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LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

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LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Mar 2 Oct - 22:06









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Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Jeu 11 Oct - 11:57

en relation avec LE MONDE BRÛLE-T-IL ? changement climatique et changement de civilisation

on avait Allègre*, on a Gervais


2012



Banquise arctique. Quand des phénomènes banalement naturels sont convoqués pour alimenter le catastrophisme. Photo ©️PHILIPPE ROY / Aurimages

Interview. Le physicien François Gervais, professeur émérite à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Tours, expert reviewer du 5e rapport sur les changements climatiques du GIEC, dénonce un emballement médiatique sans lien avec la réalité de la situation de la planète.

Valeurs actuelles. « Il y a un impératif collectif, celui de croire à la catastrophe ». Que vous inspire la phrase de cette militante écologiste ?

Si une religion est une culture de foi, la Science est une culture de doute. Le scepticisme a toujours été une vertu cardinale en Sciences. « Croire » ne fait pas partie du vocabulaire du scientifique obsédé par la démonstration. Que « écologie » qui désigne la Science de l’environnement ait été récupéré dans le nom de partis politiques illustre une incroyable dérive dont personne ne semble s’en offusquer, à commencer par les scientifiques eux-mêmes, hélas... Quant à la prétendue catastrophe, il apparaît aussi instructif que rassurant de vérifier le caractère infondé de prophéties énoncées il y a un demi siècle : le pétrole était censé voir sa dernière goutte extraite en l’an 2000, la famine se généraliser à l’échelle mondiale, l’espérance de vie des américains se réduire à 49 ans...

Que dit exactement le dernier rapport du GIEC ? Quelles réactions vous inspire-t-il ?


Dans le Résumé pour décideurs du rapport SR1.5 du GIEC, on lit page 4 : « Le réchauffement climatique estimé s’accroît de 0,2°C (probablement entre 0,1°C et 0,3°C) par décennie en raison des émissions passées et actuelles. » Cette affirmation est contredite par la figure 1(a) de l’encadré RT.3 du rapport AR5 de ce même GIEC qui montre entre 1998 et 2012 une hausse de seulement 0,04°C par décennie, 5 fois moindre. Cette hausse infinitésimale se prolonge depuis 20 ans aux fluctuations naturelles près. L'écart d'un facteur 3 « entre 0,1°C et 0,3°C » entache d'autant les prédictions du rapport. Pire, cette incertitude considérable n'a pas diminué d'un iota en 39 années de modélisation du climat en dépit des progrès de l'informatique. La fourchette de projections divergeant de plus en plus des observations, elle ressemble de plus en plus à une peur fabriquée.

L'augmentation des émissions chinoises et indiennes est 100 fois plus élevée que les réductions françaises, étouffant toute velléité d'ambition de notre part.

Vous pointez aussi du doigt le Rapport pour les décideurs ; n’a-t-il pas été écrit par les scientifiques eux-mêmes ?

Le brouillon du rapport est certes écrit par les scientifiques. Mais il doit être validé par les représentants des états, paragraphe par paragraphe, ligne à ligne, mot à mot, justifiant le « I » de GIEC pour « intergouvernemental ». C'est ainsi que dans le rapport AR5, le paragraphe relatant le peu d'efficacité du Protocole de Kyoto a été retiré au grand dam des scientifiques qui l'avaient rédigé.

D’où viennent ces objectifs chiffrés (1,5°C, 2°C) avant 2020, avant 2050 etc. Ne sont-ils pas plus symboliques que scientifiques ?

En France, le record d’amplitude thermique sur une même journée est détenu par Minzac en Dordogne, avec un écart de 30,9°C entre le jour et la nuit. Durant la canicule de 2003, la capitale a enregistré des écarts de température le même jour à la même heure allant jusqu’à 6 °C entre le Nord-Est dû à l’effet d’îlot de chaleur urbain et le bois de Vincennes rafraîchi par les arbres. En été, l’écart moyen de température entre le Nord et le Sud de la France atteint 6 à 7°C. Lorsque le vent tourne du Sud au Nord ou l’inverse, un écart de température de 10° à 15°C peut être observé. Par une belle journée printanière, la température peut monter de 0,4°C chaque quart d’heure. Or 0,4°C est la hausse de température mesurée par le Hadley Center depuis 1945, début de l'accélération des émissions. En regard de ces observations, on peut effectivement s'interroger sur la pertinence de la symbolique du GIEC.


Emmanuel Macron au One Planet Summit. Le président a pris la tête d’une croisade climatique qui ne peut que conduire la France dans l’impasse. Photo ©️ Seth Wenig/AP/SIPA

Pourquoi dites-vous finalement que l’urgence climatique est un leurre ?


L'augmentation des émissions chinoises et indiennes est 100 fois plus élevée que les réductions françaises, étouffant toute velléité d'ambition de notre part. Mais pour autant la situation ne présente aucun caractère de gravité dans la mesure où un corpus de 3000 travaux publiés dans des revues internationales à comité de lecture relativise considérablement le catastrophisme du GIEC. Au rythme actuel d'émissions, l'augmentation de température n'excéderait pas 0,2°C d'ici un demi-siècle, n'en déplaise au GIEC qui persiste dans l'alarmisme en dépit de projections non validées par les mesures reprises de son propre rapport.



Vous alertez sur l’inutilité à peu près complète, mais très coûteuse, des politiques climatiques françaises. Emmanuel Macron semble pourtant tout prêt à partir en croisade climatique…

L'inutilité est effectivement le message du livre [« L’urgence climatique est un leurre », éditions du Toucan – à paraître le 2 novembre]. Pire, ces politiques risquent d'être iatrogènes dans la mesure où la potion administrée rendrait plus malade encore. « Chaque saison est à coup sûr ‘extraordinaire’, presque chaque mois est un des plus secs ou un des plus humides, ou un des plus venteux, ou plus froid, ou plus chaud » écrivait le Brisbane Courrier le 10 janvier 1871… Surfant 150 ans plus tard sur ce thème qui a toujours été vendeur, nombre de médias n’innovent guère. La politique française vise à investir des milliards d’euros dans les énergies intermittentes : le solaire photovoltaïque, essentiellement importé de Chine, et l’éolien, importé d’Allemagne. En 2016, seulement 5,3 % de l’électricité vendue par EDF a été produite par des combustibles fossiles. L’électricité ne représente toutefois qu’un quart de l’énergie totale. Cette politique vise donc à décarboner au prix fort une fraction d’énergie de seulement 1,3 %, excessivement éloignée de l'ambition clamée, n'en déplaise à Emmanuel Macron...

Pourquoi dites-vous que le dioxyde de carbone est tout le contraire d’un polluant ?

Le gaz carbonique, CO2, est la nourriture indispensable et irremplaçable de la végétation. Son augmentation dans l'atmosphère, pourtant minime en volume, de 0,03 % à 0,04 % en un siècle, a permis une croissance de la biomasse de l'ordre de 20 %. Les mesures par satellite confirment l'extraordinaire verdissement de la planète. Le bénéfice pour les récoltes a été évalué à 3000 milliards d'euros.

Comment donc expliquez-vous que ce gaz ait ainsi été désigné à la vindicte, au mépris de la science la plus élémentaire ?

Comment en effet ce que l'on apprend à l'école a pu être à ce point oublié, qui plus est par ceux qui se prétendent « verts » ? Pourquoi vilipender ce gaz très ténu dans l'atmosphère mais en concentration des dizaines de fois supérieures dans notre haleine lorsque nous expirons ? Une lutte contre le capitalisme et pour la décroissance semble le prétexte d'une telle dissonance cognitive.

Vous parlez de l’« anxiocène », nouvelle ère de géologie humaine. Croyez-vous que la lutte contre le réchauffement climatique puisse devenir la nouvelle religion ou le nouveau totalitarisme du XXIe siècle ?

Dans « anxiocène », Il faut voir un clin d'œil détournant « anthropocène », une prétention aussi anthropomorphiste que narcissique qui, au contraire des précédentes périodes géologiques, n'a rien à voir avec les strates sur lesquelles sont basées les précédentes. On ne peut qu'espérer que le bon sens l'emporte avant une catastrophe économique que l'on peut craindre gigantesque, détruisant en France des fleurons de notre économie et avec elle investissements et emploi. Citons Jean-Claude Pont, Professeur honoraire à l’Université de Genève : « La différence profonde avec l’affaire Lyssenko de la biologie soviétique réside dans le fait que si là-bas et autrefois c’était la terreur inspirée par le pouvoir qui imposait le silence, ici et maintenant ce sont des ‘penseurs’ libres, se crucifiant eux-mêmes et immergés dans une idéologie kafkaïenne, laquelle finira par priver le monde occidental de deux siècles de développement. »

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Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Ven 19 Oct - 14:23

parfois, j'aime bien Causeur, qui applique au pied de la lettre son sous titre "Surtout si vous n'êtes pas d'accord", tant le parti y est assez systématique d'être pour ce qui est contre et contre ce qui est pour, mais globalement d'un point de vue réac, plus que droitier au demeurant. Nombre des textes ressemblent par leur argumentation à ceux de certains camarades conceptuels, par l'art de faire glisser le sens de ce qu'ils critiquent pour l'invalider. Prendre pour cible Donna Haraway permet à Michel Fichant, à peu de frais rhétoriques et sous couvert de critiquer la confusion, d'évacuer la problématique sous-jacente, les rapports entre humanité et nature, entre l'humain et l'animal. Pour un peu, avec mes catégories êtres humains et êtres non-humains, je devrais me sentir visé. J'en laisse juge ma lectorate

L’homme n’est pas un animal (et réciproquement…)
Jean-François Braunstein contre la ferme des antispécistes

Michel Fichant Causeur 19 octobre 2018


Dans son nouvel essai "La philosophie devenue folle", le philosophe Jean-François Braunstein s’attaque aux nouveaux totems du néoprogressisme : l’idéologie du genre, l’antispécisme et l’euthanasie. Courageux et incisif.

Après la déconstruction de la différenciation sexuelle « binaire », l’offensive postmoderne vise une autre différence, celle qui sépare les hommes des animaux.

Ou plutôt de l’animal, de l’animal en général, car c’est plutôt de cette abstraction qu’il s’agit. Comme le remarque Jean-François Braunstein dans La Philosophie devenue folle, « tout l’Occident urbanisé communie dans ce culte de ‘l’animal’ en général avec d’autant plus de chaleur que le souvenir même de ce qu’étaient les animaux de nos campagnes s’efface désormais de plus en plus ». La parade de bons sentiments qui en résulte inspire notamment l’introduction dans le Code civil français, en janvier 2015, d’un amendement stipulant que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité » : la première partie de la phrase – que les animaux sont des êtres vivants – énonce une tautologie dont le Code pourrait se passer, et son complément fait état d’une sensibilité sans dire en quoi elle consiste pour l’attribuer indifféremment à tous les animaux. On voit mal à partir de là quelles conséquences et quelles applications juridiques on pourrait tirer de cette déclaration. Mais des « philosophes » sont là pour nous en instruire.

« Les animaux sont des humains comme les autres »


Car si les animaux sont des êtres sensibles, les hommes le sont aussi, n’est-ce pas ? Et donc à cet égard, les hommes sont des animaux, tout comme inversement, selon l’irrésistible formule attribuée à Stéphanie de Monaco, « les animaux sont des humains comme les autres ». La traduction savante de ces aphorismes sommaires se trouve dans la notion de « spécisme », forgée sur le modèle de « racisme » pour désigner et condamner les discriminations dont les animaux seraient victimes du fait qu’il ne font pas partie de l’espèce humaine. Dès lors on parlera d’ « animaux humains » pour les uns, d’ « animaux non-humains » pour les autres.

La notion de spécisme a été popularisée par Peter Singer, professeur à l’université de Princeton. De la même manière que les discriminations qu’ont subies les noirs, les colonisés, les femmes, le spécisme « viole le principe d’égalité ». À la libération des noirs, des colonisés, des femmes, doit donc succéder celle des animaux, dont la subordination a été légitimée par des siècles d’ « humanisme », que Singer rejette en bloc. S’inspirant de Jeremy Bentham pour qui la question à se poser n’est pas « les animaux peuvent-ils raisonner ? », ni « peuvent-ils parler », mais bien « peuvent-ils souffrir ? », Singer considère aussi que ce qui importe, ce ne sont ni le langage, ni la raison, ni la liberté, mais la sensibilité identifiée à la « capacité à souffrir », qui est « la caractéristique déterminante qui donne à un être le droit à une égalité de considération ».

« Un parti pris cynique – et moralement indéfendable – en faveur des membres de notre propre espèce »


De là résultent toutes sortes de conséquences, certaines d’apparence presque raisonnables (d’apparence seulement), d’autres carrément absurdes ou répugnantes. Il y a d’abord l’introduction de la notion de « droits des animaux », que l’immense majorité des juristes rejette. Mais Singer et ses adeptes vont plus loin. Si les animaux sont dotés d’un statut inférieur au motif qu’ils ne possèdent pas le langage, la raison, la conscience, qui définiraient l’humanité, alors il faut convenir qu’il y a des êtres habituellement considérés comme humains qui ne jouissent pas non plus de telle ou telle de ces facultés. Singer les qualifie par l’euphémisme de « cas marginaux » ou « non paradigmatiques » : les enfants et les adultes handicapés mentaux, les vieillards séniles, les personnes en coma profond. Pourquoi dès lors ne pas appliquer les expérimentations à fins scientifiques ou médicales sur ces êtres, plutôt que sur des animaux en bonne santé, « si ce n’est, écrit Singer, par un parti pris cynique – et moralement indéfendable – en faveur des membres de notre propre espèce ? ». Où l’on voit que « si l’on supprime la limite entre humains et animaux, on doit simultanément établir des distinctions entre plusieurs types d’humains ».

Singer se revendique de ce que l’on appelle en philosophie morale le « conséquentialisme », rejetant tout tabou moral intrinsèque, pour ne définir ce qui est bien ou mal par les seules conséquences. C’est ici que la nef des fous commence à sérieusement tanguer. Car si les espèces animales sont égales et qu’aucune barrière ne les sépare plus, il n’y a aucune raison de prohiber des relations, non seulement affectueuses, mais même amoureuses et sexuelles entre « animaux humains » et « animaux non humains ». Il est de fait que beaucoup de tabous sexuels sont tombés les uns après les autres, de manière à rendre aujourd’hui acceptables et banales des pratiques jadis condamnées. Ce seraient donc la « tradition judéo-chrétienne » et aujourd’hui le « discours des droits de l’homme », c’est-à-dire des « droits que nous attribuons à tous les êtres humains mais dénions à tous les animaux », qui justifieraient la persistance du tabou à l’égard des relations sexuelles avec les animaux. Selon cette logique, manger de l’animal cause plus de tort qu’avoir des relations sexuelles avec lui, pourvu évidemment que ces relations ne soient pas contraintes ou douloureuses et qu’elles soient « mutuellement satisfaisantes » !

Coucher, le chien !

L’avis de gros temps devient franchement inquiétant quand on découvre, grâce à Braunstein, jusqu’où peut aller un auteur comme Donna Haraway, professeur à l’université de Californie à Santa Cruz, dont la notoriété est presque égale à celle de Butler. S’étant d’abord rendue célèbre par un Manifeste Cyborg, où la science-fiction met en scène la fusion érotique avec des êtres mi-machines mi-humains, sans assignation de sexe, Haraway s’est employée à « déconstruire » encore plus loin que Butler tous les dualismes : « Entre les sexes, entre l’homme et la machine, entre l’homme et l’animal, entre la nature et la culture, etc. il n’y a plus ni humain, ni animal dans le mélangisme cosmique de Haraway. » Quant aux relations sexuelles « mutuellement satisfaisantes » avec un animal, elles ne sont pas, pour elle, seulement une conséquence logique posée en théorie, elles sont une expérience vécue, en l’occurrence avec une chienne de race berger australien nommé Melle Cayenne Pepper, que l’auteur du Manifeste des espèces de compagnie décrit avec effusion et dans des détails dont il vaut mieux rire que d’en être choqué. Selon un commentateur autorisé, cette « zooérastie », comme il l’appelle, « n’apparaît plus comme le prolongement de la contrainte hétérosexuelle masculine, opprimant les êtres féminisés, mais comme une pratique homosexuelle librement consentie » (T. Hoquet). Mais au-delà de cette relation singulière et fusionnelle avec sa chère chienne, Haraway vise plus loin : l’humain doit fusionner avec le mode vivant tout entier, avec « le riz, les abeilles, les tulipes, la flore intestinale et tout autre être organique auquel l’existence humaine doit être ce qu’elle est, et réciproquement ». Mais il vaut la peine de citer davantage pour mesurer jusqu’où va ici l’abandon de tout respect de la raison la plus commune : « Je veux que mes écrits soient lus comme une pratique orthopédique pour apprendre à refondre les liens de parenté pour faire un monde meilleur et moins familier […] C’est ma famille queer de féministes, d’antiracistes, de savants, de chercheurs, de rongeurs de laboratoires génétiquement modifiés, de cyborgs, d’amoureux des chiens, de vampires, de modestes témoins, d’écrivains, de molécules et de singes à la fois vivants et empaillés qui m’apprend comment localiser la parenté et l’espèce […] maintenant que toutes les correspondances cosmiques […] peuvent être retracées dans des géométries non-euclidiennes pour ceux qui n’ont jamais été humains ni modernes ». On appréciera la référence dans un tel contexte de delirium aux géométries non-euclidiennes, supposées aider au projet de « queeriser ce qui passe pour naturel (sic) ».

Éloge de la confusion

On ne s’étonnera donc pas qu’Haraway, tout en se prévalant d’avoir commencé par des études de biologie, récuse les formes rationnelles reconnues de la science biologique et de toute science objective en général. De Darwin, elle retient seulement, par un contresens grossier, que la théorie de l’évolution aurait contribué à presque faire disparaître la frontière qui sépare l’humain de l’animal. Qu’on ne vienne pas objecter que l’immunologie établit objectivement des séparations non seulement entre les espèces animales, mais entres les individus d’une même espèce : ce sont là des fictions résultant d’une objectivité qui n’est rien d’autre que « la forme spécifiquement moderne, professionnelle, européenne, masculine, scientifique, de la modestie comme vertu ». À partir de là, il n’y a rien d’étonnant non plus à ce que Haraway retrouve les extrêmes conséquences de la tendance gnostique déjà présente chez Butler : le corps dissout sa matérialité dans un réseau de significations, de sorte que – on admirera la limpidité du propos – « la chair n’est pas plus une chose que le gène ne l’est. Mais la sémiose matérialisée de la chair inclut les tonalités de l’intimité, du corps, du saignement, de la souffrance, de la jutosité ». Finalement l’objectivité du corps n’est que la figuration d’une histoire « littéralisée » : « Ou plutôt les objets sont des histoires gelées. Nos propres corps sont une métaphore au sens le plus littéral du terme. » (!)

Cette façon d’écrire illustre bien le rejet par Haraway de toute pensée rationnelle procédant par idées distinctes, par définitions et raisonnements. Toute définition, de ce qu’est un animal, telle espèce d’animal, un homme, une femme, équivaut à justifier des discriminations. Lorsque qu’une disciple « explique que son œuvre est une ‘entreprise radicale de déstabilisation des catégories de pensée occidentales’, il faut bien comprendre cela comme un éloge ». Un Éloge de la fusion et de la confusion, qui abolit toute frontière et toute séparation dans un élan cosmique qui pourrait bien n’avoir d’autre issue que de tomber dans le vide.

Après ce moment de vertige, un ultime chapitre de cette partie permet à Braunstein de souligner à nouveau que le confusionnisme des « animalitaires » procède d’une méconnaissance de ce que sont réellement, dans leurs diversités spécifiques, les animaux, autres que l’animal de compagnie d’un universitaire qui n’en connaît pas davantage. Cette ignorance s’exprime dans un anthropomorphisme qui projette sur les mondes animaux des questions qui n’ont de sens que dans le monde humain, comme quand on en vient à s’interroger sur la manière de régler les conflits entre espèces prédatrices et espèces chassées. « Bien » se conduire à l’égard des animaux, c’est reconnaître à la fois l’exceptionnalisme humain et les exceptionnalismes des espèces animales entre elles.


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Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Mar 23 Oct - 18:35


électro-jazz mon cul !

ici la défonce pas seulement à la parole, mais aussi la musique qui va avec. J'aime pas les machines électriques, disais-je... Là, je suis servi. Pauvre Machine Gun, de Jimi Hendrix

Vibrez avec l'électro-jazz hypnotisante d'Étienne Jaumet
Olivier Ubertalli, Le Point 23 octobre 2018

Étienne Jaumet présentera son album « 8 Regards obliques » lors d’un concert le 27 novembre au New Morning, à Paris, avec le saxophoniste Thomas de Pourquery. Le saxophoniste et producteur s'est amusé à électriser des standards de jazz. Captivant !

Certains l'accusent d'être snob et de n'intéresser que quelques spécialistes. D'autres s'en servent seulement dans les lounges des hôtels ou comme musique de fond en début ou en fin de soirée. Mais non, le jazz n'est pas une musique figée ! De Scott Joplin à Charlie Parker, John Coltrane, Miles Davis ou Herbie Hancock, il n'a cessé de se réinventer. Et il nous reste encore des légendes vivantes de 88 ans, comme Sonny Rollins et Ahmad Jamal. Malgré tout, le jazz a du mal à captiver les jeunes et à se départir de son image vieillotte.

Mais le prophète (ou martien, c'est selon) Étienne Jaumet a débarqué sur Terre ! Saxophoniste, producteur et membre notamment du très bon groupe d'électronique Zombie Zombie, il rafraîchit la bonne parole et prouve qu'on peut encore repousser les frontières du style avec son nouvel album 8 Regards obliques, qui sort vendredi 26 octobre. « Le jazz peut avoir un style vieillissant, reconnaît-il dans un entretien au Point Pop. C'est bien de le bouger un peu. Contrairement à ce que certains peuvent penser, ce n'est pas une musique intellectuelle, mais passionnante quand on s'y intéresse et y entre. »

Du binaire pour les standards

Avec ce disque, Étienne Jaumet insuffle de l'électro et du rythme binaire à de grands titres de jazz. Et qu'importe que cela fasse hurler les puristes du jazz et/ou les énervés de l'électro ! Des standards de Duke Ellington (« Caravan »), John Coltrane (« Spiritual »), Sun Ra (« Nuclear War »), Art Ensemble of Chicago (« Theme de yoyo »), Ornette Coleman (« Theme From A Symphony ») ou encore Miles Davis (« Shhh/Peaceful ») retrouvent des couleurs et une nouvelle vie sous les machines, boîtes à rythmes et synthétiseurs du saxophoniste-producteur.

Dans « Nuclear War », donc le clip vient de sortir, Étienne Jaumet s'amuse à chanter le thème de Sun Ra. Sur le « Theme de yoyo », il délire encore en traduisant les paroles anglaises en français, ce qui donne des expressions de poème romantique telles que « ton corps est comme un camembert suintant » et « ton amour est comme un puits de pétrole forant sous les Champs-Élysées ».


« Le jazz est devenu une musique maîtrisée, institutionnalisée, alors qu'au départ c'était une musique de club, undergroung, presque de voyous. Ses compositeurs ne savaient pas que leurs titres deviendraient des standards », plaide Étienne Jaumet.

Il tente donc d'opérer un retour à « l'énergie créatrice », de libérer une musique spontanée et improvisée. Une entreprise rafraîchissante qui nous rappelle le flow séduisant du groupe de jazz-rap des Britanniques US3 dans les années 90, qui samplaient les standards du label Blue Note, ou encore le groove électro du Français Ludovic Navarre, alias Saint-Germain. Ce dernier avait fait un carton avec son album Tourist, en 2000. « J'ai essayé de me faire plaisir et de donner du plaisir. J'espère que cela donnera envie aux gens, et notamment aux jeunes, d'écouter d'autres artistes jazz », déclare Étienne Jaumet. Espérons qu'il soit entendu et écouté !

Étienne Jaumet, « 8 Regards obliques », Versatile Records. En concert le 27 novembre au New Morning, à Paris, avec le saxophoniste Thomas de Pourquery.

on peut écouter ici les originaux qu'il a repris

imaginez que vous allez en forêt, pour écouter ça, une fille sans voix qui chante faux, et ce matraquage électronique qui défie toute velléité de rythme et de swing !


"musique" d'Etienne Jaumet


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Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Mar 30 Oct - 16:11

j'avais consacré dans l'ancien forum un sujet à la classe écologiste du capital. On y trouve naturellement (sic) des patrons culpabilisés jusqu'à se battre pour le capitalisme vert au point de troubler l'écologie politique, avec la "transition énergétique" de Hulot-Macron. Exemple


Pour un m² construit par Hexagone Groupe, ce sont 1.000 m² de forêt amazonienne préservés…


La forêt amazonienne s'étend sur 5 millions de km². Mauro Pimentel / AFP" />

L’entreprise de construction bordelaise veut participer à sa manière à la transition écologique en s’engageant pour la sauvegarde de la forêt amazonienne. Elle développe un projet innovant avec la plateforme Zei et l’association Zéro Déforestation.

Le patron de Hexagone Groupe Frédéric Guillon souhaite mener également des opérations de replantations dans les Landes et le maquis corse sur le même concept que celui de la forêt amazonienne.

« Ce n’est peut-être qu’une goutte d’eau mais on l’aura fait. » Oui, Frédéric Guillon pourra dire à ses enfants et petits-enfants qu’il a fait un geste pour la planète, lui. Avec Hexagone Groupe, il vient de se lancer dans une belle aventure : pour un m² construit par son entreprise, ce sont 1.000 m² de forêt amazonienne préservés en Equateur ou au Pérou. « Il y a eu une prise de conscience chez moi et ma femme après les dernières catastrophes naturelles ! On voulait faire quelque chose… Mais comment ? Quand ? Où ? On ne savait pas trop », affirme le PDG de la société de construction bordelaise.

Des parcelles rachetées afin de les transmettre aux tribus indigènes

C’est là qu’il tombe sur Zei, une plateforme qui aide les particuliers mais surtout les entreprises à accélérer la transition environnementale. Elle propose notamment « des pistes pour améliorer tous les jours le comportement écologiste de chacun, explique Noël Bauza, c’est une sorte de cabinet de conseil et d’audit. » Alors ce membre de Zei finit par présenter un projet à Frédéric Guillon grâce à son partenariat avec l’association Zéro Déforestation.



Le projet développé par Hexagone Groupe avec Zei. - Capture écran / ZEI

Celui qui a déjà installé le traitement des déchets chez Hexagone Groupe ou interdit les poches plastiques en attendant les bouteilles valide rapidement l’idée. Pour 2018, le chef d’entreprise s’est engagé sur 20.000 m² construits donc 2.000 m² de forêt préservés ! A chaque mètre carré, il verse de l’argent à l’association qui peut ensuite racheter des parcelles afin de les transmettre aux tribus indigènes locales pour qu’elles puissent en être propriétaires.

Bientôt un projet de replantation dans les Landes et le maquis corse


Frédéric Guillon espère « sensibiliser ses salariés mais encore plus ses clients avec ce genre d’initiative. On ne fait pas ça pour notre image. On veut simplement apporter notre pierre à l’édifice. » Et il n’oublie pas la France. En effet, il aimerait très vite mener des projets similaires de replantation dans les Landes et dans le maquis corse. En attendant, il devrait s’engager sur 30.000 m² construits en 2019.


20 Minutes Planète a écrit:@20minutesplanet



Brésil : Pourquoi l'élection de Jair Bolsonaro est une menace pour la forêt amazonienne http://dlvr.it/QpZblb
 

Mais le PDG bordelais tient également à rappeler que la transition écologiste avance tous les jours au sein même de son entreprise de construction. « On utilise des matériaux beaucoup plus propres qu’il y a 10 ans quand Hexagone Groupe a vu le jour. Par exemple, pour tout chantier avec des éclairages, on impose à nos clients une alimentation par panneau photovoltaïque », rappelle celui qui va installer une ruche sur le toit de la société. Le Nicolas Hulot des chefs d’entreprise.
aux patrons qui veulent sensibiliser ceux qu'ils exploitent, comme la forêt au demeurant, j'ai dit préférer les forestiers prolétaires remettant en question la nature de leur travail pour le capital


« Ce n'est pas une usine à bois » source

ceci d'autant que la forêt amazonienne est une forêt primaire, et que selon Peter Wohlleben, auteur de La vie secrète des arbres, ce n'est qu'au bout d'un siècle sans intervention humaine que l'on commence à en retrouver certaines caractéristiques

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Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Sam 10 Nov - 13:17


reçu de Adé, grâce à qui je suis heureux de libérer la parole d'une femme que l'on veut faire taire


Égalité hommes-femmes : de qui se moque-t-on ?
Cécile Philippe, directrice de l'Institut économique Molinari,
Les Échos, 28 juin 2011

En tant que femme à la tête d’un institut, mariée et maman, je me sens plutôt dans mon droit de m’exprimer sur la question de l’égalité salariale entre hommes et femmes. Sauf que dès que j’ouvre la bouche, mes interlocuteurs veulent me faire taire en ce que mon discours ne serait pas celui qu’on attend justement d’une femme.


image ajoutée
En effet, la femme moderne du 21ème siècle est censée se plaindre d’être moins bien payée que ses collègues masculins, d’assumer plus de 80% du travail domestique et de s’occuper beaucoup plus des enfants que les pères. La ministre des solidarités Roselyne Bachelot, a d’ailleurs bien entendu le cri des femmes, en ouvrant ce mardi 28 juin une conférence sur une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.

Comme il n’est pas facile de contrôler ce qui se passe dans les foyers, il est devenu de bon ton de s’attaquer aux supposées inégalités salariales entre hommes et femmes et de menacer, par exemple, les entreprises de plus de 50 salariés non couvertes par un accord, ou à défaut, par un plan relatif à l’égalité professionnelle, d’une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale.

En soulevant la question de la discrimination de la femme au travail, le risque est de faire des mécontents mais cela n’invalide pas pour autant les faits. Si discrimination il y a, elle est beaucoup plus faible qu’on ne l’imagine et surtout les écarts de salaire entre homme et femme peuvent en grande partie s’expliquer par des performances moyennes au travail plus faibles chez les femmes que chez les hommes.

Pour preuve, ces rémunérations plus faibles se constatent tout particulièrement chez les femmes dirigeantes qui n’ont d’autre employeur qu’elles-mêmes. Pas possible dans leur cas de penser qu’elles seraient les victimes de préjugés sexistes d’employeurs qui sous-évalueraient leur salaire.

Comme le mentionne le statisticien Cyrille Godonou, « d’une part, à fonction ou secteur équivalent, [les femmes] gagnent moins que leurs homologues masculins et d’autre part, elles sont relativement plus nombreuses dans les fonctions et dans les secteurs les moins rémunérateurs. […] Si on élimine les effets de secteur d’activité, de taille, de forme juridique et d’âge, le salaire des dirigeantes reste de 20 % inférieur à celui des dirigeants et cet écart est plus fort que pour l’ensemble des salariés (12 %). » (1) (Le Post, 5/04/2011).

A cela, deux raisons principales. La première tient au fait que les femmes travaillent moins d’heures par semaine (-8.9% pour les femmes selon l’Insee) et la seconde au fait que la productivité horaire semble aussi plus importante chez les hommes que chez les femmes. Les hommes médecins réaliseraient, par exemple, plus d’actes à la journée que les femmes.

Les femmes ne sont-elles pas moins disponibles que les hommes au travail parce qu’elles doivent justement assumer une part plus grande des charges familiales ? C’est bien entendu une partie de l’explication, mais ne perdons pas de vue que c’est souvent le fruit d’un choix. Nombreuses sont les femmes qui comme moi ne voudraient pour rien au monde rater le bain de bébé, les contes du bambin et les devoirs scolaires du préado qui manque décidément de concentration.

L’écart salarial entre hommes et femmes est un fait. Il s’explique en grande partie par des facteurs objectifs : heures supplémentaires, temps partiel, secteur d’activité, niveau de responsabilité, niveau de qualification, ancienneté etc. A facteurs identiques, d’autres éléments entrent en compte comme la durée hebdomadaire au travail et la productivité horaire. Si discrimination, il y a, elle semble très faible. Avant de faire passer les femmes pour des victimes et les employeurs pour des bourreaux, rappelons-nous que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars et que nous n’accordons pas nécessairement de l’importance aux mêmes choses.

D’ailleurs, à ce compte-là, ne faudrait-il pas ériger les hommes en victimes des femmes du fait que les hommes ont deux fois plus de chances d’être accidentés du travail que les femmes(2). Et, qu’entre 2007 et 2008, plus de 90% des morts au travail étaient masculins.

Chercher à gommer systématiquement les différences entre hommes et femmes et vouloir éluder les raisons objectives de certains phénomènes (comme les différences de salaire) mènent à une impasse. Les politiques de lutte contre la discrimination salariale – loin d’offrir des solutions constructives – nient la diversité des situations et crée une lutte entre homme et femme, là où elle n’a pas de raison d’être.

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Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

Message par Patlotch le Ven 16 Nov - 19:18


carton jaune

bon d'accord, j'en mets partout du Gilet jaune, je surfe sur l'actualité, je fais dans la Presse People, je compte y gagner 7.056 lecteurs (et lectrices), mais c'est que je trouve ça vraiment intéressant, si si, autant parce ce que ça fait, ou fera, que par ce que ça fait écrire. Tenez, celui-ci, je le trouve particulièrement con, c'est à ce titre que je lui donne la parole. C'est pas son mépris qui me choque, mais sa connerie. Il en met pas une dedans, c'est à lire pour penser le contraire, ou presque

dès le titre, c'est barré pour l'abonné d'âne : il y a en France 2 millions d'abonnés au câble pour 43 millions de véhicules dont 3 millions de deux roues motorisés, à peu près autant de détenteurs du permis de conduire, et les abonnés au câble ne sont pas socialement portés à se manifester ensemble, ni d'ailleurs les consommateurs de PQ

Gilets jaunes : le retour du Français moyen, très moyen
Laurent Sagalovitsch Slate.fr 16 novembre 2018

Cette fois c'est l'essence. La fois prochaine, ce sera le papier-cul. Ou l'abonnement au câble.
Ce n'est un secret pour personne mais le Français est de nature gueulard. Métaphysiquement insatisfait, philosophiquement râleur, psychologiquement malheureux, il traîne sa mauvaise humeur aux quatre coins de l'Hexagone. Rien ne va jamais. Tout part toujours en couilles: le pays, l’identité nationale, la jeunesse, les politicards, les élites mondialisées, les gens qui nous gouvernent qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, les petits branleurs de la cité d'en face, les connards de tout bord qui empêchent les honnêtes travailleurs de vivre de leur labeur. Les étrangers qui n'en foutent pas une et s'empiffrent à nos dépends. Les assistés de tout poil qui se sucrent sur le dos des contribuables. Les glandouilleurs de travailleurs immigrés qui envoient tout leur blé au bled et vivent entre-temps des aides sociales. Alors que nous, c'est marche ou crève.

Tout pour les autres, rien pour ma gueule.

Cette fois c'est l'essence. La fois prochaine, ce sera le papier-cul. Ou l'abonnement au câble. Tous ces trucs décidés dans les ministères juste pour emmerder le peuple pendant que ces messieurs de la haute administration s'en mettent plein les fouilles. Tandis que nous, on crève debout. Oui, on crève. On n'en peut plus. On est à bout. Le frigo est vide, les moutards agonisent de faim, le clébard n'a plus à rien à béqueter, on n'arrive même plus à se chauffer, tout augmente, le coût de la vie, les prix des espadrilles, la part de pizza, la portion de Reblochon, la bouteille de rosé.

C'est la fin du monde, la fin des haricots, le début de la fin. Le matraquage fiscal, le matraquage tout court. Tout le temps. On en a marre. Marre, vous comprenez cela? Les impôts par-ci, les radars par-là, les taxes tout au long de l'année. Ras-le-bol. On veut notre mort, c'est pas possible autrement. La mort du peuple français. La strangulation du coq gaulois. La pendaison de la vache charolaise. Et pendant ce temps-là, à Paris, à Bruxelles, ces cochons de haut fonctionnaires ventripotent comme des porcs avec leur voiture de fonction, leur secrétaire particulière, leur bouteille de champagne au petit-déjeuner. Des enflures. Tandis que nous on trime, on tire la langue, on bosse nuit et jour sans que pour autant nos conditions de vie s'améliorent.

La France des aigris, des rassis, des mécontents de tout poil, de tout bord, de tout horizon. La France cocardière, la France qui rouspète comme d'autres p..ent, la France xénophobe, nationaliste, pas raciste pour un sou même si, il faut bien le reconnaître, on est de moins en moins chez nous. La France éternelle, poisseuse, ringarde, poujadiste, pétainiste, souverainiste, trumpiste. La France complotiste, zémmouriste, calculatrice. La France du repli, du chacun chez soi, du dénigrement permanent. La France du « tous pourris sauf moi et maman ». La France du « c'était mieux avant ».

La vieille, la très vieille France. Qui crève de peur. Qui rêve d'autorité, de rétablissement de la peine de mort, qui n'a que le mot sécurité à la bouche. Qui trouve que Poutine sait y faire. Que Trump n'a pas raison sur tout mais que quand même, sur le fond, il n'a pas complètement tort. Qui veut des barbelés, des miradors à chaque carrefour parce que les étrangers, les migrants sont là, prêts à débarquer, à nous envahir, à nous chasser de chez nous. Qui trouve qu'on leur cache la vérité. Qu'on ne leur dit pas tout. Que les journalistes, ces vendus logés dans des palaces parisiens, passent leur temps à mentir, complices des politiques parisiens qui ne comprennent rien à la réalité du pays.

La France des beaufs, des Dupont-la joie, des Bigard, de Jacquie et Michel, de Nadine Morano, la France vulgaire et grossière, la France qui au fond n'en a strictement rien à foutre de la France qui souffre vraiment, des sans-logis, des itinérants, des précaires, des enfants mal-nourris, des familles décomposées qui s'épuisent à rester dignes malgré le chômage, la pauvreté vraie, la mise à l'écart, la vie dans les taudis que personne ne veut voir.

La France sous son jour le plus blafard.

tiens, c'est comme si je disais que Laurent Sagalovitsch est payé par Slate.fr, filiale d'un magazine en ligne américain ayant (la filiale française) pour principaux actionnaires les banquiers Benjamin et Ariane de Rothschild, qui en ont tant « à foutre de la France qui souffre vraiment, des sans-logis, des itinérants, des précaires, des enfants mal-nourris, des familles décomposées qui s'épuisent à rester dignes malgré le chômage, la pauvreté vraie, la mise à l'écart, la vie dans les taudis que personne ne veut voir », comprendre, comme l'écrit X, le démago-gauchiste sur Indymédia : « Petite leçon d'économie : Les plus pauvres n'ont pas les moyens de se déplacer en bagnole. »

mais je le dis pas, ce serait antisémite, et je veux pas passer pour un Français aussi moyen que Laurent Sagalovitsch

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