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"TOUT EST POLITIQUE !"

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"TOUT EST POLITIQUE !"

Message par Patlotch le Lun 15 Oct - 20:39

le titre du sujet est bien évidemment ironique


l'important, c'est de savoir nager


Edouard Philippe* a écrit:@EPhilippePM il y a 2 heures

Je suis venu exprimer toute ma sympathie et mon soutien aux familles des victimes et à toutes celles et ceux qui ont vu leur vie basculer aujourd’hui ou cette nuit.
* Premier ministre de l'Intérieur

Aude inondations



Macron a exprimé
« l'émotion et la solidarité de toute la nation à l'endroit de nos compatriotes
victimes des inondations dans l'Aude, et de leurs familles. »




Dernière édition par Patlotch le Ven 16 Nov - 17:24, édité 2 fois

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Re: "TOUT EST POLITIQUE !"

Message par Patlotch le Mar 16 Oct - 21:15


« Je ne suis pas un passant dans la rue. »



pauvres passant.e.s, qui ne sont pas sacré.e.s...




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Re: "TOUT EST POLITIQUE !"

Message par Patlotch le Jeu 25 Oct - 16:25


la politique comme farce tragique

nous vivons une époque étrange. Tout s'y passe comme si le monde vivait une farce, au sens où Marx affirmait dans le 18 brumaire « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »

vous ne me croyez pas ? Lisez chaque jour comme moi les Actualités Google, car on n'y cache pas grand chose à qui sait chercher, et vous vous en persuaderez particulièrement pour ce qui concerne la politique et son cours quotidien. Les mauvais clowns y sont partout chez eux, de Macron à Mélenchon et de Benalla à Trump, de la France à la Corée et de l'Arabie Saoudite au Cameroun

c'est une des raisons qui me coupent l'envie d'en rendre compte, la vie étant ailleurs, ce qui n'empêche pas la farce d'être tragique

tout le monde sait qu'elle est tragique, mais seuls les politiques, pourtant supposés le prendre au sérieux, s'y comportent comme dans une farce, voulant rester les seuls acteurs du Spectacle, comme disait l'autre




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Re: "TOUT EST POLITIQUE !"

Message par Patlotch le Ven 9 Nov - 12:00


l'essence de la politique

ils viendront, ils seront tous là, à pied, à trottinette ou en voiture


Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a souhaité jeudi lors d'un meeting à Pau le "succès" du mouvement du 17 novembre contre la hausse de la fiscalité des carburants.

"Cette colère est juste". "Le 17 novembre, qu'est-ce que vous faites, vous regardez en commentant ? Non, le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès. (...) Il faut souhaiter son succès", a déclaré le député devant plusieurs centaines de personnes. "On me dit 'il y a des fachos là-dedans'. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos, et ceux-là ils ont raison d'être fâchés (...) cette colère est juste, elle porte sur quelque chose qui a un sens", a-t-il poursuivi.

"Cette affaire d'augmentation des carburants détrousse les braves gens qui vivent de leur travail. Parce que quand on est à 20 kilomètres de son boulot, cette affaire coûte 200 euros (...) Alors c'est inacceptable, c'est inadmissible, c'est insupportable, et le peuple a raison de se révolter".

Mélenchon ne veut pas donner de consigne. Pour autant, Jean-Luc Mélenchon n'entend pas appeler à participer aux blocages. "Je n'ai pas envie que demain on demande, 'est-ce que vous faites la journée des Insoumis ?'. Non, il faut que vous ayez bien la trouille et les miquettes de les voir par milliers s'opposer à vous, tout seuls, sans consigne", a-t-il expliqué. La députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain avait affirmé le 4 novembre sur Facebook qu'elle ne "serai(t) pas le 17 dans les blocages", ne se voyant pas "défiler à l'appel de Minute et avec Marine Le Pen".

le Ruffin en rajoute (RTL) : « Je ne veux pas laisser ça à Marine Le Pen... Nous ne pouvons pas laisser la colère des Français être récupérée et exprimée par X. Nous devons en être. » : ce n'est pas la colère qui importe, mais qu'un parti politique l'exprime, essence de la politique, leur compétition

même l'amusant Jean-Louis Roche, du Prolétariat Universel, y va de son couplet, détonnant :

LES RÉVOLUTIONS SONT TOUJOURS PARTIES DES PROVINCES

Cette mobilisation de fond, sincèrement honnête dans l'indignation, et indignée honnêtement, en dépit des nunucheries de la lanceuse de pétition Pricilla machin prend une ampleur inattendue, s'avance lentement et n'est pas sans rappeler mai 68, au vrai début. Toutes les grandes révoltes ou révolutions ont toujours débuté en province. En 1789, on a brûlé des châteaux avant Paris. En 1905 (Ivanovo-Ovnessenk) et en 1917, les premiers conseils ouvriers apparaissent dans de petites villes de province. En Allemagne, en 1918, c'est à Kiel et pas à cause des grèves que commencent les premières grandes manifestations qui mèneront aux premières tentatives d'insurrection armée, mais pour se solidariser avec deux matelots arrêtés et exécutés.

Mais pour être modeste dans nos prévisions, évoquons seulement mai 68...

oui, soyons modestes, car en même temps, la révolution n'est pas en marche

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Re: "TOUT EST POLITIQUE !"

Message par Patlotch le Ven 9 Nov - 20:32


Mélenchon : « Enfin nous revenons à la normale judiciaire. »

Manœuvre en recul vu la chute dans l'opinion, comme si les perquisitions n'y étaient pour rien. De moins en moins "sacrée", la "personne" de Mélenchon, et de + en + sacrément politicarde. Ses camarades, Insoumis à quoi, au juste ?

je n'aime pas le dire comme ça ("tous pourris", "qu'ils dégagent"...) mais tous les politiques sont des guignols dans le grand théâtre de leur affrontement, sur le dos de leurs partisans, des citoyens électeurs

mais ils peuvent y rester, c'est à qui n'en veut plus de dégager ce terrain de non-lutte, et de compromission, in fine

classique, mais toujours vrai :




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Re: "TOUT EST POLITIQUE !"

Message par Patlotch le Ven 16 Nov - 19:44

je rappelle que le titre du sujet est ironique

du Pays virtuel au Pays réel ?


titre par allusion à Benjamin Griveaux confondant Marc Bloch et Charles Maurras opposant pays légal et pays réel. Ici le problème se pose, tant que les manifestations n'ont pas eu lieu, de savoir si la réussite préalable sur Facebook/Tweeter... se transformera en capacité, sinon d'organiser, de rassembler, donc de passer du pays virtuel au pays réel

Gilets jaunes : ce ne sont ni des professionnels, ni des politiques,
selon les renseignements

Timothée Boutry et Jérémie Pham-Lê Le Parisien 16 novembre 2018

Dans une note, les renseignements* ont établi le profil des Gilets jaunes, un mouvement venu de la base, en dehors des champs partisans ou syndicaux.

* le SRCT reprend les fonctions des ex RG, voir l'historique : Service central du renseignement territorial
Ni des professionnels, ni des politiques. Si l’on voulait une nouvelle preuve de la spontanéité du mouvement des Gilets jaunes, la note du service central du renseignement territorial (SCRT) que nous nous sommes procurée sur les « profils des initiateurs de l’événement Facebook Blocage national contre la hausse du carburant le samedi 17 novembre 2018 » le confirme.

Dans ce document en date du 29 octobre, révélé par RTL, les policiers du renseignement évoquent « des internautes aux profils plutôt neutres ne révélant aucun engagement militant ». Un mouvement venu donc de la base, en dehors des champs partisans ou syndicaux.

« Huit initiateurs du mouvement identifiés »
Les enquêteurs pensent avoir identifié huit initiateurs, à partir de leurs comptes Facebook : cinq hommes et trois femmes âgés de 27 à 37 ans. A une exception près, ils résident tous en Seine-et-Marne. « Le contenu des profils des créateurs de l’événement est, pour l’essentiel, à caractère familial et expose, parfois, sans restriction privative, la vie personnelle de ces internautes qui affichent notamment une passion commune pour les véhicules automobiles. Aucune proximité avec des groupes à risque n’a, jusqu’à présent, été détectée », constate le SCRT. Le ciment de ce noyau originel est donc à rechercher au niveau de l’attrait pour la voiture.

De fait, les policiers constatent la situation inconfortable dans laquelle se trouvent les professionnels du transport (syndicats et entreprises). Car s’ils protestent contre la hausse du carburant, cette grogne ne se traduit pas par des appels officiels à manifester samedi aux côtés des Gilets jaunes. « Sur le plan national, une majorité de professionnels privilégie une sensibilisation parlementaire en vue d’interpeller les pouvoirs publics, notamment lors de l’officialisation de la suppression du taux réduit, qui touche plus particulièrement les artisans et les petites entreprises ». Une vision en somme très classique de la négociation.

Difficile de mesurer par avance la traduction sur le terrain
Les pouvoirs publics sont donc confrontés à un phénomène plus mouvant. Les policiers observent à quel point la mobilisation sur les réseaux sociaux a été efficace et s’est propagée dans la société. « Depuis sa mise en ligne, l’appel à la mobilisation contre la hausse des carburants pour le 17 novembre 2018 est largement relayé dans la quasi-totalité des départements de métropole. Malgré de nombreuses ressemblances, il interpelle un public plus large que l’opposition au passage à 80 km/h sur le réseau secondaire mené à l’époque, principalement, par la Fédération française des motards en colère (FFMC) et le mouvement Colère (NDLR : au mois de janvier, ce mouvement informel initié également sur les réseaux sociaux avait appelé à manifester contre la baisse de la limitation de vitesse) ».

La relative volatilité de ces nouveaux modes de mobilisation collective est donc un défi pour les services de renseignement qui peinent à en mesurer par avance la traduction réelle sur le terrain. Le SCRT rappelle que le mouvement Colère avait comptabilisé 162 000 mentions d’intérêt sur les réseaux sociaux mais que la manifestation du 27 janvier n’avait rassemblé que 11 200 personnes.

Plusieurs désengagements de leaders
« Si beaucoup d’actions sont envisagées sur les réseaux sociaux par le mouvement contre la hausse des carburants, il convient d’attendre que ces annonces soient suivies de démarches auprès des préfectures », explique prudemment la note. Les policiers ont d’ailleurs constaté que plusieurs leaders sur Internet s’étaient désengagés après un contact avec l’administration en « réalisant la responsabilité de l’organisation de ce type d’action ».

Malgré ces difficultés d’anticipation, le SCRT mise sur un mouvement d’ampleur : « l’appel à mobilisation contre la hausse des carburants dépasse désormais les initiatives similaires lancées par le passé par des organisations structurées (associations, syndicats, partis politiques). Touchant le plus grand nombre, il recueille sur Internet toujours plus de soutiens. 157 points de blocage sont annoncés, à l’heure actuelle, dans 75 départements de France métropolitaine. »

la non absence de leaders objectifs est donc un point sur lequel certains radicaux sont (presque) d'accord avec la police :
Le mouvement des gilets jaunes tiendrait également sa spécificité d’une forme d’organisation éclatée « jamais vue ». Il se structurerait informellement autour de Facebook, sans chef identifiable. On tient là le nœud du problème, puisqu’à vouloir prendre pour vérité le miroir déformant d’Internet, on passe à côté des éléments les plus importants d’analyse. Tout d’abord, il est faux de considérer que ce mouvement est un tant soit peu horizontal ou sans chef, c’est un effet de complète dispersion des mots d’ordres qui procure cette impression. Même Libération (ici) nous le rappelle : « Dans ces mouvements grassroots venus d’Internet, le chef, c’est l’admin de la page Facebook. Rien de plus. »

C’EST JAUNE, C’EST MOCHE ET ÇA PEUT VOUS POURRIR LA VIE…
Défense Collective 14 novembre 2018

ces chefs virtuels ne sont donc ni des politiques ni des organisateurs de terrain, mais il y a, aurait, récupération politique. Les mêmes antifacistes nous assurent que « des Bonnets rouges au Gilets jaunes, l’extrême droite reprend des couleurs » et que « La seule analyse intéressante à produire concerne la nature du mouvement, et les effets qui se produiront à l’intérieur même de sa réalisation politique. Et la principale menace que porte le mouvement des gilets jaunes est bien ici : il a toutes les caractéristiques du terreau idéal qui va permettre à l’extrême droite de se structurer. »

franchement, autant les Nuits Debout, pseudo-autoorganisées, ont permis, via Ruffin, au vote Mélenchon de se structurer au demeurant avec d'ex-militants, autant là je n'en sais rien. Penser que 3 Français sur 4, qui soutiennent les Gilets jaunes, serait dupes d'une issue politique nécessairement d'extrême-droite, c'est vraiment les prendre pour des imbéciles. Si les partis (RN, FI et gauche du PS) espèrent en récolter les fruits, ce sera dans la montée de la colère anti-Macron pour la traduire dans les urnes aux élections européennes de 2019 et municipales de 2020

si j'ai bien compris le souci de la police et donc de l'État, c'est la difficulté d'encadrer des manifestations, au demeurant pas toutes légales (déclarées), qui ne sont pas conduites par des organisations institutionnelles, partis, syndicats ou associations. Et pas besoin d'être organisé pour y participer. Ce serait au fond une belle démonstration anti-politique d'auto-organisation sur le tas, et cette perte de contrôle, les gauchistes ne l'aiment pas plus que les flics. Quant aux partisans de l'auto-organisation directe et autre Black Blocs, il y a de quoi les rendre jaloux d'un tel blocage ou qu'il inquiète le Premier Ministre : « Bloquer un pays n'est pas acceptable. »

quoi qu'il en soit je conseille à ma lectorate d'adopter d'emblée ce type de gilet (il existe naturellement aussi en noir)


PS : mes autres billets sur les Gilets Jaunes sont dans SOCIÉTAL ET/OU SOCIAL ? Initialement, le 10 novembre, j'interrogeai la nature de ce mouvement et la part du sociétal/culturel dans sa montée. Les RG nous disent que les initiateurs ont Une passion commune : les rassemblements automobiles. Pour se rassembler, faut payer l'essence...

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Re: "TOUT EST POLITIQUE !"

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