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L'HUMANITÉ CONTRE LE VIVANT ? ET LE CAPITAL ?

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L'HUMANITÉ CONTRE LE VIVANT ? ET LE CAPITAL ?

Message par Patlotch le Mar 30 Oct - 18:14

qui oserait prétendre que le propre de l'homme est de détruire les autres espèces jusqu'à se détruire lui-même ? C'est aussi malheureusement une réalité. On peut toujours constater que les 44 ans évoqués par l'article ci-dessous correspondent à la restructuration mondiale du capital chère aux théoriciens de la communisation, ça nous fait une belle jambe, et ne nous dit pas la part active qu'y auront prises les autres classes que celle dominante. M'est avis qu'elles furent au moins complices, et qu'en tant que telles ne sont pas prêtes à en sortir. Le fait est que cela correspond aussi, depuis les années 70, au doublement de la population humaine

La région Caraïbes-Amérique du Sud est particulièrement touchée avec 89% d'espèces en moins en 44 ans.
Mammifères, oiseaux, poissons... sous la pression de l'homme, la Terre a vu sa population de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, selon un rapport du
Fonds mondial pour la nature (WWF). Le rapport


Carte du monde montrant la répartition des menaces potentielles pour la biodiversité des sols.
Tous les ensembles de données ont été harmonisés sur une échelle de 0 à 1 et additionnés,
les scores totaux étant classés en cinq catégories de risque (de très faible, en vert à très élevé en rouge)

©️ WWF

Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport "Planète vivante", publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4000 espèces). Le dixième rapport faisait déjà état de -52% entre 1970 et 2010.

-89% dans les Caraïbes


La zone Caraïbes et Amérique du sud affiche un bilan "effrayant" : -89% en 44 ans. Amérique du nord et Groënland s'en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31%.
   
Explication première, la perte des habitats, avec l'agriculture intensive, l'extraction minière, l'urbanisation, qui poussent à la déforestation, à l'épuisement ou à l'artificialisation des sols. Au Brésil, qui vient d'élire un président dont le programme n'évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l'élevage bovin.
   
Mondialement, seuls 25% des sols sont exempts de l'empreinte de l'homme; en 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l'IPBES (le "Giec de la biodiversité"). S'ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique...

"Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis"


"La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir", souligne le DG du WWF France Pascal Canfin. "On pêche moins qu'il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000," dit-il: "Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis".
   
Les "services rendus par la nature" (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial. Chaque année, le "jour du dépassement" avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c'était le 1er août.
   
Et pourtant "l'avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l'attention des dirigeants", s'alarme le WWF pour qui il faut "relever le niveau d'alerte", provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. "Que tout le monde comprenne que le statu quo n'est pas une option".
   
Un combat d'autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l'a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l'Atlantique ou du saumon de la Loire...

"Un moment décisif dans l'histoire"

"Nous sommes la première génération à avoir une vision claire de la valeur de la nature et de notre impact sur elle. Nous pourrions aussi être la dernière à pouvoir inverser la tendance", prévient le WWF, qui appelle à agir d'ici 2020, "un moment décisif dans l'histoire".
   
Cette année-là les Etats seront appelés à renforcer leurs engagements pour réduire les gaz à effet de serre, et aussi à s'accorder pour protéger la nature lors d'une conférence spéciale à Pékin - avec pour objectif "zéro perte nette de biodiversité en 2030", souhaite le WWF.
   
"Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2, renverser la perte de nature - via la finance verte, les énergies propres, une autre production agroalimentaire - restaurer suffisamment de sols et d'océan", liste Marco Lambertini. "Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C'est notre chance".


Déforestation en Amazonie en 2007 pour développer l'agriculture. (cc) Matt Zimmerman

quoi qu'il en soit, cela n'a pas commencé avec le capitalisme. Exemple


La déforestation du «Sahara vert» par des tribus d’éleveurs à l’ère du néolithique aurait contribué à transformer en désert la région riche en végétation…


Phénomène climatique très rare, de la neige tombe sur la ville de Ain Sefra (Algérie) dans le désert du Sahara, le 21 janvier 2017. Photography/Shutterstoc/SIPA

L’homme pourrait être à l’origine de la désertification du Sahara, qui était il y a 10.000 ans une zone pluvieuse et riche en végétation. La fin de la période qualifiée de « Sahara vert » pourrait être la conséquence du développement des tribus d’éleveurs.

Ce serait le premier exemple de changement climatique provoqué par l’homme, selon une étude publiée par des chercheurs américains et suédois 18 janvier dernier dans Science Advances.

Civilisations humaines
Grâce à l’analyse de sédiments marins, les spécialistes ont déterminé la pluviométrie de la région ces 25.000 dernières années. L’Homo Sapiens avait quitté le Sahara il y a 8.000 ans, alors que celui-ci était encore pluvieux mais connaissait déjà un léger assèchement.

Selon David Wright, archéologue à l’université nationale de Séoul (Corée du Sud), cette modification serait due à des civilisations installées initialement dans la vallée du Nil avant de s’étendre vers l’ouest.

L’élevage en cause
Ces nouveaux habitants auraient brûlé la végétation et procédé à la déforestation de nombreuses zones pour l’élevage, avance le scientifique dans une étude publiée le 26 janvier dernier dans Frontiers in Earth Science.

La réflexion de la lumière du soleil au sol aurait été modifiée, bouleversant au passage la circulation atmosphérique et limitant l’intensité de la mousson, rapporte L’Obs. Une situation qui aurait finalement contribué à la désertification du Sahara.

La région africaine ne serait pas la seule victime de l’influence humaine. « En Asie de l’est, il y a des théories bien établies sur la manière dont les populations néolithiques ont changé le paysage de manière si profonde que les moussons ont cessé de pénétrer loin dans les terres », note ainsi David Wright.

le plus gros "choc" en cours n'est pas entre civilisation mais entre la civilisation capitaliste et le vivant, dernier stade de l'expansion humaine sur la terre


Dernière édition par Patlotch le Sam 17 Nov - 14:54, édité 1 fois

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Re: L'HUMANITÉ CONTRE LE VIVANT ? ET LE CAPITAL ?

Message par Patlotch le Mar 13 Nov - 11:53


anthropocène vs capitalocène...

en lien avec LE MONDE BRÛLE-T-IL ? CAPITALISME et CHANGEMENT CLIMATIQUE

un débat s'est instauré dans la communauté scientifique et au-delà sur la caractérisation de notre époque dans la périodisation en ères de l'histoire de la planète terre, avec la définition d'une nouvelle ère baptisée anthropocène  et pour certains d'une ère ou sous-ère depuis celle du capitalisme, le capitalocène. Voir sur Internet anthropocène / capitalocène

France Culture diffuse à une conférence d'une heure enregistrée en avril 2018 : Anthropocène : quand l'histoire humaine rencontre celle de la Terre...
Dresser l'inventaire écologique d'un modèle de développement devenu insoutenable, qui ébranle bien des idées reçues sur notre prétendue "prise de conscience environnementale" et ouvre des pistes pour vivre et agir politiquement dans l'Anthropocène.


Crédits : Ahmed Areef / EyeEm - Getty

Les scientifiques nous l’annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l’Anthropocène. Ce qui nous arrive n’est pas une crise environnementale, c’est une révolution géologique d’origine humaine. Depuis la révolution industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables. Faisant dialoguer science et histoire, cette conférence  vise à donner une réponse historique à une question simple : comment en sommes-nous arrivés là ? Un monde fini ?

Jean-Baptiste Fressoz, historien au CNRS et professeur au King’s College de Londres, auteur notamment de L’Apocalypse joyeuse et de L'événement anthropocène : la Terre, l'histoire et nous.

j'ai soutenu ailleurs qu'il n'y avait pas de "société industrielle" sans capitalisme, et que ladite révolution industrielle ne peut se comprendre sans le mode de production capitaliste, et que l'on ne peut sortir de l'une sans sortir de l'autre. Autrement dit pas de solution par la décroissance*, ni capitalisme vert.

* voir cette critique de Véloce : La réaction verte

cela posé il devient clair que toutes les conceptions marxistes concernant le contenu de la révolution et le "communisme" comme monde post-capitaliste sont restées en deçà de ce qui apparaît aujourd'hui nécessaire pour accomplir ce changement de civilisation. C'est la raison de l'intérêt que j'ai porté à Jacques Camatte dans sa critique du concept marxiste, et même marxien, de révolution, a fortiori de révolution accomplie par le seul prolétariat. Voir LE CONCEPT DE RÉVOLUTION et CAMATTE et NOUS

la réduction de la problématique à une définition d'une ère capitalocène pourrait s'inscrire dans une sous-estimation du problème quand elle glisse vers la théorie de la communisation. Cf l'entretien par ailleurs très intéressant avec Armel Campagne L’écologie peut-elle se passer d’une critique du capitalisme ?, Grozeille 20 janvier 2018
Le scénario qui me parle le plus en ce moment, mais qui n’est pas forcément le plus crédible, est celui de la communisation, c’est-à-dire celui d’une crise violente du capitalisme, une contradiction capital-travail qui arrive à un tel point que les logiques capitalistes ne fonctionneront plus et les gens seront obligés d’inventer de nouveaux rapports sociaux. C’est une vue qui a l’avantage de ne pas être programmatique, dans le sens où ce n’est pas « on va construire une conscience de classe, un parti, etc. », mais d’un autre côté ça peut paraître attentiste, et ça semble supposer que les gens vont créer d’eux-mêmes le communisme sans y avoir réfléchi. La théorie de la communisation souffre donc, en apparence du moins, d’un certain nombre d’apories.
parmi ces apories, la critique écologiste, dont je vois mal comment elle pourrait être intégré au structuralisme prolétarien de la théorie de la communisation

je reviendra avec des commentaires après l'écoute de cette émission

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Re: L'HUMANITÉ CONTRE LE VIVANT ? ET LE CAPITAL ?

Message par Patlotch le Sam 17 Nov - 15:07

reçu de Adé ce matin, avec sa traduction. Je le retiens ici pour cette affirmation en sous-titre :

« La contradiction de l'époque se situe entre la survie de l'humanité et de son écosystème
ou la subsistance du régime capitaliste dans son ère (auto)destructrice.
»


Nación Mapuche / Chile. Para ejercer la soberanía de los pueblos, todos/as se manifiestan este 15 de noviembre
Pour exercer la souveraineté des peuples, toutes et tous manifestent ce 15 novembre.
Por Andrés Figueroa Cornejo, Kaosenlared, 15 de noviembre

La contradicción de la época se ubica entre la sobrevivencia de la humanidad y su ecosistema versus la subsistencia del régimen capitalista en su era (auto)destructiva.


Tanto organizaciones mapuche, como chilenas; tanto indígenas en resistencia, como mestizos en lucha, han resuelto reunir el grano, agrupar la primavera y concentrar la voluntad contra los efectos criminales del régimen capitalista en el territorio del Pueblo Nación Mapuche y en las zonas de sacrificio que destruyen humanidad y naturaleza.

Des organisations aussi bien mapuche que chiliennes; tant indigènes en résistance que métis en lutte se sont résolues à rassembler le grain , à regrouper le printemps et à concentrer la volonté contre les effets criminels du régime capitaliste sur le territoire du Peuple Nation Mapuche et dans les espaces sacrifiés qui détruisent humanité et nature.

[Como se argumentó en otras notas], es el desenvolvimiento real de la recomposición del movimiento popular en los pueblos que coexisten en territorio chileno, o sea, es el proceso genuino de lucha concreta lo que conjuntará paulatinamente las resistencias sociales frente a la crisis de acumulación, reproducción y los intentos desesperados de la mantención de la tasa de ganancia de los monopolios corporativos. En Chile y en el Wallmapu, la forma que adquiere la destrucción de comunidades y biodiversidad, se llama industria extractiva, sea forestal, hidroeléctrica, pesquera, agroexportadora, minera.

[...] c'est le déroulement réel de la recomposition du mouvement populaire au sein des peuples coexistants sur la territoire chilien, c'est-à-dire le processus particulier de la lutte concrète qui fera lentement converger les résistances sociales face à la crise d'accumulation, reproduction et tentatives désespérées de maintien du taux de profit par les monopoles corporatifs. Au Chili, et au Wallmapu la forme que prend la destruction des communautés et de la biodiversité est l'industrie extractive, soit forestière, hydroélectrique, pêcheries, agro-exportatrices, minières.


En lo contingente, en lo que cambia rápidamente, el ambientalismo consecuente se dio cita este 15 de noviembre en en todo Chile (en Santiago, en la Plaza Italia a las 19.00 horas), para solidarizar activamente con las comunidades de Quintero-Puchuncaví que sufren los estragos tóxicos y mortales del cordón industrial de esa zona, que ya cobró la vida del dirigente de los pescadores Alejandro Castro, cuya muerte aún no está esclarecida, pero las sospechas caen como plomo sobre los intereses de las grandes empresas contaminantes del territorio.

Dans la contingence, dans ce qui change rapidement,les environnementalistes conséquents, se sont donnés rendez-vous dans tout le Chili (à Santiago, Plaza Italia à 19h.) en solidarité active avec les communautés de Quintero-Puchuncavi qui souffrent des effets toxiques et mortels de cette zone industrielle, qui a déjà pris la vie du dirigeant des pêcheurs, Alejandro Castro, dans des circonstances non encore élucidées, mais les soupçons tombent comme plomb sur les intérêts des grandes entreprises polluantes du territoire.

Sin embargo, el 14 de noviembre, y esta vez se trata de la resistencia estructural, orgánica, ancestral del Pueblo Nación Mapuche, fue asesinado por el Comando Jungla de carabineros, el joven comunero Camilo Catrillanca, mientras otros permanecen heridos de gravedad. La infamia gatilló inmediatamente una convocatoria, también en todo Chile, contra la militarización fascista del Wallmapu en resistencia, para el mismo día, en el mismo lugar y a la misma hora, al menos en la capital chilena.

Cependant, le 14 novembre, et cette fois c'est de la résistance structurelle, organique, ancestrale du Peuple Mapuche qu'il s'agit, le jeune comunero Camilo Catrillanca fut assassiné par le Comando Jungla des carabiniers, alors que d'autres personnes ont été gravement blessées. L'acte infâme a tout de suite déclenché une convocation, aussi partout au Chili contre la militarisation fasciste du Wallmapu en résistance, les mêmes jours et heures et au mêmes lieux, au moins dans la capitale chilienne.

¿Se niegan ambas luchas? No. Por el contrario, ambos movimientos resolvieron conjuntarse y confundirse virtuosamente contra el enemigo común: el régimen capitalista en su forma extractivista, determinada por la situación de Chile en la división internacional del capital y del trabajo como economía primario exportadora. Esto es, vendedora de materias primas, parte esencial de la composición orgánica del capital (tecnología, materias primas, fuerza de trabajo, o trabajo muerto y trabajo vivo).

Les deux luttes s'excluent-elles ? Non. Au contraire les deux mouvements se sont conjoints et confondus de manière virtuose contre l'ennemi commun: le régime capitaliste dans sa forme extractiviste, déterminée par la situation du Chili dans la division internationale du capital et du travail en tant qu'économie primaire exportatrice. C'est-à-dire, vendeur de matières premières, part essentielle dans la composition organique du capital ( technologie, matières premières, force de travail, ou travail mort et travail vivant).

La administración gubernamental de ultraderecha en el país andino es otro accidente, en una época signada por el derrumbe de las democracias representativas y liberales, y la franca y abierta dictadura de los monopolios empresariales. Hay quienes aún hablan de oligopolios, pero lo cierto es que, en medio de una competencia intercapitalista frenética y voraz, la tasa de ganancia y, en consecuencia, los precios de la mercancía (que no su valor) son impuestos unilateralmente mediante las colusiones, como por la propia competencia. Aquellos capitalistas que no soportan la competencia, simplemente deben aliarse o fundirse en ella, o perecer. Y los monopolios tutelares en la actual fase, se encuentran en el momento financiero (venta de dinero con interés, o sea, deuda) de la formación capitalista, en las principales bolsas del planeta. Allí caen, sobreviven o dominan los monopolios corporativos centrales del mundo.

L'administration gouvernementale d'ultra-droite dans le pays andin est un autre accident, dans une époque marquée par la ruine des démocraties représentatives libérales, et par la dictature franche et ouverte des monopoles capitalistes. Certains parlent encore d'oligopoles,  mais qui est certain, c'est qu'au milieu d'une concurrence inter-capitaliste frénétique et vorace, le taux de profit, et conséquemment les prix de la marchandise (mais non sa valeur) est imposé unilatéralement par des collusions, ou par la concurrence elle-même. Ces capitalistes qui ne supportent pas la concurrence doivent s'allier, se fondre en elle, ou périr. Et les monopoles tutélaires dans la phase actuelle se trouvent dans le moment financier (vente d'argent avec intérêt, c'est-à-dire dette) de la formation capitaliste dans les principales bourses du monde. C'est là que chutent, survivent, ou dominent les monopoles corporatifs centraux du monde.


En gran parte del globo, los monopolios empresariales, cada vez más concentrados (y esto no tiene que ver con “los más ricos”, sino que con los cada vez menos dueños de las materias primas (el suelo), la tecnología (el conocimiento técnico súper especializado) y la fuerza de trabajo), objetiva y positivamente desde la crisis de los 70 del siglo pasado, ya no pueden tolerar en sus regímenes políticos aparentemente “democráticos” ni siquiera reformas. ¿Por qué? Porque debido al propio desarrollo de las fuerzas productivas que ha copado los mercados a escala mundial, se ha llegado a un punto en que les resulta imposible obtener las mismas utilidades que obtenían antes.

Dans une grande partie du globe, les monopoles capitalistiques, toujours plus concentrés (et ceci n'a rien à voir avec "les plus riches", mais tout à voir avec ceux qui sont de plus en plus dépossédés des matières premières- le sol-, la technologie - savoir technique très spécialisé - et la force de travail), objectivement et positivement depuis la crise des années 70 du siècle passé, ne peuvent tolérer dans leurs régimes apparemment "démocratique" ne serait-ce que des réformes. Pourquoi? Parce que à cause du développement des forces productives qui a touché les marchés au niveau mondial, on est arrivé au point où il leur est devenu impossible d'obtenir les mêmes bénéfices qu'auparavant.

En fin. La contradicción de la época se ubica entre la sobrevivencia de la humanidad y su ecosistema versus la subsistencia del régimen capitalista en su era (auto)destructiva.

Enfin, la contradiction de l'époque se situe entre survivance de l'humanité et de son écosystème ou subsistance du capitalisme dans son ère (auto)destructrice.

Este 15 de noviembre, aunque aún se trate de una minoría activa, se inaugura en Chile lo que ya se venía, pero no terminaba de verse: la lucha explícita por el ecosocialismo, movimiento que conjunta el antifascismo, el anticapitalismo, el antiimperialismo, el feminismo de lucha, el ambientalismo consecuente, la resistencia mapuche, la crítica práctica contra el desarrollismo consumista y la exigencia de socializar todos los aspectos de la vida.

Ce 15 novembre,, bien que s'agissant d'une minorité active, s'inaugure au Chili ce qui venait mais qu'on ne voyait pas venir: la lutte explicite pour l'écosocialisme, mouvement qui réunit l'antifascisme, l'anticapitalisme, l'anti-impérialisme, le féminisme de lutte, l'environnementalisme conséquent, la résistance mapuche, la critique pratique du développementisme consumériste et l'exigence de socialiser tout les aspects de la vie.

La misión es multiplicar por abajo y por las que se consideran clases medias el movimiento arriba caracterizado. Ahí está la voluntad reunida de la lucha de clases, la imaginación popular, las pistas del proyecto emancipador y la promesa de la libertad plena. Ya no desde sujetos sociales “integrados” en la institucionalidad, sino que “integrales” en el combate multidimensional por la liberación de las y los oprimidos, y cuya condición material es la igualdad social, que no tiene nada que ver con el igualitarismo.

La mission est de multiplier vers le bas et vers ceux et celles se considérant comme classe moyenne le mouvement ici caractérisé. Là se trouve la volonté réunie de luttes de classes, l'imagination populaire, les pistes du projet émancipateur et la promesse d'une liberté pleine. Non plus depuis des sujets sociaux "intégrés" dans l'institutionnalité, mais "intègres" dans le combat multidimensionnel en vue de la libération de toutes et tous les opprimés, et dont la condition matérielle est l'égalité sociale, qui n'a rien à voir avec l'égalitarisme.

La Historia, en desarrollo.
L'Histoire, en développement

https://kaosenlared.net/nacion-mapuche-chile-para-ejercer-la-soberania-de-los-pueblos-todos-as-se-manifiestan-este-15-de-noviembre/
https://kaosenlared.net/nacion-mapuche-registros-audiovisuales-del-asesinado-comunero-camilo-catrillanca-no-habra-noche-que-nos-detenga/
https://kaosenlared.net/nacion-mapuche-diversas-manifestaciones-y-acciones-de-sabotaje-se-han-realizado-en-diversos-punto-tras-el-asesinato-del-comunero-camilo-catrillanca/
https://kaosenlared.net/nacion-mapuche-machi-celestino-cordova-inicia-nueva-huelga-de-hambre-por-justicia-para-camilo-catrillanca/
https://kaosenlared.net/nacion-mapuche-machi-celestino-cordova-inicia-nueva-huelga-de-hambre-por-justicia-para-camilo-catrillanca/
https://kaosenlared.net/chile-la-propiedad-por-sobre-la-vida-el-infalible-argumento-de-chadwick-para-justificar-la-muerte-de-catrillanca/

https://kaosenlared.net/chile-asi-se-vivieron-las-jornadas-de-protestas-contra-zonas-de-sacrificio-y-asesinato-de-catrillanca-en-distintos-puntos-del-pais/

Liens en rapport avec ces manifestations, plusieurs avec photos.







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