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la religion de l'État-nation

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la religion de l'État-nation

Message par Patlotch le Dim 7 Oct - 12:42

la critique de la récente loi sur Israël État-nation du peuple juif, comme révélant "la vraie nature d'Israël", a masqué la critique radicale de l'État-nation dont tant Marx que Pierre Legendre ont montré le caractère religieux

(à suivre)


Patlotch
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Re: la religion de l'État-nation

Message par Patlotch le Sam 10 Nov - 4:56


le PIR et « sa part du pouvoir »

un épisode peu glorieux pour la pasionaria du PIR, Parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja. Je le place ici, parce qu'il met en exergue une contradiction de ce parti, quant à sa critique de l'État-Nation... français. Le magazine lundimatin le relate, un peu gêné aux entournures vu le grand écart entre draguer des anarchistes (Tarnac, Cortèges de tête...) et des nationalistes

LA PENSÉE DÉCOLONIALE EST-ELLE SOLUBLE DANS L’ÉTAT VÉNÉZUELIEN ?
lundimatin#164, 8 novembre 2018

« Après la création du Ministère des Mines Écologiques, le Gouvernement-des-oxymores a annoncé la création d’un “Institut National de la Décolonisation du Venezuela” »

Du 22 au 26 octobre, s’est tenu à la Bibliothèque Nationale du Venezuela un colloque ayant pour sujet «  la IIIe école de la pensée décoloniale critique : processus étatiques et constitutifs  ». Ramon Grosfoguel, Enrique Dussel et Houria Bouteldja y étaient notamment présents. Profitant de la présence d’intellectuels et de militants décoloniaux venus de différents pays, Nicolas Maduro, a reçu les différents participants au Palais présidentiel pour inaugurer le nouvel «  Institut de la pensée décoloniale  ». Si le projet est porté de longue date par des penseurs comme Ramon Grosfoguel et Enrique Dussel, le responsable de cet Institut, à savoir Ernesto Villegas, ministre de la Culture, a été désigné par le président Maduro, «  afin de donner cohérence, articulation et pouvoir avancer dans l’ensemble de ce processus pour consolider une indépendance absolue du pays. »


[...]

Houria Bouteldja s'en explique sur son compte Facebook
27 octobre, 05:46  
J'ai eu l'honneur de faire partie de la délégation de militants et d'intellectuels qui ont été reçus par le président Maduro en personne. En effet, le projet de fonder un Institut de la pensée décoloniale, porté depuis de nombreuses années par l'éminent Enriqué Dussel et l'admirable Ramon Grosfoguel, vient de se concrétiser ! J'ai eu l'immense honneur d'assister à ce moment historique ! Voir la vidéo à partir du lien.



Traduction d'une partie de l'article :
" Approbation de la création de l’Institut National de Décolonisation du Vénézuela.
A ce propos, le Président Maduro a signifié son accord pour la création de l’Institut National de Décolonisation du Vénézuela, à cette fin, il a désigné pour responsable le ministre Ernesto Villegas. Il a indiqué que cela était absolument nécessaire afin de donner cohérence, articulation et pouvoir avancer dans l’ensemble de ce processus pour consolider une indépendance absolue du pays. « Pour la consolidation de l’indépendance véritable, il faut approfondir la décolonisation de notre pays, de notre continent et de nos peuples » a insisté Maduro. "

Very Happy  Smile
revendiquer l'indépendance nationale comme critique des États-Nations Occidentaux seulement, et promouvoir l'histoire des dirigeants nationalistes arabes, les bourgeoisies nationales plutôt que ceux d'en-bas qu'ils ont instrumentalisés contre les nations coloniales*, cela relève de la même conception du dépassement de la racisation comme stratégie de lutte des "racisés" vs "les Blancs" : le dépassement à produire est reportée indéfiniment à l'horizon d'on ne sait quelle contradiction, mais jamais celle du capitalisme, il s'agit de le gagner sur le terrain de la politique représentative (voir plus bas)
Houria Bouteljda a écrit:Le subterfuge, c’est précisément de dissimuler la catégorisation raciale sous le gentil vocable d’“universalisme”. Mais attention : si nous constatons l’existence des races sociales, ce n’est pas pour les contempler, mais pour les dépasser [je souligne]. C’est une forme d’essentialisme stratégique : nous luttons en tant que “racisés”, puisque ces catégories ont un fondement matériel, dans le but de mettre fin aux discriminations et de construire une société sans races.

source

* le compte tweeter du PIR diffuse "la photo du jour", le plus souvent des dirigeants nationalistes arabes ou africains, modèle de référence Yasser Arafat

lundimatin écrit : « le PIR tend à plaquer mécaniquement des grilles d’analyse datées sur la réalité contemporaine, et à reproduire machinalement et abstraitement les mots d’ordre anti-impérialistes historiques. [...] Dans cette vision, les politiques coloniales et le racisme n’apparaissent pas comme des phénomènes inhérents au capitalisme, à des formes de souveraineté étatique et de gouvernement modernes, mais comme des attributs propres aux seules puissances impérialistes occidentales.  »


dans un confrontation avec Gilles Clavreul organisée par L'Obs, Houria Bouteldja répond :
Clavreul – [...] Stratégiquement, le PIR vise à fracturer la gauche pour entraîner sa recomposition autour de cette idée de lignes raciales. Cela le conduit à très peu attaquer la droite et l’extrême droite… Cela dit, la faiblesse de votre mouvement me semble résider dans son absence de militantisme sur le terrain.  On retrouve votre grammaire dans un certain nombre d’écrits, mais vos idées ne sont pas reprises par les partis politiques. La France insoumise, par exemple, vous tient à distance. D’où ma question : avez-vous un réel projet politique, ou voulez-vous simplement exister comme force de contestation ? Pensez-vous vraiment à la conquête du pouvoir, et avec quelles institutions ? Au fond, votre position de contestation radicale, mais un peu inoffensive, ne vous convient-elle pas ?

Bouteldja – Nous voulons le pouvoir. Notre part de pouvoir en tout cas, car nous sommes un groupe social opprimé, en danger et qui a besoin d’être protégé et défendu. Nous pensons qu’il faut d’abord exister politiquement [...] et créer un rapport de force. Dans les années qui viennent, on peut parfaitement envisager, par exemple, de soutenir des listes autonomes, sans étiquette, à des élections locales. On ne s’interdit rien.

source PIR : Débat Bouteldja/Clavreul/Nouvel Obs : une mise au point, 7 novembre 2018
à défaut d'avoir sa « part du pouvoir » en France, Bouteldja « ne s'interdit rien », elle s'affiche en face à face avec le chef d'État vénézuélien... On a « l'immense honneur » qu'on peut, c'est Mélenchon qui va être jaloux...


il me semble que les luttes et la pensée décoloniales valent mieux que cette compromission, mais je sais que pour d'autres, le ver était dans le fruit

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