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LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

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LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

Message par Patlotch le Lun 29 Oct - 6:39

manière un peu détournée d'aborder le sujet, mais dans l'esprit pointilliste-impressionniste qui est celui de ce nouveau forum

un.e préfet.e, même non des pires, n'en relève pas moins du Ministère de l'Intérieur, la police de l'État. Le successeur de Hulot à l'écologie en a choisie une comme directrice de cabinet, fonction de très proche collaborateur, qui le seconde dans ses prises de décision. L'écologie en France serait donc d'abord affaire de police...

La préfète Nicole Klein recrutée par le ministre François de Rugy
20 minutes, 28 septembre 2018


image ajoutée, Notre-Dame des Landes, avril 2018

On le savait, Nicole Klein, préfète de Loire-Atlantique et de la région Pays-de-la-Loire, cessera ses fonctions fin novembre dans le cadre de son départ en retraite. Mais, selon Le Journal du dimanche, elle devrait finalement prolonger de plusieurs mois sa carrière professionnelle.

Agée de 66 ans, elle aurait en effet accepté de devenir la nouvelle directrice de cabinet du Nantais François de Rugy, nommé ministre de la Transition écologique en septembre dernier en remplacement de Nicolas Hulot.

Son expérience au service du ministère
Appréciée du gouvernement pour sa gestion du difficile dossier Notre-Dame-des-Landes, Nicole Klein mettrait ainsi son expérience au service d’un ministère ayant à traiter de  sujets aussi épineux que les conflits avec les chasseurs, la limitation des pesticides dans l’agriculture, l’avenir du parc nucléaire français ou la reconversion des centrales électriques fonctionnant au charbon.

Cette Parisienne d’origine sera restée un peu moins de deux ans en poste en Loire-Atlantique.


Dernière édition par Patlotch le Dim 30 Déc - 6:46, édité 1 fois

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Re: LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

Message par Patlotch le Mer 5 Déc - 14:56

ché pas trop où le mettre, cet animal fossile du stalinisme, mais comme flic du système, je le trouve pas mal


L’ancien député-maire (PCF) de Vénissieux en appelle à la responsabilité du gouvernement et de "toute la classe politique"


image ajoutée


« Le Président Macron est dans l’impasse avec les Gilets jaunes. Face à leur légitime colère, il va devoir céder du terrain. Mais pour l’emporter, les Gilets jaunes doivent condamner sans équivoques les violences qui embrasent notre pays, et les casseurs de tout ordre. »

"Nous sommes passés à la révolte"

André Gerin, l'ancien député-maire (PCF) de Vénissieux, en appelle à la responsabilité dans un communiqué publié ce mercredi matin. Pour lui, le gouvernement doit envoyer un signal fort, et vite, sous peine de déboucher sur une situation très grave.

« Du ras-le-bol fiscal nous sommes passés à la révolte et assistons, depuis peu, à des scènes de chaos. Si nous n’y prenons pas garde, celles-ci peuvent très vite déboucher sur une guerre civile et je pèse mes mots. »

Le communiste tonne : « Il n’y a pas de place pour la démagogie, tout comme pour ceux qui surfent sur la haine. Toute la classe politique doit afficher son unanimité vis-à-vis de ces violences. Il s’agit de défendre l’ordre républicain, les pouvoirs régaliens de la République, en refusant que la police nationale ne devienne l’ennemi à abattre, car elle est garante de la cohésion nationale. »

Il conclut ainsi: « Aujourd’hui, tout le monde doit sortir de cette crise par le haut. Les Gilets jaunes ont refusé d’être instrumentalisés par les politiques mais ils peuvent devenir les otages de la violence. Restons unis, rassemblés, dans le respect des lois républicaines. »

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Re: LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

Message par Patlotch le Dim 30 Déc - 6:45

d'hier, pour ajouter cette remarque : à mon avis, si Macron est allé réveillonner au Tchad en "soutien à nos soldats contre le terrorisme" et prend toujours soin de "notre armée" et de "notre police", ce n'est pas tant pour y avoir recours "en dernière instance" que pour s'assurer qu'elles ne se retourneront pas un jour contre lui

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la documentation de ce sujet est considérablement réduite relativement au forum antérieur. Tout ce qui concerne la police et l'armée se trouve aisément en suivant la veille de @MathieuRigouste sur tweeter

cet article a le double intérêt de porter sur l'évolution de l'armement de la police et de la "doctrine française" quant à son utilisation. Quand on considère que l'armée n'intervient pas pour le maintien de l'ordre intérieur, cela devient très relatif, sauf sans doute en matière d'effectifs de la police et de la gendarmerie, qu'on a vues parfois débordées lors des événements de novembre-décembre. Il semble que même le non-respect des règles par les policiers et gendarmes, les so called "bavures" et le déchaînement sadique de certains policiers, sont parfaitement intégrés dans la volonté de dissuader par la peur. Il va sans dire que la police et la gendarmerie françaises sont largement prêtes à servir un gouvernement de plus en plus fort, éventuellement d'extrême-droite ou néo-fasciste. Au demeurant, c'est le cas de toute la fonction publique, et les précédents ne manquent pas, on l'a vu sous Pétain, démontrant à qui ne voudrait l'entendre que la police, c'est l'État, et non "notre police qui assassine". Dans la police comme telle, rien n'est à nous, tout est à eux

Violences policières : la fuite en avant de Castaner
Jean-Marc Manach Blog Le Monde 28 décembre 2018

Alors que, souligne le sociologue Fabien Jobard, face aux « Gilets Jaunes« , l’action répressive et le bilan, en termes de blessés, sont d’une ampleur considérable et sans précédent depuis Mai 68, le ministère de l’Intérieur a (opportunément ?) publié en ce week-end de veille (a priori chargé) de Noël un appel d’offres portant sur l’achat de 1730 « lanceurs multi-coups (et) mono-coup » de maintien de l’ordre.

Étrangement, aucun des médias qui ont repris l’info n’ont mis de lien vers ledit appel d’offres, non plus qu’ils n’en ont montré de photos, pas plus qu’ils ne semblent avoir lu les spécificités techniques attendues (sans parler de ceux qui ont aussi omis de citer ledit Canard Enchaîné qui, le premier, a révélé l’information).


40MM PUMP MULTI-LAUNCHER
Présentation, dans le catalogue de son vendeur, de l’un des « lanceurs multi-coups » que veut acheter le ministère de l’Intérieur

Intitulé « LBD_40«  (pour lanceur de balle de défense -le nom du successeur des « flash-balls« , marque déposée- suivi du diamètre -en millimètres- de ses munitions), l’appel d’offres vise à « équiper les personnels de la sécurité intérieure notamment lors des missions de maintien de l’ordre, pour contrôler les mouvements de foule et disperser des individus agressifs« , au moyen de 1280 nouveaux « lanceurs mono-coup » (type LBD, dont 1275 pour la gendarmerie), plus 270 « lanceurs multi-coups » (LMC) « 4 coups« , et 180 « 6 coups » (soit 450 LBD semi-automatiques) pour les policiers.

Tandis que la fenêtre de « tir optimum » du LBD est de 30 mètres, les « multi-coups« , précise le cahier des charges techniques, devront quant à eux « permettre de stabiliser les munitions utilisées sur les distances comprises entre 30 et 100 m« .

Ces « armes » à « réarmement manuel ou semi-automatique« , dotées pour l’une d’entre elles d’un mécanisme de fusil à pompe, devront pouvoir « utiliser l’ensemble des munitions de calibre 40 mm munies de leurs moyens de propulsion à retard en dotation au sein du ministère de l’intérieur » (du nom donné aux grenades de maintien de l’ordre fumigènes et/ou lacrymogènes ), et permettre de « lancer les grenades sous un angle de 45°, avec une portée en adéquation avec le moyen de propulsion utilisé (50 ou 100 mètres)« .

Le site collaboratif d’infos alternatives Rebellyon avait été le premier, en juin 2016, à documenter l’utilisation, par des CRS, du lance-grenades Penn-Arms PGL65-40 (ou 40mm launchers) de l’entreprise américaine Combined Systems, « qui fonctionne comme un fusil à pompes« , dont les spécificités techniques correspondent trait pour trait à celles de l’appel d’offres et dont cette photo fit la couverture d’un rapport consacré à l’utilisation d’armes « moins létales » à Ferguson, aux USA, ainsi qu’à la militarisation des opérations de maintien de l’ordre policier.


An officer fires a Penn Arms Pump-Action Multi-6 Shot Launcher near W. Florrisant
Avenue, Ferguson on Monday, August 18, 2014.
Photo Credit: David Carson / St. Louis Post-Dispatch

Dans une note d’analyse (.pdf) adressée en juillet 2017 au Défenseur des droits au sujet des pratiques et conséquences du maintien de l’ordre en France, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) avait elle aussi commencé à s’intéresser à cette nouvelle armée. D’après Rebellyon, « une centaine de ces lance-grenades seraient en fonction en France et en dotation dans la police depuis 2010« . ACAT estimait, elle, qu’il serait utilisé par les CRS depuis 2013, bien qu’il n’aurait été aperçu qu’au printemps 2016 au cours de manifestations à Lyon, Paris et Nantes.

L’ACAT déplorait alors « la très grande opacité des autorités françaises » à son sujet, et le fait que « la mise en service de nouvelles armes ou munitions ne fait l’objet d’aucune communication auprès de la population, qui la plupart du temps les découvre directement dans le contexte des manifestations« , ce qui peut être d’autant plus déstabilisant qu’elle ressemble plus à la mitraillette Thompson camembert des films de gangsters des années 20 qu’à une arme non-létale.

L’ACAT s’inquiètait par ailleurs du fait que « cette arme peut accueillir non seulement des grenades lacrymogènes, mais également des balles de défense en caoutchouc, telles que celles utilisées pour les LBD 40, dont le diamètre est identique« , mais également que « les circonstances et conditions dans lesquelles elles sont susceptibles d’être utilisées ne sont pas davantage rendues publiques« .

Du maintien de l’ordre « à la française »
Contactée par Libération, la Direction générale de la police nationale assure que ces lanceurs «multicoups» seraient «destinés à tirer exclusivement des grenades lacrymogènes, fumigènes ou assourdissantes».

Or, et comme David Dufresne, journaliste d’investigation auteur d’une enquête sur (le non-respect de) la doctrine française du « maintien de l’ordre« , n’a de cesse de le documenter depuis le début du mouvement des « gilets jaunes« , près de 200 personnes auraient d’ores et déjà été victimes, et pour bon nombre blessées, certaines mutilées à vie, du fait de manquements graves (parfois possibles, souvent avérés) à la doctrine légale du maintien de l’ordre dit « à la française ».

L’an passé, l’ACAT avait ainsi recensé (.pdf) 2 morts et 44 blessés (dont 24 éborgnés) du fait de tirs de flash-balls et de LBD ces dernières années (cf aussi cette chronologie sur Wikipedia), plus 3 blessés graves (dont 2 amputés au main) du fait des grenades lacrymogène instantanée GLI F4 (constituées -notamment- de 25 grammes de TNT).


Extrait du recensement provisoire des blessés des manifestations de novembre-décembre 2018

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes« , le collectif Désarmons-les a de son côté dénombré (au moins) 4 autres personnes ayant eux aussi eu leurs mains arrachées par des GLI F4, 41 à avoir été blessées par des tirs de LBD… dont 10 éborgnées, en moins d’un mois 1/2.

Pourquoi la gendarmerie refuse-t-elle de s’en doter ?

Rien n’indique que le « timing » de cet appel d’offres corresponde au mouvement des « gilets jaunes« . Le Canard Enchaîné avait ainsi révélé, fin août 2017, que le ministère de l’Intérieur avait lancé un appel d’offres d’une « valeur totale estimée » de 22M€ pour l’achat de plus d’1,2 million de grenades de maintien de l’ordre fumigènes, lacrymogènes et assourdissantes, dont 584 000 « moyens de propulsion à retard« , là aussi pour « permettre, notamment aux personnels de la sécurité intérieure lors des missions de maintien de l’ordre et d’opérations de police judiciaire, de contrôler les mouvements de foule et de disperser des individus agressifs« .

« Il y a eu Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Calais, les manifs contre la loi travail… On n’a pas arrêté de grenader« , avait alors expliqué un représentant des forces de l’ordre au Canard Enchaîné. A quoi le ministère de l’Intérieur avait répondu que « Ça n’a rien à voir. Il s’agit simplement d’un renouvellement d’appel d’offres arrivé à son terme. »

En l’espèce, on retrouve effectivement trace (.pdf), dans le projet de loi de finances 2015, de l’achat de « 125 lanceurs multi-coups, dont 96 pour les compagnies républicaines de sécurité dans le cadre du programme SPI4G CRS ».

A en croire ce tract (.pdf) de l’UNSA Police, évoquant une formation de FTSI (pour formateur aux techniques de sécurité en intervention) effectuée en avril 2018, et qui montre les deux LMC en dotation chez les CRS, « dans un premier temps, un volume de 10 fonctionnaires habilités est fixé par compagnie ».


Un volume de 10 fonctionnaires par compagnie seront habilités à s’en servir

Les 450 nouveaux LMC que vient de commander le ministère de l’Intérieur ne relèvent donc pas stricto censu d’un seul « renouvellement », mais bel et bien d’une extension du domaine du « maintien de l’ordre », avec son lot de « dommages collatéraux » en devenir, parce que le ministère de l’Intérieur persiste à vouloir militariser les policiers.

Dans son rapport, l’ACAT soulignait à ce sujet que « les forces de l’ordre françaises comptent parmi les plus armées d’Europe (et que) depuis le début des années 2000, le nombre et le type d’armes dites « non-létales » se sont massivement développées en France », alors même qu' »un autre modèle se développe chez nos voisins européens. Basé sur le dialogue et la désescalade, le modèle dit « KFCD » (Knowlegde, Facilitation, Communication, Differenciation) vise notamment à minimiser les violences collatérales, inutiles ou dangereuses, ainsi qu’à construire et à entretenir un dialogue permanent avec la foule afin de permettre une désescalade des tensions ».


Extrait du rapport de l’ACAT sur les violences policières

Un rapport (.pdf) de la Cour des comptes avait à ce titre révélé, en septembre dernier, que la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) avait de son côté refusé de doter les gendarmes de tels « lanceurs multi-coups de balles de défense« .

Il serait dès lors opportun que Christophe Castaner (et/ou son ministère) explique ce pourquoi il décide ainsi d’acquérir 1280 nouveaux LBD (dont 1275 à destination de la gendarmerie) alors qu’on en avait jamais autant mesuré la dangerosité que ces dernières semaines, et que la doctrine du maintien de l’ordre « à la française » mériterait donc potentiellement d’être remise à plat. Mais aussi ce pourquoi les gendarmes se voient refuser le fait d’être dotés de ces « lanceurs multi-coups » potentiellement encore plus dangereux.

NB : si vous avez des infos à ce sujet, vous pouvez me contacter de façon sécurisée (voire anonyme) en suivant ce mode d’emploi.

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Re: LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

Message par Patlotch le Ven 11 Jan - 17:56

dossier en cours dans avec ou sans gilets, LES LUTTES EN FRANCE vers la restructuration politique

19. sur les violences et leurs fonctions
1. des "armes de la critique" à la "critique des armes", des questions
2. violences policières : faits et propos
2. violences policières : faits et propos


David Dufresne : "La police s’est enfermée dans une logique d’escalade et d'affrontement" L'Obs
Paris, 5 janvier, Zakaria Abdelkafi, AFP
En France, politique et maintien de l'ordre sont intimement liés. Dans le maintien de l'ordre, une arme ne sort que sur autorisation du commandement préfectoral qui prend ses ordres à Beauvau, qui les prend à Matignon, qui éventuellement les prend à l'Elysée. Les 250 cas que je soulève sont autant de cas politiques.
- hors sujet, confidence pour confidence : Macron prémonitoire ?
Le pouvoir, Sarkozy, Hollande... Macron se confie dans un livre
Les auteurs citent à la fin de l'ouvrage une confidence d'Emmanuel Macron faite à Thierry Solère, l'ex-LR passé à En Marche! : « Si ça se passe mal, je terminerai plus bas que François Hollande, si je termine mon mandat. »
les entretiens datent d'avant la "crise des gilets jaunes", mais j'ai peut-être été un peu optimiste (pour lui) en pensant qu'il s'en sortait pas trop mal. Avec les cafouillages sur 'le grand débat', les annonces sécuritaires délirantes, et les coups portés à son cœur d'électorat, l'isolement menace toute la bande

- hors sujet, un texte complètement creux
Appel des Gilets Jaunes de Montreuil en réponse à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy

- Castaner anticipe hors la loi
« Ceux qui appellent aux manifestations demain savent qu'il y aura de la violence, et donc ils ont leur part de responsabilité. [...] Demain, ceux qui viennent manifester dans des villes où de la casse est annoncée savent qu'ils seront complices de ces manifestations. » vidéo Rémy Buisine

- Les textes officiels encadrant le maintien de l’ordre Reporterre 5 mai 2016

- Gilets jaunes : on a soumis 8 vidéos (et photos) de violences policières présumées France Inter 13h19 « Nous avons soumis ces huit séquences à deux avocats, l'un proche de la police, l'autre proche des "gilets jaunes".»
Les manifestations de "gilets jaunes" ont donné lieu à de nombreuses scènes de violences partout en France depuis le 17 novembre. Des violences contre les forces de l'ordre et par les forces de l'ordre. Ces dernières estiment qu’il y a eu 1 000 blessés dans leurs rangs. De l'autre côté, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de "gilets jaunes" ont été blessés par des Flash-Ball ou des grenades. Le défenseur des droits a lui-même alerté à plusieurs reprises, notamment sur la dangerosité des lanceurs de balles de défense. Au total, 78 enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN et 200 signalements ont été transmis. Mais, pour l'instant, aucun policier n'a été suspendu.
- DES GILETS JAUNES FACE A LA JUSTICE… DE CLASSE, suite : de l’intérêt de refuser la comparution immédiate L'envolée 9 janvier
De fait, les quelques nuances que nous introduisons ici, ne doivent pas masquer l’essentiel, à savoir la continuité de la violence d’Etat : violence policière dans la rue, rigueur des condamnations devant les tribunaux. Les rouages de l’appareil répressif tournent à plein régime pour qu’il y ait de moins en moins de monde dans la rue. Depuis janvier plus qu’en décembre encore, le gouvernement assume : il veut blesser, abîmer, terroriser les participants et tente par tous les moyens de retourner la population contre le mouvement. Jusqu’ici, malgré un travail assidu notamment des tribunaux  il n’est pas parvenu à trier le bon grain de l’ivraie -ce qui est déjà exceptionnel-, il s’agit donc de continuer à l’en empêcher.
- le patron de la police s'exprime...
«Gilets jaunes» : L'IGPN saisie de 67 dossiers de violences policières, Le Figaro
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a reçu près de 200 signalements pour violences policières présumés et a été saisi de 67 dossiers par l'autorité judiciaire, a déclaré aujourd'hui, Eric Morvan, le directeur général de la police nationale (DGPN). Onze dossiers ont été confiés à la "police des polices" dans le cadre du mouvement lycéen de décembre. Elle a également fait l'objet d'une saisine administrative sur le cas du commandant de police filmé en train de frapper plusieurs personnes à Toulon.

Eric Morvan a précisé à France Inter qu'aucun policier n'avait été suspendu pour l'instant dans le cadre de ces dossiers mais a assuré qu'il n'y aurait aucune complaisance à l'égard de tels actes s'ils étaient avérés. "Il n'y a pas de mois où je ne sois amené à signer des sanctions extrêmement fortes contre des policiers. Donc l'idée selon laquelle il y aurait une permissivité vis-à-vis des forces de police est totalement fausse", a-t-il déclaré. Il a également rejeté l'idée qu'on puisse mettre sur le même plan des manifestants violents et des policiers chargés du maintien ou du rétablissement de l'ordre.

"Le maintien de l'ordre public, voire son rétablissement, ça ne se fait pas sans moyens. Rétablir l'ordre public c'est utiliser (...) des armes intermédiaires qui peuvent provoquer des blessures." Eric Morvan a toutefois souligné que les "flash balls" dénoncés par des manifestants n'étaient plus utilisés. "On utilise ce qu'on appelle des lanceurs de balles de défense, qui ont une visée, et donc il y a moins d'accidents qu'avec les flash balls, qui n'en disposaient pas", a expliqué le patron de la police nationale. Il est convenu que cela pouvait tout de même occasionner des blessures involontaires.

« La police n'a pas besoin de cagnotte »
Eric Morvan a aussi estimé que la police n'avait pas "besoin de cagnotte" comme celle lancée par Renaud Muselier en faveur des forces de l'ordre blessés lors de manifestations de "gilets jaunes" et qui a dépassé le million d'euros. "Cette fracture (...) qui se manifeste à coups de cagnottes peut à certains égards friser l'indécence. S'il y a de la générosité dans ce pays, manifestons-là à la recherche médicale ou à l'enfance en danger mais les policiers n'ont pas besoin de cagnotte"...
- Pont-à-Mousson, 6 h du matin : le RAID défonce la porte d’un gilet jaune


1. des "armes de la critique" à la "critique des armes", des questions
11 janvier
il est assurément difficile de parler des violences sans commencer par dénoncer "les violences policières", c'est un peu montrer patte blanche pour avoir son mot à dire, du moins est-ce ainsi que je le constate à la multiplication des dénonciations et révélations qui n'en sont que pour qui ferme les yeux, y compris sur les "médias" qui mettraient leur mouchoir dessus. Il est clair que le gouvernement a retourné la situation à son avantage par ses appels au calme et à l'ordre, la mise en avant des "violences" des gilets jaunes et "casseurs" qui l'autorise à accroître (légitimement aux yeux de l'opinion publique ?) la prévention, la répression et la punition judiciaire. J'avais engagé une réflexion :
- le 5 décembre : 1. réflexions sur le rôle de la violence dans ce mouvement : contribution à son caractère revendicatif
- le 6 janvier : 2. la violence comme moyen de la politique
il me semble impossible d'en rester à cette dénonciation des violences policières, un rien manichéenne au demeurant, sans poser la question de la légitimité du recours à la violence par les manifestants, rapportée non à une condamnation a priori, mais assumée comme nécessaire, défensivement bien sûr, mais offensivement et dans ce cas rapportée à un objectif, des cibles, des moyens... qui n'aboutissent pas systématiquement à envoyer les autres, mal armés et inexpérimentés, au casse-pipe suicidaire via internet et les réseaux sociaux
Marx a écrit:De toute évidence, l’arme de la critique ne peut pas remplacer la critique des armes : la force matérielle doit être renversée par une force matérielle, mais la théorie, elle aussi, se change en force matérielle dès qu’elle saisit les masses.
Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel
j'avoue avoir un peu de mal à saisir que ceux qui ont recours à la violence comme modalité offensive, parfois prétendue contre l'État et le capital, se contentent ensuite de dénoncer une "justice de classe", comme s'il allait de soi qu'elle pourrait être différente, de même que la police autre chose que violente. J'y vois un mixte de critique radicale et d'utopie démocrate radicale qui fait l'impasse sur cette question : la situation se prête-t-elle à l'usage volontaire de la violence quand les armes de la critique sont si peu aiguisées que le passage à la critique des armes relève d'une utopie révolutionnaire sans fondements dans le moment actuel ?

- un texte qui rompt avec le gauchisme... habituel par un réalisme inscrit dans une critique de l'économie politique, mais dont la chute est pour le moins décalée
Crise qui vient, souffle et gilets jaunes : où va-t-on ? Paris-Luttes.Info
- La crise qui vient
. Remarques générales
. La situation
. la restructuration impossible
- Les Gilets jaunes comme signe
- Où ce mouvement va-t-il aller ?
- Petite suggestion stratégique...
à tout prendre, je préfère quand Théorie Communiste (BL) nous dit « pas de stratégie » plutôt que cette retombée dans des suggestions pratiques dont on se demande la pertinence face à la répression formidablement accrue dans laquelle s'est engagé le pouvoir, ce qui devrait nous conduire à revenir sur la/les fonctions des violences dans ce conflit, selon d'où elles viennent, pourquoi, comment, et quand elles sont offensives de la part des gilets jaunes ou autres, à quoi mènent-elles : peut-on parler d'une estimation quelque peu optimiste du "rapport de forces" ?
quant à la "restructuration impossible", je ne saisis pas comment elle le resterait dans la crise annoncée, ce qui quoi qu'il en soit rendrait inopérant toutes velléités stratégiques à l'avance

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Re: LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

Message par Patlotch le Mer 23 Jan - 11:09

suite française de l'arrestation de Battisti au Brésil, dont j'avais parlé le 15 décembre, quand elle s'annonçait (dessous)

23 janvier
internationalisme poliçarien

La France juge «possible» la présence de 14 ex-activistes réclamés par l'Italie
Le Figaro.fr avec AFP 09:33

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a jugé aujourd'hui "possible" la présence en France de 14 Italiens recherchés pour terrorisme par Rome depuis les "années de plomb", mais Paris n'a "pas encore" reçu de demandes d'extradition.

AFP/AP
L'Italie a annoncé samedi avoir recensé 30 personnes condamnées pour terrorisme en fuite à l'étranger et dont elle souhaite qu'elles soient livrées à la justice pour purger leur peine de prison en Italie, comme l'ex-militant d'extrême gauche Cesare Battisti, incarcéré le 14 janvier après 37 ans de cavale. Parmi elles, "14 sont localisées en France", selon le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, également chef de file de l'extrême droite transalpine.

"C'est possible", a répondu la garde des Sceaux sur France Inter. "C'est un dossier que (...) je n'ai pas encore travaillé réellement. Nous allons regarder cela avec la plus extrême attention", a encore déclaré Mme Belloubet.

Matteo Salvini s'est dit "prêt à partir à Paris" pour rencontrer le président français Emmanuel Macron et "ramener en Italie ces assassins". Il a également précisé que le gouvernement italien était "prêt à des démarches officielles pour demander la collaboration aux pays hébergeant des terroristes, à commencer par Paris".

La ministre de la Justice, qui n'a "pas encore" reçu de demandes d'extradition, a assuré qu'elle porterait "un regard attentif sur chacun des dossiers" et promis "une discussion" avec l'Italie.

15 janvier
Battisti is not my Super Hero but tant que ça dure, j'en serai heureux pour lui et les siens


L'ex-militant d'extrême gauche italien, qui s'était un temps réfugié en France, n'a plus été vu depuis l'élection de Jaïr Bolsonaro, qui a promis pendant la campagne de le remettre à l'Italie.

Où est passé Cesare Battisti ? La police brésilienne n'est toujours pas parvenue, samedi 15 décembre, à localiser l'ex-militant d'extrême gauche. L'homme, devenu écrivain, est sous le coup d'un mandat d'arrêt en vue d'une extradition vers l'Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre homicides dans les années 1970. L'acte d'extradition signé vendredi par le président brésilien, Michel Temer, a été publié samedi au Journal Officiel.

Jeudi soir, le juge de la Cour suprême Luiz Fux avait ordonné que Cesare Battisti, 63 ans, soit placé en détention pour éviter "une quelconque tentative de fuite" face à une éventuelle extradition. Selon la radio brésilienne CBN, un avion militaire italien se trouve déjà à l'aéroport international de Guarulhos, près de Sao Paulo, pour ramener Battisti dans son pays d'origine une fois qu'il sera arrêté.

Son avocat ignore où il se trouve
Des agents de la police fédérale se sont rendus au domicile de l'Italien à Cananeia, petite ville côtière de l'Etat de Sao Paulo (sud-est), où il réside depuis plusieurs années, mais ne l'ont pas trouvé. Il a également été recherché à certaines adresses à Sao Paulo, capitale économique du Brésil. Vendredi, son avocat Igor Sant'Anna Tamasauskas a annoncé avoir présenté un recours contre la décision du juge Fux et affirmé à l'AFP ne pas savoir où se trouvait son client, expliquant qu'il ne lui avait pas parlé depuis le mois dernier.

Des voisins de Battisti à Cananeia ont révélé au quotidien O Globo qu'ils ne l'ont pas vu depuis la victoire du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro au second tour de l'élection présidentielle, le 28 octobre. Ex-capitaine de l'armée brésilienne, Jair Bolsonaro a réitéré à plusieurs reprises son intention de livrer à l'Italie celui qu'il qualifie de "terroriste".

Ancien militant d'un groupe d'extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, Cesare Battisti a été condamné par contumace en 1993 en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970. Aujourd'hui âgé de 63 ans, il a toujours clamé son innocence et vit exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de quinze ans en France.

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Re: LA POLICE, C'EST L'ÉTAT

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