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FROM JAPAN

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FROM JAPAN

Message par Patlotch le Lun 15 Oct - 10:01

le Japon est, après la France, le pays que je connais le mieux, celui où je me suis rendu le plus souvent, en famille. C'est aussi celui dont j'ai lu le plus d'écrivains, et la langue que j'entends le plus parler, chaque jour, bien que je ne la comprenne que très peu. C'est pour moi le pays d'une rassurante étrangeté autant qu'une inquiétante proximité

pourquoi ce titre en anglais ? sans doute pour insister sur le fait que le Japon est le plus occidental des pays d'Asie, des pays "non-blancs"...

Question

« Invasion », Jeanne d’Arc au pays des Nippons
Jacques Déniel Causeur 14 octobre 2018


Kaho Sometani dans "Invasion" de Kiyoshi Kurosawa (2018) ©️Art House Film

Un superbe film de Kiyoshi Kurosawa sur la résistance à la perte des valeurs

Kiyoshi Kurosawa né au Japon en 1955 est un cinéaste contemporain majeur. Il développe depuis le début des années 1980 au gré de ses films et téléfilms à l’étrange et fascinante beauté (Vaine Illusion, Seance, Kairo, Loft, Shokuzai, Real., Vers l’autre rive…) l’art de la maîtrise d’un cinéma fantastique cérébral et métaphysique lié à des expériences narratives et sensorielles d’une grande force formelle et plastique.

La fin est proche

Invasion, l’un des plus beaux films de son auteur, est le remake par Kiyoshi Kurosawa de son long métrage précédent Avant que nous disparaissions. Tous deux sont adaptés de la pièce de théâtre du même de Tomohiro Maekawa. Les scénarios sont identiques : préparant une invasion de la planète Terre, des « extraterrestres » se font passer pour des êtres humains afin de mieux comprendre cette espèce qu’ils ne connaissent pas.



Reprenant à son compte les principes des films, téléfilms et séries de science-fiction et d’anticipation des années 1950 et 1960, consistant à rendre quasi imperceptible le remplacement des humains par une autre espèce, Kiyoshi Kurosawa s’intéresse plus dans sa dernière œuvre à la catastrophe en devenir, à la fin de l’humanité quasi-certaine et aux raisons qui l’ont menée à cette disparition inéluctable, qu’à l’effroi qu’elle peut provoquer sur les êtres humains. La différence est dans le traitement et la mise en scène des deux films. Alors que dans Avant que nous disparaissions, le cinéaste travaillait sur la forme et le suspense que permet le genre, flirtant avec les codes du blockbuster, avec Invasion, superbe film épuré, tendu, noir, il s’attache à restituer la peur de voir la disparition prochaine de l’humanité.

Nous sommes nos envahisseurs

Le film est centré autour du couple formé par Etsuko, ouvrière dans l’industrie textile, et de son mari Tetsuo, aide-soignant à l’hôpital de la ville. Etsuko commence à s’apercevoir qu’autour d’elle, le quotidien déraille : son mari semble de plus en plus absent et nerveux, sa collègue de travail égarée ne reconnaît plus ses proches, son chef devient étrange et maladroit… Tout a commencé par ces légers malaises ressentis qui semblent coïncider avec l’arrivée à l’hôpital d’un élégant nouveau chirurgien, le docteur Shiro Makabe…



Tenu par une mise en scène rigoureuse, des cadrages acérés, une grande beauté plastique, un jeu d’acteurs sobre et très émouvant, le film mêle avec une intelligence rare les scènes intimistes sur un couple menacé par le délitement et des scènes de catastrophe minimalistes montrant le monde menacé de disparition, ou plus surement d’invasion. Ce n’est pas un hasard si les extraterrestres volent en premier lieu, par une brève imposition du doigt sur le front aux humains, le sens de la famille, celui du travail, de la fierté, la force de la vie, le sentiment de peur. Tous, effarés, perdus dans un monde sans amour où les valeurs volées disparaissent, ils tombent en catalepsie. Seule, Etsuko, sorte de Jeanne d’Arc moderne, résiste par la force de son amour pour son mari et sa compassion pour les êtres humains. Dans une scène magnifique se déroulant dans l’appartement du jeune couple, elle serre son compagnon dans ses bras et lui dit qu’elle le protégera envers et contre tout. Kurosawa reprend un thème crucial dans son cinéma – comme dans Real et Vers l’autre rive – celui de la force et l’invincibilité de l’amour vrai face à tous les dangers et menaces intérieures ou extérieures. Sentiment qu’il développe à son paroxysme tant l’amour d’Etsuko est à la fois simple et ample. Etsuko est un être exceptionnel, quasi seul, un roc qui possède la force des humbles et la fiabilité de ceux qui croient toujours à la vérité de l’Amour dans un monde dominé par la perte des sens et des valeurs.

Cette planète désincarnée dont nous parle Kiyoshi Kurosawa est la nôtre, celle de l’ère de la sur-communication et de nos échecs philosophiques et politiques à concevoir un monde humaniste. Face à la perte des sens (des concepts), la grandeur de l’amour de la jeune Etsuko pour son compagnon laisse peut-être une lueur d’espoir devant l’invasion à venir. L’amour ne passera jamais. Il est plus fort que la mort.




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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Mer 24 Oct - 14:03

en direct, ou plus tard en podcast

Japon, les métamorphoses d'un empire (3/4)
Les renaissances du capitalisme japonais

France Culture 24 octobre 2018

Comment le Japon s'est-il relevé de l'après-guerre et est passé, en un demi-siècle, d'un pays défait à un 'miracle économique' ? Des réformes à marche forcée jusqu'aux actuels défis de la croissance face aux abenomics, retour sur les remous économiques qui ont marqué le Japon contemporain.


demain

Japon, les métamorphoses d'un empire (4/4)
Le Japon au travail

Peut-on encore parler, au travail, d’un modèle japonais ? Emploi à vie et salaire à l’ancienneté constituent traditionnellement les "trésors sacrés" de l’entreprise nippone, mais la diversité des situations semble aujourd’hui suggérer une certaine normalisation dans la gestion des travailleurs…




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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Sam 27 Oct - 12:30

les Japonais.e.s sont célèbres de par le monde pour leur capacité à intégrer les apports étrangers tout en restant eux-mêmes, une qualité qu'a néanmoins bousculé le capitalisme américain, entré en 1853 à coup de canonnière mais sans grande résistance au pays du soleil levant, parce qu'il y était attendu par les tenants de la modernité contre le féodalisme de l'époque Edo* (1603-1868)

voir les Ères du Japon

c'est à tel point qu'on peut se demander Les Japonais sont-ils des Occidentaux ? (Sociologie d'une acculturation volontaire, Toshiaki Kozakai, L'Harmattan, 2000)

de même avec et après "Hiroshisma" en 1945, les Japonais font bon ménage avec les Américains

corollaire heureux, ils (et elles...) sont devenus parmi les meilleurs musiciens de jazz au monde, la preuve par Akiyoshi Toshiko, Watanabe Sadao... (voir Jazz Japon Patlotch)

revers de la médaille, l'imitation, si elle peut dépasser son modèle, ne le fera jamais que sur le terrain de la virtuosité pure, parfois précoce. L'obsession de la qualité qui est celle des capitalistes japonais autant que de leurs salariés, transposées dans le domaine de l'art, s'accompagne inévitablement d'un manque sinon à jouir, du moins d'un manque d'âme. C'est ce qu'on peut constater avec la dernière coqueluche de la batterie, qui s'est fait connaître à 16 ans comme une des plus grandes virtuoses techniques de la batterie, au point de siéger dans les jury internationaux


même chez les meilleurs drummeurs, le solo de batterie a toujours un côté spectaculaire, car c'est le plus visuel des instruments, mais pour cette raison même, il est périlleux pour une démonstration de musicalité

regarder sa leçon de pied : How To Play With More Power On The Drums (FEET EDITION), aide à entendre les sons de grosse caisse, la partie de la batterie que le public ne voit pas

cela ne veut pas dire qu'elle ne produise pas, parfois, de la musique, comme ici dans le groupe Triangle, en compagnie du claviériste et compositeur français Philippe Saisse et du bassiste camerounais Armand Sabal-Lecco, des pointures s'il en est. Le premier fut compositeur et arrangeur de Claude Nougaro pour l'album Nougayork en 1987, le second accompagnateur de Paul Simon, des frères Brecker, Herbie Hancock, Manu Dibango, Sting,  Ray Charles... qui ne s'entour(ai)ent pas de manches


c'est tout de même mieux que son trio féminin en 2013 (elle a 16 ans) sur un thème dont il est à craindre que l'amoureux ne revienne jamais, devant la froide virtuosité de la saxophoniste et de la pianiste. Même en "binaire", on devrait pouvoir swinguer, mais...


en 1962 à 17 ans, Tony Williams, futur "batteur de Miles Davis", enregistre avec le saxophoniste Jacky McLean. Son style est déjà mûr, à l'époque on ne tournait pas pour les marques de drums et cymbales, on faisait de la musique sur le tas. Du quintet c'est peut-être Herbie Hancock, qui a 22 ans, le plus audacieux (solo à partir de 4:27). Pousser un peu le volume pour mieux entendre la batterie


on peut voir et attendre Tony Williams, cette année-là, dans le film The Connection

bon, allez, retour au Japon mythique. À nous les petites Japonaises




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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Dim 25 Nov - 20:42


je vous avais bien dit que les Japonais.e.s ne faisait rien comme tout le monde, et c'est pas nouveau !

Jōmon : aux origines de la société japonaise
France Culture, Carbone 14, le magazine de l'archéologie, 29mn, 25/11/2018

Société préhistorique japonaise perdurant quelques dix millénaires, la culture Jōmon constitue un cas très particulier pour les archéologues, puisqu’elle semble avoir « tracé son propre chemin, au rebours de toute autre civilisation, notamment occidentale » (le croissant fertile).


Poterie en forme de flamme - Trésor national Jômon moyen (-3000 – -2000)
Site de Sasayama, Tôkamachi, département de Niigata - Terre cuite
Crédits : ©️ Tokamachi City, Niigata


Cette société versée dans la prédation développe fort tôt une étonnante production céramique. Parallèlement, ces chasseurs-collecteurs se sédentarisent mais ne feront jamais le choix de devenir une société de production au travers de l’agriculture : nous voici donc devant une entité « néolithique non-agraire »



Figurine à « lunettes de neige » - bien culturel important Jômon final (-1000 – -400)
Kizukuri Kamegaoka, Tsugaru, département d’Aomori - Terre cuite
Crédits : ©️ Musée national de Tokyo


Figurine de sanglier - bien culturel important Jômon récent (-2000 – -1000)
Site de Tokoshinai n° 2, Hirosaki, département d’Aomori - Terre cuite
Crédits : ©️ Hirosaki City Museum, Aomori

Inventeur du laque vers 7000 avant notre ère, le Jōmon crée, au travers de la céramique, une des formes les plus audacieuses jamais confectionnées par des sociétés traditionnelles de par le monde. Ainsi, les 18.000 dogus, actuellement mises au jour, sont d’étranges figurines, dont la plus célèbre provient du site de Tanabatake, près de Nagano. Un art ancien, qui toutefois n’est probablement pas à l’origine de l’art japonais…


Figurine dite « Vénus Jômon » - Trésor national Jômon moyen (-3000 – -2000)  
Site de Tanabatake, Chino, département de Nagano - Terre cuite
Crédits : ©️ Chino City, Nagano

>>> Site de la maison de la culture du Japon


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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Ven 21 Déc - 23:01


Yellow Revolution in Osaka !



2013

OSAKA,JAPAN - APRIL 26 :Japanese elementary school taking students on a fieldtrip to Osaka Castle Every students must wear a colorful hat when stay outside the school. April 26 ,2013 in Osaka

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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Lun 24 Déc - 15:52


メリークリスマス
Merii Kurisumasu
Senri !

notre amie batteuse du pays du Soleil rouge nous envoie ses salutations jaunes


ce sont donc des couverts bien de chez nous pour accompagner notre réveillon jaune, taillés dans ses baguettes de batterie, et qu'elle a elle-même calligraphiés. Les Japonais.e.s sont très sensibles à ces petites attentions


pour l'ambiance musicale et la paix des gilets, je déconseille toutefois son style de baguettes


pourtant, ici, je la trouve de meilleure musicalité que parfois, démonstrative de sa virtuosité certes puisque tel veut le lieu, mais avec un Drive à faire pâlir les anciennes étoiles du jazz-rock, enfin presque, et ne l'ont-ils pas reconnue des leurs ?

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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Lun 31 Déc - 23:05

à Tôkyô près d'un temple, une conducteur fonce dans la foule... plusieurs blessés... on parle de terrorisme... 8 injured as car runs down pedestrians in Tokyo's Shibuya Ward JapanToday 06:40 am JST19:21

People celebrate the new year as they take part in a new year countdown event at Shibuya crossing in Tokyo on Monday night.  Photo: REUTERS/Kim Kyung-Hoon

19:20
au Japon, il est déjà 3h en 2019, notre amie batteuse aura mangé des nouilles jusqu'au bout... des baguettes


Senri Kawaguchi a écrit:@senridrums  il y a 3 heures

麺ぽーかろぅさんで年越しラーメン!
お久しぶりでしたけどやっぱりここのラーメンは最高!2018年を幸せに締めくくる事ができましたw
ごちそうさまでしたー (o^^o)

j'en nouille de réveillon du nouvel an dont j'ai été privée pendant une longue période, mais ici les ramen c'est génial ! J'ai été heureuse de conclure 2018 en fête






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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Ven 18 Jan - 16:38


Une start-up basée à Tokyo a développé un micro-satellite pour le spectacle céleste sur Hiroshima au début de l'année prochaine, comme expérience initiale pour ce qu'il appelle un service de "Shooting Stars sur demande". Le satellite libère de minuscules boules qui brillent comme quand se précipitent dans l'atmosphère, simulant une pluie de météorites.

a priori, je préfère leurs parapluies


13 janvier

About 1,400 women took part in an annual New Year archery event for new adults at Sanjusangendo, a Buddhist temple in Kyoto, on Sunday.

The archery tournament (kyudo in Japanese) involves the women shooting at a 0ne-meter-wide target 60 meters away. The archers shoot in groups. Each archer is given two arrows and has two minutes in which to hit the targets. Those who hit the target with both arrows advance to the second round.

The traditional event dates back to the early 1600s.


2015

To celebrate Seijin no Hi (Coming Of Age Day), beautiful Japanese girls gather at Sanjūsangen-dō Temple in Kyoto to demonstrate their archery skills at the Ōmato Taikai (Great Target) competition. Celebrated in the second week of January, Coming Of Age Day is a day where Japanese boys and girls who are turning 20 that year celebrate becoming an official adult.

In Japan archery was one of the disciplines practiced by the samurai during feudal times.  Sanjūsangen-dō has a long history of archery competitions, once host to the Toshiya, a contest where archers would compete in various divisions, such as who could fire arrows at the most distant target or who could fire the most arrows within a set time period.  Though the Toshiya is no longer held, the Ōmato Taikai is now celebrated alongside the temple's Rite of the Willow ritual.

The most popular part of the competition is the young ladies division. Dressed in their festive haregi kimono and hakama trousers with flowers in their styled hair, the girls shoot their arrows at targets 60 meters away. The girls looked beautiful and strong with looks of concentration on their faces and their long furisode sleeves pulled back from their bowstrings. No doubt the Ōmato Taikai is a memorable and exciting way to celebrate their special day.

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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Ven 25 Jan - 4:11


à qui les petites Japonaises ?

JAPON. NI LOLITA, NI MÈRE, LE NOUVEAU FÉMINISME NIPPON
Lina Sankari L'Humanité 18 Janvier 2019

Sous le hashtag #StandUpJapan, un mouvement remet en cause la place des femmes dans la société japonaise et dénonce leur hypersexualisation ou leur astreinte au foyer.


Ce magazine a cru bon de prodiguer des conseils pour reconnaître
les filles « sexuellement accessibles » en fonction de leur tenue.
Lina Sankari a écrit:Maho Yamaguchi est l’archétype de la pop star japonaise. Infantilisée à souhait, la poupée de 23 ans aux frous-frous rose bonbon et uniformes de lycéennes a été contrainte par son management de s’excuser, cette semaine, « d’avoir causé des ennuis » à son groupe, NGT48, en évoquant l’agression dont elle avait été l’objet à son domicile. Ses deux prédateurs, qui l’ont tout de même immobilisée au sol, ont été relâchés par la police après avoir expliqué qu’ils souhaitaient simplement lui parler. À la suite d’une pétition en ligne, l’agent de l’idole a depuis été remercié mais l’affaire éclaire à plus d’un titre le traitement réservé aux femmes dans la société japonaise.

La semaine passée, un autre scandale a secoué l’archipel alors que le tabloïd Shukan Spa publiait un classement des cinq universités où les étudiantes seraient les plus disposées à avoir des relations sexuelles après avoir bu. Dans le même numéro, la rédaction a cru bon de prodiguer des conseils à ses lecteurs pour convaincre les femmes qui s’opposent à leurs approches et reconnaître les filles « sexuellement accessibles » en fonction de leur tenue.

Des changements en cours au sein de la nouvelle génération
Le numéro a provoqué des réactions en chaîne. Scandalisée, Kazuna Yamamoto, une étudiante tokyoïte, a d’abord lancé une pétition, qui a recueilli des dizaines de milliers de signatures, afin d’exiger des excuses du magazine. « Je veux que les gens comprennent que la sexualisation et associer la femme à un objet n’est pas une blague et ce n’est pas drôle. Et si votre fille étudiait dans l’un de ces cinq établissements ? Et si l’un de ses camarades lisait l’article sur l’alcool pour rendre une fille inconsciente ? » interroge Kazuna Yamamoto, dans une adresse directe aux responsables de la publication.

Les hashtags #StandUpJapan et #BastaJapan se sont chargés de faire le reste. Dans une vidéo, l’étudiante dénonce les violences sexuelles quotidiennes. « Seules 18,5 % des femmes signalent des agressions sexuelles ou des viols. Qu’en est-il des 81,5 % restantes ? Elles ne parlent pas. Elles ne peuvent pas parler. Pourquoi ? Parce que l’agression sexuelle, des hommes ordinaires qui vous touchent les fesses dans les transports publics, le fait d’avoir leur entrejambe dans les fesses, le viol, sont des choses auxquelles les Japonaises doivent faire face. Parce que nous utilisons des filles mineures en bikini pour accomplir le fétichisme de ceux qui aiment les visages de bébé. Parce qu’on idolâtre les jeunes filles. »

Face à la déferlante, le tabloïd a été contraint de s’excuser dans un communiqué mais la vague semble désormais incoercible. La pression qui s’exerce pour contraindre les femmes au silence a, elle aussi, explosé en vol. Les féministes demandent désormais à la rédaction de publier un article sur le consentement quand une enquête, réalisée en 2017 par le Bureau de l’égalité des sexes, montre qu’une Japonaise sur treize déclare avoir subi une agression sexuelle. La création du mouvement Voice Up Japan par Kazuna Yamamoto concrétise ainsi les changements en cours au sein de la nouvelle génération.

L’été dernier, un premier assaut pour l’égalité salariale avait gagné les réseaux sociaux sous le hashtag #WatashiMoEvidence (Je suis aussi une preuve). Les témoignages de travailleuses gagnant moins que leurs collègues au même poste se sont multipliés. D’aucuns dénonçaient également le plafond de verre auquel se heurtent les salariées dans l’avancée de leur carrière ou dans l’accession à des responsabilités. Parmi les sociétés japonaises cotées en Bourse, seules 3,7 % ont des dirigeantes. 73 % des entreprises n’ont en outre aucune femme dans leur direction. Comment pourrait-il en être autrement lorsque le député de la majorité Kanji Kato s’autorise à dire publiquement que les femmes célibataires constituent un fardeau pour l’État ? Dans sa vision de la société, les Japonaises devraient avoir trois enfants pour remédier à la baisse de la natalité et au vieillissement de la population. Il a lui aussi dû présenter ses excuses. Ses propos illustrent néanmoins à quel point les femmes restent indésirables dans le monde du travail. Et la création par le premier ministre, Shinzo Abe, en mars 2014, d’un conseil pour la promotion de l’emploi des femmes, avec pour objectif qu’elles aient 30 % des postes de direction en 2020, n’y aura rien fait. Cette vision idyllique où « les femmes brillent », selon ses propres mots, résiste mal à la réalité.

60 % des Japonaises arrêtent de travailler une fois mariées
Il existe en effet une « quasi-obligation morale dont se sentent investies les femmes d’abandonner leur travail pour s’occuper de leur enfant. Les impératifs d’éducation sont tels que, de facto, les mères quittent leur emploi, si ce n’est au premier enfant, au deuxième, pour s’occuper de leurs protégés, laissant aux pères le soin d’alimenter le compte en banque », note Karyn Nishimura-Poupée dans son essai sociologique les Japonais. 60 % des Japonaises arrêtent ainsi de travailler une fois mariées. Après le premier enfant, la proportion s’accroît encore. Au-delà de l’idée selon laquelle la réussite d’un enfant est liée à la présence de la mère, le manque de crèches gratuites ne contribue pas au maintien des salariées dans leur emploi. Les budgets publics consacrés aux personnes âgées restent en outre supérieurs aux allocations familiales. Entre la lolita kawaii (mignonne) et la mère de famille préparant consciencieusement les repas dans des bentos pour sa progéniture, une nouvelle génération de féministes est aujourd’hui résolue à faire entendre sa voix.

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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Ven 1 Fév - 20:41


des niveaux de langue et de politesse au Japon
selon le rapport d'intériorité vs d'extériorité à la famille,
l'entreprise, les places respectives dans la société...

ma compagne japonaise me rapporte que deux de ses collègues, ingénieurs commerciaux sortis des meilleures universités du Japon (Tôdaï...), en France pour quelques années, lui parlent de leurs épouses comme okusan (奥さん prononcé おくさん ô kou sa an'), ce qui était traditionnellement réservé à la femme d'un autre à qui l'on s'adresse

ce qui est indépendant du fait que okusan signifie ~ femme au foyer, donc pas dans un rapport d'abord affectif ou amoureux pour l'époux qui en parle. Pour nous dans une approche anti-machiste, le mot même serait connoté phallocrate...

je reviendrai, ou pas en quelques mots pour parler de ces niveaux de langue et de politesse relatif à la position occupée par le locuteur vis-à-vis de son interlocuteur, selon l'âge, le sexe, le rapport d'intériorité vs d'extériorité à la famille, l'entreprise, leurs places respectives dans la société...

ainsi je ou moi s'exprime par plusieurs dizaines de mots différents, ou prolongés de formules plus ou moins polies ou familières, mais paradoxalement, dans la phrase courant, ce pronom personnel peut être éludé !


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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Jeu 7 Fév - 15:24


Saint-Valentin
JAPONAISES AU CHOCOLAT
Le bain de source chaude au chocolat s'ouvre au Japon


j'irai bien y tremper ma biscotte de Proust




Chocolate hot spring bath opens in Japan
Casey Baseel, SoraNews24 JapanToday 06:10 am JST
Ici au Japon en février, il est facile de se laisser bercer par un faux sentiment de sécurité en ce qui concerne la météo. Après tout, en seulement un mois les fleurs de cerisier sont programmés pour commencer à fleurir à Tokyo, et ces parties en plein air, Sakura Hanami, ne sont-elles pas le moment archétypal du printemps?

Le vieil homme d'hiver (ou le Shogun d'hiver, comme il a appelé au Japon) va frapper le Japon avec des températures froides pour quelques semaines de plus, cependant c'est toujours un grand moment pour aller se réchauffer dans une source chaude. Et si vous avez du mal à choisir la source d'eau chaude, en ce moment le temps est particulièrement bon pour visiter Yunessun, dans la ville Onsen de Hakone et de prendre un plongeon dans son bain de chocolat.

Le bain de chocolat n'est pas permanent à Yunessun, mais l'installation offerte comme un service spécial pour la saison de la Saint-Valentin, puisqu'au Japon, on célèbre la célébration au moins autant du chocolat que de la romance. Deux fois par jour, à 1 et 15 heures, le personnel de Yunessan verse un litre complet de chocolat dans la baignoire, et la chaleur de l'eau du bain libère un arôme sucré qui, dit la station va tremper vos pores et laisser à votre peau un parfum sucré.
sucré salé ? Sucrée sale eau ?

With February here, it’s easy to get lulled into a false sense of security regarding the weather in Japan. After all, in just a month the cherry blossoms are scheduled to start blooming in Tokyo, and aren’t those outdoor sakura hanami parties the archetypal moment of spring?


Old Man Winter (or the Winter Shogun, as he’s called in Japan) is going to be hitting Japan with cold temperatures for a few more weeks, however, and so it’s still a great time to head to a hot spring to warm yourself up. And if you’re having trouble picking which hot spring to go to, right now is an especially good time to visit Yunessun in the onsen town of Hakone and take a dip in its chocolate bath.

The chocolate bath isn’t a permanent part of Yunessun, but the facility is offering it as a special service for the Valentine’s Day season, since the celebration is at least as much about chocolate as it is romance in Japan. Twice a day, at 1 and 3 p.m., the Yunessan staff pours a full liter of chocolate into the tub, with the heat of the bathwater releasing a sweet aroma that the resort says will soak into your pores and leave your skin with a sweet scent.

In addition to the aroma and novelty, the chocolate bath also comes with a variety of purported health and beauty benefits, as Yunessan says the moisturizing and circulation-improving effects found in cocoa will be transferred to guests via their time in the choco-filled tub.



While most hot springs in Japan require bathers to be nude, Yunessun allows, and actually requires, bathing suits for this unique experience, which is also a mixed-gender affair (mirroring the setup of its maple syrup bath from a while back). The chocolate bath will be open until March 17, meaning guests can celebrate with a soak to celebrate not only Valentine’s Day, but its Japanese counterpart White Day as well.

Source: Yunessun press release

5 février


La mère d'une fille de 10 ans victime d'abus
admet l'avoir privée de nourriture


Mother of fatally abused 10-year-old daughter admits withholding food from her
JapanToday, 04:05 pm
résumé
Mia, 10 ans, a été retrouvé mort le 24 janvier avec de multiples contusions sur son corps à l'intérieur de la salle de bains de leur maison. Sa mère a dit à la police que, sur l'insistance de son mari, elle ne donnait aucune nourriture à la jeune fille dans les jours précédant sa mort. Son père réveillait Mia au milieu de la nuit et l'a faisait tenir debout de longues périodes, et la douchait à maintes reprises à l'eau froide, sans y voir à mal mais pour la "discipliner". La mère elle-même a peut-être été victime de sa violence domestique. La jeune fille avait été placée sept semaines dans un centre de protection de l'enfance, mais après cette période, aucune visite aucune visite à son domicile des fonctionnaires du centre ou de l'école pour vérifier sa sécurité.

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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Sam 9 Fév - 11:34


le vieil homme et la mer du Japon

INLAND SEA
LA MER INTÉRIEURE

"Film d'observation", 2h02

Kazuhiro Soda :
« à travers ma caméra, je parviens à créer une relation avec les gens »

« Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau, qui pêchait au milieu du Gulf-Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. » Tel est l'incipit du roman d'Hemingway, à Cuba. Tel n'est pas le cas du vieux Wai, 86 ans, même si ses filets sont moins plein qu'autrefois, car le poisson disparaît par ici, alors qu'il se vendait plus cher autrefois et que le matériel l'était moins. Va savoir aussi pourquoi le métier n'attire plus les jeunes...

À l'âge de 86 ans, Wai-chan est un des derniers pêcheurs encore en activité d'un petit village situé sur les rives de la Mer Intérieur de Seto. Kumi-san, la commère du cru, se promène tous les jours le long de la côté. Avec Inland Sea, Kazuhiro Soda pointe sa caméra sur Ushimado, village qu'affectionnait l'immense Shohei Imamura qui y tourna Pluie noire et Dr Akagi. Il brosse un portrait en noir et blanc, à la fois poétique, délicat et bouleversant du crépuscule d'un monde sur le point de disparaître.
âgé de 91 aujourd'hui, Wai-Chan pêche encore. Kumi-San, décédée en 2015, n'aura pas vu le film dont elle est l'héroïne. Tout y est improvisé, sans synopsis, caméra à l'épaule, au fil des rencontres, aucune n'ayant été sollicitée par le réalisateur et cameraman, accompagné de son épouse qui posait les questions...

« enfant abandonnée à 4 ans, j'ai été adoptée par une famille de ce village,
je ne sais pas d'où je viens, je ne suis même pas sûre d'être japonaise...
on ne m'a pas envoyée à l'école, mais j'ai appris seule à lire et compter... »

hier après-midi, avant la projection de son film, Kazuhiro Soda a listé ses

10 règles pour faire un film


après le film, répondant à "pourquoi ces règles ?", il a expliqué avoir travaillé sept ans pour la télévision, où les règles étaient le contraire, et il a craqué...

au début de la projection, j'ai eu un peu d'appréhension pour ce documentaire, que l'auteur appelle "film d'observation". Au fil des images (ni voix off, ni musique) vous êtes emporté par les "personnages" de ce vieux pêcheur, de la "commère" du village, de la "marchande de poisson" à la criée, à la boutique où la pêche est préparée de faon traditionnelle, et pendant sa tournée de livraison à travers le village, rencontrant autant de figures d'un Japon "au crépuscule" (sur une idée de la compagne du réalisateur, le film tourné en couleurs est en noir et blanc, pour laisser de côté un aspect esthétique due aux scènes tournées la plupart en fin d'après-midi, ou la nuit en mer avec le vieux pêcheur)




le site de Kazuhiro Soda

pour voir ses films, très peu distribués en France




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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Mar 12 Fév - 17:32

suite du 7 février, les bains Onsen au Chocolat qui réjouissent les jeunes japonaises


le bébé sans amour doit-il sortir du bain au chocolat ?

cette alliance traditionnelle entre Saint-Valentin et chocolat ne plaît pas à tout le monde. The Guardian traduit par Le Point nous a apprend que pour la Saint-Valentin : des Japonaises font la grève du chocolat
Longtemps obligées d'offrir des chocolats à leurs collègues le 14 février, des employées japonaises font de la résistance...

Les Japonaises ne veulent plus être obligées d'offrir des chocolats si elles n'en ont pas envie. Au Japon, une tradition veut qu'à chaque Saint-Valentin, des employées offrent des chocolats à leurs collègues et patrons. Ces « giri choco », terme qui pourrait se traduire par « chocolats d'obligation », doivent donc être achetés le 14 février par les femmes. Une idée développée dans les années 1950 par l'industrie du chocolat pour booster les ventes. Depuis les années 1980, les hommes sont invités à rendre la pareille à leurs collègues le 14 mars, jour du « white day ». Mais la tradition a du plomb dans l'aile et, 70 ans plus tard, de nombreuses Japonaises ne veulent plus en entendre parler. [...]

Citée par Japan Today, une employée explique : « Avant l'interdiction, on s'inquiétait de savoir combien nous devions dépenser pour chaque chocolat et à qui nous devions les offrir. » Elle estime donc que « c'est une bonne chose d'abandonner cette culture du don forcé ». Sentant le vent tourner, des industriels ont décidé de surfer sur l'anti-"giri choco", rapporte The Guardian. En février 2018, le chocolatier belge Godiva a fait sensation avec une publicité demandant aux entreprises de ne pas forcer leurs employées à acheter des chocolats. « La Saint-Valentin est une journée au cours de laquelle les gens doivent exprimer leurs véritables sentiments, ce n'est pas une journée destinée à rendre ses relations au travail plus harmonieuses », affirmait le chocolatier. Message entendu. [...]

Anti-Valentine’s Day protest march held in Tokyo
by Revolutionary Alliance of Unpopular Men

Casey Baseel, Japan Today SoraNews24 Feb. 12 03:59 pm JST
Lutte contre la Saint-Valentin : manifestation à Tokyo de
l'Alliance révolutionnaire des hommes impopulaires
(sic)
Le 14 février tombe un jeudi cette année, et si l'Organisation japonaise Kakumeiteki Himote Domei a décidé qu'il serait préférable de planifier leur événement annuel de la Saint-Valentin pour le samedi avant. Cependant, samedi dernier a vu un claquement froid soudain apporter froid glacial à la région de Tokyo, avec des averses de neige partie de la prévision ainsi, ce qui était de mauvaises nouvelles pour le groupe, depuis sa réunion a été tenue à l'extérieur.
February 14 falls on a Thursday this year, and so Japan’s Kakumeiteki Himote Domei organization decided it would be best to plan their annual Valentine’s Day event for the Saturday before. However, last Saturday saw a sudden cold snap bring freezing cold to the Tokyo area, with snow flurries part of the forecast as well, which was bad news for the group, since its gathering was being held outdoors.

Nevertheless, Kakumeiteki Himote Domei braved the cold as members showed up for the 12th annual Valentine’s event. That might have you thinking they’re true romantics, but actually it’s just the opposite, as Kakumeiteki Himote Domei translates to Revolutionary Alliance of Unpopular Men.



Beginning with a rally at a park in Tokyo’s Shibuya neighborhood, Revolutionary Alliance of Unpopular Men leader Takayuki Akimoto greeted those in attendance, and took a moment to praise the group’s continued efforts to bring down “romantic capitalism.” Speaking about the recent rise in Japan of people buying Valentine’s Day chocolate for themselves or friends, he boasted that this social dynamic was “unmistakably” the result of the Revolutionary Alliance of Unpopular Men’s decade-plus of public protests undermining the tradition of giving chocolates to your sweetheart on February 14.

With  the participants suitably pumped up, they began their protest march, complete with police escort, thought the streets of Shibuya. “Crush Valentine’s Day!” shouted Akimoto into his megaphone, with the other marchers, who included one woman, repeating. “Crush romantic capitalism!” he continued. “Don’t by controlled by the conspiracies of the candy makers!”

If Akimoto’s voice sounds familiar, you might remember him from another of the Revolutionary Alliance of Unpopular Men regularly activities: it’s annual protest march against Christmas Eve, the most important date night of the year in Japan. However, in 2018 the group was unable to get a permit from the park in which it wanted to hold it, and had to settle for an indoor anti-Christmas Eve date symposium instead.

The alliance also often holds a protest against White Day, observed on March 14, when Japanese men are supposed to give thank-you gifts to women who gave them chocolate on Valentine’s Day. However, no White Day protest was held in 2018, making last week’s Valentine’s Day gathering the group’s first march in a full year.


The Revolutionary Alliance of Unpopular Men Valentine’s protest march
crossing the world-famous Shibuya Scramble intersection.
[/size]


While here was definitely a certain tongue-in-cheek attitude from some of the marchers (the two men holding the banner Akimoto marches under can be seen chuckling a few times), the alliance actually does make a few poignant points as well. “Don’t judge a person’s worth by how many people they receive Valentine’s Day chocolate from!” commanded Akimoto, along with “It’s wrong to make fun of unpopular people!”

The group was silent on the debate on obligation chocolate, which has been a sore spot between foreign chocolatier Godiva and the makers of popular domestic candy Black Thunder.

It’s a little hard to tell how serious the Revolutionary Alliance of Unpopular Men wants to be taken. On the one hand, the expressions on the faces of some of the march’s participants seem to suggest even they think the whole thing is a little silly, but Akimoto himself speaks with such conviction that he’s either a true believer or extremely committed to his comedy performance. Either way, dateless or not, the march’s participants seemed to enjoy each other’s companionship, and at least their march was less disruptive than certain other gatherings in Shibuya.



"chez nous", c'est l'écrivain-anarchiste-Claude-Guillon, qui s'y colle, mais sans le chocolat

Des féministes barcelonaises appellent à un rassemblement le 14 février, jour de la “Saint-Valentin”.




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Re: FROM JAPAN

Message par Patlotch le Ven 15 Fév - 11:31


LES AÏNOUS, C'EST NOUS

Japan to recognize indigenous Ainu people for first time
Toshifumi Kitamura JapanToday 04:07 pm JST

The Japanese government introduced a bill Friday to recognize the country's ethnic Ainu minority as an "indigenous" people for the first time, after decades of discrimination against the group.

The Ainu people -- many of whom live in northern Hokkaido -- have long suffered the effects of a policy of forced assimilation, and while discrimination has receded gradually, income and education gaps with the rest of Japan persist.

"It is important to protect the honor and dignity of the Ainu people and to hand those down to the next generation to realize a vibrant society with diverse values," top government spokesman Yoshihide Suga told reporters. "Today we made a cabinet decision on a bill to proceed with policies to preserve the Ainu people's pride."

The bill is the first to recognize the Ainu as "indigenous people" and calls for the government to make "forward-looking policies", including measures to support communities and boost local economies and tourism.

The Ainu have long suffered oppression and exploitation, and the modern Japanese government in the late 19th century banned them from practising their customs and using their language.

The Ainu traditionally observed an animist faith, with men wearing full beards and women adorning themselves with facial tattoos before marriage. But like many indigenous people around the world, most of Japan's Ainu have lost touch with their traditional lifestyle after decades of forced assimilation policies.

The Ainu population is estimated to be at least 12,300, according to a 2017 survey, but the real figure is unknown as many have integrated into mainstream society and some have hidden their cultural roots.

"It is the first step for ensuring equality under the law," Mikiko Maruko, who represents a group of Ainu people in eastern Japan near Tokyo, told AFP.

"There are lots of things to be done, for example, creating a scholarship for families who struggle to send their children to high schools," she added, a system currently only available to Ainu in Hokkaido.

Under the new plan, the government will also allow the Ainu to cut down trees in nationally-owned forests for use in traditional rituals.

"It is a major step forward on policies toward the Ainu people," said Masashi Nagaura, chief of the Ainu policy bureau of the Hokkaido prefectural government that has spearheaded policies for the ethnic minority.

©️ 2019 AFP


Les Aïnous, peuple autochtone d’Hokkaido
Discover Japan 16 Mar 2018


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