SÈVES de Jean-Paul Chabard alias Patlotch
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les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ?

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les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ? Empty Re: les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ?

Message par Florage le Mer 27 Mar - 12:05

Patlotch a écrit:
les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ? RobotOuvrier

dans un sujet de l'ancien forum, ROBOTS CONTRE PROLÉTARIAT ?, je soutenais un raisonnement de ce type


Les robots et des intelligences artificielles se développent toujours plus vite. A terme, tous les emplois sont menacés.

Mais les « élites » n’ont aucune solution. Elles font tout pour que le peuple ne soit pas informé. Elles font tout aussi pour laisser entendre qu’elles auraient une solution.

On se demande  s’il faut taxer les robots. Bill Gates et Benoît Hamon par exemple proposent cette idée. On se demande aussi s’il faut créer un revenu universel.

Mais les robots créent-ils de la valeur ?

1- Pourquoi le capitalisme conduit à la robotisation

La question des machines est très ancienne. C'est l'un des sujets le plus importants dans Le Capital de Karl Marx.

Un livre dépassé diront certains. Mais peut-être pas.

Que dit Marx ? Les capitalistes sont en concurrence. Donc ils cherchent le profit maximum. Et qu'est-ce qui permet de faire plus de profit ? Eh bien par exemple, remplacer des travailleurs par des machines.

Prenons un exemple. Les caisses automatiques dans les magasins. Imaginons que dans chaque magasin, Auchan remplace 5 caissières par une caisse automatique. Au début, Auchan paie ces machines. Mais tous les mois, Auchan paie cinq caissières en moins par magasin. Et la machine les remplace très bien. Donc les caisses automatiques sont très vite rentabilisées. Avec ces économies, Auchan peut baisser ses prix.

Carrefour, Lidle et les autres magasins sont en concurrence avec Auchan. Si Auchan baisse ses prix, les autres doivent faire pareil. Sinon ils vont avoir moins de clients. Donc que vont faire les autres magasins ? Eh bien ils vont chercher eux aussi à baisser leurs prix. Comment faire ? Comme Auchan : remplacer des caissières par des caisses automatiques.

Ce phénomène peut s'appliquer à d'autres secteurs comme l'automobile par exemple. En fait, il s'applique à toute l'économie.

Quand une entreprise remplace des salariés par des machines, les autres doivent le faire aussi.


« s'il arrive qu'un producteur parvient à fabriquer à meilleur compte et à vendre moins cher, par conséquent à occuper plus de place sur le marché, ses concurrents se voient obligés, l'un après l'autre, d'appliquer également un procédé plus économique, apportant une nouvelle réduction de la quantité de travail socialement nécessaire. »

Karl Marx, Le Capital - Livre III, §2, X
Chaque entreprise suit son propre intérêt. C'est pourquoi elles remplacent les travailleurs par des machines.

Mais d’un point de vue global, cela conduit à un problème impossible à résoudre pour le capitalisme.

Quel est ce problème ?

2- Les machines ne créent pas de valeur

Le problème, c’est que les machines ne créent pas de valeur.

A priori, on pourrait croire qu’une machine crée de la valeur. On voit un produit qui sort de la machine, elle fabrique un objet, donc on se dit : « elle crée de la valeur » . En réalité, la seule chose qu’on peut en déduire, c’est qu’elle fabrique un objet, rien de plus.

Fabriquer un objet et créer de la valeur sont deux choses différentes.

Karl Marx expliquait que la machine ne crée pas de valeur. Elle transmet simplement sa propre valeur aux marchandises qu’elle fabrique.


« Il est évident au premier coup d’œil que l'industrie mécanique, en s'incorporant la science et des forces naturelles augmente d'une manière merveilleuse la productivité du travail, on peut cependant demander si ce qui est gagné d'un côté n’est pas perdu de l'autre, si l'emploi de machines économise plus de travail que n'en coûtent leur construction et leur entretien. Comme tout autre élément du capital constant, la machine ne produit pas de valeur, mais transmet simplement la sienne à l’article qu’elle sert à fabriquer. C'est ainsi que sa propre valeur entre dans celle du produit. Au lieu de le rendre meilleur marché, elle l’enchérit en proportion de ce qu'elle vaut. »

Karl Marx, Le Capital - Livre premier, IV° section, XV, II
Pour comprendre pourquoi une machine ne crée pas de valeur, il faut comprendre ce qu'est la valeur.

Les hommes échangent des choses entre eux. Toutes ces choses qui sont échangées ont un point commun : il a fallu travailler pour les produire. Prenez n’importe quel marchandise, elle a nécessité pour être produite : des matières premières, des outils, des machines, et surtout des travailleurs.

Par exemple pour produire une voiture, il faut du métal et d’autres matériaux, une chaîne de montage et des ouvriers.

Or, le métal, les matériaux et la chaîne de montage sont aussi des marchandises.

Le constructeur de voiture doit acheter le métal par exemple. Une autre entreprise produit du métal. En fait, le métal aussi nécessite du temps de travail pour être produit.

Donc, marchandise initiale + travail = marchandise finale

Or, la marchandise initiale est aussi faite d'une autre marchandise initiale et de travail.

Une marchandise, c'est donc la combinaison d’un travail passé (ou mort) et d’un travail vivant.

Quand un homme produit un objet, son travail vivant se cristallise dans cet objet, qui devient alors du travail mort.

Par exemple, un cordonnier qui fabrique une chaussure va utiliser du cuir (travail mort) et sa force de travail (travail vivant) pour aboutir à une chaussure (travail mort).

Tout ce qui s’échange dans la société, c’est du temps de travail. Il existe sous deux formes : le travail mort (les marchandises) et le travail vivant (qu’on vend par exemple en échange d’un salaire).

La valeur, c'est le temps de travail qu'il faut en moyenne dans une société donnée pour produire une marchandise.

Créer de la valeur, c’est donc ajouter du temps de travail vivant à une marchandise 1 pour produire une marchandise 2. Cette marchandise 2 aura donc une valeur supérieure à la marchandise 1, parce qu'on y a ajouté du temps de travail.

Par exemple la chaussure a plus de valeur que le cuir initial car le cordonnier y a incorporé son temps de travail.

Quand on achète une chaussure au cordonnier, on a pas à travailler soi-même pour fabriquer la chaussure. Le cordonnier l’a fait pour nous, mais comme il a dépensé son temps, il veut quelque chose en échange : de l’argent, qui lui permettra d’acheter lui aussi des marchandises, c’est à dire le produit du travail des autres.

Ainsi on voit que ce qui s’échange, c’est du temps de travail contre du temps de travail.

Ce n’est pas la même chose avec les machines, parce que les machines ne travaillent pas. Elles font bien sur un mouvement mécanique qui donne le même résultat que le travail d’un homme. Mais elles ne dépensent pas leur temps, ce ne sont pas des êtres conscients. Elles n’exigent pas non plus un salaire en échange de leur activité et ne peuvent pas posséder quoi que ce soit ni acheter ni vendre des marchandises.

Mais alors pourquoi ce qui sort d’une machine a une valeur ?

Marx nous l’expliquait tout à l’heure. La machine ne crée pas de valeur mais par contre elle a une valeur. En effet il faut du temps de travail pour la produire. Donc celui qui possède une machine a un objet de valeur. Cet objet a un certain pouvoir de fabrication. Celui qui possède la machine possède ce pouvoir de fabrication qui a une certaine valeur. C’est cela qu’il vend, c’est cela qui se transmet aux marchandises que la machine fabrique.

Par exemple, si une machine peut aider à produire 1000 voitures avant d’être complètement usée, alors elle aura transmis un millième de sa valeur à chaque voiture.

Au final, il n’y a que le travail (humain) qui crée de la valeur.

Donc le capitalisme tend à remplacer les travailleurs par des machines. Donc il crée un monde où il n’y a plus besoin de travail. Si on a plus besoin de travailler pour produire un objet, alors celui-ci n'a plus de valeur.

Mais à quoi bon échanger ce qui n’a plus aucune valeur ? Si tout est produit par des machines, plus rien n’a de valeur car plus rien ne nécessite de temps de travail.

Le capitalisme ne résoudra pas ce problème. Cela ne peut à long terme que créer du chômage et des crises. Peu importe ce que les « élites » disent pour faire croire qu’il n’y a pas de problème, la robotisation est un problème que le capitalisme ne peut pas résoudre. C’est un changement complet de société qui s’impose.

en attendant, ça ne change pas grand chose, tant que le capitalisme peut vivre à crédit. Il suffit de surveiller le taux d'endettement des ménages, puisque le capital en survit

Florage

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les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ? Empty Re: les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ?

Message par Florage le Mer 27 Mar - 12:10


humour patronal

SYNDICATS, BATTEZ-VOUS POUR LES VRAIS PROLÉTAIRES : LES ROBOTS !
Philippe Eliakim, Capital, 22 mai 2018

Plutôt qu’aux cheminots, les syndicats devraient s’intéresser à ces forçats du capitalisme. Eux en bavent pour de bon… Le clin d'œil de Philippe Eliakim

les ROBOTS, un nouveau PROLÉTARIAT ? Syndicats-battez-vous-pour-les-vrais-proletaires-les-robots-1289180
Puisque personne ne se lève pour prendre leur défense, eh bien, faisons-le nous-mêmes, ici et maintenant ! Cet articulet passera peut-être inaperçu dans le maelström des grèves de cheminots. Mais dans un siècle, soyez-en sûr, l’Histoire retiendra que c’est Capital qui, le premier, s’est dressé pour soutenir ces travailleurs oubliés du progrès.

Vous êtes-vous jamais interrogé sur leur situation ? Ces gars-là n’ont pas de contrat, pas de statut, pas de mutuelle, pas même de Sécu, et l’on n’a jamais vu un CE leur proposer des places de cinéma moins chères. Les 35 heures ? Ils les font deux fois par semaine. Les vacances ? Même en rêve ils n’y songent pas. Dans la hiérarchie sociale du capitalisme mondialisé, ils occupent la dernière place, bien en dessous des stagiaires et des emplois-jeunes. Bon, c’est vrai que jusqu’à présent, ils possédaient quand même un avantage : les patrons ne les fichaient jamais dehors, ils étaient trop heureux de pouvoir les exploiter. Mais cette garantie de l’emploi relève désormais du passé.

En avez-vous entendu parler ? Estimant que son employé – l’un de ces forçats, dénommé Fabio, qui était chargé de renseigner les clients sur l’emplacement des produits en rayons – faisait mal son boulot, les patrons d’un supermarché d’Edimbourg, en Ecosse, l’ont mis à la porte le mois dernier sans autre forme de procès. "Il n’était pas aussi compétent qu’espéré, les clients avaient même l’air de l’éviter", a ergoté Luisa Margiotta, la directrice de l’enseigne, pour justifier son geste abject. Aucune indemnité ne lui ayant été versée, Fabio s’est retrouvé à la rue du jour au lendemain, avec ses seuls yeux en silicone pour pleurer. Ses collègues du magasin ont aussi versé quelques larmes, car le malheureux était paraît-il très attachant.

Depuis, les milliers de congénères de Fabio, qui se croyaient intouchables dans leurs usines ou leurs bureaux, vivent avec la hantise de se faire licencier. Et la CGT s’en soucie comme d’une guigne !! Alors nous disons stop. Hier matin, avec une poignée de militants, nous sommes allés déposer les statuts d’une nouvelle organisation révolutionnaire, le Syndicat National des Robots Humanoïdes (SNRH), et nous avons commencé la lutte. La bonne nouvelle, c’est que la mobilisation a l’air de prendre : en à peine 24 heures, deux aspirateurs autonomes, trois blenders et une enseigne de pharmacie ont déjà exprimé leur intention d’adhérer.

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