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Message par Patlotch le Dim 28 Oct - 23:22

via tweeter Observatoire des Inégalités @Obs_ineg, et @CGET_gouv

Croissance démographique, chômage, pauvreté,
Notre ouvrage décrypte la situation des villes moyennes de France et montre des situations contrastées.
Disponible sur @LaDocFrancaise > Regards croisés sur les villes moyennes

PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. Carte-9_cumul-scores-fragilites_16052018

Dans sa nouvelle publication « En détail » consacrée aux Regards croisés sur les villes moyennes : des trajectoires diversifiées au sein des systèmes territoriaux, le CGET entrecroise son expertise avec les travaux de jeunes chercheurs, qui contribuent à éclairer les enjeux d’aménagement du territoire.

Les villes moyennes françaises forment des maillons essentiels de l’armature urbaine et des interfaces entre les territoires de faible densité et les métropoles. Pourtant, elles sont souvent perçues comme des territoires en difficulté, à l’écart du développement des grands pôles urbains. Au-delà de ces présupposés, le CGET développe, dans cet ouvrage, une vision contrastée de ces villes en termes de dynamique démographique, d’emploi, de transport, de santé, d’éducation…

Ouvrant son analyse comparative au territoire européen, mais aussi maghrébin et asiatique, cet ouvrage montre la diversité des situations des villes moyennes françaises à travers l’étude de 203 d’entre elles : 191 situées dans l’Hexagone et 12 en outre-mer.

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Message par Patlotch le Mar 27 Nov - 15:12


et pendant ce temps-là, la vie rit jaune

bon d'accord, ya pas que la "confiance" des ménages d'en-bas qu'en prend un coup, mais les ménages d'en haut, ils sont plus ménagés Surprised Et au fait, pour comprendre maintenant le mouvement des Gilets Jaunes, faut peut-être s'intéresser à l'économie politique réelle maintenant scratch


La confiance des ménages a fortement baissé en novembre. L’indicateur synthétisant cette confiance dans la situation économique a perdu trois points pour revenir à son plus bas niveau depuis février 2015.

PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. 9d94d093fca2fdcc09177fd5b27e5b5a-chute-de-la-confiance-des-menages-en-novembre-son-plus-bas-niveau-depuis-2015
PHOTO OUEST-FRANCE THIERRY CREUX

La confiance des ménages a fortement baissé en novembre, le pessimisme des Français sur l’évolution de leur niveau de vie, illustré par le mouvement des Gilets jaunes, se combinant avec un net regain des craintes sur le chômage, selon les données publiées mardi par l’Insee.

PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. 36e77abaa5ebafc2ce287850829028e0-la-confiance-des-menages-chute-son-plus-bas-niveau-depuis-2015

L’indicateur synthétisant cette confiance dans la situation économique a perdu trois points sur le mois pour revenir à 92, son plus bas niveau depuis février 2015, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 94 points. Il se situe nettement en deçà de sa moyenne de longue période, calée à 100. L’enquête de novembre fait apparaître une forte baisse de la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie futur en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois, un pessimisme dont le mouvement des Gilets jaunes se fait l’écho.

Des craintes concernant le chômage qui augmentent
Cette évolution intervient alors que le mois d’octobre a été marqué par la deuxième tranche de baisse des cotisations salariales pour les salariés et que de nombreux ménages ont pu bénéficier d’une baisse du montant de leur taxe d’habitation ce mois-ci. Dans le même temps, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent très fortement. Le solde correspondant gagne 21 points et se situe à son plus haut niveau depuis novembre 2016 mais demeure cependant au-dessous de sa moyenne de longue période.

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Message par Patlotch le Sam 16 Fév - 9:34


"on n'a rien sans rien"
ou
l'éloge de l'échangisme économique par le premier ministre


Grand débat national :
Edouard Philippe évoque l'idée de «contreparties» aux aides sociales en France
20 Minutes avec AFP 15/02/19

Invité à discuter avec des élus locaux et de dirigeants de PME à Plomordiern (Finistère) dans le cadre du grand débat national, le Premier ministre s’est exprimé sur la situation économique du pays ce vendredi. Edouard Philippe s’est dit favorable à un débat sur la mise en place de « contreparties » aux aides sociales en France. L’ancien maire du Havre a également pointé du doigt un « vrai scandale français », à propos des difficultés de recrutement malgré un chômage élevé.

« Moi, ma conviction personnelle c’est que compte tenu de l’importance de nos mécanismes de solidarité, compte tenu de nos finances publiques, compte tenu de la situation d’un pays qui est en croissance mais qui reste avec un taux de chômage élevé, il faut qu’on s’interroge sur ces contreparties. Il faut que l’on regarde ce qu’on peut réfléchir avec nos concitoyens comme contrepartie au versement obligatoire », a déclaré le chef du gouvernement, reconnaissant de lui-même « un sujet explosif ».

Des activités d’intérêt général
Edouard Philippe a été interrogé à de nombreuses reprises sur les difficultés de recrutement, des cas de refus de CDI ou sur l’incitation financière jugée trop faible à travailler. « C’est indispensable d’avoir des mécanismes de solidarité pour ceux qui sont dans la difficulté, il ne s’agit pas de revenir en arrière, il s’agit de s’interroger sur "est-ce que cette solidarité elle peut s’accompagner de contreparties, d’activités, d’activités d’intérêt général ?" », a déclaré Édouard Philippe.

« Qu’est-ce qu’on demande à ceux qui bénéficient de la solidarité, est-ce qu’on demande quelque chose, et si oui, quoi ? A mon sens c’est une vraie belle question politique, c’est pas de la mécanique, c’est pas de la tuyauterie », a-t-il estimé.

« Très inquiétant pour la suite »
Le chef du gouvernement a rappelé l’initiative polémique du conseil départemental du Haut-Rhin, qui demandait aux allocataires du RSA de faire sept heures de bénévolat par semaine au risque de se voir privés de l’allocation. Quant aux difficultés de recrutement malgré un taux de chômage officiel qui reste proche des 9 %, Édouard Philippe a évoqué un « énorme problème » qui est « très inquiétant pour la suite ».

« C’est un vrai scandale français d’une certaine façon, une spécificité dont on se passerait bien et il faut qu’on la règle », a-t-il plaidé, alors que syndicats et patronats ont jusqu’à la fin février pour parvenir à un accord sur une réforme de l’assurance-chômage.

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Message par Patlotch le Mar 19 Mar - 10:24


nuits sans bouts

Toujours plus de sans-abri à Paris, en dépit de nouvelles places d’accueil
Isabelle Rey-Lefebvre Le Monde 18 mars

Au cours de la deuxième "Nuit de la solidarité", 3 641 sans-abri ont été recensés dans la capitale. Parmi eux figurent 12 % de femmes.

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Chantal et François, deux personnes sans-abri, dans les rues de la capitale, en 2009.
FRED DUFOUR / AFP
Ce sont 3 641 sans-abri qui ont été recensés dans la capitale, lors de la deuxième édition de la Nuit de la solidarité, organisée par la Ville de Paris, du 7 au 8 février. Soit 619 personnes de plus qu’en 2018 qui dorment à la rue, alors que trois mille nouvelles places d’hébergement ont été ouvertes. C’est ce que démontre l’analyse des résultats de cette opération, annoncés par la municipalité parisienne, lundi 18 mars.

La demande ne faiblit donc pas, saturant le numéro d’urgence du 115 et les 24 440 places d’accueil existantes. Certes, en 2019, le secteur d’investigation a été élargi aux parcs et aux jardins, aux talus le long du périphérique, à certains parkings ou halls d’immeubles. Mais à périmètre constant, ce sont tout de même deux cents personnes de plus qui ont été recensées par rapport à 2018.

« Toutes les grandes métropoles du monde sont confrontées à ce flux incessant de nouveaux arrivants, de provinciaux ou de migrants », reconnaît Dominique Versini, adjointe à la solidarité de la maire de Paris. Comme en 2018, 35 % des personnes rencontrées sont arrivées dans la capitale sans solution d’hébergement.

En février, cinquante associations et deux cents bénévoles se sont mobilisés pour quadriller les rues de la capitale, mais aussi les gares, les stations de métro ou les urgences des hôpitaux. Ils ont aussi interrogé, chaque fois que c’était possible, les personnes rencontrées, livrant de précieux éléments qualitatifs sur les besoins de ce public. Parmi celui-ci, peu de familles (3 %), mais une forte majorité de personnes isolées (65 %), et 12 % de femmes.


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3 641 sans-abri ont été recensés dans la capitale, soit 619 personnes de plus qu’en 2018.

Des accès réservés aux femmes…
« Cette présence des femmes qui, bien souvent, se cachent dans les recoins de la ville et ne veulent pas non plus aller dans des centres d’hébergement mixtes, c’est l’un des enseignements tirés de la première édition, souligne Mme Versini. C’est pourquoi, dès 2018, nous avons ouvert trois lieux qui leur sont dédiés. Et l’on continuera. On souhaite que chaque mairie accueille les sans-abri, les élus doivent s’impliquer. »

La municipalité étoffe le maillage des lieux d’hygiène, des bains-douches avec des accès réservés aux femmes, et s’emploie à créer une douzaine de restaurants solidaires et des cuisines partagées pour ceux qui logent à l’hôtel. La ville ouvrira aussi un lieu de gestion du courrier pour domicilier trois fois plus de sans-abri, qui ont besoin d’une adresse.

Nombre de participants au comptage veulent aussi aller plus loin et s’impliquer davantage. « Nous allons ouvrir un lieu de formation et d’information, de mise en contact avec les associations, qui voient ainsi l’arrivée d’une nouvelle génération de bénévoles, avec de jeunes actifs âgés de 30 à 50 ans », se félicite Dominique Versini.

Le principal point noir reste le faible taux de réponse du 115 (63 % des sans-abri ne l’appellent jamais) et la saturation des centres d’hébergement. « Il faut que les demandes comme les capacités d’accueil, qui doivent être développées, soient gérées au niveau de la métropole. C’est à l’Etat, dont c’est la compétence, de mettre cela en place », exhorte encore l’adjointe à la Mairie de Paris.

En 2020, la troisième édition devrait avoir lieu, la même nuit, dans nombre de villes françaises – Metz, Grenoble et Rennes l’ont déjà fait cette année – mais aussi européennes, Bruxelles, Athènes, Barcelone (peut-être Berlin) ayant prévu de tenter l’expérience.

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Message par Florage le Dim 31 Mar - 20:18

en attendant le 1er avril...

À San Francisco, des riverains réunissent 70.000 dollars pour faire fuir les SDF
Mais leurs voisins ne comptent pas les laisser faire.

Barthélemy Dont Slate.fr  30 mars 2019

PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. Sdf_2
Un sans-abri dans les rues de San Fransisco en juin 2016 | Josh Edelson / AFP
San Francisco a bien changé. Ville bohème qui accueillait les artistes et les vagabonds de la côte ouest, son visage s’est transformé après le boom technologique et le développement de la Silicon Valley.

Hôte de l’industrie la plus florissante du pays, l’habitant type est désormais un ingénieur qualifié qui travaille chez Apple ou Facebook. Et avec lui est arrivée une explosion des prix des loyers, qui a causé une crise du logement sans précédent, jetant des milliers de personnes dans la rue.

Pour y remédier, la ville fait son possible pour bâtir des abris et a promis de rendre disponibles 1.000 lits supplémentaires. Un refuge qui abritera deux cents d’entre eux devrait bientôt être construit dans le quartier de l’Embarcadero, sous le pont qui mène à Oakland.

Seulement, ce quartier est l’un des plus en vue de la ville. Il abrite villas et lofts à plusieurs millions d’euros. Les riches riverains et riveraines ont mis en place une cagnotte sur le site gofundme, qui a rapidement atteint les 70.000 euros. Cet argent ne servira pas à financer la construction du foyer mais à attaquer la ville en justice.

La somme est destinée à payer Andrew Zack, un avocat spécialisé dans l’immobilier et plus particulièrement dans la défense des propriétaires. Un homme sympathique puisqu’en 2017, il avait déjà défendu un propriétaire qui avait triplé ses loyers, les passant de 1.900 à 7.600 dollars.

Colère de la maire

Cette campagne a provoqué la colère de la maire de la ville, London Breed. Au San Francisco Chronicle, elle déclare: «Les habitants veulent que l’on règle les problèmes dans nos rues, (…) mais c’est très frustrant et très décevant qu’à chaque fois que l’on tente de construire un foyer, on nous menace de nous attaquer en justice».

D’autres habitants et habitantes ont quant à eux décidé de les prendre à leur propre jeu. Voyant la somme amassée par ses voisins peu accueillants, William Fitzgerald a lancé lui aussi un gofundme, destiné à aider la Homelessness Foundation à sauver le projet de foyer.

Cette cagnotte est très populaire et a attiré des grands noms de la Silicon Valley, dont le PDG de gofundme, qui a versé 5.000 dollars. Résultat, la somme récoltée, est à l’heure de la rédaction de cet article, de plus de 92.000 dollars. En une journée.

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Message par Florage le Lun 1 Avr - 7:03

 
La pollution de l’air cause de nombreux décès chaque année dans le monde. Et les plus défavorisés sont les moins bien protégés.
PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. La-pollution-atmospherique-est-un-fleau-qui-provoque-des-centaines-de-milliers-de-morts-chaque-annee
La pollution atmosphérique est un fléau qui provoque des centaines de milliers de morts chaque année. XAVIER GALIANA / AFP
Charbon, vieilles voitures, chauffage au bois… Le "grave problème" de la pollution de l’air en Europe touche encore davantage les plus pauvres, malgré une amélioration en 30 ans, explique Hans Bruyninckx, le patron de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

"Sud Ouest". Quelle est la situation de la pollution de l’air en Europe  ?

Hans Bruyninckx. Ces trois dernières décennies, la qualité de l’air en Europe s’est améliorée. (Les chiffres concernant) presque tous les polluants que nous surveillons se sont améliorés et, dans certains cas, de façon radicale. Cela a été permis par les politiques européennes qui ont été traduites au niveau national.

Mais nous avons toujours un grave problème. Si vous regardez nos estimations de plus de 400 000 morts prématurées (480 000 par an dans l’UE, ndlr), évidemment la situation n’est pas bonne. C’est lié en premier lieu aux voitures, au système de mobilité et au système énergétique. Il y a des régions en Europe qui ont encore beaucoup de charbon dans le mix énergétique et des villes où les gens se chauffent au charbon ou au boi".

Est-ce que la voiture électrique est une piste pour améliorer la situation dans les transports  ?


Nous aurions eu des progrès plus importants si nous avions avancé plus vite vers un système de mobilité différent (et non vers) plus de voitures sur la route. Cela montre que c’est aussi une question de comportement. Si on veut un système de mobilité durable, je pense que nous aurons toujours besoin d’options de mobilité individuelle, donc de véhicules individuels. Mais dans ce cas, il faudrait des véhicules zéro émission, à batterie électrique ou à hydrogène (…) et bien sûr cette électricité doit être produite par des énergies renouvelables.

Mais tout cela fait partie d’un système. Si à Bruxelles, rue de la Loi (un axe important de circulation, ndlr), nous sommes tous dans des voitures électriques, on sera toujours coincé dans les embouteillages, donc ce n’est pas une solution pour le système de mobilité. Cela doit nous faire réfléchir par exemple à la question de la propriété : ai-je besoin de posséder une chose qui pèse deux tonnes, que j’utilise 6% du temps avec en moyenne 1,2 personne dans la voiture  ? Ou ai-je besoin d’avoir un accès facile à un véhicule  ?

Vous avez récemment publié un rapport qui montre les inégalités en matière de pollution de l’air. Pourquoi les plus pauvres en sont-ils plus victimes  ?

Cela commence par la pollution de l’air intérieur, dont nous parlons peu en Europe : les pauvres tendent à vivre dans des maisons avec une qualité de l’air limitée. La deuxième chose est qu’ils vivent dans des quartiers plus proches des routes principales, près d’installations industrielles. Et dans les parties les plus pauvres de l’Europe, les gens vivent avec un système énergétique plus polluant, ils conduisent souvent des voitures plus vieilles et plus polluantes. Tout cela s’additionne.

Pour s’attaquer à cette question, il faut prendre au sérieux le concept de transition juste, de justice environnementale. Ce n’est pas seulement un concept éthique, cela requiert d’importantes actions politiques. Vous pouvez par exemple écarter la circulation de ces quartiers, installer les écoles à l’écart des routes principales (…) Une partie des problèmes peut être atténuée par les espaces verts.

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Message par Florage le Jeu 4 Avr - 10:22

tous les migrants ne sont pas des miséreux, mais en attendant, et quoi ?, ceux-là, ya pas photos... J'y passais hier encore en voiture, sortant porte d'Aubervilliers pour entrer dans Paris, sollicité pour une pièce aux feux rouges... "Une honte", c'est peu dire

MIGRANTS
Nouvelle évacuation d'un campement dans le nord de Paris
Le Figaro avec AFP 04/04/2019

Une opération d'évacuation de migrants vers des structures d'hébergement a débuté ce matin, dans un climat tendu, porte de la Chapelle dans le nord de Paris, où un campement comptait au moins 400 personnes, a constaté une journaliste de l'AFP. A 7h, les hommes, debout au milieu des tentes, attendent autour de braseros. Nerveux, ils se pressent au bord du trottoir, contenus par les forces de l'ordre qui les maintiennent sur le parvis à coups de sifflets.

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image ajoutée, LP/J.D.
Ce campement, installé depuis des mois sous les bretelles de l'autoroute A1, abrite Soudanais, Érythréens et Afghans sous de petites tentes bulles posées à même le bitume, à quelques mètres des gaz d'échappement. Il comptait 424 tentes au dernier décompte réalisé par France terre d'asile, et plusieurs maraudes de mises à l'abri y ont déjà eu lieu pour orienter les migrants vers des structures d'hébergement. Mais certains se méfient de ces opérations, notamment les déboutés de l'asile et les dublinés (censés être renvoyés vers le pays européen compétent pour leur demande d'asile).

L'arrivée du premier bus provoque un mouvement de foule. «Reculez ! Reculez ! Repoussez-moi ça !», crient les policiers, qui s'arc-boutent pour repousser les hommes, inquiets de ne pas avoir de place dans les bus. Certains tombent à terre, mais le groupe continue à pousser. Sharif, un Afghan, arrivé il y a quelques jours d'Allemagne, s'énerve: «on nous dit soyez prêts, les bus doivent venir mais il ne se passe rien. J'ai payé 10 euros pour avoir une tente et maintenant elle est détruite. La police nous tape, pourquoi ? C'est vraiment un problème », explique-t-il dans un allemand parfait.


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image ajoutée

«Les gens vivent avec les rats, il y en a un millier ici c'est horrible. Il n'y a pas d'eau, pas d'électricité. Ce ne sont pas des conditions dignes d'un pays développé», raconte John, un Somalien. Hier, la maire de Paris Anne Hidalgo a dénoncé un «déni de réalité» de la part de l'État à propos de ces campements où règne selon elle «le chaos». Entre 900 et 1800 migrants ont été recensés hier sur l'ensemble des campements parisiens, et la ville redoute une dégradation avec la fin de la trêve hivernale et l'arrivée de migrants plus nombreux au printemps.

PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. 021804512230-web
image ajoutée

Pour dénoncer cette situation, plusieurs associations comptent suspendre leurs actions le 9 avril. Le préfet d’Île-de-France Michel Cadot avait déjà vivement riposté la semaine dernière en soulignant le «travail colossal» mené par l'État sur le sujet avec plus de 2000 prises en charge depuis début 2019.

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Message par Florage le Mer 17 Avr - 14:33

Patlotch a écrit:
certes un sondage, mais une autre gueule que les revendications des Gilets Jaunes partant en tous sens y compris celui que reprend Macron à son compte

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Un gilet jaune pendant la manifestation de retraités à Paris contre les projets de réforme des retraites du gouvernement,
le 11 avril 2019. Vincent Loison/SIPA


Une étude divulguée ce mercredi montre que les Français réclament davantage de justice sociale, et notamment une forte baisse des salaires des PDG
La Drees, qui a sondé plus de 3.000 Français, dévoile ce mercredi son baromètre 2018. Les répondants se disent attachés au maintien des prestations sociales. Ils réclament aussi de fortes hausses de salaires, pour les ouvriers notamment.

Davantage de justice salariale et un maintien des prestations sociales. Ce ne sont pas les conclusions du grand débat national, mais celles du baromètre 2018* de la Drees dévoilé ce mercredi. Depuis 2000, cette direction administrative sonde les Français sur leur rapport à la protection sociale et aux inégalités. Et les résultats montrent une sensibilité accrue à ce dernier thème.

Pour 40 % des personnes interrogées, les inégalités de revenus représentent en effet le type d’inégalité le « plus répandu » en France, loin devant les autres thématiques (travail, logement, héritage…). Elles sont aussi considérées par 22 % des Français comme l’inégalité « la moins acceptable », devant l’inégalité d’accès aux soins (20 %).

Les inégalités de revenus sont les plus répandues selon les Français.
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Baisse drastique des salaires des PDG
Ce sentiment se traduit dans l’évolution souhaitée des salaires. Selon la Drees, les Français, toutes catégories sociales confondues, estiment ainsi que les ouvriers devraient être payés 25 % de plus que leur salaire actuel (voir graphique). « Les Français sont également favorables à l’augmentation des salaires des instituteurs (+13 %) » remarque le baromètre. En revanche, la rémunération des PDG de grandes entreprises est jugée trop élevée : pour les cadres supérieurs, elle devrait être abaissée de 30 %. Les ouvriers réclament même une baisse de 50 %.

L'idée d'une baisse des salaires des PDG est largement partagée.

PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. 648x415

Pas touche aux prestations
Du côté des prestations sociales, les Français souhaitent en majorité qu’elles restent accessibles au plus grand nombre. « Entre 2017 et 2018, la part des personnes qui déclarent que les retraites ou les allocations-chômage ne devraient bénéficier qu’à ceux qui cotisent recule respectivement de 28 % à 21 % et de 37 % à 28 % » relève le baromètre.

De même, une très large majorité de sondés est opposée à la baisse des retraites (88 % contre), à celle des aides aux personnes handicapées ou dépendantes (86 %), ou encore à la baisse des allocations logement (78 %). Pour financer tout cela, près d’un Français sur deux préconise d’augmenter les cotisations payées par les entreprises (ils étaient seulement 32 % à proposer une telle solution en 2012). Une opinion qui n’est pas partagée par Emmanuel Macron : dans son projet d’allocution dévoilé par plusieurs médias, le chef de l’État devait en effet demander aux Français de travailler plus, tout en baissant les impôts des classes moyennes.

Des ouvriers déprimés, des cadres optimistes
Au final, la Drees note le pessimisme croissant des Français quant à leur avenir : ils sont 48 % à se déclarer comme tels (+7 points par rapport à 2017). Cette morosité touche surtout les ouvriers (58 % se déclarent pessimistes, +13 points par rapport à l’année dernière) et les retraités (55 % se disent pessimistes, +12 points). Ces derniers seront peut-être rassurés par la réindexation sur l’inflation des retraites de moins de 2.000 euros que devait annoncer Emmanuel Macron. En revanche, les cadres supérieurs et professions libérales voient leur moral s’améliorer : ils ne sont que 24 % à se déclarer pessimistes pour leur avenir (-3 points vs. 2017).

*L’échantillon est composé de plus de 3.000 personnes et représentatif de la population âgée de 18 ans ou plus résidant en France métropolitaine (méthode des quotas). Les données de la vague 2018 ont été collectées du 15 octobre au 1er décembre 2018.

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Message par Florage le Jeu 6 Juin - 8:56


PAUVRETÉS, INÉGALITÉS, etc. Arton2749-d83a7

L’Observatoire des inégalités publie le troisième « Rapport sur les inégalités en France 4 juin 2019
La troisième édition du Rapport sur les inégalités en France dresse un panorama complet de la situation française, des revenus à l’éducation, en passant par le logement ou l’emploi notamment. Il met en évidence les écarts qui existent entre milieux sociaux.

Patlotch a écrit:on trouve là-dedans de quoi comprendre le mouvement des Gilets Jaunes, les comportements électoraux notamment l'abstention, bien mieux qu'à travers tout prisme politique. Rien d'étonnant puisque ce sont toujours les mêmes qui parlent et qu'on entend partout, ce que dit aussi ce rapport. On ne s'étonnera pas non plus que les cotes de Macron et Philippe remontent...  chez les cadres, qui n'ont pas de raisons majeures d'en être insatisfaits

pour en juger le compte-rendu du Monde est pas mal



1 – Au-delà du chômage, le halo du « mal emploi »
2 – L’absence de diplôme, de plus en plus discriminante
3 – Flexibilité horaire, rythme contraint : ouvriers et employés en première ligne
4 – La barrière des nouvelles technologies
Parmi les plus pauvres, un tiers n'ont pas d'ordinateur et un quart n'ont pas de smartphone
93 % des cadres font des démarches administratives sur Internet, contre 69 % des ouvriers
5 – La télévision, miroir déformant de la société
Les cadres surreprésentés à la télévision, les retraités quasi invisibles
6 – Treize ans de vie : l’écart d'espérance de vie entre riches et pauvres


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Message par Florage le Ven 5 Juil - 10:19


RICHES ET PAUVRES AU CARRÉ
Patlotch a écrit:une carte interactive de l'INSEE très intéressante, pour recouper ces données sociales avec d'autres, les luttes  à l'exemple des Gilets Jaunes, les résultats électoraux ou l'abstention, etc. Pour les lieux que je connais le mieux, et notamment le secteur Fontenay-sous-Bois/Vincennes/Montreuil, j'ai constaté une grande vraisemblance à grande échelle des villes ou petite des quartiers

rappelons que le Géoportail de l'INSEE propose une même carte pour la Densité de population, la Part des moins de 18 ans, la Part des plus de 65 ans,
CARTE. Quel est le niveau de vie moyen dans votre quartier ?
Erwan Alix Ouest France 05/07/2019

Une carte interactive, conçue avec des données de l'Insee, représente le niveau de vie en euros, par individu et par an, sur toute la France métropolitaine. L'Insee vient de publier une très belle carte montrant, par zones de 200 m sur 200 m, le niveau de vie moyen des habitants sur tout le territoire. Un document passionnant, mais il faut faire attention à bien comprendre ce qu’il représente.

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Habitez-vous dans une zone plus ou moins aisée ? Où a-t-on le niveau de vie le plus haut ou le plus bas ? Les « beaux quartiers » sont-ils vraiment les beaux quartiers ? Où vivent les ménages à plus hauts revenus dans votre ville ?

Voici autant de questions auxquelles la carte publiée par l'Insee en juin, peut répondre, ou du moins apporter des indications. Diffusée sur le site Géoportail, cette carte interactive représente le niveau de vie en euros, par individu et par an, sur toute la France métropolitaine. Elle permet de descendre à un niveau de précision impressionnant : des zones, appelées carreaux, de 200 mètres sur 200 mètres ! « Il s’agit du maillage le plus fin qui existe pour la diffusion de l’information statistique en France », précise le site Géoportail.

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Au niveau de zoom maximal, le territoire métropolitain est ainsi découpé en 2 314 836 carreaux de 200 m sur 200 m. C'est très précis !

Attention, il faut quelques clés pour bien interpréter ce que raconte cette carte, et savoir comment elle a été établie.

Comment est calculé le niveau de vie ?
Le fichier servant à constituer la carte prend en compte les ménages fiscaux, c’est-à-dire le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Ainsi, un couple de concubins vivant dans le même logement mais déclarant ses revenus séparément est compté comme un ménage fiscal. Sont exclues de ce fichier les personnes sans-abri et les personnes vivant en collectivité (maisons de retraite, foyer, détention…).

L’indicateur utilisé est le niveau de vie : ce dont dispose un individu pour vivre, en fonction de la composition de son ménage. On calcule tout d’abord le revenu disponible du ménage : revenus déclarés, prestations sociales, prime d'activité, déduction des impôts…. Cette somme est ensuite rapportée au nombre de personnes composant le ménage, afin de prendre en compte les économies réalisées lorsque l’on vit en groupe. Ainsi, un célibataire recevant 1 500 € par mois à un niveau de vie moins élevé qu’un couple de deux personnes percevant chacune 1 500 €.

Les données proviennent du Fichier Localisé Social et Fiscal (Filosofi) de l’année 2015. Ce fichier contient le revenu disponible des ménages calculé en fonction de différents impôts (impôt sur le revenu, taxe d’habitation, CSG, CRDS…). Sont également prises en compte l’ensemble des prestations sociales versées par ménage fiscal.

Comment est fait le découpage des carreaux ?
L'Insee superpose sur la carte de France des carreaux de différentes tailles, à l’intérieur desquels on peut zoomer. Cela commence par de grands carreaux de 32 km de côté, qui se subdivisent en quatre carreaux de 16 km de côté, qui se subdivisent chacun en quatre carreaux de 8 km de côté, et ainsi de suite.

Au niveau de zoom maximal, le territoire métropolitain est ainsi découpé en 2 314 836 carreaux de 200 m sur 200 m. C’est très précis !

Attention cependant, pour des raisons de confidentialité, les informations ne sont pas diffusées telles quelles lorsqu’un carreau comporte moins de 11 ménages fiscaux. Quand il y a plus de 11 ménages, pas de souci, on parle de niveau « naturel » et l'Insee diffuse les données.

Pour les carreaux comportant moins de 11 ménages, l'Insee procède à des regroupements entre carreaux, jusqu’à obtenir un nombre suffisant de ménages, et constitue un groupe. On impute ensuite à chaque carreau la valeur moyenne du groupe pondérée par le nombre d’individus. Ces carreaux « à imputation » apparaissent avec des hachures sur la carte.

Disparités et variations
Vue de haut, la carte est assez classique et montre bien la répartition des richesses sur le territoire. Les niveaux de vie sont plus importants en Île-de-France, dans les centres des grandes métropoles, le long des côtes et dans les zones frontalières avec l’Allemagne et la Suisse, où l’on retrouve des couleurs chaudes… En bleu foncé, on retrouve notamment les zones rurales, les bassins ouvriers du nord de la France.

En zoomant, vous pouvez explorer pour découvrir le niveau de vie de « votre » carreau, et les disparités autour de chez vous (cf original)


En descendant au niveau des carreaux de 200 mètres sur 200 mètres apparaissent des trous pour les zones non habitées, ou sans ménages fiscaux (zones industrielles et commerciales, forêts, champs mais aussi cimetières…)

On distingue également très bien les différences de niveau de vie d’un carreau à un autre, parfois adjacents, et la présence par exemple de logements sociaux :


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Une vue de Rennes montre les différences de niveau de vie, voire l'absence de résidents fiscaux.

Sur la vue de Rennes ci-dessus, en carreaux de 200 mètres, on constate ainsi des zones vides dans la partie de droite. En effet, il y a peu de ménages fiscaux domiciliés dans la zone industrielle, le cimetière, le campus universitaire (les étudiants sont souvent rattachés au foyer fiscal des parents), ou sur les rails SNCF… En haut à gauche, autour des jardins du Thabor, des carreaux orange voire rouge prédominent dans ce quartier huppé. Au milieu d’eux, un carré bleu sur le groupe de logements sociaux inaugurés en 2013 dans une volonté de mixité urbaine.

Bonne exploration des 2 314 836 carreaux !

Florage

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Message par Florage le Lun 29 Juil - 14:16


ils ne descendront plus de Belleville pour faire la Commune de Paris...

Ouvriers et employés ont totalement disparu du marché immobilier parisien
Le Figaro Immobilier, 29/07/19 29/07/19

INFOGRAPHIE - Près de 90% des acquisitions de logements anciens à Paris sont le fait des catégories socioprofessionnelles supérieures selon une étude des notaires du Grand Paris. Les employés et ouvriers ne pèsent plus que 5% des transactions contre 15% en 1998.

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Quartier de la Mouzaia, dans le 19e arrondissement.
Ces maisons avaient été conçues à l’origine pour des ouvriers.

graphique dans l'original

C’est peu de dire que le marché immobilier parisien s’est embourgeoisé ces dernières années. Comme le montrent les notaires du grand Paris dans une récente étude, les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées (les CSP+, à savoir les artisans, chefs d’entreprise, cadres et professions intermédiaires) pesaient 86% des transactions de logements anciens à Paris en 2018 contre 69% en 1998. Certes, ces catégories ont tendance à être surreprésentées en Île-de-France, première région économique française. En 2015, l’Insee estimait qu’elles y représentaient 58% de la population active contre seulement 47% en moyenne en France métropolitaine.

Il n’empêche, la part des employés et ouvriers qui s’achètent leur logement n’a cessé de fondre en 20 ans à Paris et, dans une moindre mesure, dans toute l’Île-de-France. Alors que les prix se sont envolés sur toute cette période, leur proportion a été divisée par trois dans la capitale, passant de 15% à 5% alors qu’elle fondait de 27% à 19% sur l’ensemble de l’Île-de-France. La Grande couronne elle-même suit la même tendance, puisque la part des acquéreurs de maisons employés et ouvriers est passée de 34% à 28%, en 20 ans, pendant que celle des acquéreurs d’appartements passait de 33% à 26%. Et tout ce terrain perdu est gagné par les CSP+. «Dans le détail au sein des CSP+, c’est la part des cadres qui a le plus évolué en Ile-de-France, passant de 27% en 1998 à 37% en 2018, précisent les notaires, alors que le poids des acquéreurs issus des professions intermédiaires est resté assez stable autour de 30%.»

Des couples de plus en plus homogènes
L’étude relève enfin que l’uniformisation sociale pourrait bien se renforcer puisqu’il «est de plus en plus fréquent de voir un couple de cadres tous les deux actifs devenir propriétaires». En effet, depuis 2014, les statistiques sont agrémentées d’informations supplémentaires sur le second acquéreur lorsque l’acquisition est faite à deux (60% des cas). Il apparaît alors que la part des «couples» où les deux acquéreurs font partie des catégories socioprofessionnelles les plus favorisées est en augmentation constante, tant sur l’ensemble de la région (de 49% en 2014 à 56% en 2018) que dans la capitale (de 67% en 2014 à 76% en 2018). Parallèlement à cela, la part des couples acquéreurs dont l’un appartient à une CSP+ et l’autre non recule à Paris (de 7% en 2014 à 5% en 2018) tout comme celle des couples dont l’un est CSP+ et l’autre sans emploi (de 10% à 5 %).

Florage

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Message par Florage le Jeu 12 Sep - 12:34


Selon la 13e édition du baromètre du Secours populaire publié jeudi 12 septembre, 18% des Français vivent à découvert. Parmi eux, certains vivent dans une très grande pauvreté : à peine de quoi se nourrir, et encore moins de vacances et de loisirs.

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Deux femmes lors d'une distribution du Secours populaire (image d'illustration).
MARC OLLIVIER / MAXPPP

"Trois kilos de pâtes, trois kilos de riz, trois kilos de couscous... Pour quelques euros je récupère de quoi nourrir toute ma famille pour un mois". Ahlam, mère de famille, est venue à une distribution alimentaire organisée par le Secours populaire dans le nord de Paris.

Elle fait partie des 18% de Français qui vivent à découvert, selon la 13e édition du baromètre du Secours populaire, publiée jeudi 12 septembre. Une étude dans laquelle on apprend également qu'un parent sur deux a des difficultés pour envoyer ses enfants en vacances ou pour leur payer des activités.

Le système D au quotidien
Pour Ahlam et sa famille, les petits plaisirs sont extrêmement rares. Pas de sortie, pas de vacances, le dernier restaurant remonte à plus d'un an : "Moi je n'avais pas pris de plat, je n'ai pas vraiment mangé. Eux ont pris ce qu'ils voulaient et j'ai pioché dans les assiettes, pour faire des économies."

Les revenus de la famille sont engloutis dans le loyer : 1 000 euros par mois pour un logement social de 100 mètres carrés. Ce qui leur reste permet difficilement de faire vivre cette famille nombreuse : "J'ai un garçon et deux filles. Il y a mon mari qui est handicapé et qui ne travaille pas, ma belle-mère de 85 ans est avec nous, et moi non plus je ne travaille pas. La vie est dure, tout est devenu cher."

"Parfois, le 20 du mois on n'a plus rien, poursuit Ahlam. Je n'ai même pas d'argent pour acheter une baguette. Heureusement que je sais faire du pain à la maison. Une fois par semaine, j'en fais en grande quantité et après je le garde au congélateur."

Quelques euros pour reprendre de l'espoir
Chez Sabrina aussi, chaque centime compte. Jusqu'à cet été, le couple et ses trois enfants âgés de 3 à 8 ans devaient vivre avec moins de 900 euros par mois. Son mari a perdu son travail, et elle est surendettée, sa banque ne lui autorise plus aucun découvert : "On essaie de régler les factures les plus importantes, tout ce qui est EDF, le loyer... Et après on se débrouille avec le reste. Heureusement qu'il y a ma mère. On lui demande de nous faire à manger, et on va chez elle. C'est quelque chose de très difficile mais on le fait pour les enfants."

Depuis cet été, Sabrina a trouvé un emploi de caissière à mi-temps. Son premier salaire est arrivé comme une bouffée d'air : "J'ai commencé vers la fin juin. J'ai été payée 300 euros mais c'était énorme ! On s'est payé un beau petit chariot de supermarché où il y avait un peu de tout, dedans", sourit-elle.

Avec ce nouveau travail, Sabrina voit l'avenir en un peu moins sombre. Elle rêve à présent de pouvoir gâter de nouveau ses enfants. Depuis deux ans ils n'ont plus eu de cadeaux aux anniversaires et à Noël.

Florage

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Message par Florage le Mer 30 Oct - 10:55


612 SDF sont décédés en France en 2018,
ils avaient moins de 50 ans en moyenne

Cyril Simon et Aurélie Sipos Le Parisien 29 octobre 2019

Le collectif des "Morts de la rue" a dévoilé ce mardi son rapport épidémiologique des sans domicile fixe morts en 2018 en France.

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Plus de 50 % des 612 décès recensés en 2018 ont eu lieu sous nos yeux, sur la voie publique ou dans des abris de fortune (Photo d’illustration). LP/Olivier Corsan

612 officiellement. Mais la liste pourrait être six fois plus longue, selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale. Le collectif des Morts de la rue publie ce mardi son triste rapport annuel sur la mortalité des personnes sans domicile fixe en France en 2018.

Ce recensement minutieux, élaboré grâce aux associations locales et à un travail de veille médiatique, ne peut prétendre à l'exhaustivité. Il permet toutefois de souligner encore une fois le profil particulièrement insaisissable, vulnérable et complexe de ceux qu'on appelle les « marginaux ».

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612 SDF sont décédés en France en 2018, ils avaient moins de 50 ans en moyenne
13 mineurs décédés
Plus de 50 % de ces décès ont eu lieu sous nos yeux, sur la voie publique ou dans des abris de fortune. Et, pour 20 % d'entre eux, après plus de cinq ans à la rue.


Pour une écrasante majorité des hommes, ces SDF avaient en moyenne 48,7 ans au moment de leur disparition, quand l'espérance de vie moyenne en France s'élève à 82 ans. Autre fait notable : moins de la moitié des sans-abri est de nationalité française. 14 % sont européens, 20 % viennent d'un pays hors Union européenne et 25 sont d'origine inconnue. Au moins 13 mineurs, souvent des migrants, font d'ailleurs partie de ce décompte.

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Si retracer les parcours de vie des SDF s'avère compliqué, comprendre les causes des décès l'est tout autant. Elles restent même inconnues pour près de la moitié des recensés. Le plus souvent emportés par des maladies, les SDF sont particulièrement exposés aux agressions et aux accidents mortels, respectivement responsables de 5 % et 11 % des décès. On recense en outre un taux de suicides de 5 %, contre 0,0001 % dans le reste de la population française.

Les femmes, encore « invisibles »
Dans un second volet, le collectif des Morts de la rue a décidé de s'intéresser aux femmes SDF sur une période plus étendue, de 2013 à 2018. « Souvent invisibles, elles font face à des difficultés particulières liées au genre, et subissent, durant leur vie à la rue, des violences multiples spécifiques », résument les auteurs.

280 femmes « SDF » sont décédées durant cette période, en moyenne à 45,6 ans. Un âge particulièrement bas en raison du nombre de mineures décédées : 24, dont la plupart sont des enfants de moins de 9 ans. Un tiers des disparues étaient mères d'un ou deux enfants.

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Arrivées dans la rue principalement en raison d'une rupture familiale ou de violences conjugales, les femmes SDF sont pour un tiers d'origine française, et souffraient, dans la même proportion, d'une addiction.

« Cette discontinuité de l'accompagnement fragilise »
Ce nouveau rapport révèle, en creux, à quel point la prise en charge des sans domicile fixe n'évolue guère… et ce malgré l'engagement d'Emmanuel Macron, lors de ses vœux 2018 justement, d'apporter un toit à « toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri ».

L'urgence, selon le collectif, est de réformer le 115 - surchargé -, le système de l'hébergement à la nuitée et le principe de la trêve hivernale. « Cette discontinuité de l'accompagnement fragilise des personnes ayant déjà vécu nombre de ruptures (et) impacte leur santé mentale et physique », peut-on lire dans le rapport. L'association insiste également sur la nécessité de sensibiliser les services de police et de justice aux violences faites aux femmes : « Si elles sont mieux protégées, elles ne seront pas contraintes à fuir leur propre logement pour échapper aux violences qu'elles y subissent ».

Le collectif des Morts de la rue appelle enfin à améliorer la documentation sur ce sujet miné par de nombreuses « zones d'ombre ». Mieux connaître les SDF, donc, pour mieux les accompagner dans l'égalité et la dignité.


Florage

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