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L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

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L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

Message par Patlotch le Lun 15 Oct - 16:47


la chronique à côté de la plaque ?
on verra...

achronique : Qui ne tient pas compte du temps, de la durée. (Larousse en ligne)

il ne me suffit plus de détruire mes livres, il arrive que je n'ai plus envie du tout d'écrire quoi que ce soit sur Internet

d'un côté, ce serait plutôt bon signe, si me venait un plus de désir de "réel", de "vraie vie" matérielle. Un fantasme de disparition des écrans. Ou alors, le sentiment de n'avoir plus rien à dire à personne : à personne en général. À quoi bon parler à des inconnus qui ne répondent pas, le comble de la non-communication ? N'ai-je pas assez incriminé "mettre de la merde dans les tuyaux" ?

d'un autre, ce serait l'envie de parler avec quelqu'un en particulier, entre individus concrets

l'écriture d'un auteur est telle qu'elle voue le lectorat à n'être qu'une abstraction. À moins qu'il ne parle tout seul. Ça doit être un peu ça. Signe des temps ?

quoi qu'il en soit : « L'émancipation des X sera l'émancipation des X eux-mêmes », soit l'on y croit et l'on se tait, soit l'on n'y croit pas et l'on ment


1987

Charlie Haden – bass
Chet Baker - trumpet
Enrico Pieranunzi - piano
Billy Higgins - drums

dans Lecture de John Cage, Octavio Paz écrit que le silence est musique, la musique n'est pas silence...

Leido
desleido:
Music without measurments,
Sound passing trough circumstances.

Dentro de mí los oigo
pasar afuera,
Fuera de mí los veo
pasar conmigo.
Yo soy la circunstancia.
Música:
oigo adentro lo que veo afuera,
veo dentro lo que oigo fuera.
(No puedo oírme oír: Duchamp)
Soy
una arquitectura de sonidos
instantáneos
sobre
un espacio que se desintegra.
(Everything
we come across is to the point)

La música
inventa al silencio,
la arquitectura
inventa al espacio.
Fabricas de aire
El silencio
es el espacio de la música:
un espacio
inextenso:
no hay silencio
salvo en la mente.
El silencio es una idea,
la idea fija de la música.
La música no es una idea:
es movimiento,
sonidos caminando sobre el silencio.
(Not one sound fears the silence
that extinguishes it)

Silencio es música,
música no es silencio
Nirvana es Samsara,
Samsara no es Nirvana.

El saber no es saber:
recobrar la ignorancia
saber del saber.

No es lo mismo
oír los pasos de esta tarde
entre los árboles y las casas
que
ver la misma tarde ahora
entre los mismos árboles y casas
después de leer
Silence:
Nirvana es Samsara
silencio es música.

(Let life obscure
the difference between art and life)

Música no es silencio:
no es decir
lo que dice el silencio,
es decir
lo que no dice.
Silencio no tiene sentido,
sentido no tiene silencio.
Sin ser oída
la música se desliza entre ambos.
(Every something is an echo of nothing)
En el silencio de mi cuarto,
el rumor de mi cuerpo:
inaudito.
Un día oiré sus pensamientos.
La tarde
se ha detenido:
no obstante-camina.
Mi cuerpo oye el cuerpo de mi mujer
(a cable of sound)
Y le responde:
esto se llama música.

La música es real,
el silencio es una idea.
John Cage es Japonés
y no es una idea:
es sol sobre nieve.
Sol y nieve no son lo mismo:
el sol es nieve y la nieve es nieve
o
el sol no es nieve ni la nieve es nieve
John Cage no es americano
(USA is determinated to keep the free World free,
USA determined)

o
John Cage es americano
(That the USA may become just another part of the World.
No more no less.)

La nieve no es sol,
la música no es silencio.
el sol es nieve,
el silencio es música.
(The situation must be yes and no,
not either-or)

Entre el silencio y la música,
el arte y la vida,
la nieve y el sol
hay un hombre.
Ese hombre es John Cage
(commited
to the nothing in between)

Dice una palabra:
no nieve no sol,
una palabra
que no es
silencio:
A year from monday you will hear it.

La tarde se ha vuelto invisible.







Patlotch
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Re: L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

Message par Patlotch le Mar 16 Oct - 20:06



la population mondiale a triplé depuis que je suis né, de 2,5 milliards en 1951 à 7,5 milliards cette année. Il lui avait fallu 150 ans pour tripler auparavant, avec 0,8 milliards en 1800, et 8 siècles pour tripler depuis l'an 1000 (~ 300 millions), à peine plus qu'au début de notre ère. Elle pourrait encore doubler à la fin du 21e siècle. Où vont-ils se mettre ? À la place de qui, de quoi ?

« Des arbres massacrés. Des maisons surgissent.
Des gueules, des gueules partout. L'homme s'étend.
L'homme est le cancer de la terre. »

Cioran, De l'inconvénient d'être né, 1973

quand j'étais démocrate, je considérais que chacun.e devait compter pour 1, ni plus, ni moins. Maintenant, je préférerais ne compter pour rien. L'inconvénient, c'est d'être né

je peux, égoïste ou pas, me préoccuper de ce qu'il adviendra de l'humanité, à travers mes proches, pour quelques générations. Mais après ? Qu'en ai-je à faire, franchement, que l'humanité disparaisse plus ou moins vite, ou qu'une infime minorité survive dans un monde utopique visé comme idéal ? À l'horizon lointain, pourquoi préférer l'homme au merle ou au papillon, quand aujourd'hui déjà ceux-ci m'apportent plus de bonheur de vivre que la multitude dont la survie les menacent d'extinction ? Bon, dites-vous, - c'est la faute au capital*, une manière comme une autre de me dire : - ferme ta gueule !

* ça décolle vers 1800, avec la révolution industrielle, d'où les thèses de Malthus. L'évolution depuis a de quoi relancer sa controverse avec Marx


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Re: L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

Message par Patlotch le Sam 27 Oct - 20:34

25 octobre 2018

aussi égoïste cela puisse-t-il être, le plus désespérant n'est pas pour moi que le monde aille si mal, ou que la perspective d'en sortir par le haut soit aussi improbable, mais que je ne puisse plus créer au niveau de mes meilleurs œuvrages, d'un temps où j'étais pourtant moins conscient des choses, ou plus dans l'illusion de solutions militantes

ce forum témoigne de ce qu'en dehors de la sphère privée je puis faire de mieux aujourd'hui. Comment m'en satisfaire ? C'est la première fois que je prends le risque de quitter une passion morte sans ressentir une nouvelle prête à vivre, et me faire vivre, moi qui ne fais bien les choses que dans la passion

« Un clou chasse l'autre », dit-on, moi j'ai bien un marteau, mais je n'ai pas de clou. Autrement dit, je suis marteau, et bon à mettre au clou


27 octobre 2018

la certitude d'un bide

si je passe tant de temps sur le forum, c'est parce que je m'emmerde. Pour le reste je ne sais plus trop si j'écris pour ne pas m'emmerder, ou si écrire est le mieux que je puisse faire, publiquement parlant

il se peut qu'il en aille de même pour ma lectorate amaigrie, mais pas aigrie, sans quoi elle ne me lirait plus : elle me lit parce qu'elle n'a rien de mieux à faire

alors d'un côté, c'est flatteur, on s'intéresse à ce que j'écris, d'un autre c'est flippant

et si on fondait, ché pas, moi, un parti, un groupe, une tendance... ? On écrirait un Manifeste : Désœuvrés de tous les pays, emmerdez-vous ensemble ! et on le mettrait en souscription (en vente, quoi)

au fait, alors que je plafonne à 100 sur tweeter en deux ans, les new communards de @commune_mag dépassent les 7500 abonné.e.s, environ 500 de plus qu'hier ! en un mois !

en marketing, je reconnais qu'ils sont balèzes. Il faut croire que le jaune se porte et se vend bien. Mais vous, vous vous voyez avec un truc comme ça, salissant, en sus ? Et question invisibilité par la police, ça vaut pas l'uniforme Black Bloc


peut-être que je devrais faire payer la lecture du forum. Quand c'est payant, ça prouve que ç'a de la valeur, un peu comme les séances lacaniennes, non ? Et puis payer pour s'emmerder, les gens ont l'habitude... On appelle ça les loisirs

PS : le ventre me presse d'aller faire les courses alimentaires. Je sais pas ce que nous allons manger. Ce doit être en raison d'un manque de concept. D'ailleurs ça ne s'invente pas : L’estomac, ce deuxième cerveau

je panse donc je pense
avec le bide, évidemment



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Re: L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

Message par Patlotch le Dim 4 Nov - 21:25


propos pour ne rien dire, ou presque

j'ai le sentiment d'avoir franchi un cap. La preuve ? Je suis complètement déshinibé, et ce sans avoir bu une goutte d'alcool alors qu'il est écrit : « Sa désinhibition est due à un abus d'alcool. » La preuve encore, je peux dire un maximum de conneries sans me préoccuper de ce qu'en pensera ma lectorate, à qui je laisse le soin de faire le tri

cette désinhibition ne va toutefois pas jusqu'à provoquer un élan créateur ou poétique, et il est inutile de se demander pourquoi la plupart des écrivains et autres artistes boivent, se droguent, etc.

si je ne bois pas, ce n'est en rien pour préserver mon prochain, mais pour raisons de santé, et la bonne santé ne doit pas aider l'inspiration non plus. Pour moi, il y a toujours un peu de mélancolie dans l'expression poétique, et la mélancolie est une maladie de l'âme. Selon son étymologie grecque, c'est la « bile noire », et j'ai toujours considéré mes humeurs (sic) comme produites par quelques fluides joyeux ou tristes, au sens des passions de Spinoza, qui en ajoutait une troisième : le désir

une mélancolie qui ne va jamais sans un certain comique. Je préfère l'appeler ainsi plutôt que humour, pour la raison aussi que j'en ai forgé le néologisme mélancomique, dans lequel je me reconnais

cette désinhibition n'est pas un relâchement de la raison, qui n'est pas le contraire de la connerie, puisqu'on peut être con par raison, d'un trop de raison, avec quoi l'on est bien infoutu de créer. Ceci rejoint, chez moi, cela

toujours est-il que je ressens avoir franchi un cap, et c'est plutôt agréable à vivre. Peut-être être assez proche d'un état zen, une façon de vivre dans le présent, ici et maintenant, sans espoir ni crainte. Je reconnais que c'est un rare privilège, mais je ne pense pas que quiconque en pâtisse

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Re: L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

Message par Patlotch le Ven 9 Nov - 11:45


ballades initiatiques

j'aurais pu faire de mes célébrations musicales quelque chose de plus poétique. C'est parfois trop pédagogique, trop démonstratif, je me laisse entraîner par une approche ancienne, des remontées d'une manière passée de parler de la musique que j'aime

mais le côté aléatoire s'impose à moi, sautant du coq à l'âne, laissant venir ce que j'entends, soudain, d'un air d'avant, ou là devant d'un autre, que je découvre et qui m'apprend que j'en n'aurai jamais fini de traîner mes oreilles par les écoutilles, et par les cales de ma mémoire d'écouter les grands fonds

et puis il y a aussi qu'écouter de la musique fait écrire autrement, quelque chose change dans le rythme et l'harmonie des mots, je l'ai senti quand est venu mon dernier poème : PERCÉ

dans Errance de l’humanité – Conscience répressive – Communisme en mai 1973, Jacques Camatte écrit au détour d'une phrase : « L'homme devenu abstrait est avide de musique ayant encore conservé la sensualité ancestrale, d'où la vogue du jazz et des musiques sud-américaines. » Il affirme dans le même texte : « C’est la totalité de la vie qui devient déterminante. »

nous y voilà, j'essaie de tout relier


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Re: L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

Message par Patlotch le Lun 12 Nov - 8:19

hier après-midi, j'ai fait une expérience intéressante : poser dans un atelier de peinture pour une petite dizaine de femmes. C'était la première fois et je n'étais pas nu, mais on est toujours un peu nu quand on pose. "Modèle vivant", on doit être pour le (la) peintre comme une "nature morte" ; il ne faut pas bouger ; trois heures, trois positions entrecoupées de pauses, c'est assez difficile, et j'ai choisi de lire un livre, pour être plus "naturel"

j'étais plutôt à l'aise, sans problème d'image, la question n'étant pas d'être beau... À la fin tu te vois dans une vingtaine de miroirs, avec autant d'apparences dont fort peu te ressemblent, et ce n'était sans doute pas l'intention de toutes qu'il en soit ainsi, ou pas à la hauteur de leurs moyens. Les meilleures, comme peintures, n'étaient pas les plus ressemblantes

si, dans la peinture classique, l'art du portrait consiste à représenter l'individu - les deux, et leur fonction sociale, apparaissant en même temps dans l'histoire* -, avec la photo, cette fonction disparaît, et le portrait du modèle devient de plus en plus celui du peintre même, de sa façon de concevoir les choses
Wikipédia a écrit:En Europe, la représentation visant à la ressemblance remonte, pour l'époque moderne, à la peinture flamande et aux primitifs italiens du xve siècle. Auparavant, on trouve principalement des effigies de profil, comme celles gravées sur les monnaies. C'est à la Renaissance qu'on exige de l'artiste qui réalise un portrait qu'il reflète la singularité de la personne vivante dans son rapport avec la personne qui le regarde. Les frères de Limbourg et Jan van Eyck représentent ainsi des hommes d'affaires hollandais. Le roi de France Jean II le Bon est le premier à se faire portraiturer. [...] La Révolution française amène les bourgeois à se faire représenter en portrait.

source

en somme, j'étais là comme un prétexte, sans quoi je serais allé au photomaton, ou j'aurais pris un selphie


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Re: L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

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