SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch

L'ACHRONIQUE À CÔTÉ

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Message par Patlotch le Lun 15 Oct - 16:47


la chronique à côté de la plaque ?
on verra...

achronique : Qui ne tient pas compte du temps, de la durée. (Larousse en ligne)

il ne me suffit plus de détruire mes livres, il arrive que je n'ai plus envie du tout d'écrire quoi que ce soit sur Internet

d'un côté, ce serait plutôt bon signe, si me venait un plus de désir de "réel", de "vraie vie" matérielle. Un fantasme de disparition des écrans. Ou alors, le sentiment de n'avoir plus rien à dire à personne : à personne en général. À quoi bon parler à des inconnus qui ne répondent pas, le comble de la non-communication ? N'ai-je pas assez incriminé "mettre de la merde dans les tuyaux" ?

d'un autre, ce serait l'envie de parler avec quelqu'un en particulier, entre individus concrets

l'écriture d'un auteur est telle qu'elle voue le lectorat à n'être qu'une abstraction. À moins qu'il ne parle tout seul. Ça doit être un peu ça. Signe des temps ?

quoi qu'il en soit : « L'émancipation des X sera l'émancipation des X eux-mêmes », soit l'on y croit et l'on se tait, soit l'on n'y croit pas et l'on ment


1987

Charlie Haden – bass
Chet Baker - trumpet
Enrico Pieranunzi - piano
Billy Higgins - drums

dans Lecture de John Cage, Octavio Paz écrit que le silence est musique, la musique n'est pas silence...

Leido
desleido:
Music without measurments,
Sound passing trough circumstances.

Dentro de mí los oigo
pasar afuera,
Fuera de mí los veo
pasar conmigo.
Yo soy la circunstancia.
Música:
oigo adentro lo que veo afuera,
veo dentro lo que oigo fuera.
(No puedo oírme oír: Duchamp)
Soy
una arquitectura de sonidos
instantáneos
sobre
un espacio que se desintegra.
(Everything
we come across is to the point)

La música
inventa al silencio,
la arquitectura
inventa al espacio.
Fabricas de aire
El silencio
es el espacio de la música:
un espacio
inextenso:
no hay silencio
salvo en la mente.
El silencio es una idea,
la idea fija de la música.
La música no es una idea:
es movimiento,
sonidos caminando sobre el silencio.
(Not one sound fears the silence
that extinguishes it)

Silencio es música,
música no es silencio
Nirvana es Samsara,
Samsara no es Nirvana.

El saber no es saber:
recobrar la ignorancia
saber del saber.

No es lo mismo
oír los pasos de esta tarde
entre los árboles y las casas
que
ver la misma tarde ahora
entre los mismos árboles y casas
después de leer
Silence:
Nirvana es Samsara
silencio es música.

(Let life obscure
the difference between art and life)

Música no es silencio:
no es decir
lo que dice el silencio,
es decir
lo que no dice.
Silencio no tiene sentido,
sentido no tiene silencio.
Sin ser oída
la música se desliza entre ambos.
(Every something is an echo of nothing)
En el silencio de mi cuarto,
el rumor de mi cuerpo:
inaudito.
Un día oiré sus pensamientos.
La tarde
se ha detenido:
no obstante-camina.
Mi cuerpo oye el cuerpo de mi mujer
(a cable of sound)
Y le responde:
esto se llama música.

La música es real,
el silencio es una idea.
John Cage es Japonés
y no es una idea:
es sol sobre nieve.
Sol y nieve no son lo mismo:
el sol es nieve y la nieve es nieve
o
el sol no es nieve ni la nieve es nieve
John Cage no es americano
(USA is determinated to keep the free World free,
USA determined)

o
John Cage es americano
(That the USA may become just another part of the World.
No more no less.)

La nieve no es sol,
la música no es silencio.
el sol es nieve,
el silencio es música.
(The situation must be yes and no,
not either-or)

Entre el silencio y la música,
el arte y la vida,
la nieve y el sol
hay un hombre.
Ese hombre es John Cage
(commited
to the nothing in between)

Dice una palabra:
no nieve no sol,
una palabra
que no es
silencio:
A year from monday you will hear it.

La tarde se ha vuelto invisible.







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Message par Patlotch le Mar 16 Oct - 20:06


L'ACHRONIQUE À CÔTÉ Evolution-population

la population mondiale a triplé depuis que je suis né, de 2,5 milliards en 1951 à 7,5 milliards cette année. Il lui avait fallu 150 ans pour tripler auparavant, avec 0,8 milliards en 1800, et 8 siècles pour tripler depuis l'an 1000 (~ 300 millions), à peine plus qu'au début de notre ère. Elle pourrait encore doubler à la fin du 21e siècle. Où vont-ils se mettre ? À la place de qui, de quoi ?

« Des arbres massacrés. Des maisons surgissent.
Des gueules, des gueules partout. L'homme s'étend.
L'homme est le cancer de la terre. »

Cioran, De l'inconvénient d'être né, 1973

quand j'étais démocrate, je considérais que chacun.e devait compter pour 1, ni plus, ni moins. Maintenant, je préférerais ne compter pour rien. L'inconvénient, c'est d'être né

je peux, égoïste ou pas, me préoccuper de ce qu'il adviendra de l'humanité, à travers mes proches, pour quelques générations. Mais après ? Qu'en ai-je à faire, franchement, que l'humanité disparaisse plus ou moins vite, ou qu'une infime minorité survive dans un monde utopique visé comme idéal ? À l'horizon lointain, pourquoi préférer l'homme au merle ou au papillon, quand aujourd'hui déjà ceux-ci m'apportent plus de bonheur de vivre que la multitude dont la survie les menacent d'extinction ? Bon, dites-vous, - c'est la faute au capital*, une manière comme une autre de me dire : - ferme ta gueule !

* ça décolle vers 1800, avec la révolution industrielle, d'où les thèses de Malthus. L'évolution depuis a de quoi relancer sa controverse avec Marx


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Message par Patlotch le Sam 27 Oct - 20:34

25 octobre 2018

aussi égoïste cela puisse-t-il être, le plus désespérant n'est pas pour moi que le monde aille si mal, ou que la perspective d'en sortir par le haut soit aussi improbable, mais que je ne puisse plus créer au niveau de mes meilleurs œuvrages, d'un temps où j'étais pourtant moins conscient des choses, ou plus dans l'illusion de solutions militantes

ce forum témoigne de ce qu'en dehors de la sphère privée je puis faire de mieux aujourd'hui. Comment m'en satisfaire ? C'est la première fois que je prends le risque de quitter une passion morte sans ressentir une nouvelle prête à vivre, et me faire vivre, moi qui ne fais bien les choses que dans la passion

« Un clou chasse l'autre », dit-on, moi j'ai bien un marteau, mais je n'ai pas de clou. Autrement dit, je suis marteau, et bon à mettre au clou


27 octobre 2018

la certitude d'un bide

si je passe tant de temps sur le forum, c'est parce que je m'emmerde. Pour le reste je ne sais plus trop si j'écris pour ne pas m'emmerder, ou si écrire est le mieux que je puisse faire, publiquement parlant

il se peut qu'il en aille de même pour ma lectorate amaigrie, mais pas aigrie, sans quoi elle ne me lirait plus : elle me lit parce qu'elle n'a rien de mieux à faire

alors d'un côté, c'est flatteur, on s'intéresse à ce que j'écris, d'un autre c'est flippant

et si on fondait, ché pas, moi, un parti, un groupe, une tendance... ? On écrirait un Manifeste : Désœuvrés de tous les pays, emmerdez-vous ensemble ! et on le mettrait en souscription (en vente, quoi)

au fait, alors que je plafonne à 100 sur tweeter en deux ans, les new communards de @commune_mag dépassent les 7500 abonné.e.s, environ 500 de plus qu'hier ! en un mois !

en marketing, je reconnais qu'ils sont balèzes. Il faut croire que le jaune se porte et se vend bien. Mais vous, vous vous voyez avec un truc comme ça, salissant, en sus ? Et question invisibilité par la police, ça vaut pas l'uniforme Black Bloc


peut-être que je devrais faire payer la lecture du forum. Quand c'est payant, ça prouve que ç'a de la valeur, un peu comme les séances lacaniennes, non ? Et puis payer pour s'emmerder, les gens ont l'habitude... On appelle ça les loisirs

PS : le ventre me presse d'aller faire les courses alimentaires. Je sais pas ce que nous allons manger. Ce doit être en raison d'un manque de concept. D'ailleurs ça ne s'invente pas : L’estomac, ce deuxième cerveau

je panse donc je pense
avec le bide, évidemment

9 novembre

ballades initiatiques

j'aurais pu faire de mes célébrations musicales quelque chose de plus poétique. C'est parfois trop pédagogique, trop démonstratif, je me laisse entraîner par une approche ancienne, des remontées d'une manière passée de parler de la musique que j'aime

mais le côté aléatoire s'impose à moi, sautant du coq à l'âne, laissant venir ce que j'entends, soudain, d'un air d'avant, ou là devant d'un autre, que je découvre et qui m'apprend que j'en n'aurai jamais fini de traîner mes oreilles par les écoutilles, et par les cales de ma mémoire d'écouter les grands fonds

et puis il y a aussi qu'écouter de la musique fait écrire autrement, quelque chose change dans le rythme et l'harmonie des mots, je l'ai senti quand est venu mon dernier poème : PERCÉ

dans Errance de l’humanité – Conscience répressive – Communisme en mai 1973, Jacques Camatte écrit au détour d'une phrase : « L'homme devenu abstrait est avide de musique ayant encore conservé la sensualité ancestrale, d'où la vogue du jazz et des musiques sud-américaines. » Il affirme dans le même texte : « C’est la totalité de la vie qui devient déterminante. »

nous y voilà, j'essaie de tout relier


Dernière édition par Patlotch le Jeu 17 Jan - 22:54, édité 1 fois

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Message par Patlotch le Lun 12 Nov - 8:19

hier après-midi, j'ai fait une expérience intéressante : poser dans un atelier de peinture pour une petite dizaine de femmes. C'était la première fois et je n'étais pas nu, mais on est toujours un peu nu quand on pose. "Modèle vivant", on doit être pour le (la) peintre comme une "nature morte" ; il ne faut pas bouger ; trois heures, trois positions entrecoupées de pauses, c'est assez difficile, et j'ai choisi de lire un livre, pour être plus "naturel"

j'étais plutôt à l'aise, sans problème d'image, la question n'étant pas d'être beau... À la fin tu te vois dans une vingtaine de miroirs, avec autant d'apparences dont fort peu te ressemblent, et ce n'était sans doute pas l'intention de toutes qu'il en soit ainsi, ou pas à la hauteur de leurs moyens. Les meilleures, comme peintures, n'étaient pas les plus ressemblantes

si, dans la peinture classique, l'art du portrait consiste à représenter l'individu - les deux, et leur fonction sociale, apparaissant en même temps dans l'histoire* -, avec la photo, cette fonction disparaît, et le portrait du modèle devient de plus en plus celui du peintre même, de sa façon de concevoir les choses
Wikipédia a écrit:En Europe, la représentation visant à la ressemblance remonte, pour l'époque moderne, à la peinture flamande et aux primitifs italiens du xve siècle. Auparavant, on trouve principalement des effigies de profil, comme celles gravées sur les monnaies. C'est à la Renaissance qu'on exige de l'artiste qui réalise un portrait qu'il reflète la singularité de la personne vivante dans son rapport avec la personne qui le regarde. Les frères de Limbourg et Jan van Eyck représentent ainsi des hommes d'affaires hollandais. Le roi de France Jean II le Bon est le premier à se faire portraiturer. [...] La Révolution française amène les bourgeois à se faire représenter en portrait.

source

en somme, j'étais là comme un prétexte, sans quoi je serais allé au photomaton, ou j'aurais pris un selphie


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Message par Patlotch le Ven 30 Nov - 14:32


« Je voudrais que la Marseillaise d’Albert Ayler
sonne l’hallali d’un carnage terrible
»

et tiens si on foutait le bololo dans l'enfoirum, de la musique dans l'extime et de la France où elle n'est pas en jaune, de la divergence de buts dans les cons doléances, alors on écouterait Ayler et on lirait du Nabe

L'ACHRONIQUE À CÔTÉ 978-2-84263-170-3

Marc-Édouard Nabe a écrit:14  juillet 1989, j’écoute la Marseillaise d’Albert Ayler. La fête dehors bat son plein.
Par ma fenêtre, je vois les fusées tricolores qui zigzaguent dans la nuit. C’est ridicule. La France est lamentable. Je monte le son.

14  juillet 1989, j’écoute la Marseillaise d’Albert Ayler. La seule vraie marseillaise qui ne nous fasse pas honte, alors que l’intolérable commémoration touille un dernier fond de diarrhée dans le pot de chambre de l’Histoire.
Patrick Besson qui n'était pas encore un vieux con écrivait dans Le Figaro Littéraire « c'est une ode à la désobéissance civile », « un hymne à la désobéissance littéraire »


1965

Albert Ayler (saxophone ténor)
Donald Ayler (trumpet)
Charles Tyler (saxophone alto)
Henry Grimes (contrabass)
Gary Peacock(contrabass)
Sunny Murray (drums)
Call Cobbs (clavecin)

là tu peux être sûr, ya pas un nationaliste pour l'aimer, celle-là, bien pire c'est-à-dire bien meilleure provocation que celle de Gainsbourg qui faisait chier les paras et Michel Droit

Albert Ayler selon Saint Nabe
Ayler. Nabe. Deux génies du XXè siècle. Il fut évident qu'ils se rencontrassent. Pas physiquement bien sûr. Albert Ayler, nègre mystique, jazzman céleste, fou illuminé, est mort assassiné en 1970, à l'âge de 34 ans. Nabe avait alors onze ans, presque douze. Mais ce grand écrivain français, le seul en activité aujourd'hui, a rendu l'hommage qu'il fallait à Albert Ayler dans son opus La Marseillaise, publié aux éditions Le Dilettante en 1989, l'année du bicentenaire. Dans un chorus de 38 pages, Nabe ramène Ayler à la vie et écrit les plus belles pages consacrées à un musicien. C'est meilleur que son Billie Holliday. Aucune phrase n'est à jeter. Et je lui fait l'injure d'en jeter la plupart car vous lirez ici trois courts extraits de son poème en prose (comment le qualifier autrement ?) sur "ce geyser de larmes qui jaillissait du jazz".

Marc-Édouard Nabe a écrit:C'est vrai, au début, quand j'ai découvert Ayler, je l'adorais pour sa force fantastique de provocation. J'avais quatorze ans et le coup de knout que cette musique pouvait asséner à un bourgeois normal me réjouissait au plus profond de moi-même. Bien vite, Ayler ne m'apparut plus comme une arme contre les cons, mais une arme contre moi, le plus con de tous, celui qui allait plonger dans l'extase de cette folie. J'écoutais toute la journée Ayler, totalement transporté par cet anti-humour triste à en pleurer.

Qu'est-ce que c'est que cette musique ? Je n'en connais pas de plus subversive aujourd'hui où les jazz de Monk et de Parker sont récupérés, intégrés, "revisités" d'une façon vulgaire, en massacrant les thèmes et les tempos... Vous n'entendrez pas souvent Ghosts d'Ayler à la radio. L'aylerisme fait encore peur. Depuis que j'écoute ça, pas de progrès. Les femmes sortent immédiatement de la pièce, les vieillards ont une crise cardiaque, les jeunes gens ricanent et les chats sifflent. Ça ne passe pas. Les imbéciles sont persuadés qu'il s'agit d'un gag ou que mon pick-up est mal réglé, le disque rayé, que sais-je ?... Aucun ne peut reconnaître qu'il s'agit de la musique la plus céleste qui soit, des mannes sonores qui tombent délicatement sur nous. Des chérubins qui perdent leurs plumes ! Tant de joie grandiose dépasse ! Une musique sans notes qui s'adresse au Ciel. Une musique qui peut faire pleuvoir ! Un chaos joyeux ! La naissance de la Gaité ! Les Fleurs qui dansent ! Ça vous descend ainsi dans les membres, et ça vous les détache ! Vous êtes dans un état de purification spirituelle parfait. Vous participez au salut du monde. Vous jouissez dans une vive flamme d'amour de toutes les catastrophes que cette musique raconte.


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Message par Patlotch le Mer 5 Déc - 16:19


une loi contre l'amour transnational !

ma lectorate ne m'en voudra pas, j'en suis sûr, de cet écart narcissico-égocentrique à ma ligne générale. C'est que voilà, une loi va changer les modalités et le prix de l'inscription à l'université (française) pour les étudiants étrangers (à la France)

"Bienvenue en France" : ce qui va changer pour les étudiants étrangers L'étudiant 19 novembre 2018
Une augmentation des frais universitaires
L’accueil des étudiants étrangers passe aussi par ce que le gouvernement appelle "l’équité financière". Tous les étudiants qui ne résident pas dans l’espace économique européen (soit hors pays de l’Union européenne, Islande, Liechtenstein et Norvège) "paieront des frais d’inscription correspondant approximativement au tiers du coût réel de leur formation". En 2018, les frais d’inscription à l’université s’élevaient à 170 € en licence et jusqu’à 380 € en doctorat. Or, le coût moyen d’un étudiant s’élève à 10.210 € (chiffre 2016). Les étudiants étrangers pourraient ainsi payer 3.400 € leur entrée à l’université.
c'eut été comme ça en 1993, celle qui est devenue ma compagne, japonaise en disponibilité de son entreprise venue pour un séjour à ses frais, n'aurait pu s'inscrire et donc rester en France à ce titre pour notre grand bonheur depuis partagé sans la moindre ombre d'une tache ménagère

je comprends donc tous (et toutes) les étudiants (et étudiantes) venu(e)s en France pour y trouver la femme (ou l'homme ou la femme (ou l'homme)) de leur vie, et qui aujourd'hui se lèvent en masses (étrangères) contre cette loi inique interdisant (en France) les amours transnationales

c'était mieux avant !

L'ACHRONIQUE À CÔTÉ Couples_mixtes


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Message par Patlotch le Lun 17 Déc - 20:59

"à côté" de la plaque, Patlotch ?

Macron dégage
cette critique qui n'en est pas une

coup de gueule

mais qu'est-ce qu'ils me gonflent avec cette histoire de retouche "stalinienne" des images par France 3

L'ACHRONIQUE À CÔTÉ 55852-5423cfa501e33

pour le coup, non, pas d'image, elle traîne partout, et personne ne se pose de questions sur cette dénonciation au ras des pâquerettes ? JE censure et j'assume

je suppose que quelqu'un dans la soute ou de la classe d'encadrement de la chaîne et n'ayant pourtant qu'à la perdre, invité de plus haut ou pas, a préféré ne point déplaire. Rien donc pour cacher au bon peuple télé-spectateur LA vérité de cette manifestation, portant la revendication « Macron démission ! », que tous les téléspectateurs de Fr3 ou d'autres chaînes connaissent, et même ceux qui n'ont pas la télé

pas de quoi donc en faire une diarrhée de prétendue contre-propagande

et jusqu'au "communisateur" Alain Corne/Carbure qui relaie : « Mais non, dites moi que je rêve... » S'interroge-t-il, lui sur ses raisons de me censurer depuis qu'il me lit parce que ça l'instruit, et que ci ou là, il me pique un truc ?

camarades 'théoriciens', la bêtise égotiste nous perdra, sans parler de celle du "prolétariat"...

Twisted Evil


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Message par Florage le Ven 29 Mar - 12:45

du 26 mars, puis, 27 mars en-bas sur l'absence de réaction des ex-soutiens français de Battisti : un silence de plomb ? Hier, la réaction de Fred Vargas (que je complète), qui avait signé en  2004 :

L'ACHRONIQUE À CÔTÉ 41MJBHNNGWL._SX195_
Le Parisien a écrit:Contactée, l’historienne estime que les aveux livrés aux policiers italiens « ne remettent en rien en cause le résultat de mes recherches. Vous avez le droit de me prendre pour une imbécile, une naïve, mais j’étais extrêmement documentée sur le dossier. Je lui maintiens mon soutien, pour des raisons que je ne peux pas dire. »

« Je suis absolument contre toute violence. Je ne l'aurais jamais défendu si j'avais pensé qu'il avait tué quelqu'un. On me prend pour une idiote, une crédule, mas je ne me suis pas fait berner. Je n'ai pas clamé son innocence en me basant sur une conviction, mais sur des recherches scientifiques. Je suis chercheur à la base, avant d'être écrivain. Et je maintiens mes conclusions. » Interrogée sur les récentes déclarations de Battisti au procureur de Milan dans lesquelles il a reconnu sa responsabilité dans ces meurtres, Mme Vargas répond : « Je ne connais pas les raisons pour lesquelles il a fait ces déclarations. Je ne dis pas qu'il ment, mais moi je garde ma conclusion. », a-t-elle poursuivi.
mon hypothèse est que Battisti aurait assumé les quatre meurtres, bien que ne les aillant pas tous commis, et Vargas en saurait plus long. S'il a affirmé « c'est moi et moi seul qui ai tiré les coups de feu », c'est peut-être pour éviter des ennuis. Il a certes refusé de donner le nom de ses camarades, mais le sort d'un repenti n'est jamais assuré. Il a d'ailleurs été traité comme un mafieux, et c'est son régime actuel en prison

26 mars
la position du tireur couchée

Italie : les aveux du détenu Cesare Battisti

L’ancien leader des PAC, les prolétaires armés pour le communisme (sic), a reconnu avoir participé à deux assassinats et en avoir commandité deux autres.
Patlotch a écrit:ça (me) fait tout sauf rigoler, mais puisque c'est dans cette rubrique que j'en avais parlé à plusieurs reprises, dont la dernière lors de son arrestation au Brésil...

"Que ceux qui ont soutenu Cesare Battisti présentent leurs excuses !", titre l'Obs', dans la bouche du ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini. Non, je ne présenterai pas mes excuses pour l'avoir soutenu, la dernière fois c'était en 2004, devant le Palais de Justice de Paris, la Cour de cassation allant valider définitivement l’avis favorable à l’extradition vers l’Italie de l’ex-militant d’extrême gauche Cesare Battisti, alors en fuite et condamné à perpétuité dans son pays pour son implication dans quatre assassinats, mais clamant son innocence

questions :

- le croyais-je innocent ? Je crois ne pas m'être posé la question, et n'y avoir jamais répondu de façon tranchée ou même le penser responsable de ces meurtres en mon for intérieur, mais je me suis comporté comme s'il était innocent

- pourquoi ? Le harcèlement des gouvernements italiens successifs à partir des années 90 pour régler leurs comptes des "années de plomb" du "Mai rampant italien". La même raison qui m'avait fait protester contre l'emprisonnement de Toni Negri. Quoi qu'il en soit pas un soutien à la lutte armée dans les circonstances de l'Italie des années 70

- mais encore ? Battisti était devenu écrivain, de polars mettant en scène de façon plus ou moins autofictionnelle son passé de "terroriste". Solidarité sûrement coupable, mais j'avoue que j'aimais bien ses livres, et que j'y ai beaucoup appris

- et maintenant ? Un sale goût dans la bouche, mais sûrement pas l'impression de m'être fait avoir. Une tragédie personnelle s'ajoute à la tragédie historique. Pourquoi ne pas avouer aujourd'hui ma satisfaction pour les familles des victimes, et en même temps ma tristesse pour le vieux Battisti

mais il est vrai qu'après coup, c'est le cas de l'écrire, certains titres re-sonnent bizarre, parus en 2000...


L'ACHRONIQUE À CÔTÉ 415Csgm4%2B7L._SX338_BO1,204,203,200_ L'ACHRONIQUE À CÔTÉ 51fPZ%2BYZeaL._SX337_BO1,204,203,200_

A vingt-deux ans, Claudio a déjà un lourd passé : vols à main armée et séjours en prison. Nous sommes en 1976, dans la région de Rome. Un grand mouvement politique et culturel secouant l'ltalie va prendre la forme d'une lutte armée menée contre l'Etat. Désormais clandestin, Claudio sera entraîné dans un tourbillon qui le portera en première ligne des combats.

Comme son personnage, Cesare Battisti a un peu plus de vingt ans lorsqu'il rejoint la lutte armée. Condamné à perpétuité pour son activisme, il s'évade, s'exile au Mexique où il rencontre Paco Ignacio Taibo et fait l'apprentissage de l'écriture. "Sa page, Battisti l'organise comme un hold-up. Avec méticulosité, rapidité, hardiesse, rythme et surprise."

la position du tireur est désormais couchée

27 mars
un silence de plomb ?

Patlotch a écrit:depuis l'annonce de cet aveu, et partant du signal donné par le ministre italien de l’intérieur italien, "Que ceux qui ont soutenu Cesare Battisti présentent leurs excuses !",  les sarcasmes et injonctions se sont multipliés de la part de politiques ou journalistes de droite et droite extrême, Gilbert Collard, Eric Naulleau, Marianne, Boulevard Voltaire, etc. Battisti aurait déclaré à La Stampa : « Je n’ai jamais été victime d’une injustice, je me suis moqué de tous ceux qui m’ont aidé, je n’ai même pas eu besoin de mentir à certains d’entre eux »

dans le collimateur, la gauche et ses intellectuels en général, et des personnalités telles que Fred Vargas, Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Sapho, Pierre Vidal-Naquet, Dan Franck, Miou-Miou, Georges Moustaki et même le député de l’UMP Jacques Remiller, sans oublier Danièle Mitterrand, et... Bernard Henri Levi

on ne les a pas entendus réagir... ce que j'interprète comme un signe de plus de la déliquescence de la pensée de gauche et particulièrement du sens critique de ses "intellectuels". Les plus jeunes n'ayant pas trempé dans cette affaire s'en lavent les mains et distribuent les leçons de morale sur les plateaux comme dans l'ex-presse de gauche, Libération, l'Obs...

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Message par Florage le Mar 2 Avr - 8:58


"AFFAIRE TAPIE"

la bande d'étroite collusion

L'ACHRONIQUE À CÔTÉ 7_grand


Tapie, dans ma mémoire, reste le charognard des entreprises "en difficultés" dans les années 80 (Manufrance, Terraillon, Testut, Wonder...), et sur le plan politique un des inventeurs du populisme à la française, personnalité traversant les milieux télévisuels, économiques, sportifs, politiques et "culturels"

cet épilogue traduit sans doute la vengeance de la grande bourgeoisie à l'encontre d'un parvenu qui s'est mêlé de ses affaires, et celle d'un pouvoir politique sur celle de ses prédécesseurs. Christine Lagarde court toujours et fait encore bander la presse people : Christine Lagarde prône le bonheur sexuel à 50 ans et plus en grande concurrence avec la "Première Dame de France"



L'ACHRONIQUE À CÔTÉ French-businessman-bernard-tapie-and-publicist-jacques-sgula-present-picture-id627420536

le parquet requiert cinq ans de prison et fustige le « petit monde » qui a organisé l’arbitrage
le parquet requiert 5 ans de prison ferme contre l'homme d'affaires,
jugé pour "escroquerie" après un arbitrage controversé

franceinfo avec AFP 01/04/2019

Trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, ont été requis contre le PDG d'Orange Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l'Economie.

Le parquet a requis 5 ans de prison ferme contre Bernard Tapie, au procès de l'affaire de l'arbitrage controversé mis en place en 2008 pour solder un contentieux lié à la vente d'Adidas. Jugé pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics", l'homme d'affaires encourt jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Le jugement sera connu dans plusieurs semaines.

Il est reproché au sulfureux homme d'affaires et à son ancien avocat Maurice Lantourne d'avoir organisé un arbitrage "truqué", en concertation avec l'un des trois membres du tribunal arbitral, le haut magistrat Pierre Estoup, pour solder le feuilleutonesque et tentaculaire contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, lié la revente d'Adidas dans les années 1990.

Un arbitrage très favorable à Tapie
Le 7 juillet 2008, le trio d'arbitres avait octroyé 403 millions d'euros à l'ex-patron de l'Olympique de Marseille, dont 45 millions - une somme inédite - pour son préjudice moral. Elle a depuis été annulée au civil pour "fraude" et M. Tapie a été définitivement condamné à rembourser les sommes perçues, dont le montant est contesté.

L'absence de recours contre cette décision avait valu fin 2016 à l'ex-ministre de l'Economie Christine Lagarde d'être condamnée - mais dispensée de peine - par la Cour de justice de la République pour "négligence" ayant permis le détournement de fonds publics.

Son ancien directeur de cabinet, l'actuel PDG d'Orange Stéphane Richard, est jugé au côté de Bernard Tapie pour s'être rendu complice d'une "escroquerie" en faisant peser en faveur d'un arbitrage. Une peine de trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, a été requise contre lui.

Florage

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