète rouge a été largement abandonné.

Mais peut-être pouvait-on y trouver des micro-organismes et c'est bien leur détection que l'on a tenté de faire dans les années 1970 avec les fameuses missions Viking. Les résultats ont été décevants mais aussi problématiques avec l'expérience Labeled Release (comme l'ont montré des tests sur des échantillons provenant du désert d'Atacama, elle pouvait détecter 5 à 10 cellules bactériennes par gramme de sol) conduite par les atterrisseurs sur Mars. Les orbiteurs ramenaient, eux, des images d'un passé beaucoup plus accueillant, avec des écoulements importants d'eau liquide il y a plus de trois milliards d'années.

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Un des sites échantillonnés dans le désert d'Atacama pour y trouver des micro-organismes. Il s'agit d'une partie de la région de Yungay qui ressemble à s’y méprendre à l’intérieur du cratère Gusev (où s’est posé le rover Spirit). ©️ The Atacama Project

Le désert d'Atacama, un laboratoire pour chercher la vie sur Mars
On se pose toujours la question aujourd'hui et les micro-biologistes du XXIe siècle que passionne la quête de la vie sur Mars continuent à mettre en œuvre la même stratégie que leurs collègues des années 1970. Ils évaluent les conditions d'existences possibles de formes de vie en fouillant dans les environnements terrestres similaires à ceux existant sur Mars.

Il en est un tout désigné justement, le désert d'Atacama situé au Chili en Amérique du Sud connu pour être la région la plus aride sur Terre (certains secteurs peuvent être privés de précipitations pendant 50 ans) et qui est en relation avec l'activité des volcans des Andes. Il suffit de comparer des photos prises par le rover Curiosity avec celles de paysages du désert d'Atacama pour se convaincre de la similarité saisissante avec Mars. Il y a plusieurs milliards d'années, lorsque Mars était un peu plus chaude et moins aride qu'aujourd'hui, avec une atmosphère plus conséquente, les conditions qui régnaient à sa surface devaient être encore plus proches de celles rencontrées de nos jours dans la région des volcans andins et des lacs salés qui les bordent. Leurs altitudes font qu'ils sont aussi soumis à un rayonnement ultraviolet plus intense que dans bien d'autres régions sur Terre. Certaines des formes vivantes qui étaient déjà adaptées à ces environnements survivent peut-être encore dans les sols martiens.

Certains scientifiques pensent avoir trouvé la clé qui permettra à l'Homme de découvrir de la vie sur Mars dans le désert d'Atacama au Chili, où le climat est similaire à celui de la Planète rouge. Ils étudient cette possibilité depuis quelques années. ©️ Euronews

La région de Yungay, où il ne pleut en moyenne qu'une fois tous les dix ans, est depuis les années 2000 un terrain de prédilection pour les exobiologistes en quête de micro-organismes qui pourraient y survivre. De fait, des travaux commencent à montrer depuis quelques années que là comme dans d'autres régions peu hospitalières d'Atacama, des formes de vie sont présentes comme le montre clairement aujourd'hui un article publié dans les Pnas par une équipe internationale de chercheurs menée par des membres du Projet Atacama (The Atacama Project), notamment l'exobiologiste Dirk Schulze-Makuch, exobiologiste de l'université technique de Berlin également en poste à la Washington State University.

Des communautés dormantes de micro-organismes sur Mars ?
Avant ce travail, les traces biologiques détectées étaient attribuées à des micro-organismes apportés par le vent qui mouraient rapidement dans le désert. Mais en utilisant des méthodes issues de la génomique et en détectant des molécules d'ATP (adénosine triphosphate), servant à transporter de l'énergie au sein des cellules vivantes, les chercheurs pensent être arrivés à exclure cette hypothèse.

En 2015, les biologistes ont pu appliquer leurs méthodes sur huit sites du désert d'Atacama dont certains étaient plus proches de la côte Pacifique. Il avait plu à ce moment là, un mois avant, ce qui a conduit à une prolifération d'activité biologique montrant que des micro-organismes devenaient subitement actifs et même qu'ils se reproduisaient. Plusieurs données obtenues ont conduit à attribuer une origine indigène à ces micro-organismes qui s'étaient donc adaptés à l'hyper-aridité et au flux élevé de rayons UV.

En retournant sur les lieux en 2016 et 2017, les chercheurs ont montré que l'activité des micro-organismes était déclinante jusqu'à devenir inobservable en surface, mais pas à quelques dizaines de centimètres de profondeur. Schulze-Makuch a commenté ces résultats de la façon suivante : « Nous croyons que ces communautés microbiennes peuvent rester dormantes pendant des centaines, voire des milliers d'années, dans des conditions très similaires à ce que vous pourriez trouver sur une planète comme Mars, puis revenir à la vie quand il pleut ».

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Message par Florage le Sam 13 Avr - 8:03


le privé à l'assaut du ciel

Japanese space start-up to launch rocket on April 30 after last year's fiasco
Après le fiasco de l’année dernière, une start-up japonaise va lancer la fusée
JapanToday, 13 avril 2019

A Japanese aerospace start-up said Friday it will launch a rocket into outer space on April 30, following last year's fiasco in which its rocket crashed to the ground and burst into flames seconds after liftoff.

Interstellar Technologies Inc., basée à Hokkaido, au nord du Japon, fera sa troisième tentative de lancer ce qui serait la première fusée privée développée par la nation pour atteindre l’espace, ou une altitude de plus de 100 kilomètres.


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The MOMO-3 rocket is unveiled by Interstellar Technologies in Kushiro, Hokkaido, on Friday.
Photo: KYODO
Interstellar Technologies Inc., based in Hokkaido, northern Japan, will make its third attempt to launch what would be the nation's first privately developed rocket to reach space, or an altitude of over 100 kilometers.

The company unveiled its latest small-sized, unmanned rocket, MOMO-3, which will be launched from a test site in the town of Taiki.

In June, the predecessor MOMO-2 lost thrust immediately after liftoff due to a problem with its main engine, and the video footage of its explosion was carried by media outlets around the world.

MOMO-3, the design of which is almost the same as that of MOMO-2, is about 10 meters long, 50 centimeters in diameter, and 1 ton in weight. But it has an improved gas ejector, the company said.

The rocket will be loaded with equipment developed by Kochi University of Technology to study how sound waves propagate in outer space.

"We did everything we could," Takafumi Horie, founder of the company and former Livedoor Co. president, told a press conference.

Takahiro Inagawa, president of Interstellar Technologies, said they have done additional experiments to prepare for the upcoming launch. "We had such a regrettable experience last time, so we have taken some countermeasures like getting advice from experts."

The start-up first attempted to send the MOMO-1 rocket into space in 2017 but had to abort the launch as contact was lost some 70 seconds after liftoff.

Interstellar Technologies is also developing a larger, two-stage-to-orbit rocket named "ZERO," which the company aims to launch in 2023 as a means of transportation for ultra-small satellites.

©️ KYODO

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Message par Florage le Dim 14 Avr - 6:53


un progrès dans guerre de l'espace économique et militaire

Premier vol du plus grand avion du monde
Le Monde, 13 avril 2019
Patlotch a écrit:il n'est pas sans intérêt de relever que le projet du milliardaire Paul Allen, actionnaire de Microsoft et passionné d'astronautique, a été lancé en 2011, à époque où de nombreux investisseurs privés s'intéressent aux activités spatiales, vu comme un secteur dans lequel une société privée de générer des revenus. Les activités de la société Stratolaunch Systems filiale sont à la fois philanthropiques et entrepreneuriales. La réalisation de l'avion porteur est confiée à la société Scaled Composites qui a conçu de nombreux prototypes pour l'Armée de l'Air américaine. source wikipédia

les articles n'en parlent pas trop, mais il est évident que cet avion permettra de mettre en orbite basse des satellites d'usage mixte civil et militaire avec des missions : « les satellites de télécommunications militaires fournissent des liaisons sécurisées aux troupes au sol tandis que les satellites de navigation permettent aux individus mais également aux armes (missiles, obus) de déterminer leur position et par conséquent celle de leur cible. Enfin le satellite peut constituer une arme : satellites anti-satellite et bombe orbitale. »
LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL Img?regionKey=THpemZFucLwn7j%2BM57xjdA%3D%3D&scale=100
image ajoutée
La société américaine Stratolaunch a annoncé samedi 13 avril avoir effectué au-dessus d’un désert californien le premier vol d’essai du plus grand avion du monde, dont l’envergure est plus grande de près de moitié que celle d’un Airbus A380.

LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL Z2A6
image ajoutée

L’étrange appareil, construit par la mythique société d’ingénierie aéronautique Scaled Composites dans le désert du Mojave, a deux fuselages et est propulsé par six moteurs de Boeing 747.

Il doit servir en théorie à emporter et larguer en altitude une petite fusée qui allumera alors son moteur, et se propulsera vers l’espace pour placer des satellites en orbite. C’est une méthode d’accès à l’espace plus souple que les décollages de fusées à la verticale, car il suffirait d’une grande piste de décollage.

Près de 2 h 30 en vol
L’avion Stratolaunch a décollé de l’aéroport et « spatioport » de Mojave, en Californie, à 6 h 58 heure locale, et est resté en l’air pendant deux heures et demie, a annoncé la société dans un communiqué dimanche. Jusqu’à présent, l’avion n’avait fait que des essais de roulage au sol.

La vitesse maximale durant le vol a été de 304 km/h (189 miles par heure, selon Stratolaunch), et l’avion est monté jusqu’à 17 000 pieds, soit 5 182 mètres. « Quel premier vol fantastique », s’est félicité le directeur général de Stratolaunch, Jean Floyd. « Le vol d’aujourd’hui fait avancer notre mission de proposer une solution alternative flexible aux systèmes de lancement au sol ».

L’envergure de l’engin, 117 mètres, est plus grande qu’un terrain de football. Un Airbus A380 mesure 79,75 mètres d’envergure.

Stratolaunch était financée par un cofondateur de Microsoft, Paul Allen, afin de devenir un nouvel acteur du marché des lancements de petits satellites. Mais le décès de M. Allen, en octobre 2018, rend incertain l’avenir du Stratolaunch.

Florage

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Message par Florage le Lun 13 Mai - 12:11

article de Japan Today en bas...

UN CAPITALISTE À L'ASSAUT DE L'UNIVERS


Un projet tellement futuriste que le fondateur d'Amazon précise que ce sont nos enfants qui devront fabriquer ces vaisseaux.

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Images Crédit : Jeff Bezos/Blue Origin
Les ambitions du fondateur d’Amazon n’ont jamais été aussi folles. Après avoir dévoilé son atterisseur lunaire géant, baptisé Blue Moon, Jeff Bezos a dit qu’il voulait construire des vaisseaux géants, capables de recréer des conditions de vie idéales pour l’homme. Le PDG d’Amazon aimerait créer des colonies spatiales capables de transporter 1 000 milliards d’humains. Attention, plongeon dans le futur :

O’Neill, c’est le nom que Bezos souhaite donner à ce projet de colonies spatiales. Fortement inspiré par les écrits de Thomas More, il imagine des capsules géantes qui seraient en mesure de flotter dans l’espace et de procurer à l’Homme tout ce dont il a besoin pour vivre. Comme vous pouvez le voir sur ces images, les colonies O’Neill seraient équipées de zones agricoles, de transports en commun, de montagnes, de villes, le tout dans des capsules en orbite.


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Une idée née dès le plus jeune âge, dans l’esprit de Jeff Bezos. Il précise que : « certaines capsules pourraient par exemple, être des parcs nationaux, d’autres des espaces urbains. Les colonies pourraient être différentes et offrir des espaces de vie variés. Je veux que nous puissions imaginer des environnements idéaux, sans limite. Pas de pluie, pas de tremblement de terre. Nous n’aurions plus besoin de planète », précise-t-il.

D’après l’homme le plus riche du monde, nous pourrions même reproduire des villes qui existent sur Terre : « pourquoi ne pas choisir des villes historiques et les imiter d’une manière ou d’une autre ? C’est à nous de décider ce que nous voulons faire de ces colonies ».

Réaliste, Bezos explique tout de même que ces capsules spatiales géantes devront être construites par les générations futures, car la technologie n’existe pas encore. En revanche, il s’engage à démarrer les recherches et à commencer à imaginer la manière dont nos enfants devront procéder pour concrétiser ce projet pharaonique. Le fondateur d’Amazon est persuadé qu’un lancement en orbite dans notre système solaire, pourrait nous permettre de découvrir des ressources illimitées.


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New space race to bring satellite internet to the world
Ivan Couronne, JapanToday 06:00 am JST

Nouvelle course spatiale pour apporter l’Internet par satellite au monde

LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL Jeff-bezos-blue-moon-alunisseur
Jeff Bezos, Amazon, présente son projet d'alunisseur lors d'un événement à Washington, le 9 mai 2019
AFP/Getty Images/Saul Loeb. Image ajoutée
Anxiety has set in across the space industry ever since the world's richest man, Jeff Bezos, revealed Project Kuiper: a plan to put 3,236 satellites in orbit to provide high-speed internet across the globe.

Offering broadband internet coverage to digital deserts is also the goal of the company OneWeb, which is set to start building two satellites a day this summer in Florida, for a constellation of over 600 expected to be operational by 2021

Billionaire Elon Musk's SpaceX is equally active: it's just received a clearance to put 12,000 satellites in orbit at various altitudes in the Starlink constellation.

Not to mention other projects in the pipeline that have less funding or are not yet as defined.



Is there even enough space for three, four, five or more space-based internet providers?

At the Satellite 2019 international conference in Washington this week, professionals from the sector said they feared an expensive bloodbath -- especially if Bezos, the founder of Amazon, decides to crush the competition with ultra-low prices.

"Jeff Bezos is rich enough to put you out of business," said Matt Desch, the CEO of Iridium Communications.

Iridium knows all about bankruptcy. The company launched a satellite phone in the 1990s -- a brick-like set that cost $3,000 with call rates of $3 a minute. Barely anyone subscribed at the dawn of the mobile era.

The firm eventually relaunched itself and has just finished renewing its entire constellation: 66 satellites offering connectivity, but not broadband, with 100 percent global coverage to institutional clients including ships, planes, militaries and businesses.

"The problem with satellites, it's billions of dollars of investments,"
said Desch.

And if "you spend billions and you get it wrong, you end up creating sort of a nuclear winter for the whole industry for 10 years. We did that," he added. "These guys coming in, I wish them really well... I hope they don't take 30 years to become successful like we did."

Having internet beamed in from space is more of a priority for isolated zones than it is for cities, where users have fiber optic or cable connections. With satellite constellations, it doesn't matter where you are in the world: an antenna is all you need to get broadband.

"It's just like having a very tall cell tower," said Al Tadros of Maxar, which builds satellites.

The other advantage of the newly announced constellations are their relatively low orbit, which is important for reducing latency, key in curbing lag in video calls or games, for example.

Isolated areas may be where the technology is required, but there may not be enough customers to make the endeavor profitable.

That's why OneWeb has lowered its sights and will first target providing internet services to planes (imagine getting Netflix on your next long haul) or to ships, where there is a huge demand.

"The challenge in monetizing is being able to get through those first few years, where you have to put in all your capital expenses, but not being able to get enough revenues to keep you afloat,"
Shagun Sachdeva, a senior analyst at Northern Sky Research, told AFP.

Sachdeva expects most of the companies to die off, adding that the market will eventually have room for "maybe two" and that space-delivered internet services won't be commonplace for at least five to 10 years.

Amazon is only just getting off the ground, and faces the hurdle of acquiring rights to the frequency spectrum.

By arriving late, they're already behind the curve, said Michael Schwartz of operator Telesat, which is building its own constellation to be used by companies.

"People don't pay enough attention about the need for spectrum rights."

But Amazon's many advantages are abundantly clear: the group has a formidable IT infrastructure on the ground that can support the satellite network.

And Bezos finances his own rocket company, Blue Origin, which should be able to secure him a competitive price for the dozens of launches needed for the constellation.

These are factors that OneWeb's chief financial officer Thomas Whayne acknowledged during a panel Monday: "If they are serious, they will do it and will do it well."

(traduction Bing ans correction)
L’anxiété s’est manifestée dans toute l’industrie spatiale depuis que l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, a révélé le projet Kuiper: un plan pour mettre 3 236 satellites en orbite pour fournir Internet haute vitesse à travers le monde.
Offrant une couverture Internet haut débit aux déserts numériques est également l’objectif de la société OneWeb, qui est fixé pour commencer à construire deux satellites par jour cet été en Floride, pour une constellation de plus de 600 devrait être opérationnel par 2021
SpaceX de milliardaire Elon Musk est également actif: il vient de recevoir un dégagement pour mettre 12 000 satellites en orbite à diverses altitudes dans la constellation de Starlink.
Sans parler d’autres projets dans le pipeline qui ont moins de financement ou qui ne sont pas encore définis.
Y a-t-il encore assez d’espace pour trois, quatre, cinq ou plus de fournisseurs d’accès à l’espace sur Internet?
Lors de la Conférence internationale satellite 2019 à Washington cette semaine, les professionnels du secteur ont dit qu’ils craignaient un bain de sang coûteux-surtout si Bezos, le fondateur d’Amazon, décide d’écraser la concurrence avec des prix ultra-bas.
"Jeff Bezos est assez riche pour vous mettre hors de l’entreprise», a déclaré Matt DESCH, le PDG d’Iridium communications.
Iridium sait tout sur la faillite. La société a lancé un téléphone satellite dans les années 1990-un ensemble de briques qui coûtent $3 000 avec des taux d’appel de $3 une minute. À peine n’importe qui souscrit à l’aube de l’ère mobile.
Le cabinet s’est finalement relancé et vient de terminer le renouvellement de toute sa constellation: 66 satellites offrant une connectivité, mais non à large bande, avec 100% de couverture mondiale pour les clients institutionnels, y compris les navires, les avions, les forces armées et Entreprises.
"Le problème avec les satellites, c’est des milliards de dollars d’investissements," a déclaré Desch.
Et si  "vous dépensez des milliards et vous vous trompez, vous finissez par créer une sorte d’hiver nucléaire pour l’ensemble de l’industrie pendant 10 ans. Nous avons fait cela,  "at-il ajouté.  "Ces gars qui viennent, je leur souhaite vraiment bien... J’espère qu’ils ne prendront pas 30 ans pour devenir un succès comme nous l’avons fait.  "
Le fait d’avoir une connexion Internet depuis l’espace est plus prioritaire pour les zones isolées que pour les villes, où les utilisateurs ont des connexions par fibre optique ou par câble. Avec les constellations satellites, il n’a pas d’importance où vous êtes dans le monde: une antenne est tout ce dont vous avez besoin pour obtenir le haut débit.
"C’est juste comme avoir une très grande tour de cellule," dit Al Tadros de Maxar, qui construit des satellites.
L’autre avantage des constellations nouvellement annoncées est leur orbite relativement faible, ce qui est important pour réduire la latence, la clé dans le ralentissement des appels vidéo ou des jeux, par exemple.
Les zones isolées peuvent être là où la technologie est nécessaire, mais il peut ne pas y avoir assez de clients pour rendre l’entreprise rentable.
C’est pourquoi OneWeb a abaissé ses vues et ciblera d’abord fournir des services Internet aux avions (imaginez obtenir Netflix sur votre prochaine longue distance) ou à des navires, où il ya une énorme demande.
"Le défi dans la monétisation est d’être en mesure d’obtenir à travers ces premières années, où vous devez mettre dans toutes vos dépenses en capital, mais ne pas être en mesure d’obtenir suffisamment de revenus pour vous garder à flot, " Shagun Sachdeva, un analyste principal à Northern Sky Research, a déclaré à l’AFP.
Sachdeva s’attend à ce que la plupart des compagnies meurent, ajoutant que le marché finira par avoir de la place pour  "peut-être deux " et que les services Internet fournis par l’espace ne seront pas monnaie courante pendant au moins cinq à 10 ans.
Amazon ne fait que sortir du sol, et est confronté à l’obstacle de l’acquisition des droits sur le spectre de fréquences.
En arrivant en retard, ils sont déjà derrière la courbe, a déclaré Michael Schwartz de l’opérateur Telesat, qui est la construction de sa propre constellation pour être utilisé par les entreprises.
"Les gens ne paient pas assez d’attention sur la nécessité de droits de spectre. "
Mais les nombreux avantages d’Amazon sont très clairs: le groupe dispose d’une formidable infrastructure informatique sur le terrain qui peut soutenir le réseau satellitaire.
Et Bezos finance sa propre compagnie de fusée, Blue Origin, qui devrait être en mesure de lui assurer un prix concurrentiel pour les dizaines de lancements nécessaires pour la constellation.
Ce sont des facteurs que le directeur financier de OneWeb, Thomas WHAYNE, a reconnu lors d’un panel lundi:  "s’ils sont sérieux, ils le feront et le feront bien. "

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Message par Florage le Lun 24 Juin - 10:08


La Chine est en train de gagner la course au solaire spatial
Ray Kwong et Foreign Policy  Slate.fr — Traduit par Jean-Clément Nau — 20 juin 2019

L'Amérique devrait être sur le devant de la scène énergétique mais elle gâche son potentiel.

Les moyens ne sont pas alloués à la Nasa pour développer l'énergie solaire alors que la Chine prévoit de mettre en orbite une centrale solaire commerciale d'ici à 2050. | Hellisp / Wikimedia

LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL Suntower
Tous les films catastrophe commencent de la même façon : un scientifique met en garde le président des États-Unis qui refuse de l'écouter. Mais la survie de l'humanité, ce n'est pas du cinéma. Si l'un des présidents américains des cinquante dernières années avaient eu la présence d'esprit de prendre au sérieux l'énergie solaire, nous aurions pu empêcher le désastre climatique à venir grâce à une source d'énergie propre, constante, sans limite et moins onéreuse que les combustibles fossiles –et les États-Unis auraient été le leader du secteur.

Si l'on en croit les rapports, c'est aujourd'hui la Chine qui est la cheffe de file de cette nouvelle technologie: il s'agit de panneaux solaires classiques, si ce n'est qu'ils sont dopés aux stéroïdes –capables de recueillir de l'énergie 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par an. Ces centrales solaires ne monopoliseront pas des millions d'hectares terrestres: elles seront mises en orbite géosynchrone, près de 35.000 kilomètres au-dessus du niveau de la mer –loin des nuages, de la pluie et du cycle jour-nuit, soit tous les petits embêtements qui rendent l'énergie solaire terrestre quelque peu intermittente. La Chine compte mettre en orbite une centrale solaire commerciale d'ici à 2050; elle pourrait alors s'enorgueillir d'être la première nation à avoir capté l'énergie solaire depuis l'espace pour la rediriger vers la Terre.



Réseau électrique international
C'est là que les choses se compliquent: selon un récent rapport de l'US-China Economic and Security Review Commission, le programme spatial de la Chine fait partie intégrante du programme militaire chinois. C'est donc l'armée qui contrôle l'activité spatiale de la Chine –et «la plupart de ses activités spatiales civiles font double emploi».

Second point: les ambitions spatiales de la Chine sont tournées vers une seule et même priorité, l'argent. L'espace est au cœur de ses projets de reprise économique et de développement national. Le Parti communiste chinois veut organiser une démonstration en ligne de sa centrale spatiale dès l'an prochain; en cas de succès, certains pays pourraient se laisser tenter par le projet phare de politique étrangère de Xin Jinping, les «nouvelles routes de la soie». Cette énergie bon marché et sans émissions de CO2 aurait de quoi tenter plus d'un pays tier et donnerait à la Chine un poids politique beaucoup plus important. Pékin contrôlerait presque de facto les pays acheteurs et se rapprocherait de son but: créer le premier réseau électrique international de l'histoire.

La Nasa très terre-à-terre
Pendant ce temps, les États-Unis ne font rien de leur propre technologie solaire spatiale –une technologie qu'ils possèdent pourtant depuis 1968, année de la publication (dans la revue Science par Peter Glaser, conseiller à la Nasa et chef de projet pour Apollo 11) d'un concept de satellite permettant de capter l'énergie solaire et de la transmettre à la Terre. En 1941, Isaac Asimov, l'un·e des écrivain·es de science-fiction les plus prolifiques et renommé·es de tous les temps, imaginait déjà une station spatiale capable de rediriger l'énergie du soleil vers différentes planètes via le rayonnements micro-onde. Asimov a de nouveau fait référence aux stations-centrales solaires en 1983, écrivant qu'elles pourraient voir le jour en… 2019!

Ce n'est pas comme si la Nasa n'avait pas essayé de mettre la machine solaire en route: elle a fourni moult rapports de développement et d'évaluation (et autres études de faisabilité) à la Maison Blanche au fil des années, allant même jusqu'à recommander cette source d'énergie pour alimenter une hypothétique base lunaire de première génération habitée.

La Nasa ne prévoit à ce jour aucune mission consacrée à l'énergie solaire.

«Une base lunaire habitée en permanence présenterait des défis de taille, notamment en termes d'énergie», comme l'expliquent les auteurs de ce rapport. «Il pourrait donc s'avérer judicieux d'avoir recours à une centrale solaire spatiale placée en orbite capable de produire de l'énergie électrique et de la rediriger vers une base lunaire, quel que soit l'emplacement de cette dernière. Nous possédons la technologie permettant de capter la lumière solaire, de produire une énergie [continue] supérieure aux 35 kilowatts [requis pour faire fonctionner la base lunaire], et de la transférer vers la surface via micro-ondes.»


@singularityhub a écrit:Space-based solar power could be a new reliable renewable energy source. With little impact to our environment, it could solve energy and greenhouse gas emission problems. https://suhub.co/2Todwhb
01:00 - 9 mai 2019
Why the Future of Solar Power Is from Space
With space-based solar power, we could solve our energy and greenhouse gas emission problems with little environmental impact.

Pourtant, la Nasa ne prévoit à ce jour aucune mission consacrée à l'énergie solaire (pour plusieurs raisons, presque toutes liées au manque de ressources financières), à la consternation –aujourd'hui comme hier– de plusieurs centaines (voire plusieurs milliers) de spécialistes de l'ingénierie et d'équipes de reherche de la Nasa, que le projet fait rêver.

John Mankins est de ceux-là. Ancien physicien à la Nasa, Mankins est réputé pour ses travaux consacrés au solaire spatial –et pour sa très grande patience. Non seulement il a travaillé à la Nasa et au Jet Propulsion Laboratory vingt-cinq ans durant, pendant lesquels il n'a jamais cessé de plaider pour le solaire spatial sans aucun résultat– mais il a également aidé l'auteur de cet article à passer au peigne fin le McCain National Defense Authorization Act (année fiscale 2019), à la recherche de la moindre référence au solaire spatial au cœur de cette monstruosité bureaucratique. Mankins (et d'autres avec lui) ont revu leurs estimations et pensent que les coûts du solaire spatial sont désormais de l'ordre du raisonnable.

L'énergie, un enjeu géopolitique
La Chine n'est pas seule dans les starting-blocks: les agences spatiales du Japon, de l'Union européenne et de l'Inde travaillent sur leurs propres programmes de solaire spatial.


@NatSolarObs a écrit:
LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL Dwjox0cXgAEfp2M


India's Aditya-L1 mission to study the Sun is scheduled to launch in the 2019-2020 timeframe.  #OurSun #GlobalScience #SpaceBased #AstroPhysics  
Read on: http://ow.ly/JJaz50k7ZJ2

Le projet de la l'Agence spatiale japonaise (Jaxa) est le plus abouti. Mankins explique que l'agence spatiale élabore une nouvelle feuille de route pour son programme –qui est loin d'être son seul projet (on peut notamment citer des ascenseurs spatiaux, un système d'enlèvement des ordures spatiales, un dispositif permettant de détecter l'eau présente sur les astéroïdes, et des véhicules lunaires gros comme des camping-cars).

LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL CE9EmnQUgAAKPRG

Fin mai, les gouvernements américains et japonais –deux importants partenaires de la Station spatiale internationale– ont convenus de prolonger leur coopération; des astronautes japonais·es pourraient être envoyé·es sur la lune dans le cadre de cet accord.

Cela étant, c'est l'intérêt que la Chine témoigne au solaire spatial –et l'apparent désintérêt des États-Unis– qui se révèlent les plus parlants sur le plan géopolitique. L'énergie occupe une place centrale dans la géopolitique mondiale et dans l'ordre international. Elle a consolidé l'essor de grands pouvoirs, a motivé des alliances, et a –bien trop souvent– été à l'origine de conflits et de guerres. Conclusion? Dans le pire des cas, la première nation capable de capter la lumière du soleil depuis l'espace dominera toutes les autres, et de loin.

Nous ignorons tout de la technologie solaire de la Chine (peut-être sort-elle des manuels open-source de la Nasa !?)

Contrairement à l'énergie renouvelable terrestre (qui est en grande partie contrôlée par le secteur privé), le solaire spatial de la Chine serait une source d'énergie unique et nationale: autrement dit, un outil révolutionnaire pouvant facilement être exploité à des fins géopolitiques. La Chine n'est pas en reste lorsqu'il s'agit de militariser les technologies spatiales issues du secteur commercial, ce qui complique encore les choses –ou les rend encore plus terrifiantes, selon les points de vue.

La Chine s'est lancée la première mais il va sans dire qu'elle ne dispose pas pour autant d'un avantage catégorique ou insurmontable. À l'heure où l'auteur de cet article a écrit ces lignes, nous ignorons tout de sa technologie solaire (peut-être sort-elle tout droit des manuels open-source de la Nasa!?). Reste que les États-Unis doivent agir sans attendre –non seulement pour répondre à l'inévitable évolution technologique mais aussi pour s'adapter à l'évolution du marché de l'énergie engendrée par la crise du climat.

Nouvelle hégémonie
Il sera certes particulièrement difficile de pousser l'administration américaine actuelle à investir pleinement dans le solaire spatial. La Nasa a déjà bien du mal à trouver des financements alors même que la Maison Blanche avance la date de missions majeures. (Plus étonnant: l'agence spatiale, à l'inverse, reçoit des financements qu'elle n'a jamais sollicités –125 millions de dollars supplémentaires pour élaborer des têtes nucléaires, par exemple).

Les États-Unis se trouvent à un tournant décisif. Verra-t-on un candidat à l'élection présidentielle américaine de 2020 s'emparer du solaire spatial, donnant par là-même une envergure internationale au Green New Deal? Peut-être. Les entreprises –américaines ou non– et les nations qui travaillent déjà à l'élaboration de cette technologie uniront-elles leurs forces au nom de la science pour atteindre cet objectif commun? Peut-être. Le coup de force de Pékin fera-t-il basculer l'équilibre mondial des pouvoirs, marquant l'avènement d'une nouvelle hégémonie? C'est le scénario le plus probable –et celui que je redoute plus que tout.

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Message par Florage le Jeu 27 Juin - 9:21


Jeff Bezos, Karl Marx et le capitalisme extra-terrestre
korii, Repéré par Thomas Burgel sur Ars Technica 15/05/2019

Karl Marx aurait sans doute trouvé en l'Américain, dont la conquête de l'espace vise une extension du domaine du capitalisme, un lecteur insoupçonné.
Une somme de 155 milliards de dollars (138 milliards d'euros), soit beaucoup plus que n'en pourra jamais contenir votre PEL: estimée par Forbes, c'est la fortune actuelle de Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde.

Bezos n'est pas uniquement le patron d'Amazon, il est également celui de Blue Origin, une entreprise qui a conceptualisé des lanceurs spatiaux réutilisables. Comme le SpaceX du fantasque Elon Musk, Blue Origin a pour objectif une nouvelle conquête de l'espace.

Une conquête d'une autre nature que celle des décennies passées. Les aventures pionnières faites d'expérimentations scientifiques et ponctuelles étendent dorénavant leur horizon pour viser des buts commerciaux afin d'assurer l'avenir du capitalisme et par extension, selon Bezos, celui de l'espèce humaine.

L'Américain, qui a présenté un engin lunaire nommé Blue Moon capable, à terme, d'emporter matériel et hommes sur le satellite de la Terre, a fait part de sa vision grandiose, science-fictionnelle, excitante –ou scandaleuse, selon les points de vue. Il propose rien moins que dessiner le chemin que devraient emprunter l'être humain et l'environnement à l'avenir.



Karl Marx mis en orbite
Bezos sait que le modèle capitaliste à croissance continue, celui-là même qui a bâti sa fortune, est incompatible à terme avec la survie de l'espèce. Les besoins énergétiques sont trop grands et les ressources, mêmes renouvelables, ont une finitude : Ars Technica projette qu'au rythme actuel, il faudrait intégralement couvrir la planète de «fermes solaires» pour que les êtres humains puissent survenir à leurs besoins.

Un constat auquel on peut répondre par deux solutions, explique Bezos: soit rationner sa consommation, soit s'étendre à l'espace. La première, qui revient à imaginer les conditions d'un développement durable, n'a pas ses faveurs: «C'est le chemin qui, pour la première fois, conduirait vos petits-enfants à mener une vie pire que la vôtre», a-t-il précisé. La seconde est de créer une nouvelle «final frontier» au capitalisme: l'espace, dont la conquête, l'industrialisation et l'occupation permanente grâce à des «cylindres O'Neil» monumentaux offrirait une vie paradisiaque en créant de nouveaux horizons et de nouveaux relais pour une croissance sans limite.

À lire aussi L’espace, nouveau terrain de jeu des milliardaires

La projection que Bezos imagine est une extension assez édifiante du capitalisme tel que Karl Marx le comprenait. Le système fait face à une nouvelle crise, peut-être la plus profonde de son histoire; en l'absence de révolution, il n'y survivra pas par une transformation mais par de nouvelles conquêtes.

Comme le note Motherboard dans une analyse bien sentie, cette expansion vers l'univers ne constitue ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de colonialisme. Comme les précédentes, notamment la conquête des Amériques par l'Europe, elle ne pourra reposer que sur l'exploitation, la soumission, les déséquilibres entre les privilégié·es et les autres, dont la domination conditionne l'existence même de ces richesses.

Cette vision est également très proche du synopsis du film de science-fiction Elysium, où l'on voit une population aisée vivre dans de confortables stations spatiales, alors que la plèbe se débat dans la pauvreté sur le plancher des vaches.

À lire aussi Les firmes privées ont rendu l'espace plus accessible que jamais

Pour Jeff Bezos, le choix semble fait: il est déjà trop tard pour accorder l'espèce humaine à la survie de son environnement et la sauvegarde d'une Terre transformée en sanctuaire ne peut passer que par la perpétuation de ce qui pourtant semble la condamner.

On peut, espérons-le, imaginer d'autres solutions, moins excitantes pour le lectorat de science-fiction mais plus concrètes pour qui souhaite construire un avenir sans apocalypse.

Florage

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Message par Florage le Sam 13 Juil - 20:17


MACRON S'EN VA EN L'AIR
Mironton, mironton, mirontaine,
Macron s'en va-t-en guerre
Ne sait quand reviendra (bis)


Emmanuel Macron annonce la création d'un commandement militaire de l'espace
Alain Barluet Le Figaro (avec Reuters)   13/07/2019

Ce commandement sera créé au sein de l’armée de l'air qui deviendra à terme «l'armée de l'air et de l'espace», a annoncé le président dans son discours prononcé à la veille de la Fête nationale à l'Hôtel de Brienne.
Le président Emmanuel Macron a annoncé samedi la création en septembre prochain d'un "grand commandement de l'espace" au sein de l’armée de l'air qui deviendra à terme "l'armée de l'air et de l'espace". "Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protègerons mieux nos satellites y compris de manière active", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours au ministère des Armées, pour la traditionnelle réception en l'honneur des troupes qui défileront sur les Champs-Elysées à l'occasion du 14-Juillet.

Ce commandement sera créé au sein de l’armée de l'air qui deviendra à terme «l'armée de l'air et de l'espace», a annoncé Emmanuel Macron le 13 juillet dans son discours prononcé à la veille de la Fête nationale à l'Hôtel de Brienne.

"Et pour donner corps à cette doctrine, pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l'espace sera créé en septembre prochain au sein de l'armée de l'air",
a-t-il dit au côté de la ministre des Armées Florence Parly, qui devrait détailler prochainement les grandes lignes de la stratégie française. "Celle-ci deviendra à terme l'Armée de l'air et de l'espace. Les nouveaux investissements indispensables seront décidés", a précisé le chef de l'Etat.

En septembre 2018, Florence Parly s'était engagée à doter la France d'"une véritable autonomie stratégique spatiale" face aux "menaces portées par quelques grandes puissances" dans un contexte de militarisation de l'espace. La ministre des Armées avait livré une preuve détonante de sa détermination en accusant nommément les Russes d'"un acte d'espionnage" contre le satellite militaire franco-italien Athena-Fidus en 2017.

Florage

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Message par Florage le Ven 19 Juil - 13:21

SAUT DANS L'ESPACE, SALUT DE L'ESPÈCE ?

50 ans après Armstrong,
15 auteurs de SF imaginent l'avenir de l'humanité dans l'espace en 2069

Grégory Rozières et Matthieu Balu, Le Huffpost, 19/07/2019
Patlotch a écrit:ce ne sont pas des livres de science-fiction, mais des pensées d'auteurs offrant une palette de possibles, d'impossibles, du pire et du meilleur. Aucune réponse n'envisage une perspective révolutionnaire, sinon en termes très vagues et reposant sur la perspective d'aller vivre ailleurs, mais beaucoup plus tard

Sommaire :

La conquête de la Lune et de Mars
Silène Edgar
Philippe Curval
Enki Bilal
Laurent Genefort

L’exploitation industrielle (et privatisée)
Peter F. Hamilton
Jean-Claude Dunyach
Catherine Dufour
Christian Léourier

L’exploration scientifique
Robert Wilson
Laurent Kloetzer
Jacques Barbéri

L’espace sans les humains
Alastair Reynolds
Alain Damasio
Sabrina Calvo
Thierry Di Rollo

aucun ne pose vraiment la question, réalisme, manque d'imagination ou signe des temps ? On va relire Charles Fourier
RAPPORTS SPACIAUX et RAPPORTS SOCIAUX

mais ce qui suit est très réaliste...

Le ministère des armées va créer une cellule de travail, appelée « Red Team », composée d’auteurs de science-fiction, afin de mettre en avant ses capacités d’innovation.
Les ondulations futuristes du Flyboard Air au-dessus des Champs-Elysées, lors des célébrations du 14-Juillet, avaient donné le ton. Pour sa communication, le ministère des armées mise sur l’imaginaire des technologies de l’avenir. Après avoir annoncé la création prochaine d’un commandement militaire de l’espace chargé de défendre les intérêts de la France au-delà de l’atmosphère terrestre, le président de la République, Emmanuel Macron, a proclamé sur Twitter sa fierté d’une armée « moderne et innovante ».

On ignore comment l’engin de Franky Zapata, qui ne dispose que d’une dizaine de minutes d’autonomie, pourra être utilisé sur les champs de bataille de l’avenir, bien que le champion marseillais de jet-ski soit apparu armé d’un fusil d’assaut le jour de la fête nationale. Toutefois, la chose militaire, en France, semble vouloir tutoyer la science-fiction. Ce genre, qui a pourtant peu inspiré le cinéma et la littérature hexagonaux, est même directement convoqué par un document d’orientation du ministère des armées publié le 11 juillet.

Outre les efforts d’innovation en matière d’« artillerie électrique », de robotique, d’impression 3D et de textiles intelligents, ce rapport de l’Agence de l’innovation de défense (AID), baptisé « Imaginer au-delà », annonce la création d’une dite « Red Team », une cellule chargée d’imaginer l’avenir. Elle serait notamment composée d’auteurs français de science-fiction. Chargée de « challenger l’exercice prospectif institutionnel » et composée de « quatre à cinq » personnes, cette « équipe rouge » devra « proposer des scénarios de disruption ».

Science-fiction secret-défense
En clair, il s’agira pour cette cellule d’imaginer des situations que les stratèges professionnels du ministère des armées ne seraient pas nécessairement en mesure de prévoir. Ils pourront notamment travailler sur les conséquences de l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins malveillantes par des Etats ennemis ou des organisations terroristes en se mettant à leur place, comme dans un jeu de rôle. Les hypothèses des écrivains et prospectivistes de cette unité sont censées permettre aux armées de se préparer aux conséquences de technologies « disruptives » de nature à transformer le métier des armes.

L’appellation « Red Team » fait référence à une notion relevant du domaine de la cybersécurité. Il s’agit de groupes de personnes chargées de mettre à l’épreuve les limites de la sécurité informatique d’organisations, en pensant et en agissant comme des hackeurs hostiles. Si la création de cette unité intègre le récit sur l’innovation que veut imposer le ministère des armées dans sa communication officielle, le contenu de ses travaux restera hautement confidentiel, « compte tenu de leur sensibilité et pour se prémunir d’inspirer de potentiels adversaires », selon le document d’orientation. Des scénarios de science-fiction classés secret-défense, en somme.

Des robots au Mali en 2020
Avant de tenter une référence incertaine à un ouvrage inconnu, 2089, présenté comme un « nouveau roman » de George Orwell, la ministre des armées, Florence Parly, évoque pêle-mêle d’autres chantiers de l’innovation en matière de défense : « Des robots humanoïdes secourant les soldats sur le champ de bataille, des avions capables d’interagir avec des drones et des logiciels capables d’analyser instantanément des milliers d’images satellites. »

Bien que le Flyboard Air leur a volé la vedette, l’atmosphère futuriste voulue par les armées a été entretenue lors des cérémonies du 14-Juillet par la présentation d’armes individuelles aux contours inhabituels. L’une d’entre elles, le Nerod F5, n’est autre qu’un brouilleur d’ondes en forme de fusil destiné à neutraliser des drones civils utilisés à des fins malveillantes par des adversaires, grâce à des antennes directionnelles.

Une autre innovation présentée lors de la Fête nationale, le Barakuda, un robot piloté à distance, pourra être déployé prochainement dans les zones d’opérations extérieures. Cet engin qualifié de « mule » pourra apporter au soldat un soutien logistique. Selon La Tribune, il pourra être engagé au Mali, où les forces françaises sont présentes dans le cadre de l’opération « Barkhane », dès 2020.

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Message par Florage le Dim 21 Juil - 13:04

Patlotch a écrit:curieux renversement,alors que ci-dessus les auteurs de science fiction sont circonspects, les scientifiques conviés par France Culture évoqueraient « le possible avenir de l'humanité sur une autre planète que la Terre. » Je n'ai pas écouté l'émission


A l'occasion des cinquante ans du premier pas de l'Homme sur la Lune, nous nous interrogerons sur l'évolution de notre rapport à l'espace et les enjeux économiques qui s'y jouent...

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Image tirée du streaming d'envoi dans l'espace de la Tesla Roadster, 16 février 2018.
Crédits : Ho / SpaceX - AFP
Cinquante ans ! C'est un anniversaire pas comme les autres que l'on fête ce dimanche 21 juillet : le premier pas de l'Homme sur la Lune. Depuis 1969, l'espace nous semble plus familier, grâce aux nombreuses découvertes sur sa constitution, son histoire et son évolution, bien que nous n'en connaissions encore qu'une infime partie. C'est aussi le lieu de grands enjeux politiques, voire éthiques, si l'on évoque le possible avenir de l'humanité sur une autre planète que la Terre.

Mais un aspect ne doit pas être laissé de côté quand on parle d'univers : l'économie. Avec l'envoi dans l'espace de sa voiture électrique Tesla Roadster, mardi 6 février 2018, Ellon Musk rappelle que l'univers est aussi un terrain de conquêtes pour les entreprises privées.

Avec Isabelle Soubès-Verger, géographe, chercheuse au CNRS Centre Alexandre Koyré, spécialiste des questions de géopolitique de l'espace et des politiques spatiales, Arlène Ammar Israël, physicienne, spécialiste des atmosphères planétaires et du milieu interplanétaire et Fatoumata Kébé, astrophysicienne.

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Message par Florage le Ven 30 Aoû - 5:24

Patlotch a écrit:j'avoue que j'ignorais que les États-Unis ne disposaient pas d'un commandement militaire de l'espace, mais je ne crois pas une minute qu'en la matière Macron ait pu inspiré Trump
Trump lance un commandement de l’espace
Le Monde avec AFP, aujourd’hui

Face à la menace que représentent la Chine et la Russie, le président des Etats-Unis a également confirmé, jeudi, la création prochaine d’une « force de l’espace ».

LE CAPITAL À L'ASSAUT DU CIEL F2ab2bd_WAS403_USA-TRUMP-_0829_11
Donald Trump aux côtés du général John Raymond, qui dirigera le « Spacecom »,
lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, à Washington, le 29 août.

KEVIN LAMARQUE / REUTERS
Donald Trump veut être prêt en cas de guerre des étoiles : le président américain a lancé, jeudi 29 août, un commandement militaire de l’espace, qui sera chargé d’assurer la domination des Etats-Unis, menacée par la Chine et la Russie, sur ce nouveau terrain de guerre.

Le président, lors d’une cérémonie à Washington, a affirmé : « C’est un moment historique, un jour historique, qui reconnaît que l’espace est au centre de la sécurité nationale et de la défense de l’Amérique. »

Ce commandement, baptisé « Spacecom », « s’assurera que la domination américaine dans l’espace ne soit jamais remise en question ou menacée car nous savons que la meilleure façon d’empêcher les conflit, c’est de se préparer à la victoire », a-t-il ajouté. Pour M. Trump, il s’agit de combattre les ennemis des Etats-Unis qui s’attaquent aux « satellites américains qui sont si importants pour les opérations sur les terrains de guerre et pour notre style de vie ».

Le « Spacecom » devient le 11e commandement militaire du Pentagone, équivalent par exemple au Centcom, chargé des opérations militaires américaines au Moyen-Orient. Sa mission est multiple : dissuader, défendre, offrir une capacité efficace de combat spatial et former des combattants pour la guerre dans l’espace, selon le Pentagone.

Création prochaine d’une « force de l’espace »
Après le Spacecom, M. Trump a confirmé la prochaine création d’une « force de l’espace » qui deviendra une sixième branche de l’armée américaine, aux côtés de l’armée de terre, l’US Navy, l’US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes. La « force » sera formée au sein de l’armée de l’air, qui supervise depuis les années 1950 les opérations militaires dans l’espace.

Lire aussi  Les Etats-Unis annoncent la mise en place, d’ici à 2020, d’une « force de l’espace »
L’objectif est d’assurer sur ce nouveau terrain de combat la suprématie des Etats-Unis, menacée par la Chine et la Russie qui ont développé leurs capacités technologiques.

« Nous sommes les meilleurs du monde dans l’espace aujourd’hui, mais notre niveau de supériorité se réduit. Nous voulons avancer vite et rester en tête », a assuré le général John Raymond, qui dirigera le Spacecom, lors d’un point presse avant l’annonce officielle.

Les menaces vont du brouillage des communications et des satellites GPS à la frappe d’un missile sol-air contre un satellite « comme l’a fait la Chine en 2007 », a-til affirmé. Ce général de l’armée de l’air a ajouté :

« Historiquement, nous n’avions pas besoin d’alliés dans l’espace, qui était un domaine secondaire. C’est devenu très important aujourd’hui. »

« L’espace ne sera pas notre talon d’Achille »
Le Spacecom travaillera avec les alliés traditionnels de Washington : le groupe des « Five Eyes » qui réunit les services de renseignement américain, néo-zélandais, britannique, canadien et australien, ainsi qu’avec l’Allemagne, le Japon et la France, qui a déjà annoncé la création prochaine d’un commandement dédié à l’espace.

« L’espace ne sera pas notre talon d’Achille », a renchéri Steve Kitay, ministre adjoint de la défense chargé des affaires spatiales. Interrogé sur d’éventuelle recherches sur une vie extra-terrestre, M. Kitay a précisé que « le Spacecom et la force de l’espace se focaliser[aie]nt sur la vie sur Terre ».

M. Trump s’était attribué en mars 2018 l’idée de cette force spatiale mais la Chambre des représentants avait voté un an plus tôt un texte prévoyant la création d’un « corps de l’espace ». Le ministre de la défense de l’époque, Jim Mattis s’y était opposé publiquement, jugeant une sixième branche militaire trop onéreuse et inutile. La chef de l’US Air Force, Heather Wilson, avait également fait part de son opposition à cette idée. En outre, la future force de l’espace risque de se heurter à l’opposition du Congrès qui doit approuver son financement, estimé à huit milliards de dollars par la Maison Blanche.

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