SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch
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LA CRISE QUI VIENT

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Message par Patlotch le Lun 22 Oct - 16:53

la crise vient toujours à point pour qui sait attendre. Le meilleur moyen de passer pour un voyant est de l'annoncer tous les jours. Nan,  j'déconne... Mais n'oubliez pas : la crise du capital ne produit pas nécessairement la révolution (cf la contemplation marxiste de la crise)

« C’est la pire bulle spéculative sur les marchés depuis 1929 et elle va exploser »
Fabien Buzzanca Sputnik 19 septembre 2018

LA CRISE QUI VIENT 1038571088
©️ AP Photo / Richard Drew
(les Ruskofs nous refilent une photo de la tragédie pour les Amerloques,
c'est de bonne guerre, mais je ne vois ce qui les en préserverait)

De nombreux observateurs, dont le célèbre économiste Nouriel Roubini pointent les risques de plus en plus importants d’une nouvelle crise économique majeure. Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’IRIS et Philippe Béchade, président des Éconoclastes, nous ont aidés à analyser les nuages noirs qui s’amoncellent au-dessus de l’économie mondiale.

« Il y a un certain nombre de facteurs aujourd'hui qui fragilisent le système financier et qui peuvent laisser penser qu'une nouvelle crise va arriver. »

Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l'IRIS, n'est pas rassurée par les indicateurs économiques mondiaux. Comme elle, une multitude d'experts soulignent les similitudes entre le contexte actuel et celui qui a précédé la crise financière majeure de 2008. C'est cette année-là, dans la ville de New York, que le 15 septembre à 01 h 45 la banque Lehman Brothers déposait le bilan en laissant une dette de 691 milliards de dollars et 25.000 employés sur le carreau. Cet événement mettait un point d'orgue à la crise des Subprimes et plongeait le monde dans la pire tempête économique depuis les années 30.

Début 2007, la multiplication des défauts de paiement sur des prêts hypothécaires à risque n'était que le commencement d'un gigantesque effondrement, qui a mené tout droit vers la faillite de la grande banque new-yorkaise. « On n'a rien vu venir ! », lançait alors un employé du groupe à Londres.

Pourtant, certains l'avaient anticipé, Nouriel Roubini en tête. Cet économiste réputé pour ses analyses et président de Roubini global economics avait prédit la crise des Subprimes dès 2006. «Il avait expliqué tout le déroulé des événements. Depuis cette date, on l'écoute avec attention. Quand il prévoit une crise, on s'inquiète et on a un petit peur», explique Sylvie Matelly.

Des gouvernements sans marge de manœuvre

Nouriel Roubini a récemment publié un article au titre évocateur chez nos confrères des Échos : « Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020 ». Le docteur en économie voit un cocktail composé d'une note de récession globale, d'une touche de hausse des taux d'intérêt, d'un parfum de valorisations boursières excessives, d'un zeste de difficulté politique et d'impuissance des banques centrales en guise de rondelle de citron. Un cocktail dur à avaler, vous l'aurez compris. Sommes-nous vraiment dans la même situation qu'en 2007-2008, voire pire?

​Sylvie Matelly note des points communs et de nouveaux risques:

« Je pense au haut niveau d'endettement des États qui s'est renforcé après la crise de 2008, mais également à l'endettement des ménages qui est de plus en plus inquiétant. On a aussi des bulles spéculatives qui se sont formées, comme celle sur l'immobilier en Chine, la survalorisation des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et plus globalement sur certains marchés actions comme aux États-Unis. Ces risques d'éclatement fragilisent l'économie mondiale. De plus, les régulations de la finance mises en place après la crise de 2008 ont été insuffisantes pour limiter les risques. »

Infographie :  La dette des ménages, à chaque pays son style

Commençons par la remontée des taux. Pendant des années, plusieurs Banques centrales, celles des États-Unis, du Japon et la Banque Centrale Européenne (BCE) en tête, ont mené des politiques ultra-accommodantes afin de soutenir l'économie. Des taux très bas conjugués à des programmes de rachat d'actifs ont permis l'afflux de liquidité dans le système financier. Puis, la Réserve fédérale américaine a commencé a relever progressivement ses taux d'intérêts. Le 26 septembre, elle l'a fait pour la troisième fois de l'année avec une hausse d'un quart de point, pour les porter à une fourchette située en 2 et 2,25%. Avec une croissance de 4,1% au deuxième trimestre, l'économie américaine surchauffe. Et la Fed craint que l'inflation, toujours officiellement autour des 2%, ne dérape.

« La politique extrêmement favorable pour l'économie américaine mise en place par Donald Trump, notamment au niveau des allégements d'impôts, a créé un emballement qui appellera inévitablement à une réaction de la Réserve fédérale américaine. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il la critique si fortement. Si la FED durcit sa politique monétaire, c'est l'ensemble du secteur financier qui s'en trouvera fragilisée », note Sylvie Matelly.

Le locataire de la Maison-Blanche avait en effet peu goûté la décision du 26 septembre: « Malheureusement, ils viennent juste d'augmenter un peu les taux d'intérêt parce que nous (l'économie) nous portons bien. Je ne suis pas content. » Hausse des taux signifie augmentation du coût du crédit, moins de liquidités, dollar plus fort et donc exportations américaines plus chères. Mais ce n'est pas forcément le pire pour la directrice adjointe de l'Iris:

« Aux États-Unis, une augmentation des taux d'intérêt aura pour conséquence un ralentissement de la croissance économique. Mais ce n'est pas sûr que ce soit le plus inquiétant. Dans le contexte actuel, une telle décision rapatrierait un certain nombre de capitaux aux États-Unis du fait des risques limités. Il faut rappeler que les taux d'intérêts sont le loyer de l'argent. Vous allez où cela rapporte le plus avec le minimum de risques. Le problème, c'est que ces capitaux vont venir de pays très endettés. Dans le cas de l'Europe, cela pourrait créer des crises, mais la Banque centrale européenne et le mécanisme européen de stabilité pourrait intervenir. Mais dans des pays émergents comme le Brésil ou l'Argentine, la fuite de capitaux vers les États-Unis pourrait avoir des conséquences désastreuses pour leurs économies. »


Pour Philippe Béchade, président des Éconoclastes, la hausse des taux que l'on voit aux États-Unis est naturelle et fait partie d'une stratégie qui vise à se dégager des marges de manœuvre:

« On n'est pas encore dans des politiques de hausse des taux restrictives. La hausse des taux actuelle aux États-Unis est juste une normalisation. On se situe encore entre 2 et 2,25% face à une croissance de 4%. Et en Europe, la croissance est autour de 2% avec des taux proches de 0. Je pense que les banques centrales sont convaincues que l'on se dirige vers un ralentissement du cycle économique, avec ou sans hausse de taux. Elles souhaitent se ménager des marges de manœuvre, mais la situation risque fort d'être critique.

La Fed, même avec des taux à 2,25%, n'a pas de latitude suffisante pour qu'une baisse de ce taux ait un impact significatif sur l'économie. En Europe, c'est encore pire. La BCE ne les a pas encore montés et elle ne le fera probablement pas avant l'automne 2019. Si le cycle se retourne et que le marché se met à corriger, la BCE n'aura aucun instrument pour soutenir l'économie en cas de crise. »


C'est en substance l'avis de Nouriel Roubini qui, dans son article publié par Les Échos, décrit des gouvernements pieds et poings liés: « à la différence de 2008, époque à laquelle les gouvernements disposaient des outils politiques permettant d'empêcher une chute libre, les dirigeants qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées, sachant par ailleurs que les niveaux globaux de dette sont supérieurs à ceux d'avant-crise. »

Tensions commerciales et trading à haute fréquence

Car comme le souligne Philippe Béchade, « l'éléphant dans le corridor reste la taille des dettes, qui sont à des niveaux bien au-delà de ceux qui étaient déjà jugés insupportables en 2008 ». La crise économique a vu l'endettement de nombreux États augmenter à vitesse grand V, de même que celui des ménages et du secteur privé. D'après le FMI, la dette mondiale a atteint un record de 164.000 milliards de dollars en 2016. Cela représente 225% du PIB de la planète.  

« Aujourd'hui, la seule raison pour laquelle on juge que la dette est tolérable est à chercher du côté de raisonnement du type : "Il y a 4% de croissance aux États-Unis, donc ils peuvent faire face à un déficit de 3%". C'est un calcul totalement basique. Le problème c'est que l'accroissement de la dette américaine est en fait beaucoup plus rapide que ces 3%. En Europe, on n'a pas non plus réussi à se désendetter, hormis l'Allemagne. Si les taux montent et qu'il n'y a pas de croissance pour compenser cela, on va droit dans le mur », avertit Philippe Béchade.

Le fait que les Banques centrales coupent progressivement les vivres pourrait avoir un autre effet désastreux: un krach des marchés actions. Les politiques ultra-accommodantes ont eu pour conséquence de faire grimper les marchés financiers à des niveaux prodigieux. À New York, les indices Dow Jones et S&P 500 battent record sur record depuis l'élection de Donald Trump. Privés de leur carburant, ils pourraient sérieusement dévisser… et la bulle imploser.

« C'est la plus phénoménale bulle spéculative qu'on a connue depuis 1929. Et elle va forcément exploser. Comme le souligne l'économiste en chef d'Allianz, Mohamed Aly El-Erian, la question est de savoir comment la correction ne s'est encore produite. Cela fait depuis 2015 que les niveaux atteints par les marchés sont délirants. Arrive là-dessus Donald Trump qui crée un nouvel emballement de la croissance avec un choc fiscal et qui tend encore plus le ressort », s'alarme Philippe Béchade.

Autre avis de tempête sur l'économie mondiale: la guerre commerciale. La rhétorique protectionniste de Donald Trump l'a mis en position de confrontation avec l'Union européenne, mais surtout avec la Chine.

« Les tensions commerciales peuvent impacter la croissance mondiale, car elles vont ralentir le commerce international. À partir du moment où vous imposez des droits de douane sur des produits, vous les rendez plus chers et donc vous en limitez les échanges. Or le commerce international est un élément clef de la croissance économique partout dans le monde », souligne Sylvie Matelly.

Encore plus quand les deux premières économiques mondiales s'affrontent. Les milliards de dollars d'augmentation des tarifs douaniers que s'imposent réciproquement les États-Unis et la Chine ont tout de la dangereuse escalade. Les invectives sortent du domaine du commerce. Le vice-président américain Mike Pence a récemment accusé Pékin d'ingérence dans les élections américaines. Des déclarations qualifiées d'«injustifiées» et de «ridicules» par l'Empire du Milieu. « Cette guerre commerciale devient un enjeu plus politique qu'économique et cela va peser sur la croissance économique », s'inquiète l'économiste de l'Iris.

​Un tableau d'ensemble que Nouriel Roubini saupoudre d'un peu d'inquiétude politique. D'après lui, la montée de partis à la rhétorique anti-finance compliquera davantage la tâche des gouvernements en cas de crise économique. « Par ailleurs, les sauvetages dans le secteur financier seront intolérables pour des pays marqués par la résurgence de mouvements populistes et dirigés par des gouvernements quasi insolvables », prévient-il.

« Sur le sauvetage des banques et le populisme, la question à se poser est la suivante : "Comment vont réagir les opinions publiques ? " Je pense qu'elles l'accepteront, car les politiques qui sont mises en place pour accompagner le secteur financier dans la perspective d'une telle crise sont des politiques de responsabilité. Ce qui n'a pas forcément été le cas en 2008. L'essentiel est d'expliquer les démarches. Ne pas sauver le secteur financier, c'est pousser à la faillite un certain nombre d'entreprises en premier lieu desquels les plus fragiles. C'est également ruiner des citoyens. Nous sommes prisonniers de ce système financier. Par définition, il finance l'économie. Il n'est pas totalement déconnecté même s'il l'est en partie », anticipe Sylvie Matelly.

C'est justement ce manque de lien avec la réalité que dénonce Philippe Béchade, notamment par rapport à ce qu'il se passe sur les marchés actions: « Le pire dans tout cela, c'est que les réflexes sont toujours les mêmes. Les gérants ne croient pas vraiment à la hausse. Ils sont parfaitement conscients que les valorisations sont tendues. Et en même temps, ils sont pris dans une logique de réplication des performances indicielles qui les contraint à acheter toujours les mêmes valeurs et qui de fait progressent plus vite que la moyenne. On est donc obligé de les surpondérer ce qui a pour effet de les faire monter encore plus vite. C'est un système de spirale complètement imbécile. » Avant de poursuivre : « Aujourd'hui, que ce soit sur les marchés actions américains ou européens, je défie quiconque de me donner la vraie valeur d'une entreprise. Leurs valorisations sont ce que les gens sont prêts à payer. Qui sait ce que vaut vraiment Amazon qui a gagné plus de 50% cette année? En cas de correction, qu'est-ce que ça vaut ? »

Il réfute pourtant le terme de «finance folle» et souligne au contraire l'excès de rationalité qui frappe les marchés et qui se matérialise dans l'utilisation du trading à haute fréquence ou «high-frequency trading» dans la langue de Shakespeare. Il permet l'exécution de transactions financières à une vitesse hallucinante grâce à des algorithmes informatiques. Les grandes banques de Wall Street se sont fait une spécialité de recruter de brillants mathématiciens, souvent en France, afin d'élaborer les équations les plus sophistiquées pour augmenter les rendements. Déjà en 2011, des opérations pouvaient être effectuées en 113 microsecondes. Des pratiques que dénonce Philippe Béchade:

« De l'extérieur, cela peut paraître fou de voir des titres valorisés 150 fois leurs bénéfices. On se dit qu'on est en train de faire les mêmes erreurs que lors de l'explosion de la bulle internet en 2000. Mais en fait, paradoxalement, la finance est une addition de comportements ultras-rationnels. Quand on est dans la logique mathématique pure et l'addition de décisions rationnellement justifiées au niveau de l'augmentation des profits, on aboutit effectivement à une situation folle.

Là on touche aux programmes informatiques qui fonctionnent avec des algorithmes trèsperfectionnés, qui achètent toujours les mêmes titres. Ils prennent des décisions qui ont l'apparence de la rationalité pour le gestionnaire d'actifs. Mais ils ne situent pas dans un contexte global. Ils sont coupés des réalités. »

Plus de dettes, pas vraiment plus de régulation, tensions commerciales et géopolitiques… Le contexte pousse à l'inquiétude. Sur certains points, il est pire qu'avant la crise de 2008. Et Nouriel Roubini ne dit pas autre chose:

« Lorsqu'elles surviendront, la crise et la récession de demain pourraient se révéler encore plus sévères et prolongées que celles d'hier. »


Dernière édition par Patlotch le Sam 17 Nov - 20:48, édité 2 fois

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Message par Patlotch le Sam 17 Nov - 20:13


Gilets jaunes : le prix de l'essence a mis le peu aux foudres, mais...

Il y a sept ans, les carburants étaient au même prix
Clémentine Maligorne  Le Figaro  17/11/2018

Patlotch : à l'heure du mouvement des Gilets jaunes (voir le sujet) qui est parti sur le prix des carburants, une analyse intéressante qui tend à montrer que ce n'est pas ce coût en soi qui a provoqué cette colère, ni sa part relative au salaire minimum (graphique en bas). Il n'est que la goutte qui a fait débordé le vase

INFOGRAPHIES - Début 2012, les prix des carburants avaient déjà atteint des records, avec notamment le litre de Sans-plomb 95 qui avait dépassé pour la première fois 1,60 euro en moyenne en France.

Très hauts, les prix des carburants, à l'origine de la grogne des «gilets jaunes» qui menacent de bloquer le pays samedi, n'ont pourtant pas atteint leur niveau record. S'il est vrai que depuis le début de l'année, ils ont augmenté de 2 à 3 centimes pour atteindre en octobre plus d'1,5 euros en moyenne en France les litres d'essence et de gasoil, ce n'est pourtant pas la première fois que les prix à la pompe sont si élevés.

En 2012 le litre d'essence atteignait en moyenne 1,60 euro et celui de gasoil plus de 1,40 euro, selon les chiffres de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). À l'époque, cette hausse s'expliquait en premier lieu par le coût de l'or noir sur les marchés mondiaux qui avait atteint des sommets. « Entre 2011-2014, le prix du pétrole est monté à plus de 110 dollars le baril de Brent», la référence européenne du brut, rappelle l'économiste Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières. Les raisons de cette flambée? L'augmentation de la demande mondiale des produits pétroliers tirée par la Chine et l'Inde. Mais aussi le printemps arabe, et de manière plus générale toutes les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.


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Après avoir été stable pendant plus de trois ans, autour des 110 dollars, le pétrole a ensuite entamé une chute vertigineuse en juin 2014, pour redescendre à 30 dollars le baril en janvier 2016. Cette baisse s'inscrivait dans un contexte marqué par une baisse de la demande mondiale, notamment chinoise, une rivalité entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite pour le contrôle des marchés, ou encore le retour de l'Iran sur le marché du pétrole. À la pompe, quelques mois plus tard, les automobilistes ont vu leur facture de carburant baisser. Mais dans une moindre mesure que le cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux, car les prix des carburants dépendent pour beaucoup de variables indépendantes des fluctuations du brut sur les marchés mondiaux, comme le coût du produit raffiné. Mais surtout des taxes prélevées par l'État qui pèsent dans le prix final à la pompe, notamment la TVA (19,6% à l'époque) et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), quatrième recette de l'État et dont le montant est fixe. Depuis deux ans, les automobilistes s'étaient toutefois réhabitués à des pleins entre 1, 1 ou 1,3 euro en moyenne le litre selon le carburant.

Mais depuis le début de l'année, les prix des carburants sont repartis à la hausse, atteignant à la pompe des prix comparables à ceux de 2012. Plusieurs facteurs expliquent ce rebond. L'augmentation des taxes sur les carburants, pointée du doigt par les «gilets jaunes», qui a joué plus pour le diesel que pour l'essence, mais aussi, d'autres raisons indépendantes des actions du gouvernement l'expliquent. «Le prix du baril a fortement augmenté sur les dix-huit derniers mois. On est loin des sommets de 2008, mais il était remonté jusqu'à 86 dollars le baril début octobre 2018», rappelle Philippe Chalmin. Une hausse qui résulte notamment d'inquiétudes quant à la production de l'Iran, les États-Unis ayant décidé de se retirer de l'accord sur le nucléaire. À cela, il faut ajouter que la valeur du dollar par rapport à l'euro a rarement été aussi élevée. Ce qui fait que nous achetons le pétrole relativement cher », ajoute le spécialiste des matières premières. En tout cas, en 2018, le budget carburant pèse lourd sur le portefeuille des Français. Presque autant qu'en 2012.


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« presque autant », donc pas plus, ce qui confirme le caractère de revendication sur le salaire pour nombre de ceux qui l'ont exprimé avec un gilet jaune (voir aujourd'hui : une lutte massive sur le salaire)

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Message par Patlotch le Mer 5 Déc - 12:17

l'épée de Damoclès de la crise économique est toujours suspendue sur nos têtes fragiles, quand elles essayent de comprendre le présent hors de cette menace imminente selon certains experts économistes. Cette fois, contrairement à 2008, on ne pourra pas dire qu'on n'était pas prévenu, et si leurs prévisions se confirment, comment parier sur le devenir de luttes foncièrement revendicatives comme celles que nous avons en France sous les yeux ? > avec ou sans GILETS JAUNES, couleurs d'une colère sociale


La prochaine crise pourrait être dévastatrice !

La prochaine crise pourrait être un véritable tsunami, selon l’économiste Georges Nurdin, consultant et écrivain.


Le ciel s’obscurcit, l’horizon se rétrécit, les première gouttes arrivent... La prochaine crise qui s’annonce sera probablement “plus proche du typhon dévastateur que de l’averse passagère de printemps”, juge l’économiste et consultant Georges Nurdin, ex-directeur d'une Grande École de Management et écrivain (Les multinationales émergentes, Le temps des turbulences, Wanamatcha !). Elle risque d’être d’envergure car qu’elle devrait être “à la fois financière, économique et sociétale - l’ordre d’occurrence des facteurs étant indifférent”, estime l’expert.

Il faut dire que la volatilité des Bourses de la planète tend à s’accentuer - elle s’est d’ailleurs littéralement envolée en octobre. Et l’essor du trading algorithmique (transactions effectuées par des robots) n’arrange rien. Du côté de l’économie, un long cycle d’expansion pourrait bientôt prendre fin, tandis que la dette mondiale n’a jamais été aussi élevée. Quant aux niveaux de valorisation des actions et des obligations, ils sont historiquement élevés - et cette bulle monumentale devrait finir par éclater. Et, contrairement à la crise de 2008-2009, nous n’avons plus d’amortisseurs pour encaisser un nouveau choc…

Crise financière


“La volatilité des marchés est prégnante, augmentée de singularités massives, presqu’au sens de trous noirs, que pourtant personne ne voit venir”, relève Georges Nurdin, citant la banque danoise Danske Bank (blanchiment potentiel de l’ordre de la moitié du PIB danois, qui se serait évanouie via les pays baltes, égratignant ainsi le modèle danois), le dieselgate qui a affecté le groupe Volkswagen et ébranlé toute l’industrie automobile mondiale, l’affaire Nissan-Renault qui secoue jusqu’aux sommets des Etats...

La résilience systémique ainsi que la cybersécurité sont loin d’être établies, relève l’expert. “Au mieux, ce sont des work in progress, un peu comme l’était la ligne Maginot en 1940. Aujourd’hui, la moitié des transactions en Bourse aux Etats-Unis (et un tiers en Europe) est effectuée par des robots - le trading à haute fréquence -, effectuant plusieurs centaines de millions de transactions par seconde”, souligne-t-il. Une algorithmique de nature à amplifier les micro-variations naturelles des marchés. “Schématiquement, dès que ça baisse un peu, le robot vend, mécaniquement - sans lien avec les fondamentaux, précise Marko Kolanovic, de New York University, le célèbre patron des produits dérivés chez JP Morgan - … et la baisse s’accentue. Ainsi démarre l’effet domino… qui se poursuit à la vitesse de l’éclair : c’est le krach éclair”, explique l’économiste.

Crise économique

L'enchaînement des cycles économiques est à l’image des marées : à une marée haute succède toujours une marée basse. “Nous venons de vivre dix ans de cycle haussier : un record. Il faut donc se préparer au retournement de ce Juglar (cycle des affaires, NDLR), entrant en résonance avec la fin d’un Kondratiev (cycle puissant de 50 ans - “grande marée séculaire”). Mécaniquement, en butée de cycle, ça va “percuter” très fort”, met en garde Georges Nurdin.

Le poids de la dette - 164.000 milliards de dollars (225% du PIB mondial !) en 2018 - n’a jamais été aussi élevé : il dépasse celui du début de la dernière crise financière… “Vertigineux… et insoutenable. La croissance est atone, du moins en Europe, quant à celle des Etats-Unis, elle est obtenue justement au prix de déficits budgétaires abyssaux : 1.000 milliards de dollars, afin de financer les réductions d’impôts de l’administration Trump, destinées à donner un coup de fouet temporaire - jusqu’à sa réélection ? - à la croissance”, souligne l’économiste. Selon lui, ceci donne sérieusement corps au spectre de la “stagnation séculaire”, scénario porté par des économistes tels que Larry Summers (ex-président de Harvard University) et Paul Krugman (Prix Nobel d'économie).

Le temps des bulles est de retour. D’après Alan Greenspan, l’ancien président de la banque centrale américaine, il y a deux bulles prêtes à éclater au nez du marché : celles des actions et celles des obligations. Les actions américaines sont historiquement chères, leur PER de Shiller (valeur boursière des entreprises rapportée à la moyenne des bénéfices des 10 dernières années) ressortant à 30 - exactement le même niveau que celui du fameux “jeudi noir” (krach) de 1929… “Il faut avoir une foi aveugle en la croissance pour justifier de tels niveaux de manière soutenable. Une croissance qui est malheureusement aux abonnés absents. Autre bulle, immense : celle provoquée par la “généreuse” politique dite de Quantitative Easing - la planche à billets à plein régime -, décidée par les banques centrales dans la panique après 2008 pour éviter une crise de liquidité. Un peu comme si on tentait d’enfouir le réacteur fondant de Tchernobyl sous des pelletées de sable”, décrypte Georges Nurdin.

“L’effet pervers est que cette politique de QE a généré une bulle géante sous forme de crédit à taux historiquement bas, voire nuls ou négatifs, ce qui, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, a poussé à l’endettement et au surendettement”, dénonce-t-il. “Les fonds d’investissement ont surfé sur cette vague de cash gratuit et réalisé de nombreuses acquisitions par de la dette. Or, comme la plupart de ces fonds ne sont (toujours) pas obligés de publier leurs comptes, ni la composition de leur actionnariat, il est impossible de mesurer l’ampleur réelle de ce phénomène. Effet de ciseaux garanti en cas de baisse de croissance ou de retour de l’inflation (qui pousse les taux à la hausse, NDLR)”, met-il en garde. Or, nous ressentons déjà les prémisses des deux à la fois : la stagnation et l’inflation (ou stagflation), “un mal que l’on croyait éradiqué à jamais depuis les années 70. Un peu comme un retour de grippe espagnole et de la variole”, relève-t-il. Il y a aussi la bulle des prêts étudiants - 1.400 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis en 2017, 6 fois plus qu’en 2004 -, “dont la capacité à rembourser est directement liée à la capacité de trouver un emploi rémunérateur. Or, le taux de chômage des jeunes est actuellement des plus élevés”, souligne l’expert.

Enfin, les tensions géopolitiques virent au rouge, voire à l’écarlate. “Exit la “mondialisation heureuse” (Minc), “la terre est plate” (Friedman) ou encore la “fin de l’histoire” (Fukuyama). C’est Hutchington (“Le choc des civilisations”) qui avait vu juste dès 1992”, relève Georges Nurdin. “Les Etats-Unis viennent de déclarer une guerre économique sans merci à la première puissance économique de demain : la Chine. La Turquie rebâtit l’Empire Ottoman, les Chinois et l’Asie centrale ouvrent la nouvelle Route de la soie, dernière étape sur l’autoroute avant l’Europe. La Russie s’arme, domine le cyberespace et affirme ses ambitions territoriales”, met-il en garde. “L’Europe catatonique, devenue le terrain d’expression et d’expansion du terrorisme international, sur fond de dislocation sociétale (voir ci-après) et d’atonie économique, est quant à elle toute occupée à discuter du “sexe des anges”, exactement comme l’était Constantinople en 1453, la veille de sa chute aux mains de Mehmed II”, dénonce l’expert.

Crise sociétale

Au niveau sociétal, les inégalités n’ont cessé d’augmenter comme le démontre le rapport s'appuyant sur le travail d'une centaine de chercheurs de renom, dont Thomas Piketty. “Le coefficient de Gini (qui mesure les disparités dans une population, NDLR) s’aggrave au sein même des Nations. Et ce, même si au niveau mondial la “pauvreté” recule - au sens où il y a moins de gens qui vivent avec moins d’un dollar par jour et un peu plus qui vivent avec moins de deux dollars par jour”, ironise Georges Nurdin.

L’accroissement des inégalités a été l’un des éléments majeurs de la fragmentation des sociétés et nations européennes, au point qu’il existe aujourd’hui “une grande incertitude quant à la survie de l’Union Européenne telle que nous la connaissons”, met-il en garde. “Les Britanniques ont déjà décidé de larguer les amarres. L’Italie, membre fondateur de l’UE, prend en main la vision du déficit qui lui convient. Les pays d’Europe centrale ne partagent plus totalement certains dogmes. Les Hollandais, qui avaient déjà dit non à la Constitution Européenne - tout comme les Français - en 2005 montrent des signes de fractionnement dans leur opinion. Idem pour l’Espagne, dont la province économiquement la plus efficace a vu son vote pour l’indépendance refusé par Madrid”, souligne l’expert. “L’Autriche affirme son sens de la nation. L’Ecosse a failli gagner son indépendance d’un cheveu. Sans parler de la Belgique, capitale de l’Europe Unie, dont la partition entre Wallons et Flamands n’a jamais été aussi vive. La Grèce, dont le PIB ne représente que 1,2% de celui de l’UE, a pu faire trembler l’euro sur ses bases”, ajoute-t-il.

La crise de 2008, dont la faillite de Lehman Brothers a été le révélateur, a entraîné une augmentation massive des déficits et des dettes. La contamination s’est très rapidement répandue de la sphère financière à la sphère économique réelle, avec la faillite d’entreprises industrielles que l’on croyait indéboulonnables, comme General Motors ! “Les gouvernements, surpris dans la panique la plus totale et au nom de l’axiome du too big to fail (entreprises trop importantes pour qu’on puisse se permettre de les laisser faire faillite, NDLR), ont repris à leur compte ces dettes immenses et les ont transférées au contribuable via des impôts, des taxes et une envolée de 72.000 milliards de dollars de l’endettement mondial depuis 2007. Or, après 1929, les taxes avaient baissé…”, relève Georges Nurdin

Ainsi, contrairement à 2007-2008, la société n’a actuellement plus d’amortisseurs pour encaisser un nouveau choc. “Elle est sur les rotules, entre le chômage de masse, les taux des prélèvements obligatoires - la France est championne dans cette discipline, avec 48% de prélèvements, contre 34% en moyenne dans l’OCDE - qui filent vers le maximum de la courbe Laffer (“trop d'impôt tue l'impôt”, en détruisant la base sur laquelle il porte, NDLR) et la croissance plate, voire la stagflation”, souligne l’expert. “En même temps, et comme expédient à l’atonie des innovations technologiques et des percées commerciales (par exemple, la part de la France dans le commerce International a fondu de 17 à 12% entre 2000 et 2017), on a vu la flexibilisation du travail faire son entrée, qui a entraîné à sa suite son lot d’uberisation, de précarité (87% des embauches en France en 2017 ont été des CDD, dont 88% l’ont été pour une durée inférieure à un mois), d’auto-entreprenariat (en majorité des “petits boulots”). Une véritable spirale de paupérisation”, dénonce Georges Nurdin.

Rien qu’en France, de 2007 à 2017 - après la crise financière, donc -, le pouvoir d’achat des Français a diminué en moyenne de 500 euros, avec une intensité particulière pour les classes dites moyennes, vient de rapporter l’Insee. Un peu plus tôt, Oxfam et Basic nous apprenaient que la France était en 2017 la championne d’Europe de la distribution de dividendes : 67% des bénéfices sous forme de dividendes et de rachats d'actions. “Les réinvestissements n’ont représenté quant à eux que 27% des bénéfices - ce qui, en soi, est faible et ne participe pas suffisamment au renforcement des fonds propres, nécessaire pourtant pour l’investissement de conquête technologique et commercial”, relève l’économiste.

“Ces signaux pour le moins contradictoires ont fortement contribué à non seulement générer et amplifier un puissant sentiment d’injustice chez ceux qui ont essuyé au bout du compte les débordements de la crise financière. D’où une lente mais inexorable dislocation de l’unité nationale, un délitement sociétal profond, avec à la clé un grand désenchantement, ou plutôt une véritable défiance, voire un sourd ressentiment à l’égard des dirigeants économiques et politiques”, met en garde l’expert. Ceci est vrai en France, mais aussi à l’échelle européenne et internationale. “C’est probablement un des ressorts qui a propulsé au pouvoir Donald Trump ou Jair Bolsorano. La résilience sociétale ainsi que le réservoir du capital confiance ont donc été quasiment entièrement consommés, brûlés, évaporés au cours de ces dix dernières années : on roule désormais sur la réserve… et encore”, avertit-il.

Quand éclatera la crise ?

Pour un économiste, c’est la question la plus difficile. L’économie, même si elle utilise beaucoup de modèles mathématiques “est avant tout une science d’essence sociale, comme l’a rappelé Richard Thaler, le Prix Nobel 2017. Richard Thaler, le premier professeur d’école de commerce (Chicago Booth) à recevoir un Prix Nobel, insiste à raison sur les dimensions “fondamentalement psychosociologiques qui commandent l’économie”, à l’opposé de la vue purement mécanique, monétariste, simplificatrice voire simpliste d’un Hayek (Nobel 74) ou d’un Friedman (Nobel 76), qui continue pourtant d’inspirer la politique “de ruissellement” (qui veut que l’enrichissement des plus aisés finit par profiter au reste de la population, NDLR) de certains Présidents européens actuels”, souligne Georges Nurdin.

Et pourtant, les théories ont évolué en un demi-siècle. Il faut donc s’ajuster au vrai (nouveau) monde. “La dimension psychosociologique nous intéresse particulièrement ici, dans l’exercice de la prévision, car elle induit un élément fortement aléatoire et subjectif à tout niveau : financier, économique et sociétal. Bref, 2019 est une échéance assez probable pour une telle convergence des occurrences…”, met en garde l’expert.

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Message par Patlotch le Dim 23 Déc - 11:50


le monde rit jaune

Wall Street dévisse, du jamais vu depuis 2008
Le Dauphiné 23/12/2018 à 06:04

Entre inquiétudes sur la croissance, paralysie des administrations fédérales et guerre commerciale, les indices boursiers américains, Dow Jones et Nasdaq, ont enregistré leur pire chute hebdomadaire.

Rien ne va plus à Wall Street, où les indices boursiers continuent de plonger, faisant planer le spectre d’une crise financière comme il y a dix ans. Toute la semaine, le Dow Jones Industrial Average a reculé : l’indice vedette de Wall Street a ainsi subi une baisse hebdomadaire de 6,87 %, du jamais vu depuis 2008.

L’autre indice, le Nasdaq, composé d’un portefeuille de grosses valeurs technologiques, se porte encore moins bien : il a perdu 8,36 % sur la semaine. Depuis le mois d’août, son point le plus haut, il a chuté de plus de 20 points. Le marché est déprimé, à preuve la dégringolade boursière de quelques géants du numérique : Apple (-3,89 %), Facebook (-6,33 %) et Alphabet, maison mère de Google (-3,16 %).

Cette dépression boursière, signe de la grande nervosité des marchés, sanctionne un fort climat d’incertitude, lié notamment aux inquiétudes sur la croissance.

Ralentissement de la croissance américaine
La croissance des Etats-Unis a été un tout petit peu moins forte qu’initialement prévu au 3e trimestre, à cause d’une baisse des exportations, mais s’affiche quand même à +3,4 % en rythme annuel. L’inflation sur un an a nettement ralenti en novembre et les commandes industrielles de biens durables ont rebondi en novembre après deux mois de baisse.

Un autre front altère la confiance des investisseurs et de la bourse américaine : la guerre commerciale des Etats-Unis avec la Chine. Les indices ont brutalement plongé après la publication de propos du conseiller au commerce du président américain. Peter Navarroi a déclaré qu’il serait « difficile » que Pékin et Washington parviennent à un accord commercial à l’issue des 90 jours de trêve que se sont fixés récemment les deux pays.

Faute d’issue aux négociations sino-américaines, les Etats-Unis imposeront une nouvelle vague de tarifs douaniers à la Chine.

Pour compléter le tableau, le « shutdown », la paralysie des administrations fédérales américaines, faute d’accord budgétaire entre démocrates et républicains au Congrès, n’est pas de nature à ramener l’espoir à Wall Street à l’approche de Noël.

La « folle » banque centrale
La Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis, a tenté sans succès de réconforter les marchés, en affichant sa volonté de rester souple, pragmatique et conciliante sur sa politique monétaire, en fonction des conditions économiques.

« Nous entendons quelque chose d’important de la part des marchés qui est une inquiétude sur les risques concernant l’économie et un ralentissement potentiel plus important que ce que nous prévoyons pour le moment »,
a déclaré John Williams, le numéro deux du Comité monétaire de la Banque centrale américaine.

L’institution fait face aux attaques répétées de Donald Trump, qui a traité la Fed de « folle », après la relève de son taux directeur celui auquel elle laisse les banques se prêter des liquidités à très court terme.

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Message par Patlotch le Jeu 17 Jan - 22:43


optimistes vs pessimistes
et la "douceur" des crises

ici, la controverse n'est pas entre "optimistes" qui voient la crise en 2020, et "pessimistes" cette année, mais sur la profondeur de cette crise. Je me garderai de me prononcer, mais ne résiste pas à rappeler la "prévision" de Bernard Lyon, de Théorie Communiste, selon qui la communisation devait arriver en 2020, l'année prochaine, donc, dans une crise de reproduction du capital. On comprend que l'enjeu soit fort pour ceux qui pensent que ce type de crise ouvre une fenêtre révolutionnaire. Moi, quelle que soit la profondeur de la crise qui vient, je n'en suis pas. Je m'inquiète davantage de ses ravages sociaux et de la guerre. On dira qu'on n'a rien sans rien...

La prochaine crise financière pourrait être plus douce
Patrick Vignal Boursorama/Reuters 17 novembre 2019

PARIS (Reuters) - La plupart des intervenants de marché s'accordent à dire qu'une nouvelle crise financière finira par arriver mais nombreux sont ceux qui prédisent qu'elle sera moins brutale que la précédente.
Les images des employés de Lehman Brothers quittant les locaux de la banque new-yorkaise avec des cartons sur les bras en septembre 2008 sont encore vivaces, de même que l'effondrement des indices boursiers et le resserrement du crédit qui avaient suivi, avec les conséquences que l'on sait sur l'économie mondiale.

Un peu plus de dix ans plus tard, de nombreux éléments suggèrent qu'un nouveau cataclysme de cette ampleur pourra être évité, grâce notamment aux mesures prises depuis par les banques pour assainir leurs fonds propres et à l'arsenal dont disposent désormais les banques centrales pour éteindre ce type d'incendie, dit Stefan Kreuzkamp, directeur des investissements pour la société de gestion allemande DWS.

"La prochaine crise sera probablement moins violente que la précédente parce que le monde est dans une meilleure situation qu'il ne l'était en 2018, pour plusieurs raisons", dit-il.

"Premièrement, les banques ont fait leurs devoirs et le potentiel de contagion au niveau mondial n'existe plus. Deuxièmement, les banques centrales ont mis en place des outils dont elles ne disposaient pas en 2008."

La Réserve fédérale (Fed), qui avait volé au secours des banques américaines en 2008, et la Banque centrale européenne (BCE), qui avait évité l'effondrement de la zone euro quatre ans plus tard avec le fameux "whatever it takes" (quoi qu'il en coûte) prononcé par son président, Mario Draghi, ont en effet considérablement étoffé leur arsenal.

Les mesures "non-conventionnelles", au premier rang desquels les rachats massifs d'actifs (assouplissement quantitatif), ont été largement utilisées par la Fed comme par la BCE pour inonder les marchés financiers de liquidités et restent sur le dessus de la boîte à outils, prêtes à resservir en cas de besoin.

"Il faut prendre également en compte le fait que les banques centrales n'ont aucune marge de manoeuvre, que l'endettement est élevé et que, surtout, les populations sont dans une forme de rejet du modèle libéral, ce qui peut amener à un changement de paradigme avec une forme de déglobalisation", tempère Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez Candriam.

LA RÉCESSION FAIT PEUR

En attendant la prochaine crise financière, la crainte d'une récession pèse sur des marchés nerveux, même si la matérialisation du phénomène n'est pas pour tout de suite, selon la majorité des gérants et économistes.

"Cette récession semble être la plus attendue de l'histoire, on voit bien que tout le monde en parle", note Nicolas Forest.

"Quand vous regardez les différents signaux sur les marchés financiers, et notamment l'évolution de la courbe des taux aux Etats-Unis, on voit que les agents pensent même que la Fed devrait baisser les taux. Cela veut dire qu'une récession est largement anticipée et intégrée par les marchés, or il n'est pas du tout dit qu'elle va arriver", s'empresse-t-il d'ajouter.

Les risques politiques comme le Brexit, toujours sans solution, et les tensions entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux, Chine en tête, créeront sans doute encore des turbulences mais, selon John Greenwood, économiste en chef d'Invesco, "ce ne seront que de petites vagues face à la marée que représentera l'expansion record du cycle économique aux Etats-Unis."

Il y a en effet une forte probabilité, selon lui, pour que la Fed, qui a évoqué la possibilité d'une pause dans le resserrement de sa politique, parvienne à maintenir l'économie américaine en piste pour encore plusieurs années d'expansion.

La reprise actuelle pourrait donc, dès juillet prochain, dépasser en longueur le cycle précédent de dix ans (de mars 1991 à mars 2001) et redonner de l'optimisme aux marchés, dit-il en écartant la menace d'une erreur de la banque centrale américaine dans le pilotage des anticipations.

La tonalité plus accommodante des banques centrales vaut également pour la BCE, qui vient d'arrêter ses rachats d'actifs mais ne peut ignorer les signes d'un tassement de la croissance dans la zone euro et risque d'avoir du mal à amorcer le relèvement de ses taux d'intérêt cette année.

David Zahn, responsable du marché obligataire européen chez Franklin Templeton Investment Management, pense même que l'institution de Francfort ne touchera pas à ses taux avant 2021.

Les marchés seraient donc exagérément pessimistes, comme le juge Florent Bronès, responsable de la stratégie d'investissement de BNP Paribas Wealth Management, qui souligne que les fondamentaux de l'économie mondiale demeurent robustes et ne voit pas de récession à l'horizon.

"Les marchés sont à des niveaux qui, à notre sens, anticipent des récessions, notamment aux Etats-Unis, ce qui n'est pas du tout notre scénario, qui est celui d'un ralentissement de la croissance mondiale, notamment aux Etats-Unis, mais pas d'une récession", dit-il.

UNE CRISE ? QUELLE CRISE ?

La croissance n'est pas morte, ni pour l'économie ni pour les bénéfices, l'inflation reste contenue et les coûts de financement demeurent à des niveaux relativement bas, prolonge Stefan Kreuzkamp (DWS), qui n'anticipe pas de récession en 2019, et probablement pas en 2020 non plus.

"Notre hypothèse est que la récession, quand elle arrivera, sera relativement modérée", dit-il.

Qui dit récession parle d'un phénomène se définissant techniquement par deux trimestres consécutifs de contraction économique. Une crise financière, elle, entraîne l'effondrement des actifs, à commencer par les indices boursiers.

"On peut envisager une crise financière sans récession mais par contre, il est difficile d'anticiper une récession sans impact sur les marchés", dit Nicolas Forest (Candriam).

"On peut tout à fait imaginer un ou deux trimestres de contraction économique donc de récession technique mais qui ne serait pas pour autant comparable à 2008. On pourrait avoir un moment difficile sur les marchés financiers sans nécessairement avoir de crise grave."

Si crise il devait y avoir, il est impossible de dire quelle forme elle prendrait, dit-il avant d'esquisser tout de même un scénario de moyen terme

"On peut tout à fait avoir des inquiétudes sur le marché actions et sur le marché du crédit, notamment en raison de la crainte d'une guerre commerciale, mais je pense que le plus grand risque que l'on a, c'est la montée du populisme", dit-il.

"Ce phénomène ne va pas forcément entraîner, au moins dans un premier temps, une récession au sens classique du terme. Par contre, cela peut nous conduire vers un monde où la croissance ralentit et où les marchés subissent davantage de turbulences."

(Edité par Marc Angrand)

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Message par Patlotch le Mer 23 Jan - 11:21


la véritable avant-garde

A Davos,
l'élite cueillie à froid par des inquiétudes sur la croissance et les inégalités

Boursorama avec AFP 21/01/2019 à 19:29

Alors qu'elle arrive à peine à Davos, l'élite économique mondiale a été cueillie à froid lundi par un avertissement du FMI sur la croissance et sur le mécontentement populaire qu'alimentent des inégalités toujours plus criantes.

LA CRISE QUI VIENT Un-policier-sur-le-toit-d-un-hotel-a-davos-le-21-janvier-2019
Un policier sur le toit d'un hôtel à Davos, le 21 janvier 2019 ( AFP / Fabrice COFFRINI )
"Une récession mondiale n'est pas au coin de la rue mais le risque d'un recul plus prononcé de la croissance mondiale a augmenté", a averti la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

De quoi faire encore baisser la température dans la station de ski huppée des Alpes suisses, couvertes d'un épais tapis neigeux, où vont converger jusqu'à vendredi les quelque 3.000 participants au "Forum économique mondial".

Grands patrons, chefs de gouvernement, ministres mais aussi activistes doivent participer à des débats sur les thèmes les plus variés, allant des déchets plastiques à la géopolitique en passant par l'intelligence artificielle.

Ils sont accueillis cette année par une grande campagne d'affichage des organisateurs les incitant à délaisser jets et berlines.

L'élite de la finance et de l'économie mondiale est invitée à prendre les transports en commun ou chausser les crampons pour se déplacer dans les rues glissantes, bordées de locaux loués à grands frais par les entreprises et d'hôtels où se succèderont les réceptions.

Le FMI a abaissé, pour la deuxième fois en quelques mois, le rythme d'expansion de l'économie mondiale, désormais estimé à 3,5% (-0,2 point) pour cette année, après 3,7% en 2018. La prévision pour 2020 est également moins bonne à 3,6% (-0,1 point).

Mme Lagarde a fait un parallèle de circonstance avec le ski : "nous avons besoin que tout le monde reste sur la piste".

"Cela va être plus laborieux, plus d'efforts seront nécessaires", a-t-elle prévenu, citant la guerre commerciale et le Brexit comme les principaux risques qui pèsent sur l'économie mondiale.

- Les grands absents -

La nouvelle cheffe économiste du Fonds, Gita Gopinath, qui effectuait son baptême du feu à Davos, y est allée de son avertissement concernant le Brexit alors que la Première ministre britannique, Theresa May, entend rediscuter avec Bruxelles de la question, épineuse entre toutes, de la frontière irlandaise.

"Il est impératif que les dirigeants politiques mettent rapidement un terme à cette incertitude", a dit Mme Gopinah, à deux mois de la date prévue pour le divorce.

Plus surprenant de la part du FMI: Mme Gopinath a adressé un message aux dirigeants politiques pour qu'ils répondent rapidement au mécontentement populaire qui s'exprime dans certains pays.

"Je pense que ce qui est important, ce n'est pas d'attendre une escalade des risques politiques mais que les dirigeants politiques s'occupent d'éviter un tel mécontentement avec la manière dont les choses fonctionnent", a-t-elle affirmé. "Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées".

L'appel sera-t-il entendu en France par exemple ? La crise des "gilets jaunes", qui retient le président français, Emmanuel Macron, à Paris alors qu'il avait été l'un des chouchous de Davos l'an dernier, a coûté à l'économie tricolore 0,1 point dans les prévisions du FMI, à 1,5% cette année.

Son absence est officiellement justifiée par un agenda "surchargé".

Le Forum se déroule également en l'absence du président américain, Donald Trump, qui a renoncé en raison de la fermeture partielle des administrations fédérales ("shutdown"), depuis plus d'un mois, un record historique, sur fond de crise politique autour de sa politique d'immigration. Theresa May a aussi renoncé pour cause de Brexit.

De quoi céder le devant de la scène au nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, arrivé lundi en fin d'après-midi et dont le discours mardi est très attendu. Mais aussi au chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte.

Deux figures de la montée du populisme dans le monde, un phénomène qu'alimente le creusement apparemment inexorable des inégalités, dénoncé comme chaque année par l'ONG Oxfam en lever de rideau du Forum économique mondial.

Dans son rapport annuel, elle révèle que 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d'argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité. Trois d'entre eux sont sur la liste des quelque 3.000 participants à Davos cette année : l'Américain Bill Gates, le magnat de l'industrie indien Muksh Ambani et le fondateur du géant chinois Alibaba, Jack Ma.

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Message par Patlotch le Jeu 24 Jan - 13:04


« une seule défaillance, n'importe où, l'arrache à l'état de grâce »
Maria Rilke

suivi de souvenirs de Patlotch, suicidé dans l'État

«Gilets jaunes», croissance faible : les défaillances d'entreprises vont grimper
Corinne Caillaud Le Figaro Économie 23/01/2019

Selon le bilan annuel de l'assureur-crédit Coface, 53.192 défaillances d'entreprises sont à prévoir en 2019.

LA CRISE QUI VIENT XVM50f8946e-1eeb-11e9-b21b-ce52439ce7b3
Conséquence du ralentissement de l'économie, les défaillances d'entreprises sont reparties à la hausse dans l'Hexagone dès le mois de mai 2018, selon le bilan annuel de l'assureur-crédit Coface*. Une orientation qui s'applique à tous les secteurs d'activité, et plus particulièrement à la construction, qui a subi de plein fouet la baisse de 5,3 % des permis de construire. Par ailleurs, la moindre progression de la consommation des ménages (seulement 0,8 % en 2018, selon l'estimation de Coface, après + 1,1 % en 2017) a surtout affecté les services aux particuliers, la distribution et le secteur automobile.

Malgré cette inversion de tendance intervenue au printemps, 2018 reste une bonne année, avec 52.665 défaillances seulement. C'est 2,9 % de moins qu'en 2017, soit le plus bas niveau atteint depuis 2008. Paradoxalement, les deux derniers mois de 2018 ont été corrects. L'impact du mouvement des «gilets jaunes» est peu perceptible, puisque les défaillances enregistrées en décembre sont inférieures de 3,6 % à celles de décembre 2017.

Quelques exceptions toutefois, notamment dans le commerce de détail, l'habillement et la restauration (+ 6 %). Les effets du mouvement devraient être plus marquants dans les prochains mois. Fragilisées, les entreprises devraient sentir des tensions de trésorerie avec quelques semaines de décalage, à partir de février. Selon le modèle de prévision de Coface, 53 192 défaillances d'entreprises sont à prévoir en 2019, soit une hausse de 1 % par rapport à 2018.
* à propos de la Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur), je me souviens, étant 'Responsable de la formation professionnelle' à la Direction des affaires économiques et internationales (DAEI) du Ministère de l'Équipement et des Transports, qui avait (et garde avec l'Écologie et la Transition énergétique) la tutelle d'État sur le secteur du BTP, je me souviens des rapports étroits qu'entretenaient avec elle mes collègues ingénieurs des Ponts ou des TPE, ou autres Administrateurs Civiles sortis de l'ENA

le directeur de cette DAEI était Claude Martinand, ex-membre du PCF et DirCab de Charles Fiterman ministre de Mitterrand-Mauroy de 1981 à 1984, un "grand serviteur de l'État" qui m'avait confié : « Je suis un républicain et m'entends très bien avec Sarkozy », alors dans sa traversée du désert

c'était aussi le Ministère de la reconstruction* de ce qui avait été détruit sous les bombes de la "Coalition Internationale" dans les guerres d'Irak, et la concurrence était enragée pour être les premiers, avant les Américains dont LaFrance espérait, grâce au flair de Chirac, tirer profit, comme on dit. LaFrance, alias Bouygues et consorts

c'est pourquoi de mauvais esprits n'hésitaient pas à parler de la Guerre des Ponts et Chaussées. Dans la restructuration inachevée, n'en déplaise à certains accélérationnistes de la communisation, celle qui vient y ressemble...


* le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme est créé en octobre 1944 par le Gouvernement provisoire de la République française du général de Gaulle. Le dirigera, comme ministre communiste, Charles Tillon, récompensé comme résistant fondateur et commandant en chef des FTPF (Francs tireurs et partisans français), écarté en 1952 du Comité Central du PCF (voir L'affaire Marty-Tillon)

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Message par Patlotch le Sam 26 Jan - 9:40


pendant le faux débat, la vraie guerre continue
économie de la guerre, guerre dans l'économie


Les ventes d’armes au cœur de la visite d’Emmanuel Macron en Egypte
Isabelle Chaperon Le Monde 25 janvier 2018

Des ONG demandent à la France de revoir sa politique alors qu’un contrat de Rafale est espéré.

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Sur la ligne d’assemblage des Rafale, dans l’usine Dassault Aviation de Mérignac,
le 14 janvier 2019. MEHDI FEDOUACH / AFP
Le ton est donné. Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à opérer du 27 au 29 janvier sa première visite officielle au Caire depuis l’élection présidentielle, huit ONG dont Amnesty international ou encore Human Rights Watch (HRW) ont appelé jeudi 24 janvier les autorités françaises à « cesser de passer sous silence le bilan catastrophique de l’Egypte en termes de droits humains, pour préserver ses intérêts stratégiques, économiques et militaires ».

Dans le viseur, bien sûr, les exportations d’armes de la France vers l’Egypte. Un sujet d’actualité alors que le camp français espère fortement que son grand client lèvera, à cette occasion, une option d’achat portant sur douze Rafale. La commande de deux corvettes Gowind à Naval Group est également en discussions avancées.

Entre 2013 et 2017, l’Egypte, troisième importateur mondial d’armement selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), a fait de la France son premier fournisseur, lui confiant 37 % de ses achats. En sens inverse, Le Caire est devenu le premier client des industriels français de l’armement à l’export, absorbant 25 % de leurs ventes en dehors de l’Hexagone : soit près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé depuis 2014.

La diplomatie française a obtenu de Washington de lâcher du lest
Poutre maîtresse de ce partenariat privilégié, la commande passée en 2015 par le président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi à Dassault Aviation portant sur 24 Rafale, avec une option sur douze avions de combat supplémentaires. Le constructeur Naval Group a également vendu sept navires à l’Egypte, dont trois corvettes en cours de construction sur le chantier naval d’Alexandrie. Safran, Thales, Airbus ou Arquus bénéficient également de commandes importantes. Antage : « L’Egypte est un pays qui paye rubis sur l’ongle »

Les discussions portant sur les douze Rafale optionnels avaient, un temps, été suspendues par le veto des Etats-Unis qui, de par sa réglementation ITAR (International Traffic in Arms Regulation), peut bloquer des exportations d’armes n’importe où dans le monde pour peu qu’elles comportent des composants américains. Or, c’était le cas de missiles de croisière fabriqués par le fabricant français de missiles MBDA pour le Rafale.

Cet obstacle a été levé. La diplomatie française a obtenu de Washington de lâcher du lest tandis qu’une solution industrielle a été trouvée afin de se passer à terme des composants américains justifiant l’application de ITAR.


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Message par Patlotch le Dim 3 Fév - 18:23


en cas de crise, tous les possesseurs de papier-monnaie
souhaitent l'échanger contre de l'or :
il n'y en aura pas assez pour tout le monde !

(Marx, Le Capital, retrouver citation)


« Et puis, un jour, sans que les responsables s'y attendent, la musique cesse de jouer.
Les danseurs cherchent un siège, il n'y en a pas assez pour tout le monde,
n'est-ce pas Monsieur Prince ? »

Bruno Bertez


LA CRISE QUI VIENT 773067138

la mémoire me joue détour, en attendant celle que je cherche...
Marx a écrit:Pendant la crise, chacun désire vendre, éprouve des difficultés à le faire et doit s'y résoudre à tout prix pour faire face à ses engagements. Il en résulte que la masse de capital, non pas inoccupé mais arrêté dans la reproduction, est très considérable, bien qu'au même moment le crédit soit le plus difficile et l'escompte dans les banques le plus élevé. Des fabriques sont arrêtées, des matières premières s'accumulent, des produits achevés encombrent les marchés ; loin de faire défaut, le capital productif est en excès, tant parce que la reproduction normale est momentanément contractée que parce que la consommation est paralysée.
[...]
Il va de soi que les moyens de paiement font défaut pendant une crise. Le besoin de convertir des traites s'est substitué à celui d'échanger des marchandises, et cette situation s'accuse d'autant plus que pendant pareille période une partie des maisons de commerce s'appuie exclusivement sur le crédit. Aussi des lois absurbes sur les banques, comme celle de 1841-45, peuvent-elles aggraver une crise financière ; aucune ne peut la supprimer.
[...]
Or lorsqu'il y a drainage de l'or, la convertibilité de la monnaie de papier devient problématique, d'où des mesures de rigueur, hausse du taux de l'intérêt, etc., pour assurer cette convertibilité.
[...]
En 1857, la crise éclata aux Etats-Unis. L'or anglais fut drainé et exporté en Amérique; mais dès que la hausse des prix eut pris fin aux Etats-Unis, il y eut crise en Angleterre et le drainage de l'or se fit en sens inverse.

Le Capital - Livre III Chapître XXX : Capital-argent et capital effectif, 1865


Les banques centrales se sont ruées sur le métal jaune en 2018

LA CRISE QUI VIENT Les-banques-centrales-se-sont-ruees-sur-le-metal-jaune-au-4e-trimestre-2018-620563
Les achats d'or des banques centrales ont renoué, en 2018, avec des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 1967 et la dissolution des accords de Bretton Woods, selon un rapport du World Gold Council. Cet appétit retrouvé a dopé la demande mondiale de métal jaune sur fond de risques politiques et économiques.

Sur le seul quatrième trimestre de 2018, la demande totale d'or (investisseurs professionnels, particuliers et banques centrales) a atteint 1.281,5 tonnes, ce qui correspond à une hausse de 16% par rapport aux trois derniers mois de 2017, selon le rapport publié jeudi par le World Gold Council (ou "Conseil mondial de l'or", aussi appelé "CMO" ). Pour l'ensemble de l'année écoulée, la demande de métal jaune a grimpé de 4% pour s'établir à 4.345,1 tonnes, portée par la demande des banques centrales qui s'est littéralement envolée (+74% à 651,5 tonnes).

Course à l'augmentation des réserves
Pour les banques centrales, il s'agit du niveau "le plus élevé depuis la dissolution des accords de Bretton Woods" qui rattachait le cours des devises aux réserves d'or des banques centrales, souligne le CMO dans son rapport. L'appétit des banques centrales pour l'or a donc grimpé, en 2018, à son plus haut niveau depuis 1967, et cela s'explique, entre autres, par la volonté de plusieurs banques centrales (en Russie, en Turquie ou encore au Kazakhstan) de se détacher du dollar. D'autres banques centrales, hongroise, polonaise et irakienne notamment, ont également exprimé leur intérêt pour le métal précieux.

Le Financial Times a ainsi rapporté que la banque centrale de Pologne avait acheté neuf tonnes d’or au cours de l'été, ce qui constituait le premier achat d'or de la part d'un État membre de l'UE au 21e siècle. Quant à la banque centrale de Hongrie, après avoir maintenu en permanence ses réserves d'or à 3,1 tonnes lors des 32 dernières années, elle en a accumulé dix fois plus dans ses caisses durant les deux premières semaines d'octobre, portant ses réserves à 31,5 tonnes.

En tout, les banques centrales de pays comme la Pologne, la Russie, la Turquie et le Kazakhstan ont acheté 264 tonnes d’or cette année, "de très loin le montant le plus important à ce stade de l’année au cours des six dernières années", selon le Groupe Macquarie. Alors que le cours de l'or a abandonné 10% de sa valeur en 2018, les institutions accumulent du métal précieux pour diversifier leurs réserves afin d’être moins dépendantes du dollar américain.

graphique : Le top 10 des pays qui détiennent les plus grosses réserves d'or au monde. En tonnes (à février 2019)

Pour Alistair Hewitt, responsable des études de marché du CMO, les achats des banques centrales resteront probablement soutenus cette année. La demande globale (investisseurs, industriels, joaillerie, banques centrales...) des deux principaux marchés, la Chine et l'Inde, devrait aussi se maintenir avec une consommation attendue entre 900 et 1.000 tonnes en Chine et entre 750 et 850 tonnes en Inde en 2019. Le rapport du CMO précise que l'offre mondiale d'or, de son côté, a augmenté de 1% à 4.490,2 tonnes l'an dernier.

La demande des ETF a bondi de 246% en fin d'année

Côté investisseurs, au quatrième trimestre, "les thématiques d'investissement ont changé" note John Mulligan, un responsable du CMO interrogé par l'AFP. La demande des ETF -les fonds indiciels adossés à l'or et utilisés par les investisseurs professionnels ou particuliers- a grimpé de 246% au quatrième trimestre de 2018 par rapport à la même période en 2017. Elle a représenté l'équivalent de 112,4 tonnes. Ce revirement est d'autant plus notable que les investisseurs avaient au contraire délaissé le métal jaune au début de l'année. Sur l'ensemble de 2018, d'ailleurs, la demande de ce type de produits financiers reste en fort repli (-67% pour atteindre 68,9 tonnes de flux de demande net, contre 206,4 tonnes en 2017). Au total, les encours des ETF sur l'or ont atteint 2.440 tonnes d'or en 2018 (+3% sur un an). Pour John Mulligan, les investisseurs ont réalisé, au cours des trois derniers mois, que l'économie mondiale était fragile, ce qui les a poussé à se rabattre sur l'or.

Les particuliers ne sont pas en reste
Hors marchés financiers, les investisseurs particuliers peuvent également acheter des pièces ou des lingots. Et si leur comportement vis-à-vis du métal précieux diffère selon les pays, certains marchés se sont tout de même distingués, à l'image de l'Iran, "un cas extrême de marché stressé" selon le CMO. De fait, la demande des particuliers iraniens a augmenté de 208% au quatrième trimestre de 2018 sur un an glissant, pour s'établir à 16,2 tonnes. Au Royaume-Uni, les incertitudes entourant le Brexit ont également fait croître la demande de 36% à 3,2 tonnes au quatrième trimestre. Les particuliers chinois restent toutefois les investisseurs les plus friands de métal jaune, avec 70,9 tonnes au cours des trois derniers mois de 2018, un chiffre en augmentation de 3% sur un an. À travers le monde, la demande d'or en barres et en pièces a progressé de 8% à 280,9 tonnes au T4 (et de 4% à 1.090,2 tonnes sur l'année).

La bijouterie en berne
Inversement, les derniers mois de l'année ont vu une diminution de la demande d'or à la fois dans l'industrie et dans la joaillerie, en raison d'une baisse des dépenses des consommateurs. La demande des bijoutiers a ainsi fléchi de 3% en Chine à 174,8 tonnes, tandis qu'elle a reculé de 1% à 180,1 tonnes chez le premier acheteur mondial d'or en bijoux, l'Inde. "L'envers de cette incertitude économique, c'est que la bijouterie se porte mal", a reconnu John Mulligan. Si la demande mondiale de bijouterie reste stable, à 2.200 tonnes sur l'ensemble de l'année, elle a reculé de 3% à 636,2 tonnes au dernier trimestre, plombée par une demande en net recul en Turquie et au Moyen-Orient (-16% à 41,6 tonnes, dont une baisse de 32% à 7,6 tonnes pour la Turquie), la faute aux "difficultés économiques, aux monnaies faibles et aux changements de taxation" dans cette région selon le CMO.

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Message par Patlotch le Lun 4 Fév - 23:29


DANS LA RESTRUCTURATION MONDIALE DU CAPITAL
QUI SE POURSUIT AVEC DES PARTICULARITÉS NOUVELLES
LES FRONTIÈRES NATIONALES SONT DE MOINS EN MOINS DES FRONTIÈRES
POUR L'ÉCONOMIE ET LES CAPITAUX
DE PLUS EN PLUS POUR LES MIGRANTS PAUVRES

la Chine vole-t-elle au secours de la France ?

on dira qu'on s'en fout, "notre pays" a bien été occupé par l'Allemagne sans que ça n'empêche "nos avions" d'être cloués au sol...

du côté des aéroports et compagnies aériennes française :

China Eastern Airlines 10% d'Air France-KLM, des Chinois au capital de l'aéroport de Toulouse, sur le modèle grec du Pirée, 14 hectares d'entrepôts du port du Havre sous contrôle chinois, comme 600 hectares de l'ancienne base américaine de Châteauroux, entourant un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d'Air France et à l'entretien des avions de ligne comme l'A380. Mais l'acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d'un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l'aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation.
LA CRISE QUI VIENT 001aa0bab90b11b7f10201
image ajoutée
du côté des avions :
La Chine, dernier espoir de l'Airbus A380
Bruno Trédivic Les Échos, 3 février
Si l'A380 perdait le soutien de son principal client, Emirates, le très gros porteur n'aurait d'espoir de salut qu'en Chine. - F. Lancelot/Airbus
Bruno Trévidic a écrit:Si Emirates décidait de convertir sa dernière commande d'A380 en A350, l'unique planche de salut du programme d'Airbus serait la concrétisation d'une commande chinoise assortie d'un nouveau site industriel en Chine.
Les hasards du calendrier sont parfois cruels. Alors que le Boeing 747 célébrera dans quelques jours ses 50 ans d'exploitation, l'Airbus A380 pourrait ne pas fêter son 12e anniversaire. La remise en cause par Emirates d'une commande de vingt A380 (et de 16 options) pourrait en effet sonner l'arrêt prématuré de la production du très gros porteur européen, dont la compagnie de Dubaï est de loin le premier client avec 109 appareils dans sa flotte sur les 232 en service dans le monde.

Si cette commande, signée en janvier 2018, était annulée, il ne resterait plus à Airbus que 33 A380 à livrer à Emirates, plus trois autres pour All Nippon. Toutes les autres commandes encore en portefeuille sont en effet des commandes dont les clients ne veulent plus, mais qui n'ont pas encore été rayées du carnet de commandes pour des raisons juridiques.

Ces 36 commandes restantes représentent un peu plus de quatre ans de travail au rythme actuel (de 6 à 8 avions à l'année). Sachant qu'Airbus doit passer commande à ses fournisseurs au minimum 18 mois à l'avance, l'avionneur n'a véritablement que deux ans de visibilité.

Dans l'intérêt d'Airbus
C'est loin d'être la première fois que l'A380 est menacé d'une fin prématurée. En 2015 et en 2018, son avenir était déjà suspendu à la signature d'une nouvelle commande d'Emirates. Mais la menace n'a jamais été aussi grande. Non seulement Airbus a confirmé être en renégociation avec Emirates (qui doit réduire ses coûts et ralentir sa croissance), mais l'objet de ces négociations serait non pas de sauver la commande d'A380, mais plutôt de la transformer en commandes d'A350 et d'A330neo.

Ce qui pourrait être au passage dans l'intérêt économique à court terme au moins d'Airbus. Livrer des A350 et des A330neo serait en effet beaucoup plus rentable que de vendre des A380 à perte. Malgré les efforts d'Airbus pour réduire le coût de production de l'A380, le point d'équilibre avoisine les 15-20 appareils par an,  et le ralentissement des livraisons a fait repasser le programme dans le rouge. Dans l'esprit d'Airbus, cette situation ne peut être que temporaire, dans l'attente de nouvelles commandes.

Celles-ci pourraient venir d'outre-Manche. Jeudi, le grand patron d'IAG, Willie Walsh, qui préside aux destinées de British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus et Level, a confirmé son intérêt pour l'avion - British Airways en exploite déjà 12, et doit bientôt remplacer des vieux Boeing 777. Mais le dirigeant a remis le problème du prix sur la table. « Nous avons dit à Airbus que nous serions disposés à en commander davantage, à condition qu'ils nous proposent un bon prix, ce qu'ils n'ont pas été en mesure de faire jusqu'à présent. Airbus doit se monter plus agressif commercialement », a-t-il expliqué, lors d'une conférence de presse à Londres.

Espoir en Chine
En somme, le seul salut durable de l'A380 serait une grosse commande chinoise. D'après Airbus, les compagnies chinoises pourraient avoir l'usage d'une soixantaine d'A380, même si leur développement est actuellement réduit par la pénurie de créneaux utiles disponibles dans les grands aéroports chinois. La possibilité d'une commande chinoise d'A380 avait même été évoquée, il y a un an, par Emmanuel Macron, lors d'un voyage officiel en Chine. Airbus aurait par ailleurs fait miroiter aux Chinois l'implantation d'une usine d'aménagements intérieurs d'A380. En vain pour le moment.

L'avionneur européen pourra-t-il attendre davantage ? Faute de certitude, le conseil d'administration d'Airbus et l'actuel patron du groupe, Tom Enders, pourraient être tentés de régler définitivement le problème de l'A380, afin de laisser en avril, au nouveau patron d'Airbus, Guillaume Faury, une situation assainie. D'autant que les deux motoristes de l'appareil, GE et Rolls-Royce ne semblent pas avoir l'intention de voler au secours de l'A380. C'est d'ailleurs faute de s'être mis d'accord avec Rolls-Royce sur les performances attendues de ses moteurs qu'Emirates a commencé à remettre en cause sa commande.

Trancher la question n'est cependant pas si évident. En lâchant l'A380, Airbus se débarrasserait ainsi d'un foyer de pertes mais laisserait aussi pour l'instant à  Boeing un monopole sur les très gros porteurs de plus de 400 places avec la version de son futur 777X .

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Message par Patlotch le Sam 9 Fév - 19:53


En baisse pour la troisième séance d’affilée, l’indice phare de la Bourse de Paris a cédé 0,49%, à 4.961,64 points, sur fond de craintes d’une absence d’avancées dans le dossier commercial. L’Oréal et Hermès ont été entourés dans la foulée de leurs publications annuelles.
Un pas en avant, deux pas en arrière… [Lénine à l'honneur chez les bousi-coteurs !] Le président Trump a, une fois de plus, fait montre de son caractère imprévisible, en affirmant qu’il n’avait pas prévu de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping avant l'échéance du 1er mars, date à laquelle les tarifs douaniers américains augmenteront en l'absence d'accord commercial avec Pékin. Les marchés financiers, qui s’étaient pris à rêver, la semaine précédente, d’une trêve dans l’affrontement sino-américain, ont été ramenés à la dure réalité. « Le facteur peur concernant la guerre commerciale est revenu sur le marché, commente Peter Cardillo, économiste en chef chez Spartan Capital Securities. Cela va conduire le marché sur un chemin cahoteux. Nous allons probablement observer une situation plus défensive jusqu’à ce que nous ayons de plus de précisions sur la guerre commerciale. »  De fait, à Paris, le Cac 40, qui a déjà flanché de 1,84% jeudi, a encore perdu 0,48%, à 4.961,64 points, dans un volume de transactions de 3,85 milliards d’euros. Sur cinq jours, l’indice phare de la Bourse de Paris a cédé 1,15%, sa première baisse hebdomadaire après cinq semaines consécutives de progression.

En route pour Pékin
Les déclarations de Donald Trump ne remettent toutefois pas en cause le voyage à Pékin de Steven Mnuchin et de Robert Lighthizer. Le secrétaire au Trésor et le représentant au Commerce doivent se rendre en Chine la semaine prochaine pour un nouveau round de négociations sur la protection de la propriété intellectuelle américaine. Ils ont la lourde tâche de tenter de parvenir à un accord avant le 1er mars.

D’une manière générale, l’environnement économique se dégrade, et la réduction plus marquée que prévu de l’excédent commercial allemand, de 20,4 milliards à 13,9 milliards entre novembre et décembre, vient confirmer le constat dressé jeudi par la Commission européenne, qui n’a pas hésité à sabrer ses prévisions de croissance du PIB de la zone euro en 2019 et 2020.

De son côté, la Banque d’Angleterre table pour 2019 sur le taux de croissance le plus faible depuis dix ans au Royaume-Uni tandis que son homologue australienne a abaissé ses prévisions de croissance pour cette année.

L’Oréal et Hermès ne voient pas de ralentissement en Chine
Dans ce contexte, les résultats et prévisions d’Hermès International et de L’Oréal ont apporté une véritable bouffée d’air frais, en ce qu’elles contredisent le scénario d’un ralentissement de la demande en Chine.


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Crédits photo : Tupungato / Shutterstock.com

Hermès, à titre d’exemple, a réalisé un chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros l’an dernier dans la zone Asie-Pacifique (hors Japon), en hausse de 13,7 % sur un an. La maison du faubourg Saint-Honoré a été bien plus embêtée par le mouvement des « gilets jaunes » en France, mais cela ne l’empêche pas d’afficher, sur 2018, un chiffre d’affaires proche de 6 milliards d’euros (+6,5% à données publiées et +10,4% hors effet devises). La direction estime que la marge opérationnelle du groupe devrait être « proche de 34% après le niveau exceptionnel atteint en 2017 », soit 34,6%. En Bourse, le titre a gagné 1,46%.

De son côté, L’Oréal (+1,25%) a dévoilé des chiffres record pour 2018, notamment pour la marge opérationnelle, portée de 18 à 18,3%. Les résultats ont été soutenus par les ventes de produits de luxe et de « cosmétique active. » [rude concurrence pour Priscillia Ludosky's Fall in Cos' !]

Valeo perd plus de 10% en cinq jours
A l’inverse, Valeo poursuit son recul et affiche désormais une baisse de 12,62% sur la semaine. Selon le WirtschaftsWoche, qui cite des sources au sein de l’Union européenne, le département américain du Commerce étudie trois options concernant les droits de douane sur les voitures européennes : une taxe de 10%, des droits de douane limités aux voitures électriques ou innovantes, ou encore une pénalité de 25%.

ArcelorMittal est également sous pression : -4,92%. Le groupe a dû faire évacuer tous les résidents d’une localité proche d’une de ses mines située à proximité du barrage de Serra Azul, au Brésil, à la demande de la sécurité civile. Ce site produirait près de 2 millions de tonnes de minerai de fer par an.

Enfin, Tarkett a touché un plus bas historique à 15,63 euros (-16,2%) en séance, après l’annonce d’un recul de 1,3% de sa croissance organique au quatrième trimestre. L’excédent brut d’exploitation a chuté de 21%, à 249 millions d’euros, à cause de l’augmentation des prix des matières premières.

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Message par Patlotch le Lun 11 Fév - 13:55


LA CRISE QUI VIENT 7533987c9269a8e04698816f73a60
Christine Lagarde
directrice générale du Fonds monétaire international (FMI)
depuis 2011. Steve JAFFE / AFP

Christine Lagarde met en garde contre « les nuages qui s’accumulent »
La croissance de l'économie mondiale est « plus lente » que prévu, a averti dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), mettant en garde contre une éventuelle « tempête » économique.

En un mot: nous assistons à une économie (mondiale) dont la croissance est plus lente que prévu, a déclaré Christine Lagarde devant le World Government Summit, un sommet annuel sur la gouvernance mondiale qui réunit à Dubaï des décideurs politiques et économiques du monde entier. Le mois dernier, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance de l'économie mondiale pour cette année de 0,2% à 3,5% en raison des tensions commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine.

« quatre nuages »
Mme Lagarde a évoqué ce qu'elle a appelé les « quatre nuages » qui planent selon elle sur l'économie mondiale et averti qu'une « tempête » pourrait la frapper. Elle a parlé à ce propos des tensions commerciales, notamment entre la Chine et les Etats-Unis, du resserrement des taux d'emprunt, des incertitudes liées au Brexit et d'un ralentissement de l'économie chinoise. Selon elle, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont commencé à affecter l'économie mondiale.

« Nous n'avons aucune idée de ce que cela va donner et ce que nous savons, c'est que cela commence déjà à avoir un effet sur le commerce, sur les taux d'emprunt et sur les marchés ». Elle a relevé que le resserrement des taux d'emprunt intervient au moment où les Etats, les entreprises et les ménages ont accumulé de « très lourdes dettes ». « Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête », a averti M. Lagarde, qui a appelé les gouvernements à s'y préparer et à éviter le protectionnisme.

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Message par Patlotch le Dim 17 Fév - 7:39


la crise économique se passe-t-elle
avant de se passer ?
... et de passer ?

d'un côté les "lanceurs d'alertes" les multiplient, la récession est là, la crise vient, avec les "optimistes" et les "pessimistes" quant à l'échéance et à la profondeur des effets. D'un autre, tant que la crise n'est pas effective, tout se passe comme si elle n'existait pas. C'est vrai pour les maîtres de l'économie, pour ceux qui vivent de leurs salaires ou assimilés, mais aussi pour les lutteurs revendiquant comme s'ils pouvaient gagner autant qu'en l'absence de crise. On a pu le vérifier en France tout au long du "mouvement des Gilets jaunes", pourtant par excellence dernier produit en date de la restructuration économique depuis décennies. Et puis il y a ceux qui voient avec chaque crise qui vient l'ouverture d'une fenêtre pour LA révolution (cf la contemplation marxiste de la crise, Vive la crise en version marxiste, 3 Oct 2018

on aura remarqué que je ne suis pas un expert en prévision économique, ce qui, après tout n'est pas un tare si l'on en croit Bernard Maris, économiste à la Banque de France : « Qui se souviendra de l'économie, et de ses prêtres, les économistes ? », dans Houellebecq économiste publié  en 2014 avant son assassinat à Charlie Hebdo en janvier 2015

pas un expert mais conscient que l'économie du Capital entraîne peu ou prou tout le reste, vers des crises, et peut-être une crise de reproduction du "système capitaliste". Alors en attendant, je fais avec sans plus de projection future et de surinterprétation en un sens ou l'autre de ce qui se passe sous mes yeux, à mes yeux


Vers une récession mondialisée
François Pignon Agora.Vox 13 février 2019

A en croire le FMI, en 2017, la croissance mondiale synchronisée était à un niveau jamais enregistré depuis 2010, et cette croissance devait se confirmer indéfiniment. Par « croissance mondiale », il faut entendre la croissance du total des produits intérieurs brut s(PIB) mondiaux ou « revenu mondial ».

LA CRISE QUI VIENT Globe-2-4bfab
2018 a été une grande déception pour Mme Lagarde, et la mise à jour des perspectives de l'économie mondiale publiée par le FMI en janvier 2019, intitulée « Une expansion mondiale affaiblie » a mis quelques bémols à l’optimisme qui régnait jusque là.

La directrice générale du FMI, a déclaré : « Même si l'économie mondiale progresse, les risques sont de plus en plus importants. Cela signifie-t-il qu'une récession mondiale est imminente ? Non, mais le risque d'un ralentissement plus marqué de la croissance mondiale a certainement augmenté. »

Le FMI, qui a finalement évalué la croissance mondiale de 2018 à 3,7%, prévoit pour 2019 une croissance de 3,5%. Mais sa sœur jumelle, la Banque Mondiale, plus pessimiste : elle a estimé la croissance mondiale de 2018 à 3% et prévoit 2,9% pour 2019. Auquel des deux oracles faut-il se fier ?

Mais au fait, cette « récession mondiale » qui préoccupe tant Madame Lagarde, en quoi consisterait-elle donc ?

Comme pour les évaluations et les prévisions, la réponse dépend de la personne à qui la question est posée.

Avant la crise financière mondiale qui avait débuté en été 2007, le FMI avait défini la récession mondiale comme une croissance mondiale de moins de 2% ou 3%, mais depuis, les points de vue ont changé. En 2008, alors que la croissance mondiale était inférieure à 3%Olivier Blanchard, le directeur de la recherche au FMI de l’époque s'est opposé au fait de considérer qu’il s’agissait d’une « récession mondiale », et depuis il devient difficle de comprendre ce que le FMI entend par cette qualification.

Si on s’en tient à l'ancienne définition du FMI et que l’on choisit de croire la Banque Mondiale, le monde était déjà en récession mondiale en 2018, et devrait continuer en 2019.

Les observateurs d’une association internationale de chercheurs et d'entreprises indépendantes, « The Conference Board », considèrent que la possibilité d'une récession mondiale est la principale préoccupation des dirigeants d'entreprise à l'aube de 2019 et que l’Allemagne a déjà commencé à se préparer au pire.

Dans la préface du dernier rapport sur la stabilité financière publié par le FMI en octobre 2018, on pouvait lire :

« Pour l'avenir, des nuages ​​apparaissent à l'horizon. La reprise économique mondiale a été inégale et les inégalités ont augmenté, alimentant des politiques introverties et contribuant à une incertitude accrue des politiques.

Le ratio de la dette totale du secteur non financier au PIB dans les juridictions dotées de secteurs financiers d'importance systémique atteint un sommet sans précédent de 250%. La valorisation des actifs reste tendue dans plusieurs secteurs et régions et les normes de souscription se détériorent, notamment dans les segments de marchés basés sur la finance ».


Parmi les principales préoccupations exprimées dans le rapport figuraient :

- l'incapacité des gouvernements et des régulateurs à imposer toutes les réformes nécessaires pour protéger le système des comportements irresponsables des banquiers
- un niveau d'endettement mondial nettement supérieur à celui enregistré lors du dernier krach de 2008
l'augmentation spectaculaire des prêts des "banques fantômes" en Chine et l'incapacité d'imposer des restrictions sévères aux sociétés d'assurance et aux gestionnaires d'actifs
- la croissance des banques mondiales telles que JP Morgan et la Banque industrielle et commerciale de Chine à un niveau supérieur à celui de 2008, faisant craindre qu'elles ne restent « trop grandes pour faire faillite ».

Et le 15 janvier 2019, l'Institute of International Finance (l'association mondiale du secteur financier) a publié ses derniers résultats du Global Debt Monitor sous le titre « Devil in the Details » (le diable sous tous ses angles). Le verdict est sans appel :

- la dette mondiale a augmenté de plus de 12% depuis 2016 pour atteindre 244 milliards de dollars, soit 318% du PIB mondial au troisième trimestre 2018 (légèrement inférieur au sommet record de 320% du PIB mondial enregistré au troisième trimestre 2016).
- le secteur des entreprises a représenté plus du tiers de la hausse, faisant de la dette / PIB un niveau record de 92% du PIB mondial.
- un risque de pénurie de financement en dollars se fait jour : les engagements en devises de banques autres que les États-Unis se chiffrent à 13 300 milliards de dollars (21% du PIB mondial).

Un événement financier important qui n'est pas mentionné dans les rapports ci-dessus concerne la chute du marché boursier mondial en 2018. La capitalisation boursière mondiale, mesurée par l'indice Bloomberg, avait atteint son plus haut niveau historique à 87,79 millions de dollars le 28 janvier 2018, puis des baisses au cours de l’année ont ramené ce chiffe à 66,02 millions de dollars le 26 décembre 2018, soit une baisse d’environ 25% en 11 mois.

Cette forte chute a obligé les grandes banques centrales y compris la Réserve Fédérale américaine (Fed) à faire volte-face, renoncer au durcissement monétaire qu'elles avaient annoncé et, après des injections massives de liquidités dans les principales juridictions, ont permis aux actions mondiales de connaitre leur meilleur mois de janvier 2019 depuis 1987, avec un gain de plus de 20% en un mois, un feu d’artifice purement spéculatif, mais très rémunérateur pour les initiés.

L'annonce par la Fed est intervenue le 31 janvier 2019. Elle a indiqué qu'elle serait « patiente » face à de nouvelles augmentations de taux et « souple » quant à l'assainissement de son bilan. Sept jours plus tôt, le 24 janvier 2019, la Banque Centrale Européenne avait annoncé qu'elle maintiendrait ses taux directeurs à leurs niveaux actuels jusqu'à l'été 2019 et « plus longtemps, si nécessaire », et que son programme d'achat d'obligations ayant pris fin , elle prévoyait de réinvestir les liquidités des obligations arrivant à échéance sur une longue période. Enfin, le 25 janvier 2019, la Banque populaire de Chine (PBC) a lancé un swap de devises destiné probablement à soutenir la liquidité des obligations à long terme des banques et les encourager à reconstituer leurs fonds propres en émettant des obligations à perpétuité, ce que Frances Coppola a appelé le « Grand renflouement bancaire chinois ».

Lors d'une réunion de l'American Economic Association à Atlanta, le premier directeur général adjoint du FMI, M. David Lipton, a déclaré au Financial Times le 6 janvier 2019 que les dirigeants des plus grands pays du monde n’étaient pas préparés aux conséquences d'un grave ralentissement mondial :

« La prochaine récession se situe quelque part à l'horizon et nous sommes moins disposés à y faire face que nous ne devrions l'être… encore moins préparés que lors de la dernière crise (en 2008). »

Si une récession mondiale se produit en effet, comment se produira l’effet domino ?

Comme le chantait Bob Dylan, « The answer, my friend, is blowing in the wind » (la réponse est dans le souffle du vent).

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Message par Patlotch le Mer 6 Mar - 19:06


tant va la cruche à l'eau...

Le ralentissement de l’économie mondiale est plus brutal que prévu
Elise Barthet Le Monde 6 mars 2019

Malgré des politiques monétaires accommodantes et des cours du pétrole bas, plusieurs pays « moteurs » donnent de sérieux signes de faiblesses, selon l’OCDE.

L’OCDE ne mise plus que sur une croissance de 1 % pour la zone euro pour 2019. La glissade est due en grande partie au ralentissement de l’économie allemande.

Le ralentissement se confirme et il est plus brutal que prévu. Selon les dernières prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiées mercredi 6 mars, la progression du produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait s’établir à 3,3 % en 2019 et 3,2 % en 2020. Bien moins que les 3,7 % enregistrées l’an passé et en deçà des premières estimations de l’institution.

Les tensions commerciales et leurs cortèges de hausses de taxes douanières commencent bel et bien à saper le moral des investisseurs. Malgré une économie américaine qui devrait rester en forme, des politiques monétaires accommodantes et des cours du pétrole plus bas qu’en 2018, plusieurs pays « moteurs » de l’économie mondiale donnent, depuis quelques mois, de sérieux signes de faiblesses. Un freinage particulièrement inquiétant en Asie et sur le Vieux continent.

L’OCDE ne mise plus, ainsi, que sur une croissance de 1 % pour la zone euro pour 2019. La glissade est due en grande partie au ralentissement de l’économie allemande, dont le PIB ne devrait progresser que de 0,7 % cette année. Déjà affecté par les nouvelles normes antipollution dans l’industrie automobile, qui ont désorganisé ses chaînes de production, Berlin pâtirait de la morosité de la demande mondiale. Egalement très dépendante des exportations, l’Italie plongerait durablement dans le rouge avec une activité en recul de 0,2 % sur l’année.

Inquiétudes concernant la Chine
La France, en comparaison, ne s’en sort pas si mal. Soutenue par les mesures en faveur du pouvoir d’achat, l’activité dans l’Hexagone devrait progresser de 1,3 % en 2019, après 1,5 % en 2018. Des pays comme l’Irlande, les Pays-Bas ou le Danemark, très liés économiquement au Royaume-Uni, risquent davantage de souffrir des conséquences d’un Brexit dur. L’OCDE estime que les exportations de ces Etats vers Londres baisseraient de 15 % si la rupture se faisait sans accord et appelle à une meilleure « coordination » des politiques économiques européennes.

Mais le plus gros vent contraire pourrait bien venir de Chine. Soulignant des « données mensuelles récentes très incohérentes » sur le commerce extérieur, l’OCDE s’inquiète des conséquences qu’auraient dans le monde et notamment dans l’est de l’Asie un ralentissement chinois plus prononcé que prévu. Le géant croîtrait toujours de 6,2 % en 2019, mais le premier ministre chinois, Li Keqiang, a reconnu lui-même, le 5 mars, que son pays était « confronté à une situation complexe et difficile sur les plans intérieur et extérieur, comme on en a rarement connu depuis de nombreuses années ».

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Message par Patlotch le Sam 9 Mar - 10:26


« Et puis, un jour, sans que les responsables s'y attendent, la musique cesse de jouer.
Les danseurs cherchent un siège, il n'y en a pas assez pour tout le monde,
n'est-ce pas Monsieur Prince ? »

Bruno Bertez

Une pénurie d'euros dans la City,
le scénario catastrophe d'un Brexit dur

@NessimAitKacimi Les Échos 08/03/19

Les banques centrales européenne et anglaise ont activé leur plan d'urgence de fourniture mutuelle de liquidités en euros et livres sterling.  

LA CRISE QUI VIENT Livres_sterling_eurocsipa
La Banque Centrale Européenne  va fournir des euros à la Banque d'Angleterre
et recevoir des livres sterling en échange
- Daniel Roland/AFP
Une pénurie d'euros dans la City. Ce scénario porteur de risques pour les établissements anglais, les Britanniques veulent le prévenir à tout prix en cas de sortie du Royaume-Uni de l'Europe sans accord (« hard Brexit »). Cette hypothèse redoutée a conduit la Banque d'Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE) à activer leur procédure d'urgence de fourniture de liquidités.

En octobre 2013, six banques centrales (BoE, BCE, Réserve fédérale, Banque du Canada, Banque nationale suisse, Banque du Japon) avaient conclu des accords permanents d'échange de devises pour se prêter mutuellement leurs monnaies, sans frais, en cas de pénurie ponctuelle de devises. C'est dans le cadre de ce système multilatéral de « ponts aériens » en devises, que la BCE et la BoE ont décidé de se préparer au scénario du pire, un « hard Brexit ».

Dans cette hypothèse, les banques anglaises devraient trouver des liquidités en euros auprès de leurs homologues européennes mais à des taux élevés compte tenu des risques. La BoE obtiendra ses euros de la BCE et contre des livres sterling. Elle prêtera ensuite ses euros à ses banques chaque semaine. Dès le 13 mars, elle va alimenter son système bancaire par ce biais. De son côté, la BCE prêtera des livres sterling aux banques européennes qui en auraient besoin.

Les fortes perturbations qui se produiraient sur les marchés du crédit en cas de « hard Brexit » conduisent les banques centrales à intervenir de manière préventive pour assurer la stabilité financière. Les marchés de changes, les plus importants au monde par leur taille, peuvent se gripper et devenir bien moins liquides lors des crises. En octobre dernier, 71% des contrats d'échange de devises dans la City londonienne étaient noués avec des établissements étrangers.  

Banalisation
Dans le sillage de la crise financière de 2008, ce fut la Réserve fédérale qui prêta des dollars aux autres banques centrales pour qu'elles les prêtent à leur tour à leurs banques. Les établissements américains, eux-mêmes en difficultés, n'étaient disposés à prêter des dollars à leurs homologues étrangers qu'à des taux d'intérêt très élevés. Près de 600 milliards de dollars furent échangés grâce à ce mécanisme de crise. Il fut réintroduit ponctuellement en mai 2010,  prolongé , et devint permanent en octobre 2013 entre les 6 principales banques centrales.

Les accords d'échange de devises entre banques centrales, qui remontent aux années soixante, sont noués lors de crise comme après le 11 septembre 2001 quand ils furent noués entre la Fed, BoE, BCE et Banque du Canada. Aujourd'hui, ce mécanisme s'est banalisé et beaucoup de banques centrales nouent des accords bilatéraux de fourniture de liquidités, au nombre de 160 à l'échelon mondial. Pour la Chine c'est un moyen de favoriser l'internationalisation du renminbi.

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Message par Florage le Jeu 21 Mar - 17:00


la crise qui ne vient pas

question pour un champion de la révolution prolétarienne : les ouvriers de Porsche sont-ils des prolétaires : oui, non, certains... Question pour un dernier de la classe : ont-ils intérêt à faire la révolution ou à ce que les vrais révolutionnaires brûlent des Porsche comme les capitalistes des chars d'assaut, pour en fabriquer d'autres ?


Le constructeur veut féliciter ses salariés après une année 2018 exceptionnelle en termes de vente et de revenus

LA CRISE QUI VIENT 640x410_logo-porsche
c'est pas un écusson de police mais le logo Porsche
Bertrand Guay AFP
Un beau cadeau pour ses employés. Grâce aux bons résultats de l’année 2018, Porsche va verser une prime de 9.700 euros brut à une grande partie de ses salariés. L’annonce a été faite ce mercredi via un communiqué officiel sur le site de l’entreprise.

Sur les 32.325 personnes qu’emploie le constructeur automobile allemand, 25.000 sont concernées – un peu plus de 77 % des salariés. La prime sera divisée en deux, 9.000 euros directement versés sur le salaire du mois d’avril et 700 euros d’intéressement.

Un « important effort d’équipe »
Ce montant record pour une prime fait écho à des résultats exceptionnels pour l’entreprise en 2018 concernant « les revenus, les profits et les commandes ». Porsche a effectivement signé 256.000 ventes, soit une hausse de 4 % par rapport à 2017. Son chiffre d’affaires a augmenté de 10 % pour s’établir à 25,8 milliards d’euros.

« C’est le résultat d’un important effort d’équipe, et nous sommes vraiment fiers de nos collègues », écrit Olivier Blume directeur général de Porsche, dans le communiqué. « Nous savons que chaque employé de cette entreprise a contribué à son succès, et notre bonus reflète cet état d’esprit. »

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Message par Florage le Sam 23 Mar - 12:06


La Bourse de Paris a accusé son plus fort recul de l’année, plombée par des signes inquiétants concernant l’économie mondiale, aux Etats-Unis comme en Europe. Le Cac 40 (-2,03%) rechute lourdement sous les 5.300 points.

Très dure fin de semaine pour les marchés d’actions, le Cac 40 rechutant lourdement sous la barre des 5.300 points. Avec une baisse de 2,03%, à 5.269,92 points, dans un volume de 4,38 milliards d’euros, l’indice accuse même son plus gros plongeon de l’année (-1,84% pour le précédent, en clôture du 7 février).

A Wall Street, où le Dow Jones (par ailleurs plombé par la forte baisse de Nike, l’une de ses composantes, après une croissance des ventes jugée décevante aux Etats-Unis) perd 1,62% et le Nasdaq Composite 2,15%, il suffirait de peu pour que l’affolement s’installe sur les marchés, depuis que l’écart des rendements entre les taux à 3 mois et ceux à 10 ans est tombé en début de séance sous les 10 points de base, pour la première fois depuis septembre 2007.


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Crédits photo : CNBC

Une courbe des taux inversée, où les rendements à court terme sont supérieurs à ceux de long terme, est traditionnellement considérée comme un signal de récession fiable, pas forcément à très court terme, mais plus généralement dans l’année qui vient.

Tiens, tiens… la récession de 2007
Les Etats-Unis sont entrés pour la dernière fois en récession au quatrième trimestre de 2007 et en sont sortis au deuxième trimestre de 2009, soit une durée de sept trimestres.

Car les derniers chiffres publiés sur le front économique sont mauvais, voire très mauvais. L’Europe a donné le ton dès le début de la matinée, provoquant le premier décrochage du jour sur les marchés, après une ouverture dans le vert.

L’indice manufacturier a ainsi reculé de 2,2 points à 47,7 points en première estimation de mars dans la zone euro, ceux concernant la France et l’Allemagne étant également inférieurs à 50 (49,8 dans l’Hexagone et 44,7 outre-Rhin, un plus bas niveau de près de sept ans) - un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction de l’activité.

Signe de la perte de confiance des investisseurs dans l’évolution de l’économie, sur le marché de la dette souveraine, le rendement du Bund allemand à dix ans est repassé en territoire négatif pour la première fois depuis 2016 avec un plus bas à -0,0143%.


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Crédits photo : Bloomberg

Pour Andrew Kenningham, chef économiste Europe chez Capital Economics, « la nouvelle la plus importante, et négative, est venue d’Allemagne où le PMI manufacturier est tombé à son plus bas depuis 2012, lorsque que l’économie était en pleine récession », rappelle-t-il avant d’ajouter « comme nous nous attendons à ce que l’économie mondiale reste faible, et à ce que les mesures de soutien prises par la Chine ne donnent lieu qu’à une stabilisation de son économie, nous doutons que l’Allemagne parvienne à s’extirper de la récession de son secteur manufacturier de sitôt ».

Coup de grâce américain
Le coup de grâce de la séance est venu des Etats-Unis, avec des indicateurs également inquiétants.

Premier choc de la séance ce matin à la publication des indices PMI en Europe, puis avec avec les mauvaises statistiques publiées aux Etats-Unis et les quiétudes sur les rendements.


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Premier choc de la séance ce matin à la publication des indices PMI en Europe,
puis avec avec les mauvaises statistiques publiées aux Etats-Unis et les quiétudes sur les rendements.
Crédits photo : FactSet

L’indice PMI manufacturier a reculé de 0,5 point en mars, à 52,5 points, soit un niveau inédit depuis juin 2017. S’il parvient à se maintenir au-dessus des 50 points, synonyme de croissance de l’activité, ce repli traduit néanmoins un ralentissement à la fois dans la production, les nouvelles commandes et l’emploi. Une autre statistique, que l’on regardait un peu moins ces derniers temps, a également déçu : les stocks du commerce de gros ont enregistré en janvier leur plus forte hausse en plus de six ans, +1,2%, pourcentage le plus élevé depuis septembre 2012. C’est bien plus que les 0,2% de hausse escomptée par le consensus.

Du côté des valeurs, logiquement, les grandes valeurs cycliques ont été les plus touchées, à l’image d’ArcelorMittal, Saint-Gobain, Schneider Electric, Renault ou Valeo, tandis que les banques BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale sont restées pénalisées par l’absence de perspective de hausse des taux aux Etats-Unis comme en Europe.

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Message par Florage le Mar 26 Mar - 13:10


petite victoire macronienne et européenne

droit dans ses bottes durant tout le conflit avec les Gilets Jaunes, le pouvoir macronien peut de plus afficher un bilan meilleur, en termes de critères imposés par Bruxelles, que les gouvernements précédents de droite et de gauche. Les électeurs s'en souviendront aux élections européennes

Le déficit public au plus bas depuis 2006
Hayat Gazzane, Le Figaro,26/03/2019

Selon l'Insee, le déficit a atteint 2,5% du PIB en 2018, un niveau moins élevé que prévu qui permet à la France de se maintenir sous la barre des 3% imposée par Bruxelles. La dette se stabilise pour sa part à un niveau proche des 100% du PIB.
Le gouvernement a gagné son pari. En 2018, et pour la deuxième année consécutive, il est parvenu à maintenir le déficit public sous la barre fatidique des 3% fixée par Bruxelles. Selon les derniers chiffres de l'Insee publiés ce mardi, le déficit a atteint l'an dernier 2,5% du PIB, après 2,8% en 2017 et 3,5% en 2016. C'est 0,1 point de moins que ce que prévoyait Bercy. «Baisser d'un point le déficit en deux ans, c'est une performance», a immédiatement réagi le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, au micro de RTL. « C'est toujours mieux d'être à zéro mais la politique économique du président fonctionne et fonctionne bien », selon lui.

Dans le détail, le déficit a atteint 59,6 milliards d'euros, 2018. Les efforts en matière de ralentissement des dépenses publiques sont visibles. Ces dernières ont augmenté l'an dernier de 1,9% contre +2,3% en 2017, à 1318,5 milliards d'euros. Le poids des dépenses dans le PIB s'affiche donc en baisse de 0,4 point à 56,4% du PIB contre 56,0% en 2017. « Les dépenses de fonctionnement ralentissent (…), les consommations intermédiaires décélèrent aussi (…) ainsi que les rémunérations en l'absence de revalorisation du point d'indice », précise l'Insee. « Pour la première fois depuis plus de 20 ans, la dépense publique baisse en volume en France. C'est le résultat du sérieux du gouvernement », note Gérald Darmanin.


@GDarmanin a écrit:Nous avons un déficit de 2,5% en 2018 : c’est 1 point de moins que la situation de 2017 que nous avions trouvée avec @BrunoLeMaire. Avec la politique économique du @gouvernement les consommateurs ont consommé, les entrepreneurs ont entrepris, les investisseurs ont investi !

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Parallèlement, les recettes ont augmenté, bien qu'à un rythme moins soutenu qu'en 2017 (+2,3% après +3,8%), à 1258,9 milliards d'euros. L'impôt sur le revenu augmente de 2,6 milliards d'euros tandis que l'impôt sur les sociétés diminue de 3,2 milliards. La CSG a augmenté de 25,8 milliards d'euros, grâce notamment à la hausse de 1,7 point instaurée au 1er janvier. Parmi les autres taxes qui ont permis de gonfler les recettes figurent notamment la TVA (+7 milliards), les taxes sur la consommation énergétique (+2,6 milliards) ou les taxes sur le tabac (900 millions d'euros). Les autres impôts courants diminuent de 5,8 milliards, sous l'effet de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune qui n'est que « partiellement compensée » par le nouvel impôt sur la fortune immobilière, et le dégrèvement de la taxe d'habitation pour 80% des Français.

La dette frôle toujours les 100% du PIB
La baisse du déficit a permis à la dette publique de se stabiliser en 2018 à 98,4% du PIB, soit 2315,3 milliards d'euros. L'État en est principalement à l'origine, sa contribution à la dette s'affichant en hausse de 73,5 milliards, « une variation supérieure à son besoin de financement (-69,9 milliards) », note l'Insee. Les administrations publiques locales ont vu leur dette augmenter de 4,4 milliards tandis que celle des administrations de sécurité sociale diminuait nettement (-21,6 milliards). « En stabilisant la dette publique et en réduisant plus que prévu notre déficit à 2,5% en 2018, nous avons mis fin à la dérive continue de nos finances publiques depuis plus de 10 ans », a réagi le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, sur Twitter. Ces résultats s'inscrivaient dans le cadre d'une croissance de 1,6% du PIB, selon la dernière estimation (revue à la hausse de 0,1 point) de l'Insee. C'est certes bien moins que les 2,3% enregistrés en 2017 mais cela reste «solide», selon Bruno Le Maire.


@BrunoLeMaire a écrit:La croissance est solide : elle a été réévaluée à 1,6% en 2018 contre 1,5% dans la dernière prévision de l'INSEE. La politique économique du gouvernement porte ses fruits grâce à une meilleure rémunération du travail et à une politique favorable à l’investissement des entreprises

Pour 2019, les nouvelles s'annoncent moins réjouissantes. Le déficit public devrait s'élever à 3,2% du PIB, a déjà prévenu le gouvernement, en raison de l'impact, ponctuel, de la transformation du Crédit d'impôt compétitivité emploi en baisse de charges et l'annonce fin décembre d'une série de mesures d'urgence d'un montant de dix milliards d'euros pour répondre à la crise des «gilets jaunes». Le tout dans un contexte de croissance ralentie. Bercy livrera sa nouvelle trajectoire des finances publiques dans le programme de stabilité qu'il doit envoyer le mois prochain à l'exécutif européen.

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Message par Florage le Mer 17 Avr - 6:34


LES ENTREPRISES VONT SE PAYER LA DETTE
(sur notre dos...)
Patlotch a écrit:toujours intéressant de suivre les chroniques du "Marxist Economist" Michael Roberts

Capitalism is in a delicate moment April 14, 2019


Michael Roberts a écrit:Each crisis has a different trigger or proximate cause. The 1974-5 international recession was triggered by a sharp rise in oil prices and the US coming of the dollar-gold standard. The 1980-82 slump was triggered by a housing bubble in Europe and a manufacturing crisis in major economies. The 1990-2 recession was triggered by the Iraq war and oil prices. The 2001 mild recession was the result of the bursting of the dot.com bubble. And the Great Recession was started with the collapse of the housing bubble in the US and ensuing credit crunch brought on by the international diversification of credit derivatives. But underlying each of these crises was the downward movement in the profitability of productive capital and eventually a slowdown or decline in the mass of profits. (The profit investment nexus).

This time I reckon the trigger will be in corporate debt as companies get overstretched on cheap credit and as profits fall and interest costs rise, they become insolvent. Marxist economist Eric Toussaint of the CADTM, agrees. “This mountain of corporate private debt will be a prime element in the next financial crisis.” He points out that “As interest rates climb the value of corporative debt sinks. The greater the share of sinking corporate debt in a company’s assets, the greater the negative impact on the corporate balance sheet. The corporate equity value sinks too and may get to a point where it no longer covers its obligations. In 2016 Apple informed US authorities that in the case of a 1% increase in interest rates it would lose $4,.9 billion. Of course, just like other companies Apple borrowed to finance its debt purchases. In 2017 Apple has already borrowed $28 billion, bringing the total to $75 billion. This, by domino effect, could produce a crisis of similar ampler to that of the US financial crisis in 2007-2008.”

As the IMF chief economist puts it: capitalism is in a delicate moment.

Chaque crise a un déclencheur ou une cause immédiate différente. La récession internationale de 1974-5 a été déclenchée par une forte hausse des prix du pétrole et la norme dollar-or aux États-Unis, la récession de 1980-82 par une bulle immobilière en Europe et une crise de fabrication dans les grandes économies, celle de 1990-2 par la guerre en Irak et les prix du pétrole. La récession légère de 2001 a été le résultat de l’éclatement de la bulle dot.com. Et la grande récession a débuté avec l’effondrement de la bulle immobilière aux États-Unis entraînant la crise de crédit par la diversification internationale des dérivés. Mais sous-jacent à chacune de ces crises, c'est un mouvement à la baisse dans la rentabilité du capital productif, et éventuellement un ralentissement ou un déclin de la masse des profits. (Le lien de l’investissement à but lucratif).

Cette fois, je pense que le déclencheur sera la dette des entreprises sur le crédit bon marché, : avec la chute des profits tombent et l'augmentation des coûts d’intérêt, elle deviendront insolvables. L’économiste marxiste Eric Toussaint, de la CADTM, est d’accord. « Cette montagne de la dette privée des entreprises sera un élément primordial de la prochaine crise financière. » Il souligne qu'« à mesure que les taux d’intérêt grimpent, se creusent des puits de dettes corporatives. Plus la part de la dette d’entreprise qui coule dans les actifs d’une société est importante, plus l’impact négatif sur le bilan de l’entreprise est important. La valeur nette descend trop et peut arriver à un point où elle ne couvre plus ses obligations. En 2016, Apple a informé les autorités américaines que, dans le cas d’une augmentation de 1% des taux d’intérêt, elle perdrait 4 milliards de dollars. Bien sûr, tout comme d’autres entreprises, Apple a emprunté pour financer ses achats de dettes. En 2017, Apple a déjà emprunté $28 milliards, portant le total à $75 milliards. Cela, par effet domino, pourrait produire une crise d’une ample similaire à celle de la crise financière américaine en 2007-2008.

Comme l’a dit l’économiste en chef du FMI : le capitalisme est dans un moment délicat.



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